{"id":540,"date":"2006-01-25T00:00:00","date_gmt":"2006-01-24T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/25\/balade-sur-les-pas-des-ecrivains-pendant-les-revolutions-de-1848-2\/"},"modified":"2006-01-25T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-24T23:00:00","slug":"balade-sur-les-pas-des-ecrivains-pendant-les-revolutions-de-1848-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/25\/balade-sur-les-pas-des-ecrivains-pendant-les-revolutions-de-1848-2\/","title":{"rendered":"Balade sur les pas des \u00e9crivains pendant les r\u00e9volutions de 1848 (2)"},"content":{"rendered":"<p>1)\t<em>Le Peuple constituant<\/em>, <strong>154 rue Montmartre<\/strong>, est lanc\u00e9 par Lamennais le 27 f\u00e9vrier 1848 et para\u00eet jusqu&rsquo;en juillet suivant.<\/p>\n<p>2)\t<em>La Presse<\/em> d&rsquo;\u00c9mile de Girardin, <strong>131 rue Montmartre<\/strong>, \u00e9tait au d\u00e9but assez favorable \u00e0 la monarchie de Juillet. Tout en restant du c\u00f4t\u00e9 de la R\u00e9publique apr\u00e8s 1848, elle garde une distance critique face au nouveau pouvoir issu des rangs des deux journaux concurrents, <em>Le National<\/em> et <em>La R\u00e9forme<\/em>. Les Girardin habitent jusqu&rsquo;\u00e0 1855 l&rsquo;h\u00f4tel de Choiseul-Gouffier, situ\u00e9 entre la rue Quentin-Bauchart et la rue Lincoln, mais \u00c9mile loue \u00e0 partir de mars 1848 un petit appartement dans l&rsquo;immeuble du n\u00b0131, pour pouvoir \u00eatre sur place lorsque l&rsquo;actualit\u00e9 est charg\u00e9e et que des manifestations ou des combats g\u00eanent la circulation dans Paris. Suspendue par Cavaignac apr\u00e8s juin 1848 (Girardin est m\u00eame emprisonn\u00e9 bri\u00e8vement \u00e0 la Conciergerie parce qu&rsquo;il a protest\u00e9 contre le pouvoir de l&rsquo;arm\u00e9e), <em>La Presse<\/em> soutiendra en retour, \u00e0 l&rsquo;automne suivant, la candidature de Louis-Napol\u00e9on Bonaparte.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1901\" aria-describedby=\"caption-attachment-1901\" style=\"width: 200px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1901\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_flauberttempledef.jpg\" alt=\"42 bd du Temple.\" title=\"42 bd du Temple.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"200\" height=\"590\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_flauberttempledef.jpg 200w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_flauberttempledef-102x300.jpg 102w\" sizes=\"(max-width: 200px) 94vw, 200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1901\" class=\"wp-caption-text\">42 bd du Temple.<\/figcaption><\/figure>3)\tLe journal <em>La Patrie<\/em>, bient\u00f4t bonapartiste, a ses bureaux <strong>6 rue Saint-Joseph<\/strong>.<\/p>\n<p>4)\tLa r\u00e9volution de f\u00e9vrier ruine les projets dramatiques de Th\u00e9ophile Gautier. Il se r\u00e9fugie au 5e \u00e9tage du <strong>14 rue Rougemont<\/strong> pour composer les premiers po\u00e8mes de <em>\u00c9maux et cam\u00e9es<\/em> (dont l&rsquo;ouverture pr\u00e9cise : <em>\u00ab Sans prendre garde \u00e0 l&rsquo;ouragan\/Qui fouettait mes vitres ferm\u00e9es\/Moi, j&rsquo;ai fait \u00c9maux et Cam\u00e9es \u00bb<\/em>). Du milieu des ann\u00e9es 1830 au milieu des ann\u00e9es 1850, il collabore \u00e0 <em>La Presse<\/em> de Girardin.<\/p>\n<p>5)\t<em>La Libert\u00e9<\/em>, <strong>8 rue Berg\u00e8re<\/strong>, para\u00eet entre mars 1848 et juin 1850. Elle est mod\u00e9r\u00e9ment de gauche, puis se rallie \u00e0 Louis-Napol\u00e9on Bonaparte.<\/p>\n<p>6)\tLa salle du Conservatoire, <strong>10 rue Berg\u00e8re<\/strong>, abrite en mars 1848 le club de Blanqui, la Soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9publicaine centrale. Dans cette p\u00e9riode d&rsquo;euphorie qui suit la r\u00e9volution de f\u00e9vrier, un nombre incroyable de clubs r\u00e9volutionnaires voit le jour, aux noms souvent tr\u00e8s exotiques. Des bourgeois curieux participent ainsi au club de Blanqui, dont Charles Baudelaire. <em>\u00ab Le club de Blanqui avait la faveur des curieux de cette trempe. Les loges et galeries o\u00f9, les ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, on venait entendre avec recueillement les chefs d&rsquo;&#339;uvre de l&rsquo;art musical, \u00e9taient chaque soir envahies par un public singuli\u00e8rement m\u00e9lang\u00e9 et tapageur. On se reconnaissait de loin en loin, on se saluait d&rsquo;un geste rapide, perdu qu&rsquo;on \u00e9tait dans cette foule en blouse et en veste que l&rsquo;on croyait arm\u00e9e \u00bb<\/em> (Daniel Stern, <em>Histoire de la r\u00e9volution de 1848<\/em>).<br \/>\n<br \/>F\u00e9vrier 1848 fait de Baudelaire un journaliste politique. Il est socialiste utopique, peu enthousiasm\u00e9 par la d\u00e9mocratie et la R\u00e9publique. Il \u00e9crit en particulier pour <em>Le Salut public<\/em> (deux num\u00e9ros seulement, le 27 f\u00e9vrier et d\u00e9but mars, imprim\u00e9s par Bautruche, 90 rue de la Harpe), qu&rsquo;il cr\u00e9e avec Champfleury et Toubin. Apr\u00e8s les journ\u00e9es de juin, il cesse d&rsquo;\u00eatre \u00ab r\u00e9volutionnaire \u00bb, attaquant la rh\u00e9torique romantique et en particulier George Sand, dont le sentimentalisme et les \u00ab paroles dor\u00e9es \u00bb sont \u00e0 ses yeux responsables de \u00ab l&rsquo;insurrection gratuite \u00bb.<\/p>\n<p>7)\tEntre deux s\u00e9jours \u00e0 Marly-le-Roi, Alexandre Dumas habite <strong>3 cit\u00e9 Tr\u00e9vise<\/strong> d\u00e9but 1848. L&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente a vu deux de ses r\u00eaves se r\u00e9aliser : il a fait construire le Th\u00e9\u00e2tre historique boulevard du Temple et le ch\u00e2teau de Monte-Cristo \u00e0 Marly (la pendaison de cr\u00e9maill\u00e8re a eu lieu le 27 juillet 1847).<br \/>\n<br \/>Il est dans la rue lors des journ\u00e9es de f\u00e9vrier. Las du r\u00e9gime de son ancien patron Louis-Philippe, il est un r\u00e9publicain convaincu depuis les ann\u00e9es 1830, mais il est aussi li\u00e9 par amiti\u00e9 au duc d&rsquo;Orl\u00e9ans. En f\u00e9vrier 1848, il appuierait volontiers une r\u00e9gence de la duchesse d&rsquo;Orl\u00e9ans, et se rallie finalement \u00e0 la R\u00e9publique. Il tente sans succ\u00e8s de se faire \u00e9lire d\u00e9put\u00e9 en avril et en juin. Les journ\u00e9es de f\u00e9vrier puis celles de juin vont ruiner ses affaires. Les recettes du Th\u00e9\u00e2tre historique sont en 1848 la moiti\u00e9 de ce qu&rsquo;elles \u00e9taient en 1847. Le ch\u00e2teau de Monte-Cristo, gouffre financier, est vendu en partie \u00e0 peine achev\u00e9. Dumas est d\u00e9clar\u00e9 en \u00e9tat de faillite en janvier 1852 (il s&rsquo;est alors exil\u00e9 \u00e0 Bruxelles).<\/p>\n<p>8)\tDans <em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em>, les Arnoux s&rsquo;installent <strong>37 rue Paradis<\/strong> apr\u00e8s la rue de Choiseul. Ils ont c\u00e9d\u00e9 <em>L&rsquo;Art industriel<\/em> \u00e0 Hussonnet pour se lancer dans la fabrique de fa\u00efence, cens\u00e9e \u00eatre plus rentable.<\/p>\n<p>9)\tGeorge Sand est n\u00e9e <strong>46 rue Meslay<\/strong> le 1er juillet 1804 (m\u00eame si une erreur de conversion du calendrier r\u00e9volutionnaire &#8211; elle est n\u00e9e le 12 messidor an XII &#8211; lui fait croire tr\u00e8s longtemps que sa date de naissance est le 5 juillet). \u00c9duqu\u00e9e au socialisme dans les ann\u00e9es 1830 par son amant Michel de Bourges, Lamennais, Pierre Leroux, elle distille peu \u00e0 peu ses id\u00e9es politiques dans des articles et dans ses romans, en particulier <em>Le Meunier d&rsquo;Angibault<\/em> et <em>Les Ma\u00eetres sonneurs<\/em>. Elle consid\u00e8re que <em>\u00ab l&rsquo;art n&rsquo;est pas une \u00e9tude de la v\u00e9rit\u00e9 positive ; c&rsquo;est une recherche de la v\u00e9rit\u00e9 id\u00e9ale \u00bb<\/em> et fait rimer socialisme avec romantisme et id\u00e9alisme. Il n&rsquo;est pas rare chez elle que les riches \u00e9pousent les pauvres et qu&rsquo;ils fondent ensemble une communaut\u00e9&#8230; socialiste.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1902\" aria-describedby=\"caption-attachment-1902\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1902\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_sandmeslaydef.jpg\" alt=\"46 rue Meslay.\" title=\"46 rue Meslay.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"260\" height=\"380\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_sandmeslaydef.jpg 260w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_sandmeslaydef-205x300.jpg 205w\" sizes=\"(max-width: 260px) 94vw, 260px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1902\" class=\"wp-caption-text\">46 rue Meslay.<\/figcaption><\/figure>10)\tTocqueville explique dans ses <em>Souvenirs<\/em> qu&rsquo;il se trouve le matin du 25 juin avec les soldats \u00e0 l&#8217;emplacement actuel de la place de la R\u00e9publique. Un canon tire dans la rue Samson (L\u00e9on-Jouhaux). Des artilleurs tombent sous les balles des insurg\u00e9s. <em>\u00ab C&rsquo;\u00e9tait une chose \u00e9trange [&#8230;] que de voir changer soudainement les visages et le feu du regard s&rsquo;y \u00e9teindre tout \u00e0 coup dans la terreur de la mort. [&#8230;] Je remarquai que, de notre c\u00f4t\u00e9, les moins anim\u00e9s \u00e9taient les soldats de ligne. [&#8230;] Les plus vifs \u00e9taient, sans contredit, ces m\u00eames gardes mobiles dont nous nous \u00e9tions tant d\u00e9fi\u00e9s, et je dis encore, malgr\u00e9 l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, avec tant de raison, car il tint \u00e0 fort peu qu&rsquo;ils ne se d\u00e9cidassent contre nous au lieu de tourner de notre c\u00f4t\u00e9. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>11)\tLorsqu&rsquo;il n&rsquo;est pas dans sa maison de Croisset (Seine maritime), Flaubert vit <strong>42 boulevard du Temple<\/strong> entre 1856 et 1869 (plaque). Il \u00e9crit <em>L&rsquo;\u00c9ducation sentimentale<\/em> entre 1864 et 1869. Il est donc contemporain et voisin des travaux d&rsquo;am\u00e9nagement de la place de la R\u00e9publique \u00e0 quelques m\u00e8tres de l\u00e0. \u00c0 la ligne des immeubles qui s&rsquo;incurve vers le nord \u00e0 hauteur du n\u00b042, on devine l&rsquo;ancien alignement du boulevard du Temple qui se prolongeait \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la place de la R\u00e9publique et rejoignait le boulevard Saint-Martin au niveau de la caserne actuelle de la garde r\u00e9publicaine.<\/p>\n<p>12)\tNous nous retrouvons \u00e0 nouveau le 25 juin 1848. Les soldats qui sont avec Tocqueville ne peuvent progresser le matin sur le boulevard du Temple vers la Bastille, car les boulevards sont bloqu\u00e9s \u00e0 tous endroits par des barricades. Un peu plus tard, Hugo lui aussi accompagne les soldats : <em>\u00ab Les insurg\u00e9s tiraient, sur toute la longueur du boulevard Beaumarchais, du haut des maisons neuves. [&#8230;] Ils avaient mis aux fen\u00eatres des mannequins, bottes de pailles rev\u00eatues de blouses et coiff\u00e9es de casquettes. Je voyais distinctement un homme qui s&rsquo;\u00e9tait retranch\u00e9 derri\u00e8re une petite barricade de briques b\u00e2tie \u00e0 l&rsquo;angle du balcon du quatri\u00e8me de la maison qui fait face \u00e0 la rue du Pont-aux-Choux. Cet homme visait longtemps et tuait beaucoup de monde. Il \u00e9tait trois heures. Les soldats et les mobiles couronnaient les toits du boulevard du Temple et r\u00e9pondaient au feu. [&#8230;] Je crus devoir tenter un effort pour faire cesser, s&rsquo;il \u00e9tait possible, l&rsquo;effusion de sang ; et je m&rsquo;avan\u00e7ais jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;angle de la rue d&rsquo;Angoul\u00eame [rue Jean-Pierre Timbaud]. Comme j&rsquo;allais d\u00e9passer la petite tourelle qui est tout pr\u00e8s, une fusillade m&rsquo;assaillit \u00bb<\/em> (<em>Choses vues<\/em>).<\/p>\n<p>13)\tKarl Marx revient \u00e0 Paris apr\u00e8s la r\u00e9volution de f\u00e9vrier 1848 et s&rsquo;installe en mars <strong>10 rue Commines<\/strong>, alors rue Neuve de M\u00e9nilmontant. Il vient de Belgique, sa terre d&rsquo;exil depuis qu&rsquo;en 1845 il a \u00e9t\u00e9 chass\u00e9 de Paris pour activisme r\u00e9volutionnaire. Il a \u00e9crit \u00e0 Bruxelles le Manifeste du parti communiste. Il s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9 38 rue Vaneau fin 1843, arrivant de Cologne o\u00f9 son journal, le <em>Rheinische Zeitung<\/em>, avait \u00e9t\u00e9 saisi par les autorit\u00e9s.<br \/>\nIl retourne \u00e0 Cologne apr\u00e8s son s\u00e9jour parisien de d\u00e9but 1848, et y relance le <em>Rheinische Zeitung<\/em>. Chass\u00e9 encore une fois, il atterrit \u00e0 Paris, puis en 1849 \u00e0 Londres o\u00f9 il passera d\u00e8s lors l&rsquo;essentiel de sa vie.<\/p>\n<p>14)\t<em>\u00ab Le dimanche 26 juin 1848 [sans doute plut\u00f4t le 25 juin], le combat des quatre jours, ce colossal combat, si formidable et si h\u00e9ro\u00efque des deux c\u00f4t\u00e9s, durait encore, mais l&rsquo;insurrection \u00e9tait vaincue presque partout et circonscrite dans le faubourg Saint-Antoine ; quatre hommes, qui avaient d\u00e9fendu parmi les plus intr\u00e9pides les barricades de la rue du Pont-aux-Choux, de la rue Saint-Claude et de la rue Saint-Louis au Marais, s&rsquo;\u00e9chapp\u00e8rent apr\u00e8s les barricades prises et trouv\u00e8rent asile dans une maison de la <strong>rue Sainte-Anastase, au n\u00b012<\/strong>. On les cacha dans un grenier. Les gardes nationaux et les gardes mobiles les cherchaient pour les fusiller. J&rsquo;en fus inform\u00e9. J&rsquo;\u00e9tais un des soixante repr\u00e9sentants envoy\u00e9s par l&rsquo;Assembl\u00e9e constituante au milieu de la bataille avec mission de pr\u00e9c\u00e9der partout les colonnes d&rsquo;attaque, de porter, f\u00fbt-ce au p\u00e9ril de leur vie, des paroles de paix aux barricades, d&#8217;emp\u00eacher l&rsquo;effusion du sang et d&rsquo;arr\u00eater la guerre civile. J&rsquo;allai rue Sainte-Anastase, et je sauvai les quatre hommes. \u00bb<\/em> (Victor Hugo, Histoire d&rsquo;un crime). Le po\u00e8te conna\u00eet bien le quartier, puisqu&rsquo;il a install\u00e9 en 1836 Juliette Drouet 14 rue Saint-Anastase, puis au rez-de-chauss\u00e9e du n\u00b012 en 1845.<\/p>\n<p>15)\tAu <strong>5 rue de S\u00e9vign\u00e9<\/strong>, Raspail anime un dispensaire pour les pauvres entre 1840 et 1848. Une grande plaque sur la fa\u00e7ade en garde la m\u00e9moire.<\/p>\n<p>16)\tEn 1848, Hugo habite depuis 1832 <strong>6 place des Vosges<\/strong>. Membre de la Chambre des Pairs depuis 1845, il est favorable \u00e0 la monarchie constitutionnelle et se prononce en f\u00e9vrier 1848 pour la r\u00e9gence de la duchesse d&rsquo;Orl\u00e9ans. Lorsque le gouvernement provisoire se constitue, Lamartine lui propose d&rsquo;\u00eatre ministre de l&rsquo;Instruction publique, et il refuse (mais son fils Charles entre au cabinet de Lamartine). En juin, il est donc sur le terrain aux c\u00f4t\u00e9s du pouvoir, faisant partie comme Tocqueville d&rsquo;un groupe de soixante d\u00e9put\u00e9s charg\u00e9s de sillonner les rues pour transmettre les directives de la Chambre et remonter le moral de la garde nationale. Suite \u00e0 l&rsquo;invasion (r\u00e9elle ou suppos\u00e9e ?) de son domicile par les insurg\u00e9s le 24 juin, il d\u00e9m\u00e9nage promptement vers le 5 rue de l&rsquo;Isly, o\u00f9 les Hugo demeurent jusqu&rsquo;\u00e0 octobre 1848 avant d&#8217;emm\u00e9nager 37 rue de la Tour-d&rsquo;Auvergne (dans le b\u00e2timent sur cour), o\u00f9 ils vivront jusqu&rsquo;en 1851.<\/p>\n<p>17)\tLe <strong>11 place des Vosges<\/strong> est une des adresses parisiennes d&rsquo;Alexis de Tocqueville. La r\u00e9volution de 1848 lui fait \u00e9crire dans ses <em>Souvenirs<\/em> : \u00ab On e\u00fbt dit que le gouvernement r\u00e9publicain \u00e9tait devenu tout \u00e0 coup, non pas seulement le meilleur, mais le seul qu&rsquo;on put imaginer pour la France \u00bb. Dans la pens\u00e9e de Tocqueville, la r\u00e9publique est le meilleur rempart contre le socialisme.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1) Le Peuple constituant, 154 rue Montmartre, est lanc\u00e9 par Lamennais le 27 f\u00e9vrier 1848 et para\u00eet jusqu&rsquo;en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1901,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[45,42,29],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/540"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=540"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/540\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1901"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=540"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=540"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=540"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}