{"id":603,"date":"2006-02-10T19:34:09","date_gmt":"2006-02-10T18:34:09","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/02\/10\/balade-dans-la-manche\/"},"modified":"2006-02-10T19:34:09","modified_gmt":"2006-02-10T18:34:09","slug":"balade-dans-la-manche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/02\/10\/balade-dans-la-manche\/","title":{"rendered":"Balade dans la Manche"},"content":{"rendered":"<p>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un \u00e9crivain ? C&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui nous transporte. Et nous serine : <em>\u00aballez voir l\u00e0-bas, vous y \u00eates !\u00bb<\/em> Cette formule tir\u00e9e d&rsquo;un des vingt r\u00e9cits de vies qui composent <em>Balade dans la Manche<\/em> dirig\u00e9e par Marie-Odile La\u00een\u00e9 illustre bien l&rsquo;ambition de la collection <em>Sur les pas des \u00e9crivains<\/em>. Quelle meilleure mani\u00e8re, en effet, pour d\u00e9couvrir un \u00ab pays \u00bb que de suivre ses grands auteurs dans leur existence de tous les jours, racont\u00e9e par leur biographe le plus intime ? Et trouver au terme de ce cheminement, une Manche complice qui nous surprend, nous entra\u00eene et nous absorbe.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1971\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_manche.jpg\" alt=\"manche.jpg\" align=\"right\" width=\"230\" height=\"380\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_manche.jpg 230w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_manche-182x300.jpg 182w\" sizes=\"(max-width: 230px) 94vw, 230px\" \/>Qu&rsquo;ils y soient n\u00e9s ou qu&rsquo;ils l&rsquo;aient adopt\u00e9e, les \u00e9crivains qui chantent la Manche sont unanimes. <em>\u00abAimant\u00e9s, amant\u00e9s\u00bb<\/em>, comme le dit Michel Besnier. Les textes de Jean Follain, Didier Decoin, Gilles Perrault, Alexis Salatko ou les po\u00e8mes de Pr\u00e9vert sont autant de d\u00e9clarations d&rsquo;amour pour la Manche \u00ab brillante et sombre \u00bb de leur anc\u00eatre, le grand Jules Barbey d&rsquo;Aurevilly&#8230;\t<\/p>\n<p><em>\u00ab Et la mer aussi, soudain je l&rsquo;ai rencontr\u00e9e. Et devant elle je retrouve ma joie secr\u00e8te, silencieuse, immobile, mon refus, mon d\u00e9menti \u00e0 presque tout. \u00bb<\/em> Quand Pr\u00e9vert d\u00e9couvre la Hague en 1930, c&rsquo;est un coup de foudre. Son ami G\u00e9rard Fusberti nous raconte ce coup de c\u009cur pour ce <em>\u00ab bout du monde balay\u00e9 par le vent \u00bb<\/em>, et les derni\u00e8res ann\u00e9es du po\u00e8te dans sa maison d&rsquo;Omonville. <\/p>\n<p><em>\u00ab Il est tatou\u00e9, notre r\u00eaveur d&rsquo;escales, notre voyageur immobile. Il a la musique du Bremen, du Queen Mary et du Lusitania dans la conque des deux oreilles. \u00bb<\/em> Alexis Salatko est tout b\u00eatement n\u00e9 sous le vent du port de commerce de Cherbourg, et \u00e7a se sent ! Fran\u00e7ois Simon nous entra\u00eene sur les lieux de l&rsquo;adolescence cherbourgeoise de l&rsquo;auteur qui ont marqu\u00e9 \u00e0 jamais son \u00e9criture. D&rsquo;ailleurs, <em>\u00ab gu\u00e9rit-on vraiment de son enfance ? \u00bb<\/em> <\/p>\n<p><em>\u00ab Follain n&rsquo;a pas voulu se doter d&rsquo;un autre syst\u00e8me de poids et mesures que celui de son enfance peupl\u00e9e de cultivateurs, de forgerons&#8230; Il a r\u00e9duit l&rsquo;attirail litt\u00e9raire \u00e0 un outillage de village o\u00f9 la main ex\u00e9cute avec une infime marge humaine d&rsquo;erreur&#8230; \u00bb<\/em> Saint-L\u00f4 et Canisy, d\u00e9but du si\u00e8cle dernier, lieux de l&rsquo;enfance de Jean Follain. Jacques R\u00e9da nous relate la petite histoire de ce paysan normand <em>\u00ab \u00e0 la matoise, probe et grande po\u00e9sie \u00bb<\/em>, tentant de comprendre l&rsquo;\u00e9trange fascination que ses petits \u00e9nonc\u00e9s exercent sur nous.<\/p>\n<p>De la Hague \u00e0 Valognes, en passant par le val de Saire, Coutances, Avranches et le Mont-Saint-Michel, nous vous invitons \u00e0 cheminer sur les pas de ces grandes figures pass\u00e9es et pr\u00e9sentes, \u00e0 la d\u00e9couverte d&rsquo;une Manche dont vous pourriez bien ne pas revenir&#8230; <em>\u00ab Pendant toute mon enfance,<\/em> se souvient Alain Herv\u00e9, <em>j&rsquo;ai assist\u00e9 au d\u00e9ploiement des mar\u00e9es, \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation du grand erg des fonds qui se d\u00e9voilent, \u00e0 la pr\u00e9cipitation du retour des eaux. \u00c0 sati\u00e9t\u00e9 le grand spectacle g\u00e9ologique. Je ne m&rsquo;en suis jamais remis. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>Balade dans la Manche<\/em>, collection <em>Sur les pas des \u00e9crivains<\/em>.<br \/>\n<br \/>Ouvrage collectif, 11cm x 21cm, sur beau papier ivoire, reli\u00e9 avec rabats, couverture couleur,<br \/>\n260 pages, 80 illustrations en noir et blanc. Prix : 19,50\u0080. Parution : Mars 2006.<br \/>\n<br \/>Toutes les balades des \u00c9ditions Alexandrines sont disponibles en librairie ou sur notre site Internet www.alexandrines.fr.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un \u00e9crivain ? C&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui nous transporte. Et nous serine : \u00aballez voir l\u00e0-bas, vous y [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1971,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[7],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/603"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=603"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/603\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1971"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=603"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=603"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=603"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}