{"id":587,"date":"2006-05-08T09:47:06","date_gmt":"2006-05-08T07:47:06","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/05\/08\/prosper-merimee-a-paris-et-ailleurs\/"},"modified":"2006-05-08T09:47:06","modified_gmt":"2006-05-08T07:47:06","slug":"prosper-merimee-a-paris-et-ailleurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/05\/08\/prosper-merimee-a-paris-et-ailleurs\/","title":{"rendered":"Prosper M\u00e9rim\u00e9e \u00e0 Paris et ailleurs"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1942\" aria-describedby=\"caption-attachment-1942\" style=\"width: 340px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1942\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_chabanais1def.jpg\" alt=\"1 rue Chabanais.\" title=\"1 rue Chabanais.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"340\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_chabanais1def.jpg 340w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_chabanais1def-232x300.jpg 232w\" sizes=\"(max-width: 340px) 94vw, 340px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1942\" class=\"wp-caption-text\">1 rue Chabanais.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab Nos rouges ont re\u00e7u une racl\u00e9e solide et les badauds quelques \u00e9claboussures qui les obligeront \u00e0 l&rsquo;avenir \u00e0 se tenir tranquilles chez eux. \u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>M\u00e9rim\u00e9e, lettre \u00e0 un ami, 10 d\u00e9cembre 1851.<\/p>\n<p>Romantique ou r\u00e9aliste ? Historien ou romancier ? Bonapartiste ou lib\u00e9ral ? S\u00e9rieux ou ironique ? M\u00e9rim\u00e9e est un peu de tout cela, sans l&rsquo;\u00eatre tout \u00e0 fait. Il s&rsquo;est lui-m\u00eame forg\u00e9 une image d&rsquo;amateur en litt\u00e9rature en appelant \u00e0 tort \u00ab\u00a0petites dr\u00f4leries\u00a0\u00bb ses activit\u00e9s d&rsquo;\u00e9criture.<br \/>\n<br \/>Quelques choses sont s\u00fbres, tout de m\u00eame.<br \/>\n<br \/>Il poss\u00e8de quelques traits bien romantiques : le go\u00fbt pour le voyage (mais aussi en Espagne et en Corse, pas seulement en Europe du nord), son go\u00fbt pour les femmes (qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9pouse jamais), son go\u00fbt pour l&rsquo;histoire : marchant dans les pas de Walter Scott, il est, dans les ann\u00e9es 1820 avec Vigny et Ludovic Vitet, un des premiers auteurs de romans historiques.<br \/>\n<br \/>Il est mondain et court apr\u00e8s les honneurs, ce qui l&rsquo;\u00e9loignera peu \u00e0 peu de Stendhal.<br \/>\n<br \/>Enfin, on lui doit parmi les plus belles nouvelles de la langue fran\u00e7aise, ainsi que, tout le monde le sait, le sauvetage de moult monuments historiques.<\/p>\n<p>Ses adresses parisiennes sont les suivantes :<br \/>\n&#8211;\til na\u00eet en 1803 au n\u00b07 Carr\u00e9 de Sainte-Genevi\u00e8ve, en face de l&rsquo;\u00e9glise Saint-\u00c9tienne-du-Mont, d&rsquo;un p\u00e8re professeur de dessin \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole polytechnique (puis secr\u00e9taire de l&rsquo;\u00c9cole des Beaux-Arts), et d&rsquo;une m\u00e8re artiste.<br \/>\n&#8211;\tle 10 rue Saint-Dominique d&rsquo;Enfer (rue Royer-Collard) en 1806.<br \/>\n&#8211;\t45 rue des Postes (rue Lhomond) en 1807.<br \/>\n&#8211;\t12 rue des Postes en 1808. Il est \u00e9l\u00e8ve en 1811 au lyc\u00e9e Henri IV (alors lyc\u00e9e Napol\u00e9on), 23 rue Clovis.<br \/>\n&#8211;\t19 place de l&rsquo;Estrapade en 1814. Son p\u00e8re est professeur au lyc\u00e9e Henri IV.<br \/>\n&#8211;\t25 rue Neuve Sainte-Genevi\u00e8ve en 1816.<br \/>\n&#8211;\t14-16 rue des Petits-Augustins (rue Bonaparte &#8211; dans l&rsquo;\u00e9cole des Beaux-Arts) en 1820. La famille Hugo vit ici au m\u00eame moment.<br \/>\n&#8211;\t20 rue des Marais Saint-Germain (Visconti) en 1836.<br \/>\n&#8211;\t10 rue des Beaux-Arts 1838 (dans l&rsquo;immeuble o\u00f9 La Revue des Deux-Mondes a son si\u00e8ge entre 1834 et 1845).<br \/>\n&#8211;\t18 rue Jacob en 1847.<br \/>\n&#8211;\t52 rue de Lille 1852-1870 (la maison a br\u00fbl\u00e9 lors de la Commune). <\/p>\n<figure id=\"attachment_1943\" aria-describedby=\"caption-attachment-1943\" style=\"width: 330px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1943\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_Merimee25tournefort1def.jpg\" alt=\"M\u00e9rim\u00e9e a log\u00e9 25 rue Tournefort en 1820 (plaque).\" title=\"M\u00e9rim\u00e9e a log\u00e9 25 rue Tournefort en 1820 (plaque).\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"330\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_Merimee25tournefort1def.jpg 330w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/jpg_Merimee25tournefort1def-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 330px) 94vw, 330px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1943\" class=\"wp-caption-text\">M\u00e9rim\u00e9e a log\u00e9 25 rue Tournefort en 1820 (plaque).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Outre ses lieux de vie, certains salons litt\u00e9raires de la Restauration sont pour M\u00e9rim\u00e9e, comme pour son ami Stendhal de vingt ans son a\u00een\u00e9, un v\u00e9ritable \u00ab\u00a0chez-soi\u00a0\u00bb, davantage que les domiciles de ses parents avec qui il habite jusqu&rsquo;au d\u00e9c\u00e8s de sa m\u00e8re en 1852.<\/p>\n<p>L&rsquo;un des plus int\u00e9ressants existe encore rue Chabanais, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue des Petits-Champs. Dans les ann\u00e9es 1820, Etienne-Jean Del\u00e9cluze &#8211; \u00e9l\u00e8ve de David, puis critique d&rsquo;art et \u00e9crivain[[Ses nombrilistes <em>Souvenirs de soixante ann\u00e9es<\/em> parus en 1862 sont une pr\u00e9cieuse source d&rsquo;information sur l&rsquo;\u00e9poque. Sainte-Beuve dira de Del\u00e9cluze : <em>\u00ab\u00a0On finit par s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 lui avec lui.\u00a0\u00bb<\/em>]] &#8211; re\u00e7oit le dimanche \u00e0 deux heures dans son \u00ab grenier \u00bb les jeunes plumes du <em>Globe<\/em>[[<em>Le Globe<\/em>, bas\u00e9 6 rue Monsigny, est cr\u00e9\u00e9 en 1824 sous l&rsquo;impulsion de Pierre Leroux et dirig\u00e9 par Paul Dubois. Le jeune Sainte-Beuve y collabore. Le journal, auquel M\u00e9rim\u00e9e participe aussi, devient un organe du \u00ab romantisme \u00bb, dont un de ses r\u00e9dacteurs, Th\u00e9odore Jouffroy, pr\u00e9cise la d\u00e9finition : c&rsquo;est \u00ab la libert\u00e9 de penser en mati\u00e8re de litt\u00e9rature \u00bb.]]. Ludovic Vitet, Sainte-Beuve, Stendhal, M\u00e9rim\u00e9e, Paul-Louis Courier, etc. y con\u00e7oivent un \u00ab\u00a0romantisme r\u00e9aliste\u00a0\u00bb qui cherche un compromis avec le classicisme et s&rsquo;oppose \u00e0 l&#8217;emphase hugolienne. M\u00e9rim\u00e9e et Stendhal y testent leurs premi\u00e8res oeuvres. Le c\u00e9nacle de Del\u00e9cluze est l&rsquo;anti-c\u00e9nacle de l&rsquo;Arsenal.<\/p>\n<p>Dans ces ann\u00e9es-l\u00e0, M\u00e9rim\u00e9e fr\u00e9quente aussi d&rsquo;autres salons, dans lesquels, comme chez Del\u00e9cluze, il est souvent introduit par Stendhal : celui du beau-fr\u00e8re de Del\u00e9cluze, Emmanuel Viollet-le-Duc (p\u00e8re de l&rsquo;architecte) ; celui du naturaliste Cuvier (47 rue Cuvier), avide d&rsquo;honneurs.<\/p>\n<p>D\u00e9marr\u00e9e presque au m\u00eame moment que celles de Hugo, Balzac et Dumas, la vie de M\u00e9rim\u00e9e traverse les grands moments du XIXe si\u00e8cle jusqu&rsquo;\u00e0 la Commune : la Restauration, la Monarchie de Juillet, la IIe R\u00e9publique et le Second Empire.<\/p>\n<p>Il poursuit des \u00e9tudes de droit, apprend l&rsquo;anglais, l&rsquo;espagnol, le grec et la philosophie. Il obtient sa licence de droit en 1823. Son activit\u00e9 principale est litt\u00e9raire jusqu&rsquo;\u00e0 son entr\u00e9e dans la fonction publique en 1831.<br \/>\n<br \/>Apr\u00e8s avoir con\u00e7u plusieurs pi\u00e8ces, il publie son premier livre en 1825 : <em>Le Th\u00e9\u00e2tre de Clara Gazul<\/em>, plaidoyer hispanisant pour le th\u00e9\u00e2tre romantique et l&rsquo;esprit des Lumi\u00e8res publi\u00e9 sous un nom d&#8217;emprunt. Clara Gazul est une actrice espagnole qu&rsquo;il a invent\u00e9e, et sa supercherie d\u00e9couverte lui vaut une petite renomm\u00e9e dans les salons parisiens.<br \/>\n<br \/>Puis, en 1827, <em>La Guzla<\/em>, recueil de ballades pr\u00e9tend\u00fbment populaires dont il est en r\u00e9alit\u00e9 l&rsquo;auteur et dans lesquelles il introduit une bonne dose de fantastique. Suivent des sc\u00e8nes f\u00e9odales, un drame et, en 1829, la <em>Chronique du temps de Charles IX<\/em>, roman historique qui rencontre un beau succ\u00e8s de librairie ainsi que <em>Mateo Falcone<\/em>, sa premi\u00e8re nouvelle. Elle ne fait que dix pages et annonce l&rsquo;\u00e9conomie de moyens dont il va faire preuve dans toutes ses nouvelles. \u00abJe hais les d\u00e9tails inutiles, et d&rsquo;ailleurs je ne me crois pas oblig\u00e9 de dire au lecteur tout ce qu&rsquo;il peut facilement imaginer\u00bb, d\u00e9clare t-il dans <em>La Chambre bleue<\/em>. Priorit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;action et \u00e0 la phrase courte.<\/p>\n<p>Il visite l&rsquo;Espagne en 1830 comme un curieux assoiff\u00e9 d&rsquo;art, d&rsquo;histoire et d&rsquo;architecture. Il s&rsquo;y rend au moins six fois entre 1830 et 1864 et y est accueilli par la comtesse de Montijo, m\u00e8re d&rsquo;Eug\u00e9nie, qui \u00e9pousera Louis-Napol\u00e9on Bonaparte en 1853. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il se trouve lorsque se produit \u00e0 Paris la r\u00e9volution de juillet 1830. Le nouveau r\u00e9gime de Louis-Philippe est plus \u00e0 son go\u00fbt que celui de la Restauration. Alors que Vitet devient le premier inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des Monuments historiques et que Stendhal entre dans le corps diplomatique, M\u00e9rim\u00e9e est nomm\u00e9 en 1831 (gr\u00e2ce aux relations de son p\u00e8re) au secr\u00e9tariat g\u00e9n\u00e9ral de la Marine (son bureau est 26 rue de Varennes) puis chef du cabinet du ministre du Commerce (cousin de Stendhal), bient\u00f4t ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur.<br \/>\n<br \/>Ces ann\u00e9es sont &#8211; telles qu&rsquo;il les qualifie lui-m\u00eame &#8211; les \u00ab\u00a0ann\u00e9es d&rsquo;un vaurien\u00a0\u00bb. Il est travailleur tr\u00e8s appliqu\u00e9, ne manque pas de critiquer les d\u00e9fauts des fonctionnaires et passe le reste de son temps en de chaudes soir\u00e9es avec des jeunes femmes et ses amis Delacroix, Musset, etc.<\/p>\n<p>En 1834, il succ\u00e8de \u00e0 Vitet en tant qu&rsquo;inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des Monuments historiques. Il n&rsquo;est pas historien mais va se former au contact de Vitet et sur le terrain.<br \/>\n<br \/>Ses voyages \u00e0 travers la France (qu&rsquo;il ralentit \u00e0 partir de 1852 pour laisser place \u00e0 une vie mondaine plus importante) s&rsquo;op\u00e8rent dans des conditions mat\u00e9rielles qui sont souvent loin d&rsquo;\u00eatre privil\u00e9gi\u00e9es. Il en tire des r\u00e9cits pleins de bonheur pour le lecteur, o\u00f9 le mot voyage rime avec histoire.<br \/>\n<br \/>Ses d\u00e9placements inspirent d&rsquo;ailleurs ses trois grandes nouvelles des ann\u00e9es 1837-1845, <em>La V\u00e9nus d&rsquo;Ille<\/em> (qu&rsquo;il estime \u00eatre son chef-d&rsquo;&#339;uvre), <em>Colomba<\/em> et <em>Carmen<\/em> &#8211; trois figures f\u00e9minines appel\u00e9es \u00e0 une belle post\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Il fait appel en 1840 au jeune Eug\u00e8ne Viollet-le-Duc pour restaurer l&rsquo;\u00e9glise de la Madeleine de V\u00e9zelay. C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une collaboration qui durera jusqu&rsquo;\u00e0 la mort de M\u00e9rim\u00e9e en 1870.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 ses choix politiques, la famille imp\u00e9riale est \u00e0 ses yeux ce qu&rsquo;il explique \u00e0 Victor Cousin dans une lettre du 13 ao\u00fbt 1865: <em>\u00ab\u00a0des gens<\/em> [qu&rsquo;il] <em>respecte peu, mais<\/em> [qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;]<em>emp\u00eacher d&rsquo;aimer\u00a0\u00bb<\/em>. La m\u00e8re d&rsquo;Eug\u00e9nie est devenue sa confidente. Elle lui apprend aussi le fait divers dont il tire <em>Carmen<\/em>. Une fois pass\u00e9 le mariage imp\u00e9rial, Napol\u00e9on III souhaite garder ses distances avec la famille d&rsquo;Eug\u00e9nie et M\u00e9rim\u00e9e est en quelque sorte l&rsquo;agent sp\u00e9cial \u00e0 la cour de la m\u00e8re de l&rsquo;imp\u00e9ratrice.<br \/>\n<br \/>Sa pr\u00e9sence est appr\u00e9ci\u00e9e lors des s\u00e9jours imp\u00e9riaux au ch\u00e2teau de Compi\u00e8gne, o\u00f9 il joue un r\u00f4le d&rsquo;amuseur public pour contrebalancer l&rsquo;autorit\u00e9 que sa fonction lui donne.<\/p>\n<p>M\u00e9rim\u00e9e fr\u00e9quente les salons de la Princesse Mathilde et de la Comtesse de Beaumont. Apr\u00e8s l&rsquo;Acad\u00e9mie des inscriptions et belles-lettres o\u00f9 il est \u00e9lu en 1843 et l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, qui l&rsquo;accueille en 1844, c&rsquo;est l&rsquo;apoth\u00e9ose avec sa nomination de s\u00e9nateur \u00e0 vie en 1853. <\/p>\n<p>Les vingt ann\u00e9es que dure le Second Empire le voient peu produire de nouvelles et de romans. Le r\u00e9alisme qui succ\u00e8de au romantisme n&rsquo;est pas trop son style. Son grand amour avec Valentine Delessert s&rsquo;\u00e9teint aussi, et l&rsquo;inspire moins. Il y a aussi que la Russie l&rsquo;occupe davantage. Il rencontre Pouchkine et se lie avec Tourgueniev. Il les traduit tous deux \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la Russie est peu appr\u00e9ci\u00e9e du public fran\u00e7ais.<br \/>\nIl \u00e9crit \u00e9galement sur l&rsquo;histoire de ce pays, riche de ce qu&rsquo;il aime : des \u00e9pisodes merveilleux ou terribles, des princes cruels et des imposteurs.<\/p>\n<p>Il laisse derri\u00e8re lui un roman, dix-huit nouvelles, des po\u00e9sies, quelques contes et pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre. Entr\u00e9 en litt\u00e9rature dans les ann\u00e9es 1820 au moment o\u00f9, apr\u00e8s le Premier Empire, chacun voyait l&rsquo;histoire en marche et s&rsquo;y plongeait[[Sur 5719 ouvrages publi\u00e9s en 1829, 736 rel\u00e8vent de l&rsquo;histoire, 708 de la religion, 463 de la po\u00e9sie, 308 du drame (<em>Ces Imb\u00e9ciles croyants de libert\u00e9<\/em>, p. 46).]], M\u00e9rim\u00e9e en a fait le centre de ses pr\u00e9occupations en croisant des genres, voulant \u00e0 la fois \u00ab\u00a0faire vrai\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0faire peur\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Sources :<br \/>\n<br \/>www.merimee.culture.fr,<br \/>\n<br \/><em>Stendhal ou Monsieur Moi-m\u00eame<\/em>. Michel Crouzet. Flammarion,<br \/>\n<br \/><em>Ces Imb\u00e9ciles croyants de libert\u00e9<\/em>. Michel Orcel, Fran\u00e7ois Boddaert, \u00e9ditions Hatier,<br \/>\n<br \/>Balade en Oise. Editions Alexandrines.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Nos rouges ont re\u00e7u une racl\u00e9e solide et les badauds quelques \u00e9claboussures qui les obligeront \u00e0 l&rsquo;avenir [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1942,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[31,19],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=587"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1942"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}