{"id":538,"date":"2006-02-24T22:02:00","date_gmt":"2006-02-24T21:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/02\/24\/balade-litteraire-a-paris-pendant-les-revolutions-de-1848-3\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:18","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:18","slug":"balade-litteraire-a-paris-pendant-les-revolutions-de-1848-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/02\/24\/balade-litteraire-a-paris-pendant-les-revolutions-de-1848-3\/","title":{"rendered":"Balade litt\u00e9raire \u00e0 Paris pendant les r\u00e9volutions de 1848 (3)"},"content":{"rendered":"<p>1)\t<a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/francois-rene-de-chateaubriand\/\">Chateaubriand<\/a> meurt <strong>120 rue du Bac<\/strong> en juillet 1848, comme pour montrer par un geste d\u00e9finitif son d\u00e9saveu face \u00e0 l&rsquo;av\u00e8nement, depuis f\u00e9vrier, d&rsquo;une classe politique au verbe \u00e0 ses yeux inexistant. Hugo \u00e9crit dans <em>Choses vues<\/em> : <em>\u00ab Paris \u00e9tait comme abruti par les journ\u00e9es de juin, et tout ce bruit de fusillades, de canon et de tocsin qu&rsquo;il avait encore dans les oreilles l&#8217;emp\u00eacha d&rsquo;entendre, \u00e0 la mort de M. de <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/francois-rene-de-chateaubriand\/\">Chateaubriand<\/a>, cette esp\u00e8ce de silence qui se fait autour des grands hommes disparus \u00bb<\/em>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1817\" aria-describedby=\"caption-attachment-1817\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1817\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/09\/jpg_bac3.jpg\" alt=\"120 rue du Bac.\" title=\"120 rue du Bac.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"460\" height=\"360\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1817\" class=\"wp-caption-text\">120 rue du Bac.<\/figcaption><\/figure>\n<p>2)\t<em>L&rsquo;Ami du peuple<\/em>, <strong>40 rue du Four Saint-Germain (aujourd&rsquo;hui rue du Four)<\/strong>, para\u00eet sous la direction de Raspail entre f\u00e9vrier et mai 1848.<\/p>\n<p>3)\tRevenons \u00e0 <em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>. Les Arnoux occupent un logement <strong>rue de Fleurus<\/strong>, en bas duquel, fortune \u00e0 nouveau d\u00e9faite, ils ont ouvert un magasin d&rsquo;articles religieux.<\/p>\n<p>4)\tAu <strong>4 rue de Tournon<\/strong>, l&rsquo;h\u00f4tel de Montmorency est une des adresses d&rsquo;Alphonse de Lamartine et de Ledru-Rollin en 1848.<\/p>\n<p>5)\tMichel Bakounine demeure <strong>10 rue de Tournon<\/strong> en 1848. Ce russe n\u00e9 en 1814 rencontre \u00e0 Paris Marx, Engels, Proudhon, etc. Expuls\u00e9 de Paris pour activisme politique, il y est de retour, comme Marx, apr\u00e8s f\u00e9vrier 1848. Il pr\u00f4ne la r\u00e9volution en Europe, et tente de l&rsquo;accompagner en Pologne puis en Allemagne. Il est emprisonn\u00e9 en 1850 et retrouve la libert\u00e9 en 1861. Il devient anarchiste et on le reverra \u00e0 Lyon en 1870, essayant d&rsquo;y d\u00e9cr\u00e9ter la suppression de l&rsquo;\u00c9tat.<\/p>\n<p>6)\tFr\u00e9d\u00e9ric et Hussonnet d\u00e9jeunent au caf\u00e9 Tabourey, \u00e0 l&rsquo;<strong>angle de la rue Moli\u00e8re (devenue Rotrou) et de la rue de Vaugirard<\/strong> (<em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>). Ils viennent de faire connaissance \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une manifestation devant le Panth\u00e9on \u00e0 l&rsquo;issue de laquelle ils ont tent\u00e9 sans grand succ\u00e8s de sortir des mains de la police Dussardier, un grand gaillard \u00e0 l&rsquo;esprit \u00e9chauff\u00e9. Hussonnet \u00ab fabrique des r\u00e9clames \u00bb pour les journaux, en particulier pour L&rsquo;Art industriel, magasin-journal artistique de Jacques Arnoux. Cela tombe bien&#8230; Fr\u00e9d\u00e9ric r\u00eave de rencontrer Madame Arnoux !<br \/>\n<br \/>Balzac fr\u00e9quentait le caf\u00e9 Tabourey, ainsi que Baudelaire, Leconte de Lisle, Banville&#8230;<\/p>\n<p>7)\tJuste \u00e0 c\u00f4t\u00e9, George Sand demeure chez son fils <strong>8 rue de Cond\u00e9<\/strong> en 1848. Li\u00e9e \u00e0 Ledru-Rollin, \u00c9tienne Arago (fr\u00e8re de Fran\u00e7ois), Louis Blanc, etc., elle r\u00e9dige des articles pour les Bulletins de la R\u00e9publique et participe \u00e0 des r\u00e9unions du gouvernement. Comme les socialistes, elle est contre des \u00e9lections en avril 1848. Elle craint que le conservatisme de la province ne l&#8217;emporte sur l&rsquo;esprit r\u00e9publicain, et elle n&rsquo;a pas tort. N&rsquo;acceptant pas les orientations que prend le gouvernement apr\u00e8s les \u00e9lections, elle repart \u00e0 Nohant en mai 1848.<\/p>\n<p>8)\tRepassons de la r\u00e9alit\u00e9 au roman. Au d\u00e9but de <em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>, Fr\u00e9d\u00e9ric, jeune \u00e9tudiant provincial, habite une chambre quai Napol\u00e9on, devenu <strong>quai aux Fleurs<\/strong>.<\/p>\n<p>9)\tJules Michelet reprend ses cours d&rsquo;histoire et de morale le 6 mars 1848 au Coll\u00e8ge de France, <strong>place Marcelin-Berthelot<\/strong>. Ils avaient \u00e9t\u00e9 suspendus au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e et le seront \u00e0 nouveau en mars 1851. Press\u00e9 de toutes parts, il se pr\u00e9sente aux \u00e9lections l\u00e9gislatives mais n&rsquo;est pas \u00e9lu. \u00c0 cette \u00e9poque, il habite 45 rue de Villiers, devenue depuis rue Guersant.<\/p>\n<p>10)\tAvant d&rsquo;habiter quai Napol\u00e9on, Fr\u00e9d\u00e9ric occupe une chambre dans un h\u00f4tel meubl\u00e9 rue Saint-Hyacinthe, aujourd&rsquo;hui <strong>rue Paillet<\/strong>. Il vient dans la capitale pour <em>\u00ab faire son droit \u00bb<\/em>. C&rsquo;est dans cette rue que Flaubert s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9, d\u00e9barquant \u00e0 Paris pour \u00e9tudier&#8230; le droit.<\/p>\n<p>11)\tF\u00e9licit\u00e9 Lamennais habite <strong>8 rue des Feuillantines<\/strong> en 1848, dans l&rsquo;ancien couvent des Feuillantines o\u00f9 Hugo a v\u00e9cu enfant de 1808 \u00e0 1813. \u00c9lu d\u00e9put\u00e9 en avril 1848, il d\u00e9missionne en mai, d\u00e9\u00e7u par le comportement de certains confr\u00e8res qui s&rsquo;opposent en particulier aux libert\u00e9s locales. Apr\u00e8s juin, il saborde son journal <em>Le Peuple constituant<\/em>, consid\u00e9rant que la r\u00e9pression fait honte \u00e0 la R\u00e9publique. Dans le dernier num\u00e9ro, le 11 juillet 1848, il donne son interpr\u00e9tation des nouvelles lois sur la presse : <em>\u00ab Silence aux pauvres ! \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>12)\tFran\u00e7ois Arago, ministre au gouvernement provisoire en 1848, demeure alors <strong>6 rue Cassini<\/strong>. C&rsquo;est aussi, trente ans plus tard, l&rsquo;adresse de Camille Flammarion.<\/p>\n<p>13)\tLe <strong>81 avenue Denfert-Rochereau<\/strong> et le 4 rue Serpente sont les adresses d&rsquo;Alexandre Auguste Ledru-Rollin en 1848.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1) Chateaubriand meurt 120 rue du Bac en juillet 1848, comme pour montrer par un geste d\u00e9finitif son [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1817,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[45,42],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/538"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=538"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/538\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3780,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/538\/revisions\/3780"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1817"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=538"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=538"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=538"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}