{"id":548,"date":"2005-12-02T21:15:55","date_gmt":"2005-12-02T20:15:55","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/12\/02\/paul-leautaud-1872-1956\/"},"modified":"2005-12-02T21:15:55","modified_gmt":"2005-12-02T20:15:55","slug":"paul-leautaud-1872-1956","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/12\/02\/paul-leautaud-1872-1956\/","title":{"rendered":"Paul L\u00e9autaud (1872-1956)"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\"><em>Voici donc la chambre de la pauvre Marie Pez\u00e9, le pan mansard\u00e9 et la fen\u00eatre \u00e0 tabati\u00e8re, le seul lieu au monde en d\u00e9finitive, o\u00f9 le \u00ab petit ami \u00bb ait \u00e9t\u00e9 vraiment aim\u00e9 et heureux<\/em> (<em>Journal litt\u00e9raire<\/em>).\n<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\n<em>Par Bernard Vassor<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1914\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/12\/jpg_Leautaud2.jpg\" alt=\"Leautaud2.jpg\" align=\"right\" width=\"300\" height=\"477\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/12\/jpg_Leautaud2.jpg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/12\/jpg_Leautaud2-189x300.jpg 189w\" sizes=\"(max-width: 300px) 94vw, 300px\" \/> <em>\u00ab Mon enfance s&rsquo;est pass\u00e9e toute enti\u00e8re dans ce quartier de Paris qui va de la Butte Montmartre aux grands boulevards, et qui est bord\u00e9e, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, par la rue de Clichy et la Chauss\u00e9e d&rsquo;Antin, et de l&rsquo;autre, par la rue Rochechouart et le faubourg Montmartre.<br \/>\nLa r\u00e9gion qui m&rsquo;\u00e9tait la plus famili\u00e8re, celle o\u00f9 mes yeux s&#8217;emplissaient des images que je devais conserver toujours \u00e9tait celle qui est comprise entre les rues Notre-Dame-de-Lorette et Fontaine, les boulevards de Clichy et Rochechouart, et les rue Rochechouart et Lamartine. \u00bb<\/em> <\/p>\n<p>Ballott\u00e9 entre un p\u00e8re com\u00e9dien divorc\u00e9, sa m\u00e8re <strong>Jeanne Forestier,<\/strong>, une <em>\u00abcocotte \u00bb<\/em>  qui l&rsquo;a abandonn\u00e9 d\u00e8s sa naissance, et la  domestique de L\u00e9autaud p\u00e8re qui va vraiment l&rsquo;\u00e9lever.<\/p>\n<p>Les rares rencontres avec sa m\u00e8re se faisaient dans des \u00ab <em>maisons meubl\u00e9es<\/em> \u00bb, la plus m\u00e9morable fut cette entrevue, passage Laferri\u00e8re en 1881 : \u00ab<em> dans une maison qui existe encore je crois[[Ecrit en 1902]], le passage Laferri\u00e8re est devenu depuis la rue Laferri\u00e8re et les deux grilles qui fermaient \u00e0 ses  deux extr\u00e9mit\u00e9s, rue Notre-Dame-de-Lorette et rue Br\u00e9da[[La rue Br\u00e9da est aujourd&rsquo;hui la rue Henri Monnier.]], ont disparu \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Celle qui lui servira de m\u00e8re, <strong>Marie Pez\u00e9<\/strong> habitait au 14 rue Clauzel, et c&rsquo;est l\u00e0 que le petit Paul a pass\u00e9 la plupart du temps sa petite enfance.<\/p>\n<p>\u00ab<em> Ma ch\u00e8re maman Pez\u00e9, je revois parfaitement la petite chambre mansard\u00e9e que Marie occupait au sixi\u00e8me \u00e9tage et que nous regagnions chaque soir vers les neuf heures et demie. Je voulais toujours qu&rsquo;elle me porta pour monter l&rsquo;escalier. Arriv\u00e9e au cinqui\u00e8me, elle prenait un petit couloir obscur, qui jusqu&rsquo;\u00e0 un escalier tournant d&rsquo;une dizaine de marches au plus qui menait au sixi\u00e8me \u00e9tage. La porte de la chambre \u00e9tait juste en face. Comme j&rsquo;y \u00e9tais bien dans cette chambre, et quelles heures tranquiles j&rsquo;y ai v\u00e9cues, bien plus heureux que dans les appartements paternels ! \u00bb<\/em> <\/p>\n<p>Le domicile du p\u00e8re \u00e9tait au 21 rue des Martyrs.<\/p>\n<p>Je ne sais pas en quelle ann\u00e9e,  Marie Pez\u00e9 est sortie de la vie  du \u00ab <em>Petit ami<\/em> \u00bb, mais, dans une lettre \u00e0 sa tante Fanny Forestier du 31 d\u00e9cembre 1882, P.L. apr\u00e8s le d\u00e9m\u00e9nagement \u00e0 Courbevoie, lui \u00e9crira : <\/p>\n<p><em>\u00ab Ma Ch\u00e8re tante[[Dans les lettres \u00e0 sa m\u00e8re, il l&rsquo;appelait Madame&#8230;]],<br \/>\n(&#8230;) je vous demanderai de m&rsquo;envoyer le nom et l&rsquo;adresse de ma m\u00e8re. Mon p\u00e8re vous souhaite une bonne ann\u00e9e et une bonne sant\u00e9 ainsi que moi, Madame Pez\u00e9 vous souhaite bien le bonjour.<br \/>\n<br \/>Je vous embrasse de tout mon c\u009cur.<br \/>\n<br \/>Paul L\u00e9autaud<br \/>\n<br \/>3 avenue de la R\u00e9publique<br \/>\n<br \/>Courbevoie<br \/>\n<br \/>Seine. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Dans le volume de la \u00ab Correspondance \u00bb, il ne sera plus question de Marie Pez\u00e9, qu&rsquo;est-elle devenue ?<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, L\u00e9autaud semble ignorer que le p\u00e8re Tanguy, depuis l&rsquo;ann\u00e9e de naissance du Paul,  tenait la boutique du 14 rue Clauzel, et que <strong>Vincent Van Gogh<\/strong> \u00e9tait un habitu\u00e9 de cette maison jusqu&rsquo;en 1889&#8230;<br \/>\n(Emile Bernard avait dans un long article au \u00ab\u00a0Mercure de France\u00a0\u00bb, mentionn\u00e9 le 14 rue Clauzel).<\/p>\n<p>L&rsquo;immeuble \u00e9tait alors fr\u00e9quent\u00e9 par des \u00ab<em>insoumises<\/em> \u00bb, des <em>fenestri\u00e8res<\/em> comme on disait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<p><strong><br \/>\nQuelques ouvrages de Paul L\u00e9autaud :<\/strong><br \/>\n<br \/>Le Journal Litt\u00e9raire, 17 volumes je crois, \u00e0 quand une r\u00e9\u00e9dition ?<br \/>\n<br \/>Le Petit ami, Mercure de France 1903<br \/>\n<br \/>Paul L\u00e9autaud Correspondance 1,  10\/18 domaine fran\u00e7ais \u00a9 1972<br \/>\n<br \/>Archives personnelles<br \/>\n<br \/>Archives de la Pr\u00e9fecture de police<br \/>\n<br \/>Pour l&rsquo;histoire des fenestri\u00e8res consulter le site de No\u00eblle Benhamou, la sp\u00e9cialiste de Maupassant ( qui a v\u00e9cu au 19 rue Clauzel presque en face du 14),<br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/perso.wanadoo.fr\/maupassantiana\">http:\/\/perso.wanadoo.fr\/maupassantiana<\/a><\/strong>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici donc la chambre de la pauvre Marie Pez\u00e9, le pan mansard\u00e9 et la fen\u00eatre \u00e0 tabati\u00e8re, le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":1914,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[41],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/548"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=548"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/548\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1914"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=548"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=548"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=548"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}