{"id":606,"date":"2006-02-17T17:46:33","date_gmt":"2006-02-17T16:46:33","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/02\/17\/une-soiree-demeute\/"},"modified":"2025-05-04T12:37:22","modified_gmt":"2025-05-04T10:37:22","slug":"une-soiree-demeute","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/02\/17\/une-soiree-demeute\/","title":{"rendered":"Une soir\u00e9e d&rsquo;\u00e9meute \u00e0 la mairie du neuvi\u00e8me arrondissement, 6 rue Drouot"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Deux r\u00e9cits parall\u00e8les, le Second Empire flanche,<br \/>\nde myst\u00e9rieux manifestants en blouses blanches,le peuple de Paris gronde&#8230;<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\n<em> <em>Par Bernard Vassor<\/em> <\/em><\/p>\n<p><strong>A l&rsquo;Op\u00e9ra Lepeletier par Ludovic Hal\u00e9vy<\/strong><\/p>\n<p><strong><br \/>\n<\/strong><strong>Une \u00e9meute vue du boulevard Montmartre par Arthur Ranc<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_1975\" aria-describedby=\"caption-attachment-1975\" style=\"width: 370px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1975\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_CARVALHO_CAROLINE.jpg\" alt=\"Caroline Carvalho\" title=\"Caroline Carvalho\" align=\"middle\" width=\"370\" height=\"335\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_CARVALHO_CAROLINE.jpg 370w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_CARVALHO_CAROLINE-300x272.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 370px) 94vw, 370px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1975\" class=\"wp-caption-text\">Caroline Carvalho<\/figcaption><\/figure>\n<p>Ludovic Halevy est  \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra, il est neuf heures un quart, Mme Carvalho chante :<\/p>\n<p><em>Ah, je ris de me voire si belle en ce miroir&#8230;<\/em><br \/>\n&#8211;<em>Du second magasin de costume au deuxi\u00e8me \u00e9tage, une fen\u00eatre donnant \u00e0 \u00e9gale distance du boulevard des Italiens et de la rue Drouot face \u00e0 la mairie :<\/em><\/p>\n<p><em><br \/>\n<\/em><em>\u00ab Le boulevard, noir comme de l&rsquo;encre&#8230; une for\u00eat de t\u00eates&#8230; les voitures au pas, beaucoup de blouses blanches&#8230; pas un sergent de ville. Tout \u00e0 coup, une houle dans cette grande foule. Cest un r\u00e9giment de cuirassiers qui arrive lentement de la Madeleine, on entend le lour pi\u00e9tinement de cinq cents chevaux<\/em><\/p>\n<p><em>(&#8230;) sur le boulevard, la foule augmente, augmente, augmente encore. Les cris, les hu\u00e9es, les chants vont bon train. La porte de la Mairie est ferm\u00e9e\u00bb (&#8230;) grand brouhaha dans la rue Drouot, la porte de la mairie s&rsquo;ouvre et nous apercevons toute une petite arm\u00e9e qui se tient entass\u00e9e dans la cour de l&rsquo;ancien h\u00f4tel Aguado. Appels de clairons&#8230; roulements de tambours&#8230; Une escouade de sergents de ville sort de la mairie et cherche \u00e0 d\u00e9gager la rue Drouot (quand tout \u00e0 coup, par la grnde porte de la mairie, se lance au trot se jetant sur le boulevard, un escadron de Garde de Paris. Les gros chevaux sont admirables dans ce tournant. Pas une glissade et pas une faute. Deux compagnies de gardes \u00e0 pieds, sabre ba\u00efonnete au bout du fusil, suivent en courant les gardes \u00e0 cheval.<br \/>\n(&#8230;) L&rsquo;aspect de la rue avait chang\u00e9 devant la mairie une centaine de sergents de ville regardent le rassemblement. Parmi eux, deux tambours et un commissaire de police, l&rsquo;\u00e9charpe en sautoir. Sur le boulevard un rassemblement consid\u00e9rable, de temps en temps, un cri : Vive Rochefort !.<br \/>\nA un commandement les sergents de ville se mettent en mouvement et pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s par le commissaire de police et deux tambours vont jusqu&rsquo;au boulevard. Les groupes sans se disperser s&rsquo;\u00e9loignent et se tiennent \u00e0 distance&#8230;Les sergents de ville s&rsquo;\u00e9lancent, et cinq minutes apr\u00e8s, commen\u00e7ait le d\u00e9fil\u00e9 des gens \u00ab \u00e9meutiers ou curieux&#8230; mais \u00e0 coup sur plus de curieux que d&rsquo;\u00e9meutiers.<br \/>\nAutant de prisonniers, autant de sc\u00e8nes curieuses, p\u00e9nibles ou burlesques.<\/em><\/p>\n<p><em><br \/>\n<\/em><em><\/em><em>Beaucoup de vois plaintives -Mais, je ne faisait rien, je rentrais chez moi.<br \/>\n&#8211; Mon dieu, ma pauvre femme qui m&rsquo;attend&#8230;Un brave homme qui portait un paquet sur le bras et sur le bras gauche un petit chien blanc<br \/>\n&#8211; Mais, j&rsquo;avais pas emport\u00e9 tout \u00e7a pour faire l&rsquo;\u00e9meute !<br \/>\nUn jeune homme en redingote et un gar\u00e7on de caf\u00e9 essaient de regimber et sont aussit\u00f4t jet\u00e9s violemment dans la cour, une trentaine de prisonniers d\u00e9filent ainsi devant nous et sur tous se referme la^porte de la mairie.<br \/>\n(&#8230;) Un quart d&rsquo;heures apr\u00e8s pendant qu&rsquo;onn continuait \u00e0 se battre sur le boulevard et \u00e0 s&rsquo;assomer sur les trottoirs de la rue Drouot, la soir\u00e9e de l&rsquo;Op\u00e9ra se faisait avec son \u00e9clat et son \u00e9l\u00e9gance accoutum\u00e9s.<br \/>\n(&#8230;) Je rencontre le directeur de l&rsquo;Op\u00e9ra, M. Emile Perrin ; mauvaise recette, lui dis-je, avec ces \u00e9meutes&#8230;<br \/>\nEt il me r\u00e9pondit :<br \/>\n&#8211; Le maximum.\t<\/em><\/p>\n<figure id=\"attachment_1976\" aria-describedby=\"caption-attachment-1976\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1976\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_LUDOVIC_HALEVY.jpg\" alt=\"Ludovic Hal\u00e9vy\" title=\"Ludovic Hal\u00e9vy\" align=\"middle\" width=\"250\" height=\"375\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_LUDOVIC_HALEVY.jpg 250w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_LUDOVIC_HALEVY-200x300.jpg 200w\" sizes=\"(max-width: 250px) 94vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1976\" class=\"wp-caption-text\">Ludovic Hal\u00e9vy<\/figcaption><\/figure>\n<p>Deuxi\u00e8me version  vue du boulevard :<\/p>\n<p>Les blouses blanches.<\/p>\n<p>Le printemps 1869 va voir se multiplier les manifestations, qui tournent parfois \u00e0 l&rsquo;\u00e9meute. Les provocations de la police en augmentent la fr\u00e9quence. C&rsquo;est vers le mois de juin que les \u00ab blouses blanches \u00bb vont se m\u00ealer \u00e0 l&rsquo;agitation de mani\u00e8re violente, d&rsquo;apr\u00e8s W. Serman, nul ne saura jamais s&rsquo;ils sont au service de la pr\u00e9fecture ou \u00e0 la solde de la r\u00e9volution.<\/p>\n<p>Les trois auteurs de : <em>Aux origines de la Commune<\/em>, Alain Dalotel, Alain Faure, Jean -Claude Freiermuth (Maspero 1980), d\u00e9crivent avec minutie les diff\u00e9rentes manifestations o\u00f9 ces \u00ab<em> blouses<\/em> \u00bb furent impliqu\u00e9es sans toutefois trancher : <em>\u00abLe 10 juin, vers 11 heures 30 un myst\u00e9rieux orateur, arriv\u00e9 sur les lieux en voiture, appelle \u00e0 l&rsquo;insurrection  devant le Passage de l&rsquo;Op\u00e9ra . Une vraie barricade se forme face au th\u00e9\u00e2tre des vari\u00e9t\u00e9s,  bient\u00f4t enlev\u00e9e \u00e0 la ba\u00efonnette par les forces de l&rsquo;ordre. Il y a des centaines d&rsquo;arrestations sur place et 21 mandats d&rsquo;arr\u00eat sont lanc\u00e9s par ailleurs.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Le <em>Rappel<\/em>, par la plume d&rsquo;Edouard Lockroy, d\u00e9crit les \u00e9v\u00e8nements de la rue Montmartre et de la Bourse : <em>\u00abUne bande de 150 individus de connivence avec la police serait partie des environs du caf\u00e9 de Madrid pour remonter les boulevards, un homme qui porte un papier au bout d&rsquo;un b\u00e2ton marche \u00e0 la t\u00eate. Elle passe devant le Gymnase o\u00f9 sont group\u00e9s les sergents de ville. Les sergents de ville restent calmes.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>A la veille d&rsquo;\u00e9lections, pour effrayer les bourgeois, des policiers sortent en v\u00eatements civils organisent des rassemblements pour entra\u00eener des badauds ; ils scandent des slogans hostiles au gouvernement, d\u00e9truisent \u00e7a et l\u00e0 quelques vitrines, becs de gaz, kiosques \u00e0 journaux. Quand la police en uniforme intervient pour r\u00e9tablir l&rsquo;ordre, les faux manifestants s&rsquo;\u00e9clipsent, laissant les badauds pi\u00e9g\u00e9s recevoir des coups, puis \u00eatre conduits au commissariat.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1977\" aria-describedby=\"caption-attachment-1977\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1977\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_ARTHUR_RANC.jpg\" alt=\"Arthur Ranc\" title=\"Arthur Ranc\" align=\"middle\" width=\"250\" height=\"328\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_ARTHUR_RANC.jpg 250w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/02\/jpg_ARTHUR_RANC-229x300.jpg 229w\" sizes=\"(max-width: 250px) 94vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1977\" class=\"wp-caption-text\">Arthur Ranc<\/figcaption><\/figure>\n<p>Voici le r\u00e9cit fait par A. Ranc dans son ouvrage cit\u00e9 plus loin :<br \/>\n<em>(&#8230;) Il \u00e9tait \u00e0 peu pr\u00e8s une heure lorsque l&rsquo;homme au marteau dor\u00e9 et sa troupe arriv\u00e8rent \u00e0 la hauteur du faubourg Montmartre. Jusqu&rsquo;\u00e0 ce moment sur le boulevard, la foule avait \u00e9t\u00e9 compacte, \u00e9paisse, mais parfaitement calme. Les voitures marchaient au pas. Les gar\u00e7ons de caf\u00e9 avaient rentr\u00e9 les tables et les chaises plac\u00e9s au dehors ; les consommateurs regardaient de l&rsquo;int\u00e9rieur. La force publique s&rsquo;\u00e9tait \u00e0 peine montr\u00e9e. La haie de sergents de ville fermait la rue Drouot. Derri\u00e8re un escadron de garde de Paris pi\u00e9tinait sur place ; la cour de la mairie regorgeait de sergents de ville ; c&rsquo;\u00e9tait les brigades centrales command\u00e9es par deux officiers de paix en uniforme. Un commissaire de police ceint de son \u00e9charpe, se promenait m\u00e9lancoliquement et disait \u00e0 son secr\u00e9taire :  \u201cJ&rsquo;aimerai encore mieux \u00eatre \u00e0 une r\u00e9union publique !\u201d.<\/em><\/p>\n<p><em>La foule ne d\u00e9passait gu\u00e8re le passage de l&rsquo;Op\u00e9ra. Au-del\u00e0 les curieux \u00e9taient clairsem\u00e9s. Quand les groupes se massaient trop pr\u00e8s de la rue Drouot, les sergents de ville ouvraient leurs rangs et livraient passage \u00e0 un peloton de gardes de Paris qui au petit trot ramenait la foule  en arri\u00e8re de quelques centaines de pas, puis revenaient prendre position devant l&rsquo;Op\u00e9ra, en sorte que le boulevard, de la rue Drouot \u00e0 la rue de Richelieu, \u00e9tait \u00e0 peu pr\u00e8s libre.<\/em><\/p>\n<p><em>On se serait cru un jour de f\u00eate ; quand tout Paris endimanch\u00e9, est dehors, beaucoup de femmes sont aux bras de leurs maris.<\/em><\/p>\n<p><em>La troupe (des blouses blanches) du marteau dor\u00e9 avan\u00e7ait en poussant des cris : \u201cA bas la rousse ! Vive la r\u00e9publique ! Aux armes !\u201d<\/p>\n<p>La foule reflua sur les trottoirs. En un clin d&rsquo;\u009cil, sur un signe de deux messieurs biens mis, les kiosques et les becs de gaz furent attaqu\u00e9s. L&rsquo;homme au marteau dor\u00e9 s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9barrass\u00e9 de son engin trop lourd en le lan\u00e7ant \u00e0 pleine vol\u00e9e dans la devanture d&rsquo;une boutique. Nul sergent de ville ne paraissait \u00e0 l&rsquo;horizon. L&rsquo;obscurit\u00e9 se faisait peu \u00e0 peu sur le boulevard. Les gar\u00e7ons de caf\u00e9 press\u00e9s de fermer priaient les consommateurs de payer et de partir. Mais personne ne bougeait ; on \u00e9tait curieux de voir la fin de l&rsquo;\u00e9meute.<\/p>\n<p>Les kiosques et les becs de gaz tombaient les uns apr\u00e8s les autres. Les agents de la police politique ne s&rsquo;\u00e9taient pas \u00e9loign\u00e9s. Ils ne semblaient pas le moins du monde inquiets.<\/p>\n<p>Quand il n&rsquo;y eut plus sur tout le boulevard Montmartre un seul kiosque debout, deux messieurs biens mis s&rsquo;approch\u00e8rent de l&rsquo;homme au marteau dor\u00e9 et lui dirent deux mots \u00e0 l&rsquo;oreille<br \/>\n&#8211; Tout de suite ! r\u00e9pondit-il. Deux minutes apr\u00e8s, on put voir les \u00ab blouses blanches \u00bb ramasser \u00e0 terre les d\u00e9bris de verre et les porter devant le caf\u00e9 des Vari\u00e9t\u00e9s. Ces braves y joignirent quelques planches trouv\u00e9es l\u00e0 comme par hasard, et bient\u00f4t ils obtinrent une barricade de pr\u00e8s d&rsquo;un m\u00e8tre qui occupait la moiti\u00e9 du boulevard. Ce travail-l\u00e0 dura au moins un quart d&rsquo;heure, et les travailleurs ne furent nullement troubl\u00e9s. Il aurait fallu dix sergents de ville pour les mettre en d\u00e9route. (&#8230;)<\/p>\n<p>Un grand bruit se fit du c\u00f4t\u00e9 de la rue Drouot, et instantan\u00e9ment on sentit le violent reflux de la foule qui s&rsquo;enfuyait. Les gardes de Paris balayaient le boulevard et chargeaient au grand trot.<\/p>\n<p>Une troisi\u00e8me escouade avait de la place de la Bourse gagn\u00e9 la rue Montmartre ; elle d\u00e9boucha \u00e0 son tour sur le boulevard Montmartre et \u00e9tablit un cordon depuis le caf\u00e9 de la porte Montmartre jusqu&rsquo;au caf\u00e9 Br\u00e9bant. La retraite \u00e9tant coup\u00e9e, alors commen\u00e7a la danse du casse-t\u00eate. Oh ! le joyeux bal ! Les coups retentissaient secs, les femmes poussaient des cris aigus, les enfants essayaient de se faufiler sous les pattes des chevaux&#8230; Enfin la bataille cessa faute de combattants, c&rsquo;est \u00e0 dire quand tous les parisiens battus eurent \u00e9t\u00e9 fait prisonniers.<\/p>\n<p><\/em><em><\/em><em><\/em><em>On les conduisit entre deux haies jusqu&rsquo;\u00e0 la mairie de la rue Drouot qui devait offrir un asile provisoire.<br \/>\nOn les introduisit dans la cour de la mairie. L&rsquo;entr\u00e9e de ceux-l\u00e0 fut salu\u00e9e par un solide coup de poing sur la nuque ou un joli coup de pied dans les \u00ab \u009cuvres basses \u00bb.<br \/>\nUn officier de paix pr\u00e9sidait \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ration. Quand il eut termin\u00e9, s&rsquo;adressant \u00e0 un brigadier :<br \/>\n&#8211; Les journalistes sont-ils l\u00e0 ? Demanda t-il.<br \/>\n&#8211; Oui monsieur, ils vous attendent dans votre cabinet.<br \/>\nIls \u00e9taient l\u00e0 en effet, une demi-douzaine, la fleur de la presse fran\u00e7aise, \u00ab les reporters de la presse honn\u00eate \u00bb.<br \/>\n&#8211; Bonjour messieurs, dit l&rsquo;officier de paix en entrant.<br \/>\n&#8211; Et bien monsieur Barbon, demanda un jeune homme de petite mine \u00e0 la figure chafouine, \u00e0 la moustache h\u00e9riss\u00e9e ; il para\u00eet que \u00e7a a \u00e9t\u00e9 dur ce soir&#8230;<\/em><\/p>\n<p>Ranc A. <em>Sous l&rsquo;Empire, roman de m\u009curs politiques et sociales<\/em>. F. Polo libraire \u00e9diteur. Paris 1872.<\/p>\n<p>Sur Ludovic Hal\u00e9vy, la formidable biographie de Jacques Offenbach de Jean-Claude Yon aux \u00e9ditions Gallimard 2000.<\/p>\n<p>Une chanson interpr\u00eat\u00e9e par \u00ab\u00a0la Bordas\u00a0\u00bb connaissait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque un succ\u00e8s populaire consid\u00e9rable,<br \/>\nelle portait ce titre : <em>La Canaille<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux r\u00e9cits parall\u00e8les, le Second Empire flanche, de myst\u00e9rieux manifestants en blouses blanches,le peuple de Paris gronde&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":1975,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/606"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/8"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=606"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/606\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6275,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/606\/revisions\/6275"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1975"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=606"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=606"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=606"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}