{"id":601,"date":"2006-01-05T21:48:00","date_gmt":"2006-01-05T20:48:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/05\/la-demolition-de-lhotel-de-la-place-saint-georges\/"},"modified":"2025-05-04T12:45:36","modified_gmt":"2025-05-04T10:45:36","slug":"la-demolition-de-lhotel-de-la-place-saint-georges","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/05\/la-demolition-de-lhotel-de-la-place-saint-georges\/","title":{"rendered":"La chute de la Maison Thiers (deuxi\u00e8me partie)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une plong\u00e9e dans le monde des lorettes, avec Rastignac, Delphine Goriot et Nucingen.<\/strong><\/p>\n<p class=\"post_excerpt\">Grisettes, Bredas, Lorettes, D\u00e9graf\u00e9es, Allong\u00e9es, Cam\u00e9lias, Linges, Torchons etc&#8230;<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\n<em>Par Bernard Vassor<\/em><\/p>\n<p>Toute cette agitation a attir\u00e9 parmi la foule quelques \u00abDiane Chasseresses\u00bb qui vont pouvoir se livrer \u00e0 leur coupable industrie, minaudant par ci, lan\u00e7ant des oeillades assassines aux manifestants par l\u00e0.<\/p>\n<p>On peut reconna\u00eetre dans toute \u00ab cette fange \u00bb, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue La Bruy\u00e8re, Juliette Rolland qui demeure avec la nomm\u00e9e Elisabeth Bidguin qu&rsquo;elle fait passer pour sa s\u009cur, au 45 rue Pigalle. Juliette, 31 ans, \u00e9tait ling\u00e8re \u00e0 Paris, Elisabeth en a 33, elle \u00e9tait couturi\u00e8re \u00e0 Bayonne. Devant les \u00e9curies Rothchild dans le bas de la rue Saint Georges num\u00e9ro 10, on reconna\u00eet Nathalie Bourdonnet, dite \u00ab madame Marcot \u00bb, qui demeure dans ses meubles 11 rue des Martyrs au 5\u00b0 \u00e9tage \u00e0 gauche. C&rsquo;est une prox\u00e9n\u00e8te de premier ordre, elle n&rsquo;a qu&rsquo;un petit appartement de 400 francs, elle n&rsquo;utilise que 2 petites pi\u00e8ces dans lesquelles du matin au soir, elle livre des jeunes filles aux hommes. Il y a 20 jours environ, un agent \u00e0 conduit au poste de police du 1 rue Br\u00e9da, une fillette d&rsquo;environ 10 ans. Il \u00e9tait 11 heures 30 du soir, rue Fontaine, elle avait \u00e9t\u00e9 vendue par sa m\u00e8re \u00e0 un prox\u00e9n\u00e8te qui s&rsquo;\u00e9tait \u00e9clips\u00e9 lors de l&rsquo;interpellation de la gamine. Les parents sont les \u00e9poux Canta Louis, ils habitent 50 rue Bonaparte.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1963\" aria-describedby=\"caption-attachment-1963\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1963\" title=\"Le soir du \" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_hotelthiersjourj.jpg\" alt=\"Le soir du \" width=\"500\" height=\"326\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_hotelthiersjourj.jpg 500w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_hotelthiersjourj-300x196.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 500px) 94vw, 500px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1963\" class=\"wp-caption-text\">Le soir du<\/figcaption><\/figure>\n<p>Nelly L\u00e9ontine Cugni\u00e8re est la ma\u00eetresse de Razoua. Elle habite 6 rue Mansart avec une nomm\u00e9e Rosa. Leur terrain de chasse est \u00abLe Rat Mort \u00bb o\u00f9 elles disposent d&rsquo;un cabinet particulier. Elles sont \u00e9galement des habitu\u00e9es du Casino-Cadet.<\/p>\n<p>Olivier M\u00e9tra attach\u00e9 comme chef d&rsquo;orchestre au Casino, est l&rsquo;amant de Rosa qui va avec le premier venu.<\/p>\n<p>Razoua est capitaine au 61\u00b0 bataillon, M\u00e9tra quand \u00e0 lui en est le tambour, au poste de la rue des Rosiers.<\/p>\n<p>Clotilde Bay, \u00e2g\u00e9e d&rsquo;environ 60 ans, accompagn\u00e9e de \u00ab ses filleules \u00bb, tient depuis 30 ans une maison de prostitution hors ligne au 75 rue Taitbout. Avant, elle ne recevait que des personnes ayant voiture, magistrats, fonctionnaires, riches financiers, mais par ces temps difficiles pour tout le monde, elle est bien oblig\u00e9e de rabattre ses pr\u00e9tentions et de se contenter du premier charcutier venu ! On croit m\u00eame que c&rsquo;est chez elle qu&rsquo;Alexandre Dumas fils a pris le sujet de sa pi\u00e8ce : \u00ab Le Demi-Monde \u00bb.<\/p>\n<p>Ernestine Vincent dite \u00ab La Bouch\u00e8re \u00bb ancienne modiste n\u00e9e \u00e0 Danmartin, demeure au 60 rue Pigalle apr\u00e8s avoir s\u00e9journ\u00e9 au 8 rue de Provence. Son surnom lui vient de ce qu&rsquo;elle \u00e9tait la caissi\u00e8re d&rsquo;un boucher,elle se livre \u00e0 la prostitution de mani\u00e8re \u00e9hont\u00e9e, et l\u00e8ve ses clients sur la voie publique !<\/p>\n<p>Rue Laferri\u00e8re, El\u00e9onore Copin, une tr\u00e8s jolie personne de 17 ans, qui se destinait au th\u00e9\u00e2tre et prenait des le\u00e7ons de d\u00e9clamation de la vieille Clinchamp 36 rue de Londres. Celle-ci l&rsquo;a habill\u00e9e et lui a procur\u00e9 des passes. Elle travaille furtivement, car la m\u00e8re Morell qui l&rsquo;avait aussi \u00abbrocant\u00e9e\u00bb est \u00e0 sa recherche, ainsi que la m\u00e8re maquerelle Vallet qui demeure au 50 rue Saint-Lazare. Mathilde Kauffman qui avait \u00e9t\u00e9 inscrite au dispensaire, entretenue longtemps par un nomm\u00e9 Legrand, journaliste connu des chefs de l&rsquo;administration pour avoir \u00abrendu des services\u00bb dans des temps difficiles&#8230; Il en rend encore aujourd&rsquo;hui !<br \/>\nAm\u00e9lie M\u00e9n\u00e9trier dite \u00ab Blanche \u00bbvit au 28 rue Fontaine Saint-Georges entretenue par un avocat, c&rsquo;est une Lorette qui fait un peu de prostitution clandestine. Elle n&rsquo;a pas une bonne sant\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Emma Mayenfisch<\/strong>, n\u00e9e \u00e0 Constance en Suisse, demeure <strong>46 rue Pigalle H\u00f4tel Magenta<\/strong>. Cette femme va chez toutes les filles entretenues et y exerce son industrie, chemin faisant, elle donne des rendez-vous \u00e0 des femmes qui lui ont \u00e9t\u00e9 demand\u00e9es. Elle demeure dans le garni <strong>passage Lafferi\u00e8re au 10 bis<\/strong>, qui en abrite bien d&rsquo;autres.<\/p>\n<p>Marie Goltz, n\u00e9e \u00e0 Saint-Petersbourg, r\u00e9side 9 rue Monthyon. Elle restait auparavant 1 bis rue Bleue, entretenue par un nomm\u00e9 Henri Appelis natif de Berlin, qui arrondit ses fins de mois en plumant les pigeons.<br \/>\nLa nomm\u00e9e Blanche Crosse, dans ses meubles 56 rue Notre Dame de Lorette, a droit \u00e0 l&rsquo;indulgence de la police. Elle peut amener chez elle des hommes qu&rsquo;elle va chercher dehors tous les jours.- \u00ab <em>Elle n&rsquo;est pas tr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;aise<\/em> \u00bb dit un policier compatissant dans son rapport :-\u00ab <em>Elle n&rsquo;a qu&rsquo;une seule domestique<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Une certaine Charnelz ou \u00ab madame Piquois \u00bb, c&rsquo;est une fille qui a v\u00e9cu plusieurs ann\u00e9es avec le fils Pligne Edouard, dont le p\u00e8re est un riche meunier, marchand de grains \u00e0 Brunoy.<\/p>\n<p>Elle a demeur\u00e9 25 rue Laffitte o\u00f9 son mobilier a \u00e9t\u00e9 vendu. Retir\u00e9e \u00e0 Montmartre, 2 rue L\u00e9onie (Henner), puis apr\u00e8s avoir d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 au num\u00e9ro 8, 3\u00b0\u00e9tage porte \u00e0 droite, elle paye 500 francs de loyer.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Pligne a d\u00e9pist\u00e9 son fils qui s&rsquo;\u00e9tait remis avec elle et l&rsquo;a fait partir pour l&rsquo;Espagne.<\/p>\n<p>Ce jeune homme a bien co\u00fbt\u00e9 quelque chose comme 300 000 francs \u00e0 son petit papa&#8230;<br \/>\n<strong>Sophie Grillan<\/strong>, dite madame <strong>Delorme<\/strong>, dite madame <strong>Berger<\/strong>, habite dans ses meubles <strong>25<\/strong> rue de la Chauss\u00e9e d&rsquo;Antin au premier au dessus de l&rsquo;entresol sur le devant auparavant elle \u00e9tait en garni au <strong>45<\/strong> m\u00eame rue. Sa conduite par trop scandaleuse la conduit pour de l&rsquo;argent \u00e0 se livrer \u00e0 tout ce qu&rsquo;on peut lui demander. C&rsquo;est une prox\u00e9n\u00e8te de premier ordre.<\/p>\n<p>Mademoiselle <strong>Luke<\/strong>. C&rsquo;est une femme qui a v\u00e9cu pendant plusieurs ann\u00e9es avec <strong>Lepelletier<\/strong>, secr\u00e9taire de Mr <strong>Fould<\/strong>, ministre de Napol\u00e9on III. Elle a eu deux fils qui ont \u00e9t\u00e9 au coll\u00e8ge avec ceux de Monsieur <strong>Mettetal,<\/strong> ancien chef de la premi\u00e8re division \u00e0 la pr\u00e9fecture de police.<br \/>\nDepuis son abandon par Lepelletier, elle \u00ab<em> fait<\/em> \u00bb des amants dont le jeune <strong>Bozan<\/strong> employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de Ville.<\/p>\n<p><strong>Catherine Caroline D<\/strong>ebaets, femme <strong>Midrighe<\/strong> n\u00e9e \u00e0 Gand, son mari est un graveur hollandais naturalis\u00e9 fran\u00e7ais. Elle habite <strong>13<\/strong> rue Montholon. Elle est surveill\u00e9e de pr\u00e8s comme \u00e9tant une escroqueuse. Elle ne vit qu&rsquo;en exer\u00e7ant le m\u00e9tier de <em>leveuse<\/em>.<\/p>\n<p><strong>F\u00e9licienne Maucourt<\/strong>, se dit artiste dramatique, est en garni au <strong>24 rue Fontaine<\/strong> Saint-Georges avec <strong>Florence Alphonsine Hebert.<\/strong> Elles sont engag\u00e9es dans un bordel de la rue de Bruxelles par la nomm\u00e9e <strong>Clara Berr<\/strong> demeurant <strong>15<\/strong> rue Saint-Lazare.C&rsquo;est une grosse femme charnue, cheveux bruns, front d\u00e9couvert, belles dents avec de grands yeux noirs. <em>C&rsquo;est une noceuse, une courreuse, sans amant, faisant des passes et du racolage<\/em>. Alphonsine Hebert est n\u00e9e \u00e0 Ingoville ( ?). Elle a la figure allong\u00e9e, les cheveux blonds un peu cr\u00e9pus et bien fournis, un nez bien fait, les yeux gris, le menton pointu, l&rsquo;air langoureux et malade.<\/p>\n<p><strong>H\u00e9l\u00e8ne Perron<\/strong>, 32 ans, native de Saint-Fargeau dans l&rsquo;Yonne, en garni au <strong>17<\/strong> rue des Mathurins avec une autre fille du nom de Picard. Ce sont des clandestines qui re\u00e7oivent au moins 10 hommes par jour au dire des voisins. <strong>La Jeanne Picard<\/strong>, est n\u00e9e \u00e0 Reims en 1840 elle se livre \u00e0 la prostitution clandestine et est n\u00e9anmoins entretenue.<br \/>\n<strong>Elisa Daubray<\/strong>, se faisant appeler \u00e9galement <strong>S\u00e9miramis<\/strong>, habite <strong>35<\/strong> rue d&rsquo;Amsterdam, on n&rsquo;a jamais pu conna\u00eetre son vrai nom. C&rsquo;est une femme entretenue qui sort tous les soirs pour trouver des hommes et les conduire dans des maisons de passe. Elle n&rsquo;a pas de maquereau !<\/p>\n<p><strong>Eug\u00e9nie Morlon<\/strong>, cette jeune fille se dit parente de l&rsquo;archev\u00eaque de Paris. De taille moyenne et bien prise, jolie brune aux yeux bleus, elle a la peau d&rsquo;une blancheur remarquable, elle a bon ton et est spirituelle. Elle a \u00e9t\u00e9 entretenue par Monsieur <strong>Ranson de Calhoun<\/strong>, secr\u00e9taire de la l\u00e9gation des Etats-Unis qui demeurait avec elle au <strong>33<\/strong> rue de la Madeleine. Elle r\u00e9side maintenant <strong>2 rue Laffitte,<\/strong> ou elle re\u00e7oit des hommes chaque jour diff\u00e9rents.<\/p>\n<p><strong>C\u00e9lestine Mangeot<\/strong>, native de l&rsquo;Yonne 32 ans demeurant <strong>31<\/strong> rue Cadet(?). Est entretenue par un jeune russe qui lui donne 400 francs par mois. Elle va au bal ainsi qu&rsquo;a la promenade le soir et ram\u00e8ne des hommes chez elle.<br \/>\n<strong>Elisa Ro<\/strong>che, 36 ans couturi\u00e8re demeurant <strong>2<\/strong> rue Fontaine Saint-Georges. C&rsquo;est une fille publique qui ne vit que de la prostitution. Elle distribue des cartes dans les bals. Enfin, elle fait \u00ab <em>la retape<\/em> \u00bb, et fait ses passes <strong>49<\/strong> rue Pigalle, elle conduit rarement des hommes chez elle.<br \/>\n<strong>Eug\u00e9nie Reyben<\/strong>, native de Saint Dizier Haute-Marne , demeure <strong>91<\/strong> rue Blanche au sixi\u00e8me \u00e9tage. Elle se dit \u00e9cuy\u00e8re, mais en fait elle ne vit que du produit qu&rsquo;elle trouve dans la d\u00e9bauche. Elle est blonde et tr\u00e8s jolie, va dans les bals et sur la voie publique \u00ab lever \u00bb des hommes. Le prix de la passe est de 20 francs.<\/p>\n<p><strong>C\u00e9cile Fauvin<\/strong>, artiste, figurante au th\u00e9\u00e2tre du Palais Royal, n\u00e9e <strong>28<\/strong> rue Rodier en 1853. Elle demeure <strong>17<\/strong> rue du Faubourg Montmartre. Elle a pour entreteneur un nomm\u00e9 <strong>Trochard,<\/strong> \u00e2g\u00e9 de 60 ans demeurant <strong>4<\/strong> rue des Martyrs, ne d\u00e9daigne pas \u00e0 l&rsquo;occasion faire des michetons.<\/p>\n<p><strong>Jos\u00e9phine Amyon<\/strong>, actrice, demeure chez la prox\u00e9n\u00e8te Dupuis au <strong>47<\/strong> rue Larochefoucauld. Dans la d\u00e8che, elle est constamment sur le pav\u00e9 \u00e0 chercher des hommes.<\/p>\n<p><strong>Cl\u00e9mence Dupuis<\/strong>, 45 ans dans ses meubles <strong>47<\/strong> rue Larochefoucauld, c&rsquo;est \u00e0 la fois une prostitu\u00e9e et une prox\u00e9n\u00e8te qui m\u00e8ne une vie d&rsquo;enfer. Ses filles vont chez elle faire leur passe.<\/p>\n<p><strong>Louise Berthe Fr\u00e9min<\/strong>, est native de Munich, elle demeure dans ses meubles <strong>18<\/strong> rue de la P\u00e9pini\u00e8re.<strong>C&rsquo;est une femme tr\u00e8s laide, elle n&rsquo;a qu&rsquo;une trace de nez, encore est-il de travers, la figure carr\u00e9e, yeux de chat, une gorge monstrueuse par sa grosseur.<\/strong> Elle a pour amant un capitaine de voltigeurs de la Garde et re\u00e7oit les amateurs payant bien. Elle voyage souvent avec des dames, on la voit souvent avec la <strong>comtesse M\u00e9ry.<\/strong> Elle place pour des marchands qui lui font 10% de remise, pr\u00e8s des femmes <strong>entretenues, chez un marchand nomm\u00e9<\/strong> Lepan 18 rue Castellane, outre ses 10%, elle a un appointement de 50 francs par mois.<br \/>\n<strong>F\u00e9licit\u00e9 Charret<\/strong>, dite d&rsquo;Anglemont, demeurant <strong>21<\/strong> rue Lepelletier, tomb\u00e9e dans la mis\u00e8re, apr\u00e8s avoir v\u00e9cu sur un grand pied avec chevaux et voitures. Entretenue par <strong>Chabri\u00e9<\/strong>, fils de l&rsquo;ancien entrepreneur d&rsquo;\u00e9clairage de la ville de Paris, ancien propri\u00e9taire \u00e9galement du th\u00e9\u00e2tre des Vari\u00e9t\u00e9s et de l&rsquo;Ambigu. Elle a habit\u00e9 successivement rue de la Chauss\u00e9e d&rsquo;Antin boulevard de la Madeleine.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1964\" aria-describedby=\"caption-attachment-1964\" style=\"width: 280px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1964\" title=\"Barth\u00e9l\u00e9my Saint-Hilaire.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_sainthilairebis.jpg\" alt=\"Barth\u00e9l\u00e9my Saint-Hilaire.\" width=\"280\" height=\"385\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_sainthilairebis.jpg 280w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_sainthilairebis-218x300.jpg 218w\" sizes=\"(max-width: 280px) 94vw, 280px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1964\" class=\"wp-caption-text\">Barth\u00e9l\u00e9my Saint-Hilaire.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Au milieu de toute cette bassesse, un nomm\u00e9 <strong>Tissot Charles Edmond,<\/strong> 41 ans,n\u00e9 \u00e0 Cran (Jura), ancien tapissier demeurant <strong>49<\/strong> rue de l&rsquo;Echiquier dans ses meubles, surveille ces dames, parmi lesquelles, il a quelques prot\u00e9g\u00e9es. Depuis le d\u00e9but de la Commune, il occupe l&#8217;emploi <strong>d&rsquo;inspecteur principal au service des m\u009curs, sp\u00e9cialement charg\u00e9 du quartier du faubourg Montmartre.<\/strong> Il est surnomm\u00e9 par les filles : \u00ab <em>Caliborgne<\/em> \u00bb ou bien \u00ab<em> Charles le louchon<\/em> \u00bb. Profitant de sa fonction, il procure des filles \u00e0 certaines de ses relations.<\/p>\n<p>Cette bonne \u00e2me a m\u00eame envoy\u00e9 en maison les femmes suivantes : une nomm\u00e9e <strong>Simdorsdaff<\/strong> (?) et la fille <strong>Elisa Blanchart<\/strong> \u00e0 qui il propose d&rsquo;aller retrouver \u00e0 Saint Germain deux de ses amies qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 fait entrer dans un bordel. Il a m\u00eame r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9baucher plusieurs filles de la tol\u00e9rance du <strong>15<\/strong> rue Gr\u00e9goire de Tours. (Il sera appr\u00e9hend\u00e9 apr\u00e8s la Commune le 29 ao\u00fbt 1871, sur le boulevard Montmartre \u00e0 10 heures et demi du soir, accompagn\u00e9 d&rsquo;une femme qui exer\u00e7ait sous sa protection, sa coupable industrie.)<\/p>\n<p>Au num\u00e9ro 23 de la rue Notre Dame de Lorette, on peut voire <em>\u00e0 la montre<\/em> de la libraire Colas (n\u00e9e C\u00e9leste Por\u00e9e), entre le Paris-Guide, sur papier de hollande une brochure in 16 : \u00ab Potins Grivois d&rsquo;une concierge de la rue Br\u00e9da\u00bb, un curieux petit ouvrage anonyme sans date, orn\u00e9 d&rsquo;un portrait photographique par Petit et Trinquard (ce qui permet de situer l&rsquo;\u00e9dition, entre 1859 et 1861, date \u00e0 laquelle ces 2 photographes exer\u00e7aient ensemble au 31 place Cadet.)<br \/>\nIl est titr\u00e9 : <em>Ces Dames<\/em>. C&rsquo;est un in 32 de 96 pages. Sur le faux-titre, on peut lire le nom des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s du moment :<\/p>\n<p>CES DAMES :<\/p>\n<p>Rigolboche, Rosalba, Fioretta<\/p>\n<p>Alice-la-Proven\u00e7ale, Alida Gambilmuche,<\/p>\n<p>Finette, Nini Belles-Dents<\/p>\n<p>Juliette l&rsquo;Ecaill\u00e8re, Rigolette,<\/p>\n<p>Eug\u00e9nie Trompette, Henriette Souris,<\/p>\n<p>Reine Souris, Pauline l&rsquo;Arsouille,<\/p>\n<p>D\u00e9lion, La Marquise de Rouvray , Cora,<\/p>\n<p>La Baronne de Biarritz,<\/p>\n<p>Moustache, Louise Voyageur,<\/p>\n<p>Camille, Henriette Zouzou, Eug\u00e9nie Malakoff,<\/p>\n<p>Eug\u00e9nie Chichinette, La belle Mathilde,<\/p>\n<p>Anette, Irma la Canoti\u00e8re,<\/p>\n<p>Marguerite de Bourgogne, L&rsquo;Azt\u00e8que,<\/p>\n<p>Etc., etc., etc.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un \u00e9crit de jeunesse du tr\u00e8s s\u00e9rieux journaliste, <strong>Auguste Vermorel<\/strong> \u00e9lu de la Commune dans le XVIII\u00b0.<br \/>\nLe coiffeur <strong>Ernest<\/strong>, <strong>4<\/strong> rue Notre dame de Lorette, sur le pas de sa porte avec son confr\u00e8re <strong>Albert Renou<\/strong> du <strong>9<\/strong> rue Saint-Georges qui a ferm\u00e9 son \u00e9choppe, commentent les \u00e9v\u00e8nements.<br \/>\nLa librairie de <strong>la dame Cavailli\u00e9<\/strong> au <strong>3<\/strong> rue des Martyrs est ferm\u00e9e depuis 2 mois pour cause de maladie. Sa coll\u00e8gue et amie, <strong>Vavraud<\/strong> libraire du <strong>1<\/strong> rue Br\u00e9da, passe la voire tous les jours afin de lui apporter nourriture et quelque r\u00e9confort.<\/p>\n<p><strong>NOTES ET BIBLIOGRAPHIE<\/strong><\/p>\n<p><strong>BIBLIOTH\u00c8QUE THIERS<\/strong> place Saint Georges :<br \/>\nSommaire Thiers<\/p>\n<p>BIOGRAPHIE D&rsquo;ADOLPHE THIERS :<\/p>\n<p>1797 Naissance le 15 avril de Marie-Louis-Joseph-Adolphe Thiers \u00e0 Marseille.<\/p>\n<p>1815-1820 \u00c9tudes \u00e0 la facult\u00e9 de droit d&rsquo;Aix-en-Provence.<\/p>\n<p>1821-1830 Thiers est \u00e0 Paris. Commence une carri\u00e8re de journaliste au Constitutionnel, o\u00f9 il \u00e9crit des articles de politique courante et de critique historique. En 1830, financ\u00e9 par l&rsquo;agent de change Laffitte, il fonde Le National avec Auguste Mignet, Armand Carrel, Paulin et J.J. Dubochet .<\/p>\n<p>1823-1828 \u00c9crit son Histoire de la R\u00e9volution fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>1830-1840 \u00c9lu d\u00e9put\u00e9 d&rsquo;Aix-en-Provence (sera r\u00e9\u00e9lu jusqu&rsquo;en 1848), Thiers est au gouvernement ; il est \u00e0 deux reprises pr\u00e9sident du Conseil.<\/p>\n<p>1833 \u00c9lu \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>1840 \u00c9lu \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie des sciences morales et politiques (section Histoire).<\/p>\n<p>1849 D\u00e9c\u00e8s d&rsquo;Alexis Dosne, emport\u00e9 par le chol\u00e9ra.<\/p>\n<p>1843-1862 r\u00e9dige son Histoire du Consulat et de l&rsquo;Empire en 20 volumes.<\/p>\n<p>1851 Coup d&rsquo;\u00c9tat de Louis-Napol\u00e9on Bonaparte. Thiers est arr\u00eat\u00e9 et emprisonn\u00e9, puis exil\u00e9.<\/p>\n<p>1864-1868 Thiers combat la politique du Second Empire.<\/p>\n<p>1871 Thiers nomm\u00e9 chef du gouvernement le 17 f\u00e9vrier. Commune de Paris. Destruction de l&rsquo;h\u00f4tel de la place Saint-Georges.<br \/>\n31 ao\u00fbt : la loi Rivet conf\u00e8re \u00e0 Thiers le titre de pr\u00e9sident de la R\u00e9publique.<br \/>\nLettre de d\u00e9mission<br \/>\nde la pr\u00e9sidence<br \/>\nde la R\u00e9publique,<br \/>\ndat\u00e9e du 24 mai 1873.<\/p>\n<p>1872 D\u00e9mission de Thiers le 24 mai ; Mac-Mahon devient pr\u00e9sident de la R\u00e9publique.<\/p>\n<p>1877 Mort de Thiers le 3 septembre \u00e0 Saint-Germain-en-Laye. Obs\u00e8ques le 8 septembre \u00e0 Paris .<\/p>\n<p>1900 F\u00e9licie Dosne, s\u009cur de Mme Thiers, donne les papiers de son beau-fr\u00e8re \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale.<\/p>\n<p>1905 L&rsquo;institut de France accepte la donation Dosne : cr\u00e9ation de la biblioth\u00e8que Thiers &#8211; Fondation Dosne.<\/p>\n<p>1906 D\u00e9c\u00e8s le 16 janvier de F\u00e9licie Dosne.<\/p>\n<p>1913 Ouverture le 25 novembre de la biblioth\u00e8que Thiers.<\/p>\n<p>1914-1918 L&rsquo;h\u00f4tel Thiers abrite l&rsquo;h\u00f4pital auxiliaire cr\u00e9\u00e9 par les membres de l&rsquo;Institut.<\/p>\n<p>1985 Les ouvrages de la biblioth\u00e8que personnelle de Thiers sont transf\u00e9r\u00e9s de la fondation Thiers (rond-point Bugeaud) \u00e0 la biblioth\u00e8que Thiers (place Saint-Georges).<br \/>\nBibliographies<br \/>\nAlbrecht-Carr\u00e9, Ren\u00e9. Adolphe Thiers or the Triumph of the Bourgeoisie. Boston: Twayne Publishers, 1977.<br \/>\nAllison, John M.S. Monsieur Thiers. London, 1932.<br \/>\nBarthou, Louis. Thiers et la loi Falloux. Paris, 1903.<br \/>\nBury, J.P.T. and Tombs, R. Thiers 1797-1877. A Political Life. London: Allen and Unwin, 1986.<br \/>\nCalmon, M. ed., Discours parlementaires de M. Thiers. 16 vols. Paris, 1879-89.<br \/>\nCa stries, R. Duc de. Monsieur Thiers. Paris, 1983.<br \/>\nMalo, Henri. Thiers, 1797-1877. Paris: Payot, 1932.<br \/>\nReclus, Maurice. Monsieur Thiers. Paris: Plon, 1929.<br \/>\nR\u00e9musat, P. de. A. Thiers. Paris, 1889.<br \/>\nRoux, Georges. Thiers. Paris: Nouvelles \u00e9ditions latines, 1948.<br \/>\nSimon, Jules. Thiers, Guizot, R\u00e9musat. Paris: Calmann L\u00e9vy, 1885.<br \/>\nThiers, Adolphe. Correspondances de 1841 \u00e0 1865. M. Thiers \u00e0 Mme Thiers et \u00e0 Mme Dosne: Mme Dosme \u00e0 M. Thiers. Paris: Calmann L\u00e9vy, 1900.<\/p>\n<hr \/>\n<p>. De l&rsquo;Assistance et de la pr\u00e9voyances publiques. Bruxelles: Gand et Leipzig, 1850.<\/p>\n<hr \/>\n<p>. De la propri\u00e9t\u00e9. Paris: Paulin, Lheureux et Cie, 1848.<\/p>\n<hr \/>\n<p>. La R\u00e9volution de 1848 d&rsquo;apr\u00e8s un r\u00e9cit de M.Thiers. Paris, 1896.<\/p>\n<p>Quelques notes :<\/p>\n<p><strong>Adolphe THIERS<\/strong> :<br \/>\nNotes de lecture, d&rsquo;une \u00e9tudiante de Paris X, \u00e0 propos d&rsquo;une biographie de Thiers par Pierre Guiral. (sur internet)<br \/>\n<em>Le portrait de Thiers que nous offre l&rsquo;auteur est particuli\u00e8rement int\u00e9ressant car, contrairement a ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, il s&rsquo;attache a humaniser le personnage si souvent pr\u00e9sent\u00e9 comme un caract\u00e9riel machiav\u00e9lique assassin des communards. P.Guiral nous montre en effet dans un chapitre d\u00e9di\u00e9 a ce probl\u00e8me Responsabilit\u00e9 de Thiers que s&rsquo;il a du prendre des d\u00e9cisions lourdes de cons\u00e9quences il a su se montrer g\u00e9n\u00e9reux et a facilit\u00e9 la fuite de nombres de communards. Il aurait ainsi accord\u00e9 un laisser passer \u00e0 Nadar et \u00e0 son ami Bugnet[[Il s&rsquo;agit sans doute de Bergeret, auquel cas, ce serait la plus grande stupidit\u00e9 entendue \u00e0 ce jour, Thiers favorisant la fuite du g\u00e9n\u00e9ral le plus honni des versaillais ! Comment Nadar en cavale, a-t-il pu organiser en 1874 six ans avant l&rsquo;amnistie, la premi\u00e8re exposition impressionniste boulevard de la Madeleine ??? Nadar communard ?]] qui leur permirent de gagner la Belgique et d&rsquo;\u00e9viter le peloton d&rsquo;ex\u00e9cution (p.408). \u00ab\u00a0Nous croyons, nous que Thiers \u00e9tait un homme a la fois gentil et rageur,aimable et vindicatif \u00a0\u00bb (p.517). .Mr Thiers appara\u00eet \u00e9galement comme un homme dynamique, ambitieux certes mais passionn\u00e9 et actif (nous apprenons ainsi qu&rsquo;il se l\u00e8ve a 4 heures du matin (p.411)et dort rarement plus de six heures par nuit) . \u00a0\u00bb Des ses d\u00e9buts et jusqu&rsquo;au terme de sa vie Thiers est avant tout un animal d&rsquo;action \u00ab\u00a0(p.512). De plus le biographe ne mentionne pas toutes les rumeurs concernant la vie priv\u00e9e du personnage et, en les passant sous silence les nient.Or ce d\u00e9tail n&rsquo;est pas sans importance car il prouve que Mr Guiral ne s&rsquo;attache qu&rsquo;aux faits et t\u00e9moignages et ne tombe pas comme la majorit\u00e9 de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs dans le pi\u00e8ge d\u00a0\u00bbune m\u00e9moire collective et d&rsquo;une historiographie (tr\u00e8s importante en 1968) qui d\u00e9nigrait Thiers. Nous d\u00e9couvrons en tous les cas un homme rare, autodidacte, surdou\u00e9 dans tous les domaines. Un homme particuli\u00e8rement investi dans l&rsquo;Histoire qu&rsquo;il vit et qu&rsquo;il comprend pour l&rsquo;avoir analys\u00e9 parall\u00e8lement a sa vie politique.<\/em><\/p>\n<p><strong>Quelques \u00e9l\u00e9ments du pi\u00e8ge d&rsquo;une m\u00e9moire collective<\/strong><\/p>\n<p>Son mariage donne lieu \u00e0 quelques commentaires acides sur les liens qui unissent le ministre \u00e0 sa belle m\u00e8re qui n&rsquo;a que trois ans de plus que lui :<\/p>\n<p>\u2014\u00a0\u00ab <em>Elle \u00e9tait dit-on tr\u00e8s li\u00e9e \u00e0 monsieur Thiers avant d&rsquo;\u00eatre sa belle-m\u00e8re<\/em> \u00bb note le mar\u00e9chal de <strong>Castellane<\/strong> dans ses m\u00e9moires.<br \/>\n<strong>Ars\u00e8ne Houssaye<\/strong> plus direct, n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 \u00e9crire :<br \/>\n-\u00ab <em>Monsieur Thiers vient de faire une fin. Le ministre du commerce va se risquer au commerce de l&rsquo;amour par devant monsieur le maire du II\u00b0arrondissement. Il \u00e9pouse, qui s&rsquo;en douterait ? mademoiselle Dosne, fille mineure. On croyait jusqu&rsquo;ici que c&rsquo;\u00e9tait madame Dosne seule qui fut mineure. Est-ce la fin de la com\u00e9die :<br \/>\nLa m\u00e8re et la fille ? Quoi qu&rsquo;il en soit, on appelle plus M. Thiers, le lilliputien du tiers-\u00e9tat et du tiers-parti, que&#8230; Thiers-Dosne \u00bb.<\/em><\/p>\n<figure id=\"attachment_1965\" aria-describedby=\"caption-attachment-1965\" style=\"width: 325px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1965\" title=\"Nina de Callias, tableau de Manet : La Dame aux \u00c9ventails.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_hotel_thiers_nina_de_callias_manet.jpg\" alt=\"Nina de Callias, tableau de Manet : La Dame aux \u00c9ventails.\" width=\"325\" height=\"204\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_hotel_thiers_nina_de_callias_manet.jpg 325w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_hotel_thiers_nina_de_callias_manet-300x188.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 325px) 94vw, 325px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1965\" class=\"wp-caption-text\">Nina de Callias, tableau de Manet : La Dame aux \u00c9ventails.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Balzac consacre de nombreuses pages dans sa \u00ab Revue parisienne \u00bb aux \u00e9poux Dosne et \u00e0 leur gendre[[<em>La Revue Parisienne<\/em>, livraison de septembre \u00e0 d\u00e9cembre 1840 :<br \/>\n<em>\u00ab Ce mari, monsieur Dosne, obtint par la faveur de madame d&rsquo;Angoul\u00eame, une charge d&rsquo;agent de change \u00bb (&#8230;)<br \/>\n\u00ab Tous les matins, MM de Cardonne (Le journal de Paris) Grimaldi (le Nouvelliste) , Boilay (le Constitutionnel), V\u00e9ron (le Constitutionnel), Walewski (le Messager), L\u00e9on Faucher (le Courrier Fran\u00e7ais), Chambolle (Le Si\u00e8cle), venaient rue (sic) Saint-Georges \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel de M.Thiers prendre le mot d&rsquo;ordre et chercher le sens des articles \u00e0 faire. M. Thiers \u00e9tait second\u00e9 par deux de ses familiers, MM Martin et Sainty dont la charge est tr\u00e8s lourde : il traduit en fran\u00e7ais tout ce que monsieur Thiers \u00e9crit. L\u00e0, sous la pr\u00e9sidence de madame Dosne, se beurraient les tartine \u00e0 faire avaler au public \u00bb<\/em>.]], et bien sur tout au long de la com\u00e9die humaine, o\u00f9 les principaux personnages \u00ab reparaissant \u00bbsont incarn\u00e9s de fa\u00e7on transparente par nos 3 h\u00e9ros.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1966\" aria-describedby=\"caption-attachment-1966\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1966\" title=\"Fiche de d\u00e9c\u00e8s d'Euridice Dosne.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_Thiersfeliciebis.jpg\" alt=\"Fiche de d\u00e9c\u00e8s d'Euridice Dosne.\" width=\"300\" height=\"400\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_Thiersfeliciebis.jpg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/01\/jpg_Thiersfeliciebis-225x300.jpg 225w\" sizes=\"(max-width: 300px) 94vw, 300px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1966\" class=\"wp-caption-text\">Fiche de d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;Euridice Dosne.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Madame Hamelin traite le salon de la place Saint-Georges de \u00ab p\u00e9taudi\u00e8re politique \u00bb, elle n&rsquo;h\u00e9site pas non plus \u00e0 qualifier madame Dosne de \u00ab tra\u00een\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>Madame de Girardin \u00e9crira une pi\u00e8ce vers 1835 : L&rsquo;\u00e9cole des journalistes, qui sera \u00e9touff\u00e9e par la totalit\u00e9 des journaux inf\u00e9od\u00e9s, sauf de \u00ab La Presse \u00bb bien sur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une plong\u00e9e dans le monde des lorettes, avec Rastignac, Delphine Goriot et Nucingen. 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