{"id":59,"date":"2003-08-14T19:46:33","date_gmt":"2003-08-14T17:46:33","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas-fils\/"},"modified":"2003-08-14T19:46:33","modified_gmt":"2003-08-14T17:46:33","slug":"alexandre-dumas-fils","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas-fils\/","title":{"rendered":"Alexandre Dumas Fils"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab\u00a0Toute litt\u00e9rature qui n&rsquo;a pas en vue la perfectibilit\u00e9, la moralisation, l&rsquo;id\u00e9al, l&rsquo;utile, en un mot, est une litt\u00e9rature rachitique.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Dumas Fils a sa place dans les manuels de litt\u00e9rature au chapitre \u00ab\u00a0\u00e9crivains moralisateurs\u00a0\u00bb. Mais sa vie et ses \u009cuvres ne t\u00e9moignent pas d&rsquo;une morale \u00e0 toute \u00e9preuve. C&rsquo;est un Dumas. <\/p>\n<p>C&rsquo;est un Dumas, et il a le style dans le sang.<\/p>\n<p>Alexandre na\u00eet en 1824 1 place des Italiens, devenue Boieldieu depuis (plaque). Sa m\u00e8re, Laure Labay, \u00e9tait la voisine de palier de son p\u00e8re &#8211; qu&rsquo;on ne pr\u00e9sentera pas.<br \/>\n<br \/>La vie aventureuse de ce dernier (qui ne reconna\u00eet son fils qu&rsquo;en 1831) ne lui permet d&rsquo;abord gu\u00e8re d&rsquo;\u00e9lever Alexandre. En 1831, il est pensionnaire de l&rsquo;institution Vauthier, rue de la Montagne-Sainte-Genevi\u00e8ve, puis en 1833 de la pension Saint-Victor, rue Blanche, puis en 1838 de la pension H\u00e9non, 16 rue de Courcelles. Malgr\u00e9 un nom prestigieux (mais port\u00e9 seulement \u00e0 partir de sa septi\u00e8me ann\u00e9e, et non partag\u00e9 par sa m\u00e8re), son enfance n&rsquo;est pas rose. Son \u00e9tat de fils naturel lui vaut les moqueries de ses camarades. Et il en voudra toujours \u00e0 son p\u00e8re d&rsquo;avoir abandonn\u00e9 sa m\u00e8re et de voler en permanence de ma\u00eetresse en ma\u00eetresse (\u00e0 quarante ans, alors qu&rsquo;il va se marier, il tentera m\u00eame&#8230; de marier ses parents r\u00e9concili\u00e9s, mais sa m\u00e8re s&rsquo;y refusera&#8230;). <\/p>\n<p>\u00c0 17 ans, Alexandre \u00e9crit ses premiers vers. Il commence \u00e0 accompagner son p\u00e8re dans ses projets th\u00e9\u00e2traux et ses voyages. En 1845-46, ils habitent ensemble \u00e0 la villa M\u00e9dicis \u00e0 Saint-Germain-en-Laye et 10 rue Joubert \u00e0 Paris. <\/p>\n<p>Le succ\u00e8s ne tarde pas \u00e0 le gagner lui aussi, avec <em>La Dame aux cam\u00e9lias<\/em> publi\u00e9e en 1848 et qui devient pi\u00e8ce en 1852. Un an plus tard, Piave et Verdi en font <em>La Traviata<\/em>. L&rsquo;histoire s&rsquo;inspire de celle de Marie Duplessis, ma\u00eetresse de Dumas Fils en 1844-45. Elle se nomme r\u00e9ellement Alphonsine Plessis et d\u00e9c\u00e8de en 1847, \u00e0 vingt-trois ans, 11 boulevard de la Madeleine. Dans la fiction, Marguerite Gautier est une courtisane au grand c\u009cur, qui meurt de n&rsquo;avoir pu ma\u00eetriser les effets de la passion. <\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1850 environ, fils et p\u00e8re cessent de vivre ensemble. <\/p>\n<p>De 1862 \u00e0 sa mort en 1895, Dumas Fils r\u00e9side dans un h\u00f4tel 98 avenue de Villiers.<br \/>\n<br \/>En 1884, il h\u00e9rite d&rsquo;Adolphe de Leuven (initiateur litt\u00e9raire et coauteur de son p\u00e8re) d&rsquo;une propri\u00e9t\u00e9 qui existe toujours 1 bis rue Champflour \u00e0 Marly-le-Roi. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il d\u00e9c\u00e8de le 28 novembre 1895.<br \/>\n<br \/>Il est \u00e0 plusieurs reprises un h\u00f4te de George Sand \u00e0 Nohant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Toute litt\u00e9rature qui n&rsquo;a pas en vue la perfectibilit\u00e9, la moralisation, l&rsquo;id\u00e9al, l&rsquo;utile, en un mot, est une [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=59"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=59"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=59"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=59"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}