{"id":536,"date":"2005-11-23T00:00:00","date_gmt":"2005-11-22T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/23\/alexandre-dumas-et-la-revolution-de-1848\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:18","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:18","slug":"alexandre-dumas-et-la-revolution-de-1848","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/23\/alexandre-dumas-et-la-revolution-de-1848\/","title":{"rendered":"Alexandre DUMAS et la r\u00e9volution de 1848"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><figure id=\"attachment_1895\" aria-describedby=\"caption-attachment-1895\" style=\"width: 480px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1895\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_dumastrevisedef.jpg\" alt=\"A gauche, le 3 cit\u00e9 de Tr\u00e9vise.\" title=\"A gauche, le 3 cit\u00e9 de Tr\u00e9vise.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"480\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_dumastrevisedef.jpg 480w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_dumastrevisedef-300x219.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 480px) 94vw, 480px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1895\" class=\"wp-caption-text\">A gauche, le 3 cit\u00e9 de Tr\u00e9vise.<\/figcaption><\/figure><\/p>\n<p>Dumas est dans la rue en f\u00e9vrier 1848, pour ce qui lui appara\u00eet comme une nouvelle r\u00e9volution romantique. Mais en mai et juin, c&rsquo;est fini. Le peuple, pour lequel il croyait s&rsquo;\u00eatre battu en 1830 et en 1832 (lire les articles  <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/12\/15\/1830-paris-se-revolte\/\">375<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/09\/26\/au-milieu-des-manifestants-de-juin-1832-a-paris\/\">507<\/a>), est devenu \u00e0 ses yeux un \u00eatre brutal et repoussant.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><em>Ce qui fait l&rsquo;avenir de la R\u00e9publique, c&rsquo;est justement ceci, qu&rsquo;il lui reste beaucoup \u00e0 faire dans l&rsquo;avenir. Laissez-la donc d&rsquo;abord \u00eatre R\u00e9publique bourgeoise ; puis, avec l&rsquo;aide des ann\u00e9es, elle deviendra R\u00e9publique d\u00e9mocratique ; puis, avec l&rsquo;aide des si\u00e8cles, elle deviendra R\u00e9publique sociale.<\/em><br \/>\n<br \/>Alexandre Dumas. <em>L&rsquo;\u00c9v\u00e9nement<\/em>, 7 ao\u00fbt 1848.<\/p>\n<p>Hugo est royaliste avant 1848, et r\u00e9publicain ensuite. Dumas est r\u00e9publicain jusqu&rsquo;en 1848.<\/p>\n<p>1847. Sa gloire est au sommet, et le ch\u00e2teau de monte-Cristo \u00e0 Port-Marly en est encore aujourd&rsquo;hui le symbole, m\u00eame s&rsquo;il ne l&rsquo;habite que quelques semaines avant d&rsquo;en \u00eatre chass\u00e9 par ses cr\u00e9anciers.<br \/>\n<br \/>\u00c0 l&rsquo;angle de la rue du Faubourg du Temple et du boulevard du Temple (qui, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, traverse du nord au sud ce qui va devenir la place de la R\u00e9publique), Dumas a ouvert cette m\u00eame ann\u00e9e son propre th\u00e9\u00e2tre, le Th\u00e9\u00e2tre historique. Il est aussi l&rsquo;auteur de romans feuilletons que s&rsquo;arrachent les journaux.<br \/>\n<br \/>Il demeure alors 3 cit\u00e9 de Tr\u00e9vise (puis 7 avenue Frochot en 1850-51).<\/p>\n<p>Mais la r\u00e9volution de f\u00e9vrier 1848 fait fuir le public des th\u00e9\u00e2tres. Comme, quinze ans plus t\u00f4t, le dr\u00e2me hugolien s&rsquo;est peu \u00e0 peu heurt\u00e9 \u00e0 l&rsquo;indiff\u00e9rence puis \u00e0 l&rsquo;hostilit\u00e9 du public, les pi\u00e8ces historiques de Dumas font alors p\u00e2le figure devant le spectacle de la rue. Ses com\u00e9diens doivent se faire embaucher par les Ateliers nationaux cr\u00e9es par la toute jeune R\u00e9publique.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s f\u00e9vrier, il collabore \u00e0 <em>La Libert\u00e9<\/em> et \u00e0 <em>La France nouvelle<\/em> et tente avec pers\u00e9v\u00e9rance, en avril, en juin, en novembre, de se faire \u00e9lire d\u00e9put\u00e9. Mais il ne r\u00e9ussit pas ce que r\u00e9ussissent son confr\u00e8re Eug\u00e8ne Sue en avril 1850 et d&rsquo;autres \u00e9crivains romantiques en 1848-1849 : faire de leur lectorat un \u00e9lectorat ; se faire identifier aux personnages de leurs romans, issus du peuple et combattant pour lui.<br \/>\n<br \/>Ces \u00e9checs successifs le d\u00e9\u00e7oivent profond\u00e9ment. La manifestation qui envahit l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale le 15 mai &#8211; Dumas est pr\u00e9sent dans la tribune de la Chambre, pour le compte du journal La Libert\u00e9 -, le d\u00e9go\u00fbte du peuple.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s juin 1848 et l&rsquo;\u00e9lection, en d\u00e9cembre, d&rsquo;un neveu de Napol\u00e9on 1er comme pr\u00e9sident &#8211; que Dumas soutient au d\u00e9but-, Hugo s&rsquo;est plong\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9criture des <em>Choses vues<\/em>, notes au jour le jour qui montrent l&rsquo;\u00e9tat de construction permanente de la R\u00e9publique.<br \/>\n<br \/>Dumas, lui, incapable d&rsquo;analyser la r\u00e9volution de juin, s&rsquo;immerge dans la r\u00e9daction de ses <em>M\u00e9moires<\/em>, d\u00e9but\u00e9s en octobre 1847 alors que <em>Le Si\u00e8cle<\/em> commence la publication du <em>Vicomte de Bragelonne<\/em>. <\/p>\n<p>Apr\u00e8s le Coup d&rsquo;\u00c9tat de d\u00e9cembre 1851, il s&rsquo;exile \u00e0 Bruxelles, \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de l&rsquo;Europe, puis 73 boulevard de Waterloo. Il y c\u00f4toie son ami Hugo, dont il commence d&rsquo;\u00e9crire une biographie.  Dans la capitale belge se sont aussi r\u00e9fugi\u00e9s l&rsquo;\u00e9diteur Pierre-Jules Hetzel (qui poursuivra depuis Bruxelles son travail d&rsquo;\u00e9diteur, se rendant parfois en secret \u00e0 Paris pour r\u00e9gler des affaires), Edgar Quinet, Adolphe Thiers&#8230;<\/p>\n<p><em>La Presse<\/em> d&rsquo;<a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/10\/06\/la-chute-de-la-colonne-vendome\/\">\u00c9mile de Girardin<\/a> commence la publication des <em>M\u00e9moires<\/em> en 1852, apr\u00e8s avoir publi\u00e9 ceux de Chateaubriand entre octobre 1848 et juillet 1850.<\/p>\n<p>Dumas est de retour \u00e0 Paris en 1853 lorsque ses cr\u00e9anciers acceptent un accord. Il emm\u00e9nage \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel Louvois, et installe en m\u00eame temps les bureaux de son journal <em>Le Mousquetaire<\/em> (qui poursuit la publication des <em>M\u00e9moires<\/em>) dans une aile face au restaurant <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/21\/la-maison-doree\/\">La Maison d&rsquo;or<\/a>, 1 rue Laffitte. Il a un logement au-dessus, au 3e \u00e9tage.<br \/>\n<br \/>Ses adresses suivantes sont le 77 rue d&rsquo;Amsterdam de 1854 \u00e0 1859, puis le 11 rue de Vintimille en 1859. <\/p>\n<p>Ses <em>M\u00e9moires<\/em> sont achev\u00e9s en 1855 mais ne courent que sur les trente premi\u00e8res ann\u00e9es de sa vie (celles qu&rsquo;il peut le plus facilement transformer en \u00e9pop\u00e9e) : 1802-1833.<\/p>\n<p>Sources :<br \/>\n<br \/><em>1848, Une r\u00e9volution du discours<\/em>, \u00e9ditions des Cahiers intempestifs, Saint-Etienne, 2001.<br \/>\n<br \/><em>Mes M\u00e9moires<\/em>. Alexandre Dumas, collections Bouquins, \u00e9ditions Robert Laffont, pr\u00e9face de Claude Schopp.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dumas est dans la rue en f\u00e9vrier 1848, pour ce qui lui appara\u00eet comme une nouvelle r\u00e9volution romantique. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1895,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[45,42,31,17],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/536"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=536"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/536\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3775,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/536\/revisions\/3775"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1895"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=536"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=536"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=536"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}