{"id":539,"date":"2005-11-19T16:27:16","date_gmt":"2005-11-19T15:27:16","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/19\/balade-litteraire-pendant-les-revolutions-de-1848-1\/"},"modified":"2005-11-19T16:27:16","modified_gmt":"2005-11-19T15:27:16","slug":"balade-litteraire-pendant-les-revolutions-de-1848-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/19\/balade-litteraire-pendant-les-revolutions-de-1848-1\/","title":{"rendered":"Balade litt\u00e9raire pendant les r\u00e9volutions de 1848 (1)"},"content":{"rendered":"<p>Cette balade nous fait d\u00e9couvrir les adresses de certains acteurs politico-litt\u00e9raires des deux r\u00e9volutions de 1848, ainsi que les si\u00e8ges de nombreux journaux n\u00e9s sous la monarchie de Juillet ou en 1848.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1897\" aria-describedby=\"caption-attachment-1897\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1897\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_madeleine3.jpg\" alt=\"La Madeleine.\" title=\"La Madeleine.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"530\" height=\"370\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_madeleine3.jpg 530w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_madeleine3-300x209.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 94vw, 530px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1897\" class=\"wp-caption-text\">La Madeleine.<\/figcaption><\/figure>\n<p>1)\tLe <strong>5 rue de l&rsquo;Isly<\/strong> est l&rsquo;adresse des Hugo de juillet \u00e0 octobre 1848. Ils ont quitt\u00e9 leur appartement du 6 place des Vosges pendant les journ\u00e9es de juin.<\/p>\n<p>2)\tDevenu riche gr\u00e2ce \u00e0 un oncle qui a eu la bonne id\u00e9e de d\u00e9c\u00e9der, Fr\u00e9d\u00e9ric emm\u00e9nage dans un h\u00f4tel rue de Rumfort (<em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>). Cette rue s&rsquo;\u00e9tendait <strong>entre les rues Lavoisier et Laborde<\/strong> et a \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9e par le boulevard Malesherbes et la place Saint-Augustin.<\/p>\n<p>3)\tToujours dans <em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>, les Dambreuse habitent <strong>rue d&rsquo;Anjou<\/strong>. Riche financier conservateur, M. Dambreuse se met &#8211; apr\u00e8s la r\u00e9volution &#8211; \u00e0 appr\u00e9cier les r\u00e9publicains et m\u00eame un peu les socialistes, sait-on jamais&#8230;<\/p>\n<p>4)\tLe matin du 22 f\u00e9vrier, une foule se rassemble donc devant <strong>l&rsquo;\u00e9glise de la Madeleine<\/strong>, dans le froid et la pluie. Le banquet r\u00e9publicain pr\u00e9vu mais interdit par le pouvoir doit se tenir dans l&rsquo;ancienne abbaye des Cordeli\u00e8res (devenu h\u00f4pital Broca), 54 rue Pascal. De la Madeleine, la foule se dirige vers la Chambre des d\u00e9put\u00e9s. <\/p>\n<p>5)\tLe minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res, o\u00f9 r\u00e9side Guizot, occupe entre 1820 et 1853 un h\u00f4tel <strong>\u00e0 l&rsquo;angle du boulevard des Capucines et de l&rsquo;avenue de l&rsquo;Op\u00e9ra<\/strong> (panonceau). Des manifestants s&rsquo;y rassemblent le soir du 23 f\u00e9vrier, pour montrer leur joie de voir Guizot d\u00e9mis de ses fonctions de chef de gouvernement. Alors qu&rsquo;un calme relatif est revenu depuis les \u00e9chauffour\u00e9es de la veille, la garde ouvre le feu et tue quelques dizaines de personnes. Le lendemain, la monarchie n&rsquo;existe plus.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1898\" aria-describedby=\"caption-attachment-1898\" style=\"width: 320px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1898\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_vefour2.jpg\" alt=\"Le restaurant V\u00e9four.\" title=\"Le restaurant V\u00e9four.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"320\" height=\"520\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_vefour2.jpg 320w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_vefour2-185x300.jpg 185w\" sizes=\"(max-width: 320px) 94vw, 320px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1898\" class=\"wp-caption-text\">Le restaurant V\u00e9four.<\/figcaption><\/figure>6)\tLouis Napol\u00e9on Bonaparte s&rsquo;installe \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel du Rhin, <strong>4 place Vend\u00f4me<\/strong>, fin septembre 1848. C&rsquo;est son retour d\u00e9finitif d&rsquo;exil.<br \/>\n<br \/>Chass\u00e9 de France \u00e0 la fin du Premier Empire, puis opposant \u00e0 Louis-Philippe, Louis Napol\u00e9on Bonaparte est coutumier des tentatives de coup d&rsquo;\u00c9tat et y gagne bon gr\u00e9 mal gr\u00e9 une certaine image de h\u00e9ros&#8230; napol\u00e9onien. Il passe le d\u00e9but des ann\u00e9es 1840 emprisonn\u00e9 au fort de Ham, dans la Somme, avant de s&rsquo;enfuir en Angleterre en 1846, d\u00e9guis\u00e9 avec les habits de l&rsquo;ouvrier Badinguet (sobriquet qu&rsquo;il gardera jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort). Il s&rsquo;installe \u00e0 Paris, rue du Sentier, le 27 f\u00e9vrier 1848, se mettant \u00e0 la disposition de la nouvelle R\u00e9publique, qui refuse poliment sa proposition. Retour \u00e0 Londres. Il est \u00e9lu d\u00e9put\u00e9 en juin, alors que les bonapartistes sont soup\u00e7onn\u00e9s de vouloir attenter \u00e0 la R\u00e9publique (d\u00e9j\u00e0 !&#8230;). Malgr\u00e9 l&rsquo;opposition de Lamartine et de Ledru-Rollin, et avec le soutien de Louis Blanc, Hugo et Jules Favre, l&rsquo;\u00e9lection de Louis Napol\u00e9on est valid\u00e9e. Mais, ne se sentant que tol\u00e9r\u00e9, il se refuse \u00e0 si\u00e9ger \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e et d\u00e9missionne. \u00c0 nouveau \u00e9lu en septembre (devant Cavaignac, son opposant principal), il emm\u00e9nage place Vend\u00f4me.<\/p>\n<p>7)\tCavaignac, chef du Gouvernement et vainqueur des insurg\u00e9s de juin, demeure non loin, <strong>17 rue du Helder<\/strong>. Alexandre Martin, dit l&rsquo;ouvrier Albert, habite dans la m\u00eame rue, au <strong>n\u00b09<\/strong>. Il est, avec Louis Blanc, la caution populaire (provisoire) du gouvernement provisoire de f\u00e9vrier.<\/p>\n<p>8)\tLe 4 d\u00e9cembre 1851, sous les yeux de Fr\u00e9d\u00e9ric, Dussardier se fait tuer devant Tortoni, <strong>22 boulevard des Italiens<\/strong>, par S\u00e9n\u00e9cal, devenu agent de police (<em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>). D\u00e9port\u00e9 \u00e0 Belle-Isle apr\u00e8s les \u00e9meutes de juin 1848, ce dernier s&rsquo;est ainsi finalement ralli\u00e9 au pouvoir. Dussardier avait, au nom de la R\u00e9publique, combattu les insurg\u00e9s de juin, avant de s&rsquo;en repentir en r\u00e9alisant que le nouveau pouvoir r\u00e9publicain avait promis un tas de choses qu&rsquo;on avait pas tenues. Il meurt le 4 au cri de Vive la R\u00e9publique !<\/p>\n<p>9)\tAlors que les affaires et les relations conjugales se d\u00e9t\u00e9riorent s\u00e9rieusement, Arnoux invite sa femme \u00e0 d\u00eener \u00e0 la Maison d&rsquo;Or &#8211; ou Maison Dor\u00e9e (caf\u00e9 Hardi jusqu&rsquo;en 1839 ; situ\u00e9e <strong>20 boulevard des Italiens<\/strong>, \u00e0 l&rsquo;angle avec les rues Laffitte et Le Peletier). Il pense lui faire plaisir, mais ce restaurant, tout comme le Caf\u00e9 anglais en face, est plut\u00f4t le genre de lieu o\u00f9 les bourgeois m\u00e8nent leurs \u00ab lorettes \u00bb comme Rosanette. Mme Arnoux en est bien consciente et n&rsquo;appr\u00e9cie pas la maladresse de son mari (<em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>).<br \/>\n<br \/>La Maison Dor\u00e9e et le Caf\u00e9 anglais sont \u00e9galement fr\u00e9quent\u00e9s par la <em>Nana<\/em> de Zola et la Marguerite Gautier de <em>La Dame aux cam\u00e9lias<\/em>. En 1853-54, Dumas a un logement et les bureaux de son journal <em>Le Mousquetaire<\/em> dans une aile de la cour de la Maison d&rsquo;Or.<br \/>\n<br \/>On peut admirer aujourd&rsquo;hui encore la belle fa\u00e7ade qui a donn\u00e9 son nom au b\u00e2timent.<\/p>\n<p>10)\tEn 1848, <em>Le National<\/em> a ses bureaux au <strong>3 rue Le Peletier<\/strong>, que le boulevard Haussmann a fait dispara\u00eetre. Fond\u00e9 par Laffitte et Thiers, il est un des phares de la presse d&rsquo;opposition durant la monarchie de Juillet, avec <em>La Presse<\/em> de Girardin et <em>La R\u00e9forme<\/em> de Ledru-Rollin et Louis Blanc (d&rsquo;ailleurs ex-collaborateur du <em>National<\/em> \u00e0 partir de 1834). Les responsables du <em>National<\/em> et de <em>La R\u00e9forme<\/em> se partagent les postes du gouvernement provisoire de f\u00e9vrier 1848.<\/p>\n<p>11)\tFr\u00e9d\u00e9ric \u00e9choue au Caf\u00e9 anglais, <strong>13 boulevard des Italiens<\/strong>, pour se consoler d&rsquo;une rencontre d\u00e9cevante avec Marie Arnoux alors qu&rsquo;il \u00e9tait tout feu tout flamme d&rsquo;avoir h\u00e9rit\u00e9 de son oncle. C&rsquo;est aussi au Caf\u00e9 anglais que se rendent Fr\u00e9d\u00e9ric, Rosanette et Hussonnet apr\u00e8s avoir assist\u00e9 aux courses sur le Champ de Mars (<em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>).<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1899\" aria-describedby=\"caption-attachment-1899\" style=\"width: 270px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1899\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_coquill.jpg\" alt=\"12 rue Coquilli\u00e8re.\" title=\"12 rue Coquilli\u00e8re.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"270\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_coquill.jpg 270w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_coquill-203x300.jpg 203w\" sizes=\"(max-width: 270px) 94vw, 270px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1899\" class=\"wp-caption-text\">12 rue Coquilli\u00e8re.<\/figcaption><\/figure>12)\tAu d\u00e9but du roman, les Arnoux habitent <strong>24 bis rue de Choiseul<\/strong>. \u00c0 quoi cela ressemblait-il \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque ? Le Cr\u00e9dit Lyonnais occupe maintenant les lieux, et ce, depuis qu&rsquo;en 1875 il a achet\u00e9 le terrain de l&rsquo;H\u00f4tel de Boufflers.<\/p>\n<p>13)\tLe <strong>1 rue de Gramont<\/strong> est la seconde demeure de Karl Marx pendant la r\u00e9volution de 1848, apr\u00e8s le 10 rue Commines. Il aurait la surprise d&rsquo;y voir aujourd&rsquo;hui un immeuble construit en 1999 pour la Compagnie Transcontinentale de R\u00e9assurance.<\/p>\n<p>14)\t<em>Le Messager<\/em>, <strong>55 rue Sainte-Anne<\/strong>, est dans les ann\u00e9es 1840 un journal favorable \u00e0 Adolphe Thiers, et donc un soutien du pouvoir.<\/p>\n<p>15)\tFr\u00e9d\u00e9ric invite Charles Deslauriers chez V\u00e9four (<strong>17-19 rue de Beaujolais ou 80 galerie de Beaujolais<\/strong>) pour f\u00eater son h\u00e9ritage. Deslauriers, son ami d&rsquo;enfance, l&rsquo;a rejoint \u00e0 Paris. \u00c9tudiant pauvre, r\u00e9publicain par vengeance plut\u00f4t que par id\u00e9al, aigri, il est ambitieux, mais sans la volont\u00e9 de son camarade S\u00e9n\u00e9cal, n\u00e9 pour commander quelque le soit le r\u00e9gime. Notons que depuis le 31 d\u00e9cembre 1836 \u00e0 minuit, lorsque les jeux de hasard ont \u00e9t\u00e9 interdits dans Paris, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du public s&rsquo;est d\u00e9plac\u00e9 du Palais-Royal vers les Grands boulevards.<br \/>\n<br \/>Peu de temps apr\u00e8s ce d\u00eener chez V\u00e9four, Fr\u00e9d\u00e9ric accompagne Jacques Arnoux faire des emplettes <strong>7 galerie Montpensier<\/strong>.<\/p>\n<p>16)\tLe journal <em>L&rsquo;Organisateur du travail<\/em> (socialiste) est bas\u00e9 <strong>3 rue du Coq-H\u00e9ron<\/strong> en 1848, de m\u00eame que <em>La R\u00e9publique<\/em>, \u00e0 laquelle contribuent Pierre Leroux et Agricol Perdiguier.<\/p>\n<p>17)\t<em>La vraie R\u00e9publique<\/em>, <strong>12 ter rue Coquilli\u00e8re<\/strong>, publie 104 num\u00e9ros entre mars et ao\u00fbt 1848. Le journal lanc\u00e9 par Pierre Leroux, George Sand et Armand Barb\u00e8s et dont le slogan est <em>Sans la r\u00e9forme sociale, il n&rsquo;y a point de vraie r\u00e9publique<\/em>, est suspendu par Cavaignac suite aux journ\u00e9es de juin.<\/p>\n<p>18)\t<em>Le Populaire<\/em>, journal socialiste des ann\u00e9es 1840, est alors bas\u00e9 <strong>18 rue Jean-Jacques Rousseau<\/strong>. <\/p>\n<p>19)\t<em>La Voix des femmes<\/em> a ses bureaux <strong>29 rue des Bons-Enfants<\/strong> (la rue se prolongeait alors plus loin qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui). 46 num\u00e9ros sont publi\u00e9s entre mars et juin 1848. Le journal a de quoi revendiquer : le suffrage universel gagn\u00e9 en 1848&#8230; ne concerne que les hommes. La Voix des femmes appelle le 6 avril George Sand \u00e0 se porter candidate aux \u00e9lections. L&rsquo;int\u00e9ress\u00e9e d\u00e9cline l&rsquo;invitation dans <em>La R\u00e9forme<\/em> et <em>La Vraie R\u00e9publique<\/em> et explique que la soci\u00e9t\u00e9 n&rsquo;est pas pr\u00eate \u00e0 accueillir des femmes d\u00e9put\u00e9es, qu&rsquo;un changement plus radical est pour cela n\u00e9cessaire et qu&rsquo;en l&rsquo;\u00e9tat actuel, une ou deux femmes \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e ne changeront rien \u00e0 la situation de la masse des femmes pauvres et priv\u00e9es d&rsquo;\u00e9ducation et de droits (dont le droit de divorcer).<\/p>\n<p>20)\tLorsque le ch\u00e2teau des Tuileries (\u00e0 situer aujourd&rsquo;hui <strong>entre l&rsquo;Arc du Carrousel et le jardin des Tuileries, \u00e0 la hauteur du Pont Royal<\/strong>) est envahi par les insurg\u00e9s le 24 juin, un spectateur en profite pour subtiliser des draperies du tr\u00f4ne et des cahiers d&rsquo;\u00e9coliers des jeunes princes : Honor\u00e9 de Balzac (qui habite alors 14 rue Fortun\u00e9e, devenue rue Balzac) ! Le f\u00e9tichisme l&#8217;emporte sur l&rsquo;amour de la royaut\u00e9.<br \/>\n<br \/>Balzac se pr\u00e9sente aux \u00e9lections d&rsquo;avril &#8211; il obtient une vingtaine de voix. Les yeux malades, tentant de se renflouer en \u00e9crivant pour le Th\u00e9\u00e2tre historique de Dumas une pi\u00e8ce &#8211; <em>La Mar\u00e2tre<\/em> &#8211; qui sera un succ\u00e8s vite interrompu par les \u00e9v\u00e9nements de juin, anticipant un avenir sombre au pays, il veut quitter la France.<br \/>\n<br \/>Il est \u00e0 Sach\u00e9 pendant les journ\u00e9es de juin. En septembre, il repart pour plusieurs mois en Russie aupr\u00e8s de Madame Hanska.<\/p>\n<p>21)\tEntre 1837 et 1853, l&rsquo;adresse parisienne d&rsquo;Alphonse de Lamartine est le <strong>82 rue de l&rsquo;Universit\u00e9<\/strong> (plaque). Il est acclam\u00e9 \u00e0 son balcon par le peuple parisien apr\u00e8s son discours du 24 f\u00e9vrier 1848.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1900\" aria-describedby=\"caption-attachment-1900\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1900\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_maisondor.jpg\" alt=\"La Maison Dor\u00e9e.\" title=\"La Maison Dor\u00e9e.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"600\" height=\"160\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_maisondor.jpg 600w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/11\/jpg_maisondor-300x80.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 94vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1900\" class=\"wp-caption-text\">La Maison Dor\u00e9e.<\/figcaption><\/figure>\n<p>22)\tLe \u00ab\u00a0phalanst\u00e9rien\u00a0\u00bb Victor Consid\u00e9rant, disciple de Fourier, demeure en 1848 dans l&rsquo;immeuble qui fait <strong>l&rsquo;angle du quai Voltaire (n\u00b029) et de la rue de Beaune (n\u00b02)<\/strong>. Il est d\u00e9put\u00e9 entre avril 1848 et juin 1849, alors qu&rsquo;il tente de lancer une insurrection populaire avec Ledru-Rollin. Il s&rsquo;exile aux \u00c9tats-Unis en 1852, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 poursuivre des exp\u00e9riences de phalanst\u00e8res qui \u00e9choueront comme les premi\u00e8res.<\/p>\n<p>23)\tLe <strong>26 rue Jacob<\/strong> est l&rsquo;adresse de Jacques Alexandre Bixio, membre du gouvernement provisoire en 1848.<\/p>\n<p>24)\tEntre 1840 et 1848, Sainte-Beuve est conservateur de la Biblioth\u00e8que Mazarine situ\u00e9e dans les b\u00e2timents de l&rsquo;Institut, <strong>23 quai Conti<\/strong>. Les journ\u00e9es de f\u00e9vrier l&rsquo;inqui\u00e8tent, et l&rsquo;\u00e9crasement des r\u00e9publicains apr\u00e8s juin ne le rassure pas tout \u00e0 fait (il ne sera tranquille qu&rsquo;apr\u00e8s le coup d&rsquo;Etat du 2 d\u00e9cembre). Pour plus de s\u00fbret\u00e9, il part enseigner \u00e0 Li\u00e8ge en 1849.<\/p>\n<p>25)\tEnfin, au <strong>11 rue des Bourdonnais<\/strong> se trouvent le Bureau de Ledru-Rollin et le si\u00e8ge du journal <em>La R\u00e9forme<\/em>.<\/p>\n<p>Sources :<br \/>\n<br \/>base de donn\u00e9es du Paris r\u00e9volutionnaire de Philippe Boisseau.<br \/>\n<br \/><em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>. Gustave Flaubert.<br \/>\n<br \/><em>Les Voix de la libert\u00e9<\/em>. Michel Winock.<br \/>\n<br \/>CHARLE (Christophe). <em>Le Si\u00e8cle de la presse (1830-1939)<\/em>. Paris, Seuil, 2004.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette balade nous fait d\u00e9couvrir les adresses de certains acteurs politico-litt\u00e9raires des deux r\u00e9volutions de 1848, ainsi que [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1897,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[45,42,29],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/539"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=539"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/539\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1897"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=539"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=539"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=539"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}