{"id":583,"date":"2006-01-14T09:58:13","date_gmt":"2006-01-14T08:58:13","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/14\/le-theatre-bobino\/"},"modified":"2006-01-14T09:58:13","modified_gmt":"2006-01-14T08:58:13","slug":"le-theatre-bobino","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/14\/le-theatre-bobino\/","title":{"rendered":"Le Th\u00e9\u00e2tre Bobino"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Vu par Charles Monselet dans <em>Le Petit Paris<\/em>.<\/p>\n<p>O\u00f9 l&rsquo;on pouvait voire et entendre des pi\u00e8ces immortelles comme :<br \/>\n<em>V&rsquo;lan \u00e7a y est, Tire-toi d&rsquo;l\u00e0, Paris qui danse<\/em> !<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait un th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;\u00e9tudiants qui \u00e9tait tenu par un nomm\u00e9 Bobineau, directeur, souffleur, acteur et aboyeur \u00e0 la porte.<br \/>\nLe prix des places variait de 8 \u00e0 16 sous.<br \/>\nLe th\u00e9\u00e2tre pr\u00e9sent sous la restauration ferma ses portes \u00e0 la fin du second empire. Harles Monselet en donne une superbe description.<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\n<em>\u00ab\u00a0Le spectacle des petites fortunes\u00a0\u00bb<\/em>[[Paul Delvau, je crois ? (on ne pr\u00eate qu&rsquo;aux riches).]]<\/p>\n<p><em>Par Bernard Vassor<\/em><\/p>\n<p>EXTRAITS :<\/p>\n<p><em>Ceux de ma g\u00e9n\u00e9ration se souviennent  encore de ce petit \u00e9difice situ\u00e9 \u00e0 deux pas d&rsquo;une des portes du jardin du Luxembourg, dans la rue de Fleurus, o\u00f9 se balancent quelques arbres oubli\u00e9s ou tol\u00e9r\u00e9s, gaiet\u00e9 des pav\u00e9s.<br \/>\nC&rsquo;\u00e9tait en face de ces arbres le Th\u00e9\u00e2tre de Bobino.<br \/>\nLa fa\u00e7ade, qui affectait un petit air de temple, \u00e9tait d\u00e9cor\u00e9e de bas-reliefs mythologiques, et de deux bustes qui devaient bien \u00eatre Racine et Lafontaine.<br \/>\nAu devant de cette fa\u00e7ade, un modeste parterre o\u00f9 fleurissait quelques lilas. Et tout cela gentil, calme et amusant. Le caf\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9.(&#8230;)<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;\u00e9tait pas que Bobino f\u00fbt un th\u00e9\u00e2tre merveilleux. De mon temps, il \u00e9tait \u00e9clair\u00e9 avec des quinquets. Je n&rsquo;ai jamais pu d\u00e9finir ce qu&rsquo;on y jouait : c&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre des vaudevilles, c&rsquo;\u00e9tait peut- \u00eatre des drames, tout ce que je sais, c&rsquo;est que plusieurs de nous-des sournois de cabinets de lecture- s&rsquo;aventuraient \u00e0 porter des pi\u00e8ces \u00e0 Bobino. Th\u00e9odore Barri\u00e8re a commenc\u00e9 de la sorte. Le directeur avait une robe de chambre.<\/p>\n<p>(&#8230;)Une fois plac\u00e9, on s&rsquo;interpellait d&rsquo;une loge \u00e0 l&rsquo;autre ; on enjambait les banquettes. La marchande (Henriette) allait et criait : \u00bbOrgat, limonade, sucre d&rsquo;orge ! \u00bb.<br \/>\nEcoutions nous les pi\u00e8ces de Bobino ? Je ne m&rsquo;en souviens plus gu\u00e8re ; nous nous contentions de r\u00e9p\u00e9ter en c\u009cur les refrains des couplets.<\/p>\n<p>(&#8230;)\tLes actrices avaient leurs partisans : elles \u00e9taient parfois jolies, avec le talent du diable.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le spectacle, on soupait souvent les commencements du mois chez Dagneau ou chez Pinson, les autres jours \u00e0 partir du dix, dans nos chambres, tout modestement. Un p\u00e2t\u00e9 pris chez le charcutier, quelques bouteilles sous le bras, on montait l&rsquo;escalier en chantant.(&#8230;)<\/p>\n<p>Mes souvenirs de Bobino m&rsquo;entra\u00eenent malgr\u00e9 moi. Je c\u00e8de \u00e0 la ronde des regrets, aussi fascinante que la ronde de Willis. Que veux-tu ! on s&rsquo;attache \u00e0 des choses, \u00e0 des murs, \u00e0 des herbes&#8230;<\/em>.<\/p>\n<p>Nicholas Brasier  (1783-1838): <em>Chroniques des Petits Th\u00e9atres<\/em>, Rouveyre et Blond 1883.  Bobino est cit\u00e9 page 433.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vu par Charles Monselet dans Le Petit Paris. O\u00f9 l&rsquo;on pouvait voire et entendre des pi\u00e8ces immortelles comme [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/583"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=583"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/583\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}