{"id":6072,"date":"2003-08-14T19:13:41","date_gmt":"2003-08-14T17:13:41","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alain-fournier-a-la-chapelle-dangillon-et-nancay\/"},"modified":"2003-08-14T19:13:41","modified_gmt":"2003-08-14T17:13:41","slug":"alain-fournier-a-la-chapelle-dangillon-et-nancay-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alain-fournier-a-la-chapelle-dangillon-et-nancay-2\/","title":{"rendered":"ALAIN-FOURNIER \u00e0 La Chapelle d&#039;Angillon et Nan\u00e7ay"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1196\" aria-describedby=\"caption-attachment-1196\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1196\" title=\"La maison natale\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_angillon.jpg\" alt=\"La maison natale\" width=\"260\" height=\"360\" align=\"middle\" data-description=\"La maison natale.\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_angillon.jpg 260w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_angillon-217x300.jpg 217w\" sizes=\"(max-width: 260px) 94vw, 260px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1196\" class=\"wp-caption-text\">La maison natale<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00abLa Chapelle d&rsquo;Angillon, o\u00f9 depuis dix-huit ans je passe mes vacances m&rsquo;appara\u00eet comme le pays de mes r\u00eaves, le pays dont je suis banni &#8211; mais je vois la maison de mes grands-parents, comme elle \u00e9tait du temps de mon grand-p\u00e8re : odeur de placard, grincement de porte, petit mur avec des pots de fleurs, voix de paysans, toute cette vie si particuli\u00e8re qu&rsquo;il faudrait des pages pour l&rsquo;\u00e9voquer un peu.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Lettre du 13 ao\u00fbt 1905 d&rsquo;Alain-Fournier \u00e0 Jacques Rivi\u00e8re.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 La Chapelle d&rsquo;Angillon que tout commence, la r\u00e9alit\u00e9 comme l&rsquo;imaginaire, puisque Henri-Alban Fournier (devenu en litt\u00e9rature Alain-Fournier) y est n\u00e9 le 3 octobre 1886 et qu&rsquo;Augustin Meaulnes, le h\u00e9ros de son unique roman, vient de \u00ab\u00a0La Fert\u00e9 d&rsquo;Angillon\u00a0\u00bb &#8211; alias La Chapelle d&rsquo;Angillon &#8211; lorsqu&rsquo;il appara\u00eet \u00e0 Sainte-Agathe -alias \u00c9pineuil-le-Fleuriel.<\/p>\n<p>La maison natale se trouve 35 avenue Alain-Fournier et est signal\u00e9e par une plaque. Rue Eudes de Sully est situ\u00e9e la mairie-\u00e9cole o\u00f9 les parents Fournier vivent et enseignent de 1903 \u00e0 f\u00e9vrier 1908 (leur fils est alors \u00e0 Sceaux et \u00e0 Paris), et qui est devenue dans le roman la maison de la m\u00e8re d&rsquo;Augustin Meaulnes.<\/p>\n<p>Une quinzaine de kilom\u00e8tres plus loin, \u00e0 Nan\u00e7ay &#8211; le \u00ab\u00a0Vieux Nan\u00e7ay\u00a0\u00bb dans <em>Le Grand-Meaulnes<\/em> -, se trouve la maison de Florent Raimbault, l&rsquo;oncle d&rsquo;Alain-Fournier. Situ\u00e9e dans la rue Meaulnes en face de l&rsquo;\u00e9glise, elle est devenue dans le roman la maison de \u00ab\u00a0L&rsquo;oncle Florentin\u00a0\u00bb. Elle abrite aujourd&rsquo;hui non pas le \u00ab\u00a0magasin universel\u00a0\u00bb d\u00e9crit dans le livre, mais un magasin de cadeaux.<\/p>\n<p>En face de l&rsquo;auberge <em>Les Meaulnes<\/em>, o\u00f9 se tient maintenant une bijouterie, habitait alors madame Charpentier, la grand-m\u00e8re paternelle d&rsquo;Alain-Fournier, qui y tenait une \u00e9picerie.<\/p>\n<p>Si La Chapelle-d&rsquo;Angillon et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alain-fournier-a-epineuil-le-fleuriel\/\">\u00c9pineuil<\/a> sont les premiers lieux qui aient marqu\u00e9 la vie et l&rsquo;oeuvre d&rsquo;Alain-Fournier, l&rsquo;une et l&rsquo;autre ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement transform\u00e9es par Paris, et en particulier par l&rsquo;apparition, le 1er juin 1905 devant le Grand-Palais, d&rsquo;Yvonne de Qui\u00e9vrecourt.<\/p>\n<p>M\u00eame si elle n&rsquo;est pas, \u00e0 elle seule, l&rsquo;inspiratrice du <em>Grand Meaulnes<\/em>, elle accompagne sa conception qui dure de 1905 \u00e0 1913. Le 1er juin, s\u00e9duit par sa beaut\u00e9, il la suit jusque chez elle. Il l&rsquo;aborde le 11 juin mais ils ne se reverront plus. En 1906, elle ne r\u00e9pond pas au d\u00e9sir qu&rsquo;il a de la revoir. Elle se marie en 1907. Il apprend en 1909 qu&rsquo;elle a deux enfants et ne la revoit qu&rsquo;en 1913. Il a connu deux autres femmes, mais il est toujours amoureux d&rsquo;elle. Il renonce \u00e0 entretenir une simple relation d&rsquo;amiti\u00e9 et la quitte pour toujours&#8230;<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;auteur du <em>Grand Meaulnes<\/em> a connu en vingt-huit ans diff\u00e9rentes adresses :<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alain-fournier-a-epineuil-le-fleuriel\/\">Epineuil-le-Fleuriel<\/a>, entre 1891 et 1898,<br \/>\n&#8211; Paris, o\u00f9 il est pensionnaire au lyc\u00e9e Voltaire,<br \/>\n&#8211; Brest, o\u00f9, il est lyc\u00e9en en 1901, avec le souhait de devenir marin,<br \/>\n&#8211; Bourges, o\u00f9 il obtient son baccalaur\u00e9at en 1902 apr\u00e8s avoir renonc\u00e9 \u00e0 la marine.<br \/>\n&#8211; En 1903, il entame des \u00e9tudes sup\u00e9rieures au lyc\u00e9e Lakanal \u00e0 Sceaux pour devenir enseignant. Il y rencontre Jacques Rivi\u00e8re, qui \u00e9pousera sa soeur Isabelle.<br \/>\n&#8211; Il demeure ensuite \u00e0 Paris &#8211; sauf en 1908 et 1909 lorsqu&rsquo;il effectue son service militaire. Une de ses adresses parisiennes est 196 rue de la Roquette. En 1906, il habite 60 rue Mazarine. Cette ann\u00e9e-l\u00e0 et la suivante, il \u00e9choue deux fois au concours d&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;Ecole normale. En 1908, il emm\u00e9nage 24 rue Dauphine. En 1910, il devient journaliste pour <em>Paris Journal<\/em>. Il habite ensuite 2 rue Cassini.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\nOn peut visiter sur demande la salle du conseil de la mairie, rest\u00e9e telle que d\u00e9crite dans le roman.<br \/>\nEnfin, se trouve \u00e0 5 km l&rsquo;abbaye de Lorroy, lieu d&rsquo;inspiration probable du \u00ab\u00a0domaine myst\u00e9rieux\u00a0\u00bb du roman.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\nL&rsquo;AJRAF (Association des amis de Jacques Rivi\u00e8re et d&rsquo;Alain-Fournier).<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/marguerite-audoux\/\">Marguerite Audoux<\/a> \u00e0 Aubigny-sur-N\u00e8re et Bourges,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/eugene-sue\/\">Eug\u00e8ne Sue<\/a> \u00e0 Souesmes et pr\u00e8s de Beaugency,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/colette-2\/\">Colette<\/a> \u00e0 Saint-Sauveur et Ch\u00e2tillon-Coligny,<br \/>\n&#8211; et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/honore-de-balzac-6\/\">la Touraine de Balzac<\/a> n&rsquo;est pas loin&#8230;<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n&#8211; <em>Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier<\/em>, par Michel Baranger. \u00c9ditions Christian Pirot, Saint-Cyr-sur-Loire, 2004.<br \/>\n&#8211; Bulletin de l&rsquo;AJRAF (\u00e0 lire en particulier le n\u00b083-84 de 1997 sur l&rsquo;influence de l&rsquo;Angleterre sur la vie et l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;\u00e9crivain). 107 num\u00e9ros publi\u00e9s depuis 1975 !<br \/>\n&#8211; <em>A la recherche du pays secret du Grand Meaulnes<\/em>. Article d&rsquo;Andr\u00e9 Coutin dans le magazine <em>G\u00e9o<\/em> n\u00b0201 -novembre 1995.<br \/>\n&#8211; <em>Alain-Fournier, sa vie et le Grand Meaulnes<\/em>. Jean Loize, Hachette, 1968.<br \/>\n&#8211; <em>Alain-Fournier : ses demeures<\/em>. Jacques Lacarri\u00e8re. Christian Pirot \u00e9diteur, 1991.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abLa Chapelle d&rsquo;Angillon, o\u00f9 depuis dix-huit ans je passe mes vacances m&rsquo;appara\u00eet comme le pays de mes r\u00eaves, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1196,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[20],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6072"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6072"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6072\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1196"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6072"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6072"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6072"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}