{"id":592,"date":"2006-01-16T00:00:00","date_gmt":"2006-01-15T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/16\/la-maison-de-sante-de-la-rue-de-la-folie-mericourt\/"},"modified":"2006-01-16T00:00:00","modified_gmt":"2006-01-15T23:00:00","slug":"la-maison-de-sante-de-la-rue-de-la-folie-mericourt","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/16\/la-maison-de-sante-de-la-rue-de-la-folie-mericourt\/","title":{"rendered":"La maison de sant\u00e9 de la rue de la Folie-M\u00e9ricourt"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Chirurgien de la reine en 1678, du duc d&rsquo;Orl\u00e9ans en 1683  et du roi en 1687, apothicaire-\u00e9picier \u00e9tabli 2 rue Gu\u00e9n\u00e9gaud, il s&rsquo;\u00e9tait enrichi tr\u00e8s t\u00f4t gr\u00e2ce \u00e0 des recettes vol\u00e9es \u00e0 des confr\u00e8res et  \u00e0 son sens aigu  de la publicit\u00e9.<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\n<strong>Le g\u00e9nial charlatan<\/strong> <\/p>\n<p><em>Par Bernard Vassor<\/em><\/p>\n<p><strong>20 rue de la Folie-M\u00e9ricourt<\/strong>[[D&rsquo;apr\u00e8s Rochegude :  <em>A travers le vieux Paris<\/em>, Champion vers 1900, et d&rsquo;apr\u00e8s certains auteurs, face \u00e0 la rue Saint-S\u00e9bastien actuelle.]].<\/p>\n<p>Dans ses ouvrages, il ne manquait jamais de faire son autopromotion,  le type balzacien avant l&rsquo;heure du \u00ab<em>faiseur<\/em>\u00bb que bien des \u00ab <em>communicants<\/em> \u00bb d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ne manquent pas de parodier.<br \/>\n<br \/>Auteur de nombreuses \u00ab <em>d\u00e9couvertes<\/em> \u00bb, il d\u00e9voilait au public les secrets concernant la beaut\u00e9 et la sant\u00e9. Il exploitait toutes les infirmit\u00e9s en pr\u00e9tendant gu\u00e9rir : \u00ab\u00a0<em>les descentes, les maux v\u00e9n\u00e9riens, et g\u00e9n\u00e9ralement les maladies extraordinaires\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Son cabinet en ville sur le quai Gu\u00e9n\u00e9gaud, \u00e9tait \u00e9tabli tout pr\u00e8s du th\u00e9\u00e2tre de Moli\u00e8re !!! <\/p>\n<p>Mlle de Bl\u00e9gny sa m\u00e8re, directrice honoraire et perp\u00e9tuelle de la communaut\u00e9 des sages-femmes de Paris dirigeait l&rsquo;officine parisienne, qui pr\u00e9sentait cette annonce extraordinaire :<br \/>\n<br \/>\u00ab<em> Une personne solvable qui en conna\u00eet la vertu s&rsquo;oblige, quand on le veut, d&rsquo;en payer la valeur en l&rsquo;acquit des malades en cas qu&rsquo;ils ne gu\u00e9rissent pas, pourvu qu&rsquo;ils conviennent d&rsquo;en payer le double en cas de parfaite gu\u00e9rison \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>(Satisfait ou pas rembours\u00e9 !)<\/p>\n<p>La rue Folie-M\u00e9ricourt date du XVII\u00b0 si\u00e8cle, elle doit son nom \u00e0 une maison de campagne analogue \u00e0 la Folie Regnault.<br \/>\nAvant 1862, la queue de la rue Popincourt n&rsquo;\u00e9tait pas encore devenue la t\u00eate de la rue Folie-M\u00e9ricourt, entre celle d&rsquo;Oberkampf et le boulevard du Prince Eug\u00e8ne.<\/p>\n<p>Sa \u00ab petite maison \u00bb avec le jardin m\u00e9dicinal de <em>Pincourt<\/em> dans cette rue lui valu bien des ennuis. Il pratiquait principalement la chirurgie, mais ses comp\u00e9tences s&rsquo;\u00e9tendaient \u00e0 des cours d&rsquo;anatomie, de bandagisme et de le\u00e7ons sur les perruques.<\/p>\n<p>Imaginez, <em>loin des miasmes et de l&rsquo;atmosph\u00e8re vici\u00e9e de Paris,<\/em> en pleine campagne, o\u00f9 l&rsquo;air est particuli\u00e8rement pur, une vaste maison avec plusieurs corps de b\u00e2timents, un jardin de plantes m\u00e9dicinales, un labyrinthe et \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 des marais cultiv\u00e9s \u00e0 perte de vue. Dans le paysage, on apercevait \u00e7a et l\u00e0 quelques fermes isol\u00e9es, et sur une butte, un moulin \u00e0 vent venait rompre parfois la monotonie de l&rsquo;endroit.<\/p>\n<p>Les tarifs variaient entre 20 sols et 6 livres par jour. Un pavillon s\u00e9par\u00e9 recevait les femmes qui venaient y faire leur couches.<br \/>\n<br \/>Une biblioth\u00e8que avait \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9e pour les \u00e9l\u00e8ves, les chercheurs et les apothicaires, abondamment fournie en publications  du ma\u00eetre des lieux.<\/p>\n<p>Ce Bl\u00e9gny avait m\u00eame cr\u00e9e une soci\u00e9t\u00e9 acad\u00e9mique qui publiait des m\u00e9moires attaquant les autres m\u00e9decins. Ses ouvrages furent interdits en 1682. <\/p>\n<p>Ses escroqueries l&rsquo;on fait d\u00e9pouiller de ses charges en 1693. Emprisonn\u00e9 huit ans au ch\u00e2teau d&rsquo;Angers, il est mort en 1722.<\/p>\n<p>Vers 1880, des b\u00e2timents subsistaient entre l&rsquo;hospice et la rue Popincourt.<\/p>\n<p>Ses &#339;uvres :<br \/>\n<em>Le bon usage du th\u00e9, du caff\u00e9 et du Chocolat pour la pr\u00e9servation et la gu\u00e9rison des maladies<\/em>, o\u00f9 il explique que : \u00ab  <em>le caff\u00e9 calme les fi\u00e8vres, amaigrit les gens qui sont gras et fait engraisser ceux qui sont maigres.. \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Sources :<br \/>\n<br \/>Nicolas de Bl\u00e9gny : Le livre commode des adresses de Paris pour 1692 (pr\u00e9cieux almanach pour cette p\u00e9riode&#8230;),<br \/>\n<br \/>Archives biblioth\u00e8que inter-universitaire de pharmacie : Carton N \/Affaires concernant Nicolas de Bl\u00e9gny, m\u00e9decin du Roy.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chirurgien de la reine en 1678, du duc d&rsquo;Orl\u00e9ans en 1683 et du roi en 1687, apothicaire-\u00e9picier \u00e9tabli [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/592"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=592"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/592\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=592"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=592"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=592"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}