{"id":58,"date":"2003-08-14T19:45:34","date_gmt":"2003-08-14T17:45:34","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas-3\/"},"modified":"2003-08-14T19:45:34","modified_gmt":"2003-08-14T17:45:34","slug":"alexandre-dumas-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas-3\/","title":{"rendered":"Alexandre DUMAS"},"content":{"rendered":"<p><html><\/p>\n<p><div align=\"right\"><i><b>\u00ab\u00a0Il y a une chose que je ne sais pas faire : c&rsquo;est un livre ou un drame sur des localit\u00e9s que je n&rsquo;ai pas vues.\u00a0\u00bb<\/b><\/i><\/div>\n<p><\/html><br \/>\nOn le sait bien maintenant (et il ne s&rsquo;en cachait pas \u00e0 son \u00e9poque), Dumas n&rsquo;est pas un \u00e9crivain : c&rsquo;est un co-\u00e9crivain[[Pour les derniers qui l&rsquo;ignorent encore, <em>Les Trois mousquetaires, Vingt ans apr\u00e8s, La Reine Margot) et beaucoup d&rsquo;autres n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9crits que par Dumas, mais aussi par l&rsquo;un de ses collaborateurs (en l&rsquo;occurrence, Auguste Maquet pour ces trois titres).]].<br \/>\n<br \/>Son incroyable g\u00e9nie litt\u00e9raire consiste \u00e0 planifier, organiser, r\u00e9\u00e9crire, arranger des textes qu&rsquo;il commande \u00e0 d&rsquo;autres. Pourquoi incroyable ? Parce que le r\u00e9sultat l&rsquo;est, et parce que, si Dumas est capable de r\u00e9ussir une \u009cuvre seul, aucun de ses collaborateurs r\u00e9guliers ne parviendra \u00e0 se faire un nom en propre. <\/p>\n<p>De ces collaborateurs &#8211; une cinquantaine au total pour une \u009cuvre de 300 volumes ! -, Dumas re\u00e7oit souvent l&rsquo;id\u00e9e premi\u00e8re de ses aventures, de la documentation historique et un premier jet pour chaque \u00e9pisode. Il r\u00e9arrange le plan, r\u00e9\u00e9crit souvent, propose ses id\u00e9es pour l&rsquo;\u00e9pisode suivant. <\/p>\n<p>Entre 1823 et sa mort en 1870, et entre deux voyages, Dumas est parisien. Il navigue d&rsquo;une adresse \u00e0 une autre (une bonne vingtaine au total) dans la capitale au fur et \u00e0 mesure que ses moyens augmentent ou se r\u00e9duisent, parfois pour \u00e9chapper \u00e0 des loyers impay\u00e9s, souvent pour h\u00e9berger sa derni\u00e8re conqu\u00eate f\u00e9minine : <\/p>\n<p>&#8211; Il d\u00e9barque en 1823 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel des Vieux-Augustins, rue des Vieux-Augustins (devenue depuis les rues H\u00e9rold et d&rsquo;Argout), puis s&rsquo;installe au 4e \u00e9tage du 1 place Bo\u00efeldieu (ex-place des Italiens &#8211; plaque). Il se laisse guider dans les rues de Paris par Adolphe Leuven, son ami du ch\u00e2teau de Villers-H\u00e9lon, \u00e0 une quinzaine de kilom\u00e8tres \u00e0 l&rsquo;est de Villers-Cotter\u00eats, et dont la famille habite alors 14 rue Pigalle. Il est bient\u00f4t un des secr\u00e9taires du duc d&rsquo;Orl\u00e9ans, qui deviendra le roi Louis-Philippe apr\u00e8s la r\u00e9volution de juillet 1830.<br \/>\n&#8211; En 1824, le voil\u00e0 install\u00e9 avec sa m\u00e8re 53 rue du Faubourg Saint-Denis (2e \u00e9tage sur la rue), jusqu&rsquo;\u00e0 d\u00e9but 1829. Son premier succ\u00e8s dramatique date de 1829, avec <em>Henri III et sa cour<\/em>, jou\u00e9 \u00e0 la Com\u00e9die fran\u00e7aise et qui pr\u00e9figure <em>Hernani<\/em> et sa bataille, un an plus tard.<br \/>\n&#8211; Ce succ\u00e8s lui permet d&#8217;emm\u00e9nager, seul, 25 rue de l&rsquo;Universit\u00e9 (4e \u00e9tage), o\u00f9 il vit jusqu&rsquo;\u00e0 1831. Trois de ses fen\u00eatres donnent sur la rue du Bac. \u00c0 cette \u00e9poque, il loue aussi une chambre (sans doute 7 rue de S\u00e8vres) pour y retrouver M\u00e9lanie de Waldor.<br \/>\n&#8211; Il habite un 3e \u00e9tage du 40 rue Saint-Lazare en 1831-33. C&rsquo;est en fait le magnifique square d&rsquo;Orl\u00e9ans, dont l&rsquo;entr\u00e9e se trouve \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque 34-36 et 40 rue Saint-Lazare (entr\u00e9e actuelle : par le 80 rue Taitbout). Dumas organise ici, le 30 mars 1833, un fastueux bal costum\u00e9.<br \/>\n&#8211; Le voil\u00e0 30 rue Bleu de 1833 \u00e0 1837, et au 4e \u00e9tage du 22 rue de Rivoli, entre 1838 et 1840.<br \/>\n&#8211; Ensuite, jusqu&rsquo;en 1843, il r\u00e9side \u00e0 Florence. Lorsqu&rsquo;il est de passage \u00e0 Paris, il descend sans doute \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de Paris, 109 rue de Richelieu.<br \/>\n&#8211; En 1843-44, son adresse est le 45 rue du Mont-Blanc (devenue de la Chauss\u00e9e-d&rsquo;Antin), puis le 10 rue Joubert jusqu&rsquo;\u00e0 1847.<br \/>\n&#8211; Entre 1845 et 1848, il s\u00e9journe \u00e9galement beaucoup \u00e0 Saint-Germain-en-Laye, dans une villa lou\u00e9e rue M\u00e9dicis, puis au ch\u00e2teau de Monte-Cristo, qu&rsquo;il fait sortir de terre mais n&rsquo;habite qu&rsquo;entre mi-1847 et d\u00e9but 1848.<br \/>\n<br \/><em>Les Trois mousquetaires<\/em> viennent d&rsquo;inaugurer une longue lign\u00e9e de best-sellers en 1844. Jusque l\u00e0, Dumas n&rsquo;avait \u00e9crit que du th\u00e9\u00e2tre &#8211; il continuera jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort -, une \u00e9cole efficace pour apprendre \u00e0 tailler collectivement des \u009cuvres pour le succ\u00e8s : lorsqu&rsquo;une pi\u00e8ce ne pla\u00eet pas, on la r\u00e9\u00e9crit \u00e0 plusieurs dans la nuit pour qu&rsquo;elle plaise le lendemain.<br \/>\n<br \/>En 1845 sont publi\u00e9es treize \u009cuvres, dont <em>Vingt ans apr\u00e8s, Le Comte de Monte-Cristo, La Dame de Monsoreau, Le Chevalier de Maison-Rouge, La Reine Margot<\/em>\u0085 !<br \/>\n&#8211; A partir de 1848, Dumas redevient parisien, d&rsquo;abord au 3 cit\u00e9 Tr\u00e9vise puis 7 av. Frochot en 1850-51. En m\u00eame temps, il loue un appartement au 4e \u00e9tage du 96 bd Beaumarchais pour l&rsquo;accueillir avec sa ma\u00eetresse Isabelle Constant.<br \/>\n&#8211; De 1851 \u00e0 1853, c&rsquo;est l&rsquo;exil \u00e0 Bruxelles pour fuir des cr\u00e9anciers qui, depuis le ruineux ch\u00e2teau de Monte-Cristo et les dures cons\u00e9quences de la r\u00e9volution de 1848 sur les succ\u00e8s de Dumas au th\u00e9\u00e2tre, se font tr\u00e8s actifs.<br \/>\n&#8211; Il r\u00e9int\u00e8gre Paris, \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel Louvois, fin 1853. Il installe en m\u00eame temps les bureaux de son journal <em>Le Mousquetaire<\/em> dans une aile face au restaurant La Maison d&rsquo;or, 1 rue Laffitte. Il a un logement au-dessus, au 3e \u00e9tage.<br \/>\n&#8211; Il continue de d\u00e9m\u00e9nager : 77 rue d&rsquo;Amsterdam, de 1854 \u00e0 1859, 11 rue de Vintimille en 1859.<br \/>\n&#8211; Ensuite, jusqu&rsquo;au d\u00e9but 1864, il vit \u00e0 Naples, o\u00f9 il s&rsquo;engage aux c\u00f4t\u00e9s de Garibaldi.<br \/>\n&#8211; Ses derni\u00e8res adresses parisiennes sont le 112 rue de Richelieu (1864), le 185 rue Saint- Honor\u00e9 (1864-66), le 70 rue Saint-Lazare (1865) et le 79 (devenu 107) bd Malesherbes, au quatri\u00e8me \u00e9tage, de 1866 \u00e0 1870.<br \/>\n&#8211; \u00c0 l&#8217;emplacement de l&rsquo;entr\u00e9e principale de la station de m\u00e9tro R\u00e9publique (angle de la rue du Faubourg du Temple et du bd du Temple qui, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, traverse du nord au sud ce qui va devenir la place de la R\u00e9publique), se trouvait le Th\u00e9\u00e2tre Historique de 2000 places cr\u00e9\u00e9 par Dumas en 1847, o\u00f9 il r\u00e9ussit un jour \u00e0 soutenir l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de son public neuf heures d&rsquo;affil\u00e9e\u0085 et qui contribue \u00e0 la faillitte qui l&rsquo;exile \u00e0 Bruxelles (ce th\u00e9\u00e2tre sera ensuite le Th\u00e9\u00e2tre Lyrique).<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>Dumas est originaire de Villers-Cotter\u00eats. Il a \u00e9galement v\u00e9cu au ch\u00e2teau de Monte-Cristo \u00e0 Port-Marly.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\n<br \/><a href=\"http:\/\/www.dumaspere.com\">Le site de la Soci\u00e9t\u00e9 des Amis d&rsquo;Alexandre Dumas<\/a>. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Mes M\u00e9moires<\/em> et <em>Quid Dumas<\/em> par Claude Schopp. Editions Bouquins-Laffont.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Il y a une chose que je ne sais pas faire : c&rsquo;est un livre ou un drame [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[18,32,17],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}