{"id":6082,"date":"2003-08-31T11:53:25","date_gmt":"2003-08-31T09:53:25","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/boris-vian-a-ville-davray-et-paris\/"},"modified":"2026-03-01T22:29:50","modified_gmt":"2026-03-01T21:29:50","slug":"boris-vian-a-ville-davray-et-paris-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/boris-vian-a-ville-davray-et-paris-2\/","title":{"rendered":"Boris VIAN \u00e0 Ville d&#039;Avray et Paris"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1456\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_vian2.jpg\" alt=\"vian2.jpg\" width=\"410\" height=\"310\" align=\"center\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_vian2.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_vian2-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<div align=\"center\">Les Fauvettes.<\/div>\n<p>Avec un grand-p\u00e8re bronzier d&rsquo;art qui fabriqua les grilles d&rsquo;Edmond Rostand \u00e0 Cambo-les-Bains, quelle destin\u00e9e autre que litt\u00e9raire aurait pu avoir Boris Vian ?<\/p>\n<p>&#8211; Il na\u00eet 41 rue de Versailles \u00e0 Ville-d&rsquo;Avray le 10 mars 1920. Sa m\u00e8re, amoureuse d&rsquo;op\u00e9ra, le pr\u00e9nomme ainsi en souvenir de Boris Godounov.<br \/>\n&#8211; 33 rue Pradier, la villa des Fauvettes o\u00f9 la famille emm\u00e9nage bient\u00f4t, est pour Boris, ses fr\u00e8res et sa s\u0153ur un petit paradis. Il souffre toutefois d&rsquo;une insuffisance cardiaque qui fait de lui un enfant trop prot\u00e9g\u00e9, angoiss\u00e9 par les angoisses de sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>La tante Alice est une chef p\u00e2tissi\u00e8re. Elle aime aussi s&rsquo;enfermer dans la salle de bain pour d\u00e9vorer des livres. Boris visite r\u00e9guli\u00e8rement la biblioth\u00e8que de leur voisin de la villa \u00ab\u00a0Le Lys rouge\u00a0\u00bb, Jean Rostand, le savant, fils d&rsquo;Edmond. Boris et Fran\u00e7ois, fils de Jean, sont camarades de jeux.<\/p>\n<p>Une institutrice vient instruire les enfants \u00e0 domicile. Boris sait lire et \u00e9crire \u00e0 cinq ans. \u00c0 huit ans, il \u00ab\u00a0conna\u00eet\u00a0\u00bb toute la litt\u00e9rature fran\u00e7aise jusqu&rsquo;\u00e0 Maupassant. Il d\u00e9couvrira plus tard Marcel Aym\u00e9, Lewis Caroll, Joseph Conrad, Martin du Gard.<br \/>\nLa crise de 1929 d\u00e9truit les rentes de Monsieur Vian qui doit, pour la premi\u00e8re fois de sa vie, chercher du travail. La famille lib\u00e8re la villa pour la louer (\u00e0 la famille Menuhin jusqu&rsquo;en 1935) et s&rsquo;installer dans la maison du gardien, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du jardin. Malgr\u00e9 les mauvais jours, il reste les vacances \u00e0 Landemer&#8230; Les nuits de Ville-d&rsquo;Avray s&rsquo;animent bient\u00f4t des soir\u00e9es jazz organis\u00e9es par les fr\u00e8res Vian, qui rassemblent parfois quatre cents personnes.<br \/>\nEn 1939, Boris part \u00e9tudier un an \u00e0 Angoul\u00eame \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des Arts et Manufacture, dont il ressort ing\u00e9nieur (\u00e0 Paris) en 1942. Sa r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;Occupant, c&rsquo;est, comme beaucoup de ceux qui ont son \u00e2ge, de l&rsquo;ignorer, de s&rsquo;\u00e9vader ailleurs (il commence \u00e0 \u00e9crire)&#8230; de jouer du jazz am\u00e9ricain, interdit pendant la guerre. Le 22 novembre 1944, son p\u00e8re est tu\u00e9 par des cambrioleurs. Les Fauvettes sont vendues. Madame Vian, tante Alice et Ninon emm\u00e9nagent \u00e0 Paris, 30 boulevard Exelmans.<br \/>\nSon p\u00e8re, Landemer, Les Fauvettes disparus : Boris, l&rsquo;\u00e9tudiant d&rsquo;avant-guerre devient, apr\u00e8s-guerre, le roi de Saint-Germain des Pr\u00e9s. Son ascension litt\u00e9raire suit en parall\u00e8le. En 1946, il commence \u00e0 fr\u00e9quenter Sartre et l&rsquo;\u00e9quipe des <em>Temps modernes<\/em>, il \u00e9crit <em>L&rsquo;\u00c9cume des Jours<\/em> et <em>J&rsquo;irai cracher sur vos tombes<\/em>. Raymond Queneau, iconoclaste comme lui, l&rsquo;introduit chez Gallimard et dans le cercle des \u00ab\u00a0pataphysiciens\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de 1939 et jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort le 23 juin 1959, voici ses principales adresses :<\/p>\n<p>&#8211; Il est log\u00e9 39 bis boulevard d&rsquo;Alsace-Lorraine \u00e0 Angoul\u00eame en 1939, lors de son ann\u00e9e d&rsquo;\u00e9tudes \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole des Arts et Manufactures.<br \/>\n&#8211; Apr\u00e8s son mariage avec Michelle en 1941, le couple s&rsquo;installe en 1942 avec Patrick, leur fils, 98 rue du Faubourg-Poissonni\u00e8re.<br \/>\n&#8211; En avril 1951, Vian abandonne le domicile conjugal et emm\u00e9nage avec Ursula (qu&rsquo;il \u00e9pouse en 1954) dans une chambre de bonne, 8 boulevard Clichy.<br \/>\n&#8211; En 1953, ayant divorc\u00e9, mais sans obtenir la garde de ses enfants, ayant peu \u00e9conomis\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es, contraint depuis des mois \u00e0 des travaux de traduction pas toujours enthousiasmants, il loue un appartement 6 bis cit\u00e9 V\u00e9ron, derri\u00e8re le Moulin-Rouge. Il partage sa terrasse avec Jacques Pr\u00e9vert, am\u00e9nagera un second appartement voisin et construira un second \u00e9tage int\u00e9rieur. L\u00e0, le 11 juin 1959, a lieu une f\u00eate grandiose en l&rsquo;honneur du nouveau chef du Coll\u00e8ge de Pataphysique.<br \/>\n&#8211; Quelques hauts lieux du jazz que Boris contribua \u00e0 cr\u00e9er :<br \/>\nle Club du Tabou, 33 rue Dauphine,<br \/>\nle Club Saint-Germain-des-Pr\u00e9s, rue Saint-Benoit (la rue de Marguerite Duras). \u00c0 partir de 1948, Boris y re\u00e7oit Charlie Parker, Duke Ellington, Miles Davis, etc.<br \/>\nun Club Saint-Germain bis est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Saint-Tropez en 1949, \u00e0 La Ponche. Il loue une petite maison \u00e0 Saint-Tropez, 3 rue d&rsquo;Aumale.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Pr\u00e9sences litt\u00e9raires aux alentours de Ville d&rsquo;Avray :<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/ivan-tourgueniev-a-paris-bougival\/\">Tourgueniev<\/a> \u00e0 Bougival,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/anais-nin\/\">Ana\u00efs Nin<\/a> \u00e0 Louveciennes,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/13\/honore-de-balzac\/\">Balzac<\/a> aux Jardies \u00e0 S\u00e8vres,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas\/\">Dumas<\/a> \u00e0 Port-Marly,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/emile-zola\/\">Zola<\/a> et Maeterlinck \u00e0 M\u00e9dan,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/theophile-gautier-a-paris-et-neuilly\/\">Th\u00e9ophile Gautier<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/jacques-prevert\/\">Jacques Pr\u00e9vert<\/a> \u00e0 Neuilly,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/guy-de-maupassant-a-paris-chatou-poissy\/\">Maupassant<\/a> \u00e0 Chatou,<br \/>\n&#8211; Mirbeau \u00e0 Carri\u00e8res-sous-Poissy,<br \/>\n&#8211; Alain au V\u00e9sinet.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<em>Boris Vian<\/em>. Philippe Boggio. Flammarion, 1993. 415 pages, 145 F.<br \/>\n<em>Boris Vian, v\u00e9rit\u00e9 et l\u00e9gendes<\/em>. Fr\u00e9d\u00e9ric Richaud. Editions du Ch\u00eane.<br \/>\nDossiers des n\u00b0 182 (mars 1982) et 270 (octobre 1989) du <em>Magazine litt\u00e9raire<\/em> (octobre 1989).<br \/>\n<em>Les vies parall\u00e8les de Boris Vian<\/em>. No\u00ebl Arnaud. Livre de poche n\u00b014521. 510 pages, 55 F.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Fauvettes. 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