{"id":6083,"date":"2003-08-31T11:55:00","date_gmt":"2003-08-31T09:55:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/auguste-villiers-de-lisle-adam-en-bretagne-et-a-paris\/"},"modified":"2003-08-31T11:55:00","modified_gmt":"2003-08-31T09:55:00","slug":"auguste-villiers-de-lisle-adam-en-bretagne-et-a-paris-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/auguste-villiers-de-lisle-adam-en-bretagne-et-a-paris-2\/","title":{"rendered":"Auguste VILLIERS DE L&#039;ISLE-ADAM en Bretagne et \u00e0 Paris"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9crivain-aristocrate entre dans la vie bien mal entour\u00e9. Son p\u00e8re ne vit que pour des entreprises condamn\u00e9es \u00e0 la faillite ou pour chercher des tr\u00e9sors enfouis au pied de ch\u00e2teaux et qu&rsquo;il ne trouve jamais.<br \/>\n<br \/>Pour le fils, c&rsquo;est aussi &#8211; au moins de son vivant &#8211; \u00e9chec sur toute la ligne.<br \/>\n<br \/>A plusieurs reprises, il est pr\u00e8s d&rsquo;\u00e9pouser une riche h\u00e9riti\u00e8re. Faute d&rsquo;aboutir, il la cr\u00e9era dans son <em>Eve future<\/em>, qui raconte comment l&rsquo; \u00ab \u00e9lectricien \u00bb Edison met \u00e0 disposition de son jeune ami Lord Ewald une \u00ab andr\u00e9ide \u00bb destin\u00e9e \u00e0 remplacer sa bien-aim\u00e9e inaccessible. La suite, vous la d\u00e9couvrirez si vous ouvrez ce roman de science-fiction au go\u00fbt d&rsquo;Edgar Poe, de Jules Verne, de Mary Shelley\u0085 et de Villiers de L&rsquo;Isle-Adam pour ce qui est des pr\u00e9liminaires et des digressions philosophiques.<\/p>\n<p>A plusieurs reprises, il est pr\u00e8s de conna\u00eetre le succ\u00e8s au th\u00e9\u00e2tre ou en po\u00e9sie, mais non. Il n&rsquo;\u00e9crit pas pour plaire et il r\u00e9ussit\u0085 \u00e0 ne pas plaire. Il polit et repolit chacune de ses pi\u00e8ces en permanence, comme chaque po\u00e9sie, nouvelle ou roman. Mais soit sa pi\u00e8ce est refus\u00e9e, soit elle est mise en sc\u00e8ne et les com\u00e9diens eux-m\u00eames la coulent par ras-le-bol des changements de textes, soit, si elle est jou\u00e9e, elle ne d\u00e9passe pas la sixi\u00e8me repr\u00e9sentation par d\u00e9faut de public.<br \/>\n<br \/>Son premier roman, Isis, se vend \u00e0 vingt-trois exemplaires en vingt-quatre ans.<br \/>\nSes \u00e9checs ne font que le conforter pour se remettre au travail et courir \u00e0 un nouvel \u00e9chec.<\/p>\n<p>Ses lieux de vie, le plus souvent pauvres et provisoires, sont peu connus :<\/p>\n<p>&#8211; Il na\u00eet \u00e0 Saint-Brieuc en 1838, 2 rue Saint-Beno\u00eet. En 1841, la famille s&rsquo;installe rue Saint-Gou\u00e9no, puis au coin des rues Vicairies et de Brest, puis \u00e0 Lannion en 1846.<br \/>\n&#8211; Entre 1847 et 51, Auguste est interne au petit s\u00e9minaire de Tr\u00e9guier, puis \u00e0 Rennes (dans l&rsquo;ancien coll\u00e8ge Saint-Vincent), au Lyc\u00e9e de Laval, \u00e0 Vannes (coll\u00e8ge Saint-Fran\u00e7ois-Xavier) et \u00e0 Saint-Brieuc.<br \/>\n&#8211; Entre 1855 et 1870, ses parents et lui sont entre Bretagne et Paris, passant d&rsquo;un logement \u00e0 un autre quand vient le moment de payer le loyer.<br \/>\n&#8211; Vers 1860, il devient l&rsquo;ami de Baudelaire qu&rsquo;il croise souvent \u00e0 la Brasserie des Martyrs, (75 rue des Martyrs, haut lieu de la boh\u00e8me \u00e9crivant) et qui lui fait d\u00e9couvrir Edgar Poe.<br \/>\n&#8211; En 1862 et 63, il effectue deux s\u00e9jours \u00e0 l&rsquo;abbaye de Solesmes, pouss\u00e9 par sa famille.<br \/>\n<br \/>Au milieu des ann\u00e9es 1860, il collabore avec les po\u00e8tes parnassiens qui suivent le sillon trac\u00e9 par Th\u00e9ophile Gautier : H\u00e9r\u00e9dia, Leconte de Lisle, Copp\u00e9e, M\u00e9nard. Il croise aussi Verlaine.<br \/>\n<br \/>En m\u00eame temps, il se laisse gagner par le style Poe, qui lui inspirera de belles nouvelles fantastiques, dont une bonne demi-douzaine dans lesquelles on retrouve des \u00e9chafauds, plus par fascination &#8211; Villiers est amateur d&rsquo;ex\u00e9cutions capitales &#8211; que par volont\u00e9 de d\u00e9noncer la peine de mort, car il y est favorable.<br \/>\n&#8211; A partir de 1868, il fr\u00e9quente r\u00e9guli\u00e8rement le salon de Nina de Callias, alias Nina de Villars \u00ab la princesse de la boh\u00e8me \u00bb qui habite rue Chaptal, puis 82 rue des moines apr\u00e8s 1871.<br \/>\n&#8211; En ao\u00fbt 1870, il visite Mallarm\u00e9 &#8211; qu&rsquo;il a connu sept ans plus t\u00f4t &#8211; \u00e0 Avignon. Mallarm\u00e9 habite 8 Portail Matheron et enseigne alors l&rsquo;anglais au lyc\u00e9e d&rsquo;Avignon. _ A partir de 1875, lorsque Mallarm\u00e9 s&rsquo;installe 87 (puis 89) rue de Rome, Villiers est un invit\u00e9 de ses \u00ab mardis \u00bb.<br \/>\n&#8211; Pendant l&rsquo;hiver 1878-79, c&rsquo;est dans une pauvre chambre rue de Maubeuge, \u00e9crivant allong\u00e9 sur le plancher, qu&rsquo;il travaille \u00e0 son <em>Eve future<\/em> &#8211; qui commence \u00e0 para\u00eetre en feuilleton en 1880. A cette \u00e9poque, il donne aussi des le\u00e7ons de boxe pour nourrir ses parents, sa bonne avec qui il vit et les deux enfants de celle-ci.<br \/>\n&#8211; On les retrouve 16 place Clichy en 1888, puis 45 rue Fontaine en 1888-89, puis \u00e0 Nogent-sur-Marne en 1889. A cette \u00e9poque, il d\u00eene r\u00e9guli\u00e8rement le dimanche chez son ami Huysmans, au cinqui\u00e8me \u00e9tage du 11 rue de S\u00e8vres, en compagnie de L\u00e9on Bloy.<br \/>\n&#8211; Il meurt en 1889 dans la clinique du 20 rue Oudinot.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>En Bretagne :<\/p>\n<p>&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/francois-rene-de-chateaubriand\/\">Chateaubriand<\/a> \u00e0 Saint-Malo, Planco\u00ebt, Dol, Combourg\u0085<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/felicite-lamennais\/\">Lamennais<\/a> \u00e0 Saint-Malo, Dinan, Saint-Brieuc\u0085<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/louis-guilloux\/\">Louis Guilloux<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/alfred-jarry\/\">Alfred Jarry<\/a> \u00e0 Saint-Brieuc,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/pierre-loti-a-paimpol\/\">Pierre Loti<\/a> \u00e0 Paimpol,<br \/>\n&#8211; Michel Le Bris \u00e0 Saint-Samson,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/joseph-conrad-a-marseille-hyeres-montpellier\/\">Joseph Conrad<\/a> \u00e0 Lannion-L&rsquo;Ile Grande,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/thomas-edward-lawrence-en-bretagne-et-a-paris\/\">T. E. Lawrence<\/a> \u00e0 Dinard,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/pierre-mac-orlan\/\">Pierre Mac Orlan<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/paul-feval\/\">Paul F\u00e9val<\/a> \u00e0 Rennes,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/colette\/\">Colette<\/a> \u00e0 Rozven (\u00ab\u00a0la rose des vents\u00a0\u00bb), \u00e0 Saint-Coulomb pr\u00e8s de Saint-Malo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9crivain-aristocrate entre dans la vie bien mal entour\u00e9. 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