{"id":527,"date":"2005-10-29T10:14:15","date_gmt":"2005-10-29T08:14:15","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/10\/29\/2e-balade-litteraire-a-paris-sur-les-pas-des-communards-et-des-versaillais\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:17","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:17","slug":"2e-balade-litteraire-a-paris-sur-les-pas-des-communards-et-des-versaillais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/10\/29\/2e-balade-litteraire-a-paris-sur-les-pas-des-communards-et-des-versaillais\/","title":{"rendered":"2e balade litt\u00e9raire \u00e0 Paris sur les pas des Communards et des Versaillais"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s le scandale de l&rsquo;affaire Victor Noir[[Pierre Bonaparte, cousin de l&rsquo;Empereur, tue le 10 janvier le journaliste Victor Noir. 100 000 personnes participent \u00e0 ses fun\u00e9railles deux jours plus tard. Pierre Bonaparte est acquitt\u00e9 en mars.]], le r\u00e9gime vient de reprendre un peu de vigueur gr\u00e2ce au pl\u00e9biscite de mai 1870, lorsque de subtiles consid\u00e9rations diplomatiques sur le tr\u00f4ne d&rsquo;Espagne &#8211; attis\u00e9es par le belliqueux chancelier Bismarck &#8211; le conduisent \u00e0 d\u00e9clarer la guerre \u00e0 la Prusse, sans y \u00eatre pr\u00e9par\u00e9. <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1872\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_plebiscite.jpg\" alt=\"plebiscite.jpg\" align=\"center\" width=\"600\" height=\"426\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_plebiscite.jpg 600w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_plebiscite-300x213.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 94vw, 600px\" \/><\/p>\n<p>La volont\u00e9 de Napol\u00e9on III d&rsquo;atteindre une l\u00e9gitimit\u00e9 encore plus grande par une victoire militaire et le lobbying de la droite imp\u00e9rialiste, sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;imp\u00e9ratrice Eug\u00e9nie, m\u00e8nent ainsi au chaos, en quelques semaines, un empire vieux de vingt ans.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1873\" aria-describedby=\"caption-attachment-1873\" style=\"width: 440px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1873\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_51Borregodef.jpg\" alt=\"La dalle en l'honneur des otages ex\u00e9cut\u00e9s, dans la cour du 51 rue du Borr\u00e9go.\" title=\"La dalle en l'honneur des otages ex\u00e9cut\u00e9s, dans la cour du 51 rue du Borr\u00e9go.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"440\" height=\"340\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_51Borregodef.jpg 440w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_51Borregodef-300x232.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 440px) 94vw, 440px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1873\" class=\"wp-caption-text\">La dalle en l&rsquo;honneur des otages ex\u00e9cut\u00e9s, dans la cour du 51 rue du Borr\u00e9go.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La capitulation de Mac-Mahon et de l&#8217;empereur \u00e0 Sedan le 2 septembre 1870 provoque l&rsquo;insurrection \u00e0 Paris et la cr\u00e9ation d&rsquo;un gouvernement provisoire de D\u00e9fense nationale, pilot\u00e9 par les r\u00e9publicains mod\u00e9r\u00e9s L\u00e9on Gambetta, Ernest Picard et Jules Favre. On y int\u00e8gre le d\u00e9put\u00e9 d&rsquo;extr\u00eame gauche Henri Rochefort, \u00e0 peine sorti de prison. La d\u00e9fense de la ville est plac\u00e9e entre les mains du peu r\u00e9publicain g\u00e9n\u00e9ral Trochu (qui est le <em>Participe pass\u00e9 du verbe Tropchoir<\/em>, \u00e9crit Hugo dans <em>L&rsquo;Ann\u00e9e terrible<\/em>).<br \/>\n<br \/>La IIIe R\u00e9publique est proclam\u00e9e le 4 septembre et l&rsquo;on promet de poursuivre la guerre. Mais la capitale est bient\u00f4t encercl\u00e9e par les Prussiens. <\/p>\n<p>Le si\u00e8ge de Paris d\u00e9bute le 19 septembre et inaugure la p\u00e9riode que Hugo appellera \u00ab l&rsquo;ann\u00e9e terrible \u00bb.<br \/>\n<br \/>Gambetta, ministre de la Guerre et de l&rsquo;Int\u00e9rieur, s&rsquo;\u00e9chappe en ballon le 7 octobre et gagne Tours pour continuer le combat. Si les R\u00e9publicains sont pour la poursuite de la guerre, Thiers et les conservateurs veulent la paix au plus vite. Et le gouvernement de D\u00e9fense nationale s&rsquo;efforce de n\u00e9gocier la paix tout en continuant la guerre, tant que les conditions d&rsquo;une paix juste ne sont pas r\u00e9unies.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1874\" aria-describedby=\"caption-attachment-1874\" style=\"width: 254px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1874\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_BarrMagenta1871.jpg\" alt=\"Une barricade sur le boulevard Magenta en 1871.\" title=\"Une barricade sur le boulevard Magenta en 1871.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"254\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_BarrMagenta1871.jpg 254w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_BarrMagenta1871-218x300.jpg 218w\" sizes=\"(max-width: 254px) 94vw, 254px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1874\" class=\"wp-caption-text\">Une barricade sur le boulevard Magenta en 1871.<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;ambiance est de plus en plus au renversement du gouvernement provisoire par le peuple parisien, qui, lui, veut se battre jusqu&rsquo;au bout.<br \/>\n<br \/>Suite \u00e0 la pitoyable reddition de Bazaine \u00e0 Metz et au retour, penaud, de Thiers, charg\u00e9 par le gouvernement de trouver des soutiens aupr\u00e8s des autres pays europ\u00e9ens, une partie des gardes nationaux tentent de prendre l&rsquo;H\u00f4tel de Ville le 31 octobre au cri de \u00ab\u00a0Vive la Commune\u00a0\u00bb ! avec Blanqui, Delescluze, Flourens, Vaillant, etc. Ils sollicitent l&rsquo;appui de Hugo, qui refuse. La division des insurg\u00e9s permet \u00e0 Trochu de les chasser de l&rsquo;H\u00f4tel de Ville. Vall\u00e8s en profite pour prendre la mairie de La Villette, place de Bitche&#8230; avant de la rendre au \u00ab\u00a0vrai\u00a0\u00bb maire lorsqu&rsquo;il apprend la d\u00e9faite du putsch de l&rsquo;H\u00f4tel de Ville (cf. <em>L&rsquo;Insurg\u00e9<\/em>). Il se cache ensuite quelques jours mais ne sera pas arr\u00eat\u00e9.<br \/>\n<br \/>Rochefort d\u00e9missionne du gouvernement le 1er novembre. Celui-ci organise le 3 un r\u00e9f\u00e9rendum sur son maintien, effectivement confirm\u00e9 par une tr\u00e8s large majorit\u00e9 de votants. Des \u00e9lections municipales suivent, qui font passer \u00e0 l&rsquo;extr\u00eame gauche les mairies des XIe, XVIIIe, XIXe et XXe. Le mod\u00e9r\u00e9 Jules Ferry succ\u00e8de \u00e0 Etienne Arago \u00e0 la mairie de Paris.<br \/>\n<br \/>Peu \u00e0 peu, les effets du si\u00e8ge se font durement sentir.<br \/>\n<br \/>Les arm\u00e9es de Gambetta connaissent quelques succ\u00e8s en province, mais, bient\u00f4t, surtout des d\u00e9faites. La \u00ab\u00a0r\u00e9sistance\u00a0\u00bb fuit Tour pour Bordeaux.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1875\" aria-describedby=\"caption-attachment-1875\" style=\"width: 340px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1875\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_corderiedef.jpg\" alt=\"14 rue de la Corderie.\" title=\"14 rue de la Corderie.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"340\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_corderiedef.jpg 340w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_corderiedef-232x300.jpg 232w\" sizes=\"(max-width: 340px) 94vw, 340px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1875\" class=\"wp-caption-text\">14 rue de la Corderie.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le 7 janvier, une \u00ab\u00a0affiche rouge\u00a0\u00bb r\u00e9dig\u00e9e par Vall\u00e8s, Tridon, Leverdays, Vaillant couvre les murs de Paris pour r\u00e9clamer la d\u00e9mission du gouvernement et la poursuite de la guerre.<br \/>\n<br \/>Pour refroidir d\u00e9finitivement l&rsquo;ardeur de la Garde nationale, Trochu lance une sortie-suicide vers Buzenval, mi-janvier. C&rsquo;est l&rsquo;h\u00e9catombe pour les parisiens, et une col\u00e8re d\u00e9cupl\u00e9e en retour. Trochu c\u00e8de la place au g\u00e9n\u00e9ral Vinoy. Le 22 janvier, une nouvelle tentative de prise de l&rsquo;H\u00f4tel de Ville est d\u00e9jou\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intervention de la garde mobile[[La Garde nationale mobile est dissoute apr\u00e8s l&rsquo;armistice du 28 janvier. Bon nombre de gardes int\u00e8grent ensuite les bataillons s\u00e9dentaires et quelques-uns rejoignent la F\u00e9d\u00e9ration r\u00e9publicaine de la Garde nationale.]]. La r\u00e9pression suit : suspension des journaux et clubs r\u00e9volutionnaires, arrestations.<\/p>\n<p>Le 28 janvier, l&rsquo;armistice est sign\u00e9 par Thiers. L&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise doit rendre armes et canons&#8230; Pour les Parisiens, c&rsquo;est une trahison. <\/p>\n<p>Des \u00e9lections l\u00e9gislatives se d\u00e9roulent le 8 f\u00e9vrier, afin d&rsquo;\u00e9lire une nouvelle Chambre qui va n\u00e9gocier la paix. Celles-ci donnent une majorit\u00e9 conservatrice pour la province, et des d\u00e9put\u00e9s de gauche pour Paris, dont Louis Blanc, Hugo, Rochefort, Gambetta, Quinet et Garibaldi, arriv\u00e9 d\u00e9but octobre 1870 avec un corps de volontaires pour d\u00e9fendre la R\u00e9publique.<br \/>\n<br \/>Le 12 f\u00e9vrier, l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale se r\u00e9unit \u00e0 Bordeaux. Garibaldi doit renoncer \u00e0 son mandat en raison de sa nationalit\u00e9 italienne. Il est hu\u00e9 par la majorit\u00e9 (monarchiste) des d\u00e9put\u00e9s. Thiers est d\u00e9sign\u00e9 chef du gouvernement le 16.<br \/>\n<br \/>Le 26 f\u00e9vrier, les pr\u00e9liminaires de paix sont sign\u00e9s \u00e0 Versailles, stipulant l&rsquo;abandon de l&rsquo;Alsace-Lorraine et le versement de cinq milliards de francs-or \u00e0 l&rsquo;Allemagne[[Qui seront totalement pay\u00e9s d\u00e8s le printemps 1873, permettant le d\u00e9part des occupants allemands, mais au prix d&rsquo;un fort endettement de l&rsquo;Etat fran\u00e7ais.]]. Ce m\u00eame jour, les Parisiens s&#8217;emparent des canons de la garnison et les installent \u00e0 Belleville et \u00e0 Montmartre.<br \/>\n<br \/>Le 1er mars, la Chambre ratifie les pr\u00e9liminaires de paix, malgr\u00e9 la protestation des d\u00e9put\u00e9s alsaciens et lorrains, par 546 voix contre 107. Les troupes allemandes entrent dans Paris, qu&rsquo;elles quittent le lendemain.<br \/>\n<br \/>Dans les premiers jours de mars, les gardes nationaux \u00e9lisent un Comit\u00e9 central et se f\u00e9d\u00e8rent. La garde nationale devient F\u00e9d\u00e9ration r\u00e9publicaine, et les gardes nationaux, des \u00ab f\u00e9d\u00e9r\u00e9s \u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1876\" aria-describedby=\"caption-attachment-1876\" style=\"width: 283px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1876\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_LouiseMichEL.jpg\" alt=\"L'arrestation de Louise Michel.\" title=\"L'arrestation de Louise Michel.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"283\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_LouiseMichEL.jpg 283w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_LouiseMichEL-243x300.jpg 243w\" sizes=\"(max-width: 283px) 94vw, 283px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1876\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;arrestation de Louise Michel.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le 8 mars, Victor Hugo d\u00e9missionne en pleine s\u00e9ance de l&rsquo;Assembl\u00e9e, apr\u00e8s un nouvel incident au sujet de Garibaldi.<\/p>\n<p>Le 10 mars, l&rsquo;Assembl\u00e9e vote son transfert \u00e0 Versailles. <a href=\"http:\/\/www.terresdecrivains.com\/article.php3?id_article=192\">Zola<\/a> fait le voyage avec elle depuis Bordeaux et continue de suivre ses s\u00e9ances pour le compte du journal <em>La Cloche<\/em> (qui sera interdit mi-avril par la Commune).<br \/>\n<br \/>Ce m\u00eame jour, Jules Favre \u00e9crit \u00e0 Thiers <em>Nous sommes d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 en finir avec les redoutes de Montmartre et de Belleville<\/em> (cit\u00e9 par Louise Michel dans <em>La Commune, histoire et souvenirs<\/em>). La Chambre d\u00e9cide de suspendre la solde des gardes nationaux et le moratoire sur les loyers, mesure qui avait \u00e9t\u00e9 prise pour compenser les effets du si\u00e8ge et du blocus \u00e9conomique. Provocation calcul\u00e9e &#8211; comme, en juin 1848, la suppression des Ateliers nationaux -, encourag\u00e9e en sous-main par Bismarck, inquiet de voir le spectacle d&rsquo;une presse parisienne, redevenue libre depuis le d\u00e9cret liberticide de f\u00e9vrier 1852, et qui pourrait faire des \u00e9mules en Europe.<br \/>\n<br \/>George Clemenceau, maire de Montmartre depuis septembre 1870, tente vainement, pendant plusieurs jours, de r\u00e9concilier Paris et Versailles.<\/p>\n<p>Thiers s&rsquo;installe \u00e0 Paris le 16 mars, pour \u00ab\u00a0pacifier\u00a0\u00bb la ville.<\/p>\n<p>Il demande \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e r\u00e9publicaine de r\u00e9cup\u00e9rer les canons, dont un grand nombre ont \u00e9t\u00e9 fondus gr\u00e2ce aux souscriptions des Parisiens. Mal pr\u00e9par\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral Vinoy, l&rsquo;op\u00e9ration \u00e9choue le 18 mars et provoque le soul\u00e8vement de Paris (voir ci-dessous).<\/p>\n<p>Jules Ferry s&rsquo;enfuit aussit\u00f4t. Thiers, retranch\u00e9 au Quai d&rsquo;Orsay, fuit lui aussi \u00e0 Versailles, et somme les administrations de l&rsquo;y suivre sans d\u00e9lai. Louise Michel et d&rsquo;autres encouragent les insurg\u00e9s \u00e0 les poursuivre \u00e0 Versailles pour disperser l&rsquo;Assembl\u00e9e, mais elle n&rsquo;est pas \u00e9cout\u00e9e.<br \/>\n<br \/>Les Parisiens \u00e9lisent le 26 un Conseil municipal (que Vall\u00e8s int\u00e8grera lors d&rsquo;\u00e9lections compl\u00e9mentaires en avril).<br \/>\nLe Comit\u00e9 central des f\u00e9d\u00e9r\u00e9s de la garde nationale proclame le 28 mars la Commune de Paris.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1877\" aria-describedby=\"caption-attachment-1877\" style=\"width: 185px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1877\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_GALIFFET.jpg\" alt=\"Le g\u00e9n\u00e9ral Galiffet.\" title=\"Le g\u00e9n\u00e9ral Galiffet.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"185\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_GALIFFET.jpg 185w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_GALIFFET-159x300.jpg 159w\" sizes=\"(max-width: 185px) 94vw, 185px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1877\" class=\"wp-caption-text\">Le g\u00e9n\u00e9ral Galiffet.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le nouveau pouvoir ordonne des mesures (la\u00efcisation de l&rsquo;enseignement, interdiction du cumul des traitements pour les fonctionnaires, s\u00e9paration de l&rsquo;Eglise et de l&rsquo;Etat&#8230;) qui, pour la plupart, ne conna\u00eetront pas de mise en &#339;uvre avant la Semaine sanglante. <\/p>\n<p>Celle-ci d\u00e9bute le 21 mai apr\u00e8s l&rsquo;irruption de l&rsquo;arm\u00e9e versaillaise (renforc\u00e9e apr\u00e8s le retour de prisonniers lib\u00e9r\u00e9s par Bismarck) par la porte de Saint-Cloud, laiss\u00e9e non d\u00e9fendue par les f\u00e9d\u00e9r\u00e9s. Il y a des h\u00e9ros parmi les Communards, mais pas vraiment de chef de guerre capable de diriger des troupes. Des \u00ab incendies strat\u00e9giques \u00bb sont d\u00e9clar\u00e9s par les Communards \u00e0 partir du 23, pour retarder l&rsquo;avanc\u00e9e des soldats de Mac-Mahon. Des ex\u00e9cutions de prisonniers et d&rsquo;otages sont men\u00e9es de part et d&rsquo;autres (entre autres le 24 mai, celle de l&rsquo;archev\u00eaque de Paris, Mgr Darboy, et, le 26 mai, celles de soldats et de religieux rue Haxo &#8211; les jugements et ex\u00e9cutions sommaires par les Versaillais sont trop nombreux pour les citer ici&#8230;). Les parisiens sont pourchass\u00e9s sous la conduite du g\u00e9n\u00e9ral Galliffet. On d\u00e9nombre un millier de pertes chez les soldats versaillais, au moins vingt fois plus chez ceux d&rsquo;en face. <\/p>\n<hr \/>\n<p>Apr\u00e8s une premi\u00e8re balade entre Montmartre et la place Vend\u00f4me (voir <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/10\/11\/1ere-balade-litteraire-a-paris-pendant-le-siege-de-1870-et-la-commune\/\">517<\/a>), voici un itin\u00e9raire de trois heures environ qui vous m\u00e8nera de la rue Haxo \u00e0 la place L\u00e9on Blum (appel\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque place Voltaire).<\/p>\n<p>1)\tLes marcheurs les plus courageux peuvent commencer au <strong>cimeti\u00e8re du P\u00e8re-Lachaise<\/strong>. Charles Hugo, fils de Victor, y est enterr\u00e9 le 18 mars 1871, premier jour de l&rsquo;insurrection. Hugo fait alors la connaissance de Courbet.<br \/>\n<br \/>Le cimeti\u00e8re, deux mois plus tard, est un des derniers lieux de r\u00e9sistance des f\u00e9d\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1878\" aria-describedby=\"caption-attachment-1878\" style=\"width: 385px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1878\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_enviergesdef.jpg\" alt=\"Vue sur Paris, \u00e0 l'angle de la rue des Envierges et de la rue Piat.\" title=\"Vue sur Paris, \u00e0 l'angle de la rue des Envierges et de la rue Piat.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"385\" height=\"295\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_enviergesdef.jpg 385w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_enviergesdef-300x230.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 385px) 94vw, 385px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1878\" class=\"wp-caption-text\">Vue sur Paris, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue des Envierges et de la rue Piat.<\/figcaption><\/figure>2)\tAu <strong>85 rue Haxo<\/strong>, la foule, exc\u00e9d\u00e9e par les violences des Versaillais qui progressent d&rsquo;ouest en est dans la capitale, ex\u00e9cute 52 otages le 26 mai 1871. Ils sont fusill\u00e9s contre le mur du <strong>53 rue du Borr\u00e9go<\/strong>. Des chefs communards comme Varlin et Vall\u00e8s ont tent\u00e9 de s&rsquo;opposer (lire <em>L&rsquo;Insurg\u00e9<\/em>, chapitre XXIII).<br \/>\n<br \/>Une dalle garde le souvenir des otages dans la cour du <strong>51 rue du Borr\u00e9go<\/strong>.<\/p>\n<p>3)\tLe 25 mai 1871 se d\u00e9roule \u00e0 la mairie du 20e arrondissement (ex mairie de Belleville, situ\u00e9e alors <strong>136 rue de Belleville<\/strong> et d\u00e9m\u00e9nag\u00e9e depuis) la derni\u00e8re s\u00e9ance de la Commune. Vall\u00e8s lui consacre quelques lignes dans <em>L&rsquo;Insurg\u00e9<\/em>. Y participent Ranvier, Trinquet, Ferr\u00e9, Varlin, Vall\u00e8s, Vaillant et l&rsquo;int\u00e8gre Jourde &#8211; membre de la Commission des finances de la Commune, il refuse de prendre l&rsquo;or de la Banque de France (mais peut-\u00eatre \u00e9tait-ce aussi par trop de scrupule).<br \/>\n<br \/>Poursuivons en direction de la rue des Envierges. Rue des Pyr\u00e9n\u00e9es, \u00e0 l&rsquo;angle avec la rue Levert, se trouve une petite librairie sp\u00e9cialis\u00e9e sur la Commune.<\/p>\n<p>4)\t<strong>Rue des Envierges<\/strong> se trouve la demeure de F\u00e9licie et Jacques Damour, le h\u00e9ros de la nouvelle \u00e9ponyme de Zola. Ils vivent ici les dix ann\u00e9es qui pr\u00e9c\u00e8dent la guerre de 1870. Leur fils est tu\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s des Communards en avril 1871, et son p\u00e8re est d\u00e9port\u00e9 en Nouvelle-Cal\u00e9donie. Lorsqu&rsquo;il rentre en France dix ans plus tard, apr\u00e8s l&rsquo;amnistie, c&rsquo;est pour apprendre que sa femme s&rsquo;est remari\u00e9e avec un boucher qui tient boutique \u00e0 l&rsquo;angle de la rue des Moines et de la rue Nollet. Dans <em>Jacques Damour<\/em>, Zola d\u00e9peint les Communards comme des \u00eatres int\u00e9ress\u00e9s et couards. Damour est lui-m\u00eame un homme honn\u00eate mais faible, qui se laisse entra\u00eener par les autres.<br \/>\n<br \/>De l&rsquo;angle de la rue des Envierges avec la rue Piat, on a une vue magnifique sur le parc de Belleville et sur Paris.<br \/>\n<br \/>Reprenons ensuite la descente de la rue de Belleville. Le n\u00b051 date de 1869.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1879\" aria-describedby=\"caption-attachment-1879\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1879\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_fontaineroi.jpg\" alt=\"17 rue de la Fontaine-au-Roi.\" title=\"17 rue de la Fontaine-au-Roi.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"260\" height=\"250\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1879\" class=\"wp-caption-text\">17 rue de la Fontaine-au-Roi.<\/figcaption><\/figure>5)\tLa demeure de Jules Vall\u00e8s avant la Commune se trouvait <strong>19 rue de Belleville<\/strong>, dans un immeuble disparu depuis.<\/p>\n<p>6)\tAvant que les derniers combats ne s&rsquo;ach\u00e8vent dans la soir\u00e9e au cimeti\u00e8re du P\u00e8re Lachaise, une des derni\u00e8res barricades \u00e0 r\u00e9sister le 28 mai \u00e9tait situ\u00e9e rue de Belleville, \u00e0 hauteur de la salle Favi\u00e9, <strong>13 rue de Belleville<\/strong> (autrefois rue de Paris). La barricade de la rue Ramponneau, toute proche, est r\u00e9put\u00e9e, entre autres dans <em>L&rsquo;Histoire de la Commune de 1871<\/em> de Lissagaray, \u00eatre la derni\u00e8re \u00e0 avoir tenu. Le quartier a bien chang\u00e9 depuis. Vall\u00e8s raconte comment, le 28 mai, la barricade de Belleville est d\u00e9faite et comment il parvient ensuite \u00e0 s&rsquo;enfuir.<\/p>\n<p>7)\tUne plaque <strong>17 rue de la Fontaine-au-Roi<\/strong> revendique (aussi !) l&rsquo;honneur de signaler la derni\u00e8re barricade qui a r\u00e9sist\u00e9 aux Versaillais.<\/p>\n<p>8)\t[Jean] <em>avait repris ses galons de caporal, il venait, ce soir-l\u00e0, de quitter justement la caserne du Prince-Eug\u00e8ne[[Situ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;angle de la place de la R\u00e9publique et de la rue L\u00e9on-Jouhaux.]] le dernier, avec son escouade, pour gagner la rive gauche, o\u00f9 toute l&rsquo;arm\u00e9e avait re\u00e7u l&rsquo;ordre de se concentrer, lorsque, sur le boulevard Saint-Martin, un flot de foule arr\u00eata ses hommes. La D\u00e9b\u00e2che<\/em>, Emile Zola, chapitre 7.<\/p>\n<p>9)\tLe Comit\u00e9 central de la garde nationale, organe ex\u00e9cutif de la F\u00e9d\u00e9ration r\u00e9publicaine de la Garde nationale, se forme pendant le si\u00e8ge lors de deux r\u00e9unions, l&rsquo;une au Cirque d&rsquo;hiver (110 rue Amelot) et l&rsquo;autre en f\u00e9vrier 1871 dans la salle du Tivoli-Wauxhall, 16 rue de la Douane (<strong>rue L\u00e9on Jouhaux<\/strong>). Cette salle \u00e9tait un lieu de meetings politiques sous le Second empire.<\/p>\n<p>10)\tDurant le si\u00e8ge de la capitale par les Prussiens, des lectures publiques des <em>Ch\u00e2timents<\/em> se d\u00e9roulent \u00e0 l&rsquo;automne 1870 au th\u00e9\u00e2tre de la Porte-Saint-Martin, <strong>18 boulevard Saint-Martin<\/strong>, pour financer la construction de canons. Le th\u00e9\u00e2tre sera en partie d\u00e9truit le 24 mai 1871.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1880\" aria-describedby=\"caption-attachment-1880\" style=\"width: 235px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1880\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Delescluze.jpg\" alt=\"41 boulevard du Temple.\" title=\"41 boulevard du Temple.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"235\" height=\"370\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Delescluze.jpg 235w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Delescluze-191x300.jpg 191w\" sizes=\"(max-width: 235px) 94vw, 235px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1880\" class=\"wp-caption-text\">41 boulevard du Temple.<\/figcaption><\/figure>11)\tVermorel, r\u00e9dacteur de <em>l&rsquo;Ami du peuple<\/em>, est bless\u00e9 mortellement lors de la Semaine sanglante sur la barricade dress\u00e9e <strong>entre le 1 et le 2 boulevard Voltaire<\/strong>, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la place du Ch\u00e2teau d&rsquo;eau (aujourd&rsquo;hui place de la R\u00e9publique).<br \/>\n<br \/>Delescluze, fondateur du journal <em>Le R\u00e9veil<\/em> et maire du XIXe arrondissement de novembre 1870 \u00e0 janvier 1871 (il d\u00e9missionne pour marquer son opposition au gouvernement de D\u00e9fense nationale), vient aussi se faire tuer d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment sur cette barricade le 25 mai 1871, apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la mairie du XIe.  Lissaragay raconte dans son <em>Histoire de la Commune de 1871<\/em> : <em>La place du Ch\u00e2teau d&rsquo;eau est ravag\u00e9e par un cyclone d&rsquo;obus et de balles&#8230; \u00c0 sept heure moins un quart environ&#8230; nous aper\u00e7\u00fbmes Delescluze, Jourde et une cinquantaine de f\u00e9d\u00e9r\u00e9s marchant dans la direction du Ch\u00e2teau d&rsquo;eau. Delescluze dans son v\u00eatement ordinaire, chapeau, redingote et pantalon noir, \u00e9charpe rouge autour de la ceinture, peu apparente comme il la portait, sans armes, s&rsquo;appuyant sur une canne. Redoutant quelque panique au Ch\u00e2teau d&rsquo;eau, nous suiv\u00eemes le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9, l&rsquo;ami. Quelques-uns de nous s&rsquo;arr\u00eat\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint-Ambroise pour prendre des cartouches&#8230; Plus loin, Lisbonne bless\u00e9 que soutenaient Vermorel, Theisz, Jaclard. Vermorel tombe \u00e0 son tour, gri\u00e8vement frapp\u00e9 ; [&#8230;] Delescluze, sans regarder s&rsquo;il \u00e9tait suivi, s&rsquo;avan\u00e7ait du m\u00eame pas, le seul \u00eatre vivant sur la chauss\u00e9e du boulevard Voltaire. Arriv\u00e9 \u00e0 la barricade, il obliqua \u00e0 gauche et gravit les pav\u00e9s. Pour la derni\u00e8re fois, cette face aust\u00e8re, encadr\u00e9e dans sa courte barbe blanche, nous apparut tourn\u00e9e vers la mort. Subitement, Delescluze disparut. Il venait de tomber foudroy\u00e9, sur la place du Ch\u00e2teau d&rsquo;eau.<\/em><br \/>\n<br \/>C&rsquo;est aussi place du Ch\u00e2teau d&rsquo;eau que le petit Stenne (<em>L&rsquo;Enfant espion<\/em> des <em>Contes du lundi<\/em> de Daudet) rencontre, autour d&rsquo;une partie de bouchons, le jeune homme qui va l&rsquo;entra\u00eener \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler aux Prussiens les plans d&rsquo;attaque des Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>12)\tDelescluze expire <strong>41 boulevard du Temple<\/strong>, devant le th\u00e9\u00e2tre D\u00e9jazet.<\/p>\n<p>13)\tLe <strong>14 rue de la Corderie<\/strong> est le si\u00e8ge de l&rsquo;Association internationale des travailleurs (AIT).<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est aussi l\u00e0 qu&rsquo;est cr\u00e9\u00e9 le Comit\u00e9 central de D\u00e9fense nationale des vingt arrondissements de Paris, en septembre 1870. La premi\u00e8re \u00ab\u00a0affiche rouge\u00a0\u00bb y est r\u00e9dig\u00e9e ce m\u00eame mois, appelant \u00e0 l&rsquo;insurrection ; la seconde y est con\u00e7ue en janvier 1871 par Vall\u00e8s, Vaillant et d&rsquo;autres.<br \/>\n<br \/>Comme Vall\u00e8s le d\u00e9crit dans <em>L&rsquo;Insurg\u00e9<\/em>, le 14 rue de la Corderie est enfin le si\u00e8ge temporaire du Comit\u00e9 central de la Garde Nationale, jusqu&rsquo;au 16 mars 1871.<\/p>\n<p>14)\tEn juin 1871, Courbet est arr\u00eat\u00e9 <strong>12 rue Saint-Gilles<\/strong>, o\u00f9 il s&rsquo;\u00e9tait cach\u00e9 chez son ami A. Lecomte, fabricant d&rsquo;instruments de musique. On peut admirer le vieux porche de l&rsquo;immeuble.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1881\" aria-describedby=\"caption-attachment-1881\" style=\"width: 230px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1881\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Pyat-2.jpg\" alt=\"La demeure de F\u00e9lix Pyat, 70 rue des Tournelles.\" title=\"La demeure de F\u00e9lix Pyat, 70 rue des Tournelles.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"230\" height=\"340\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Pyat-2.jpg 230w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Pyat-2-203x300.jpg 203w\" sizes=\"(max-width: 230px) 94vw, 230px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1881\" class=\"wp-caption-text\">La demeure de F\u00e9lix Pyat, 70 rue des Tournelles.<\/figcaption><\/figure>15)\tAu <strong>70 rue des Tournelles<\/strong>, la demeure du journaliste F\u00e9lix Pyat, membre du Comit\u00e9 de Salut Public \u00e0 partir du 1er mai 1871, puis remplac\u00e9 par Delescluze le 9, Pyat d\u00e9sorganisant le pouvoir ex\u00e9cutif par ses prises de position intempestives. Il se cache pendant la Semaine sanglante et gagne ensuite l&rsquo;Angleterre.<\/p>\n<p>16)\tAu <strong>1 rue de la Roquette<\/strong> est mont\u00e9e le 18 mars 1871 une barricade qui est d\u00e9molie le temps de laisser le passage au convoi fun\u00e8bre de Charles Hugo qui se rend de la gare d&rsquo;Orl\u00e9ans (gare d&rsquo;Austerlitz), o\u00f9 il est arriv\u00e9 de Bordeaux, jusqu&rsquo;au cimeti\u00e8re du P\u00e8re Lachaise.<\/p>\n<p>17)\tLe 25 mai 1871, le Comit\u00e9 central de Salut Public de la Commune &#8211; qui a pris sa direction depuis le 1er mai &#8211; si\u00e8ge une derni\u00e8re fois dans la mairie du XIe, place Voltaire (aujourd&rsquo;hui <strong>place L\u00e9on Blum<\/strong>). C&rsquo;est ici que les dirigeants de la Commune s&rsquo;\u00e9taient retranch\u00e9s la veille.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie non exhaustive<\/strong><br \/>\n<br \/><em>L&rsquo;Insurg\u00e9<\/em>. Jules Vall\u00e8s. Folio n\u00b0669.<br \/>\n<br \/><em>Choses vues 1849-1885<\/em>. Victor Hugo. Folio n\u00b02945.<br \/>\n<br \/>Base de donn\u00e9es sur le Paris r\u00e9volutionnaire de Philippe Boisseau.<br \/>\n<br \/><em>Les Voix de la libert\u00e9<\/em>. Michel Winock.<br \/>\n<br \/><em>L&rsquo;Invention de Paris<\/em>. Eric Hazan, Points n\u00b0P 1267.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1882\" aria-describedby=\"caption-attachment-1882\" style=\"width: 350px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1882\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_THEATRESTMARTIN.jpg\" alt=\"Le th\u00e9\u00e2tre de la Porte Saint-Martin en ruines.\" title=\"Le th\u00e9\u00e2tre de la Porte Saint-Martin en ruines.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"350\" height=\"253\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_THEATRESTMARTIN.jpg 350w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_THEATRESTMARTIN-300x217.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 350px) 94vw, 350px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1882\" class=\"wp-caption-text\">Le th\u00e9\u00e2tre de la Porte Saint-Martin en ruines.<\/figcaption><\/figure>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1883\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_barricDel.jpg\" alt=\"barricDel.jpg\" align=\"center\" width=\"350\" height=\"463\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_barricDel.jpg 350w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_barricDel-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 350px) 94vw, 350px\" \/><\/p>\n<figure id=\"attachment_1884\" aria-describedby=\"caption-attachment-1884\" style=\"width: 476px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1884\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Tourtille.jpg\" alt=\"La barricade des rues Tourtille, Ramponneau et Belleville, le 28 mai 1871.\" title=\"La barricade des rues Tourtille, Ramponneau et Belleville, le 28 mai 1871.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"476\" height=\"373\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Tourtille.jpg 476w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_Tourtille-300x235.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 476px) 94vw, 476px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1884\" class=\"wp-caption-text\">La barricade des rues Tourtille, Ramponneau et Belleville, le 28 mai 1871.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_1885\" aria-describedby=\"caption-attachment-1885\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1885\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_rueHaxo.jpg\" alt=\"Montage photo de l'ex\u00e9cution des otages de la rue Haxo.\" title=\"Montage photo de l'ex\u00e9cution des otages de la rue Haxo.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"500\" height=\"362\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_rueHaxo.jpg 500w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/10\/jpg_rueHaxo-300x217.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 500px) 94vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1885\" class=\"wp-caption-text\">Montage photo de l&rsquo;ex\u00e9cution des otages de la rue Haxo.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Merci \u00e0 Bernard Vassor pour les illustrations de l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<hr \/>\n<p>A lire :<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/10\/11\/1ere-balade-litteraire-a-paris-pendant-le-siege-de-1870-et-la-commune\/\">517<\/a><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/10\/29\/2e-balade-litteraire-a-paris-sur-les-pas-des-communards-et-des-versaillais\/\">527<\/a><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/29\/3eme-balade-litteraire-a-paris-pendant-le-siege-de-1870-et-la-commune\/\">537<\/a><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/06\/22\/4e-balade-litteraire-a-paris-sur-les-pas-des-communards-et-des-versaillais\/\">743<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s le scandale de l&rsquo;affaire Victor Noir[[Pierre Bonaparte, cousin de l&rsquo;Empereur, tue le 10 janvier le journaliste Victor [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1872,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[45,48,29],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/527"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=527"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/527\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3768,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/527\/revisions\/3768"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1872"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=527"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=527"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=527"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}