{"id":6138,"date":"2005-11-11T00:00:00","date_gmt":"2005-11-10T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/11\/jules-valles-linsurge-parisien\/"},"modified":"2005-11-11T00:00:00","modified_gmt":"2005-11-10T23:00:00","slug":"jules-valles-linsurge-parisien-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/11\/11\/jules-valles-linsurge-parisien-2\/","title":{"rendered":"Jules VALLES, l&#039;insurg\u00e9 parisien"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e8s les ann\u00e9es 1850, la vie parisienne de Vall\u00e8s est \u00e9maill\u00e9e de s\u00e9jours \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;ombre\u00a0\u00bb, comme apr\u00e8s le 5 juillet 1853, lorsqu&rsquo;il participe avec Ranc et une dizaine d&rsquo;autres au \u00ab\u00a0complot de l&rsquo;Op\u00e9ra comique\u00a0\u00bb contre Napol\u00e9on III. On le retrouve \u00e0 la prison de Mazas entre le 16 juillet et le 30 ao\u00fbt.<br \/>\n<br \/>Il rate difficilement une occasion de montrer son opposition \u00e0 l&rsquo;Empire. Le 15 janvier 1865, il donne une conf\u00e9rence sur Balzac au Casino-Cadet, salle de bals, concerts et meetings situ\u00e9e 18 rue Cadet. Il m\u00eale discours litt\u00e9raire et discours politique, et y gagne d&rsquo;\u00eatre renvoy\u00e9 de la mairie de Vaugirard, o\u00f9 il \u00e9tait en poste depuis 1860.<\/p>\n<p>Le 29 rue de Tournon est son adresse dans les temps qui pr\u00e9c\u00e8dent la Commune.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;issue de la Semaine sanglante, comme il l&rsquo;explique dans <em>L&rsquo;Insurg\u00e9<\/em>, Vall\u00e8s d\u00e9cide d&rsquo;\u00e9chapper aux Versaillais plut\u00f4t que de marcher \u00e0 la mort. Apr\u00e8s la prise de la barricade de la rue de Belleville, le 28 mai en milieu de journ\u00e9e, il se d\u00e9guise en m\u00e9decin militaire, se rend \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Saint-Antoine puis \u00e0 la Piti\u00e9-Salp\u00eatri\u00e8re, craignant \u00e0 tout moment d&rsquo;\u00eatre reconnu (il croise alors Maxime du Camp qui, soit parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas s\u00fbr soit parce qu&rsquo;il ne veut pas \u00eatre d\u00e9lateur, ne le d\u00e9nonce pas).<br \/>\n<br \/>Vall\u00e8s trouve \u00e0 se cacher chez son ancienne logeuse, 2 cour du Commerce-Saint-Andr\u00e9, puis 38 rue Saint-Sulpice, puis rue Campagne-Premi\u00e8re chez le sculpteur Roubaud.<br \/>\n<br \/>Il gagne l&rsquo;Aisne en ao\u00fbt, puis passe en Belgique, et s&rsquo;installe \u00e0 Londres en septembre. Un ami mort pendant le si\u00e8ge lui a l\u00e9gu\u00e9 un h\u00e9ritage que Vall\u00e8s, aid\u00e9 par un avocat habile, parvient \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer avant sa condamnation \u00e0 mort par contumace en juillet 1872.<br \/>\n<br \/>Il \u00e9crit cette ann\u00e9e-l\u00e0 une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre sur la Commune, qui n&rsquo;est pas tr\u00e8s bonne et est refus\u00e9e partout. Vall\u00e8s n&rsquo;est fait ni pour le th\u00e9\u00e2tre ni pour le r\u00e9cit historique, comme son adversaire Lissagaray, qui publie en 1876 son <em>Histoire de la Commune<\/em>. Il est fait pour le r\u00e9cit autobiographique. \u00c0 Londres, il \u00e9crit <em>L&rsquo;Enfant<\/em> et <em>Le Bachelier<\/em>.<\/p>\n<p>Il compose <em>L&rsquo;Insurg\u00e9<\/em>, 3e tome de sa trilogie, apr\u00e8s son retour \u00e0 Paris en juillet 1880, en m\u00eame qu&rsquo;il collabore au <em>R\u00e9veil<\/em>, \u00e0 <em>Gil Blas<\/em>, etc.<br \/>\n<br \/>Il y met, comme dans les deux premiers tomes, son style de journaliste : les sc\u00e8nes se succ\u00e8dent \u00e0 un rythme soutenu, avec dans chacune une image destin\u00e9e \u00e0 marquer le lecteur.<br \/>\n<br \/>T\u00e9moin \u00e0 Londres puis \u00e0 Paris des scissions entre les socialistes, il invite le lecteur \u00e0 l&rsquo;union dans la r\u00e9volte sociale, tout en d\u00e9non\u00e7ant les nostalgiques de 1789, les Communards majoritaires qui, tels Ranvier, Delescluze et Rigault, vivent dans une m\u00e9taphysique coup\u00e9e du peuple.<\/p>\n<p>Le roman para\u00eet d&rsquo;abord en quatre livraisons en ao\u00fbt-septembre 1882, dans <em>La Nouvelle Revue<\/em> de Juliette Adam, et \u00e0 nouveau, dans une version un peu plus compl\u00e8te, dans <em>Le Cri du peuple<\/em> qui rena\u00eet \u00e0 l&rsquo;automne 1883, profitant de la libert\u00e9 de la presse d\u00e9finitivement assise sur la loi de juillet 1881. <em>Le Cri du peuple<\/em> est en particulier financ\u00e9 par le docteur Guebhardt, compagnon de S\u00e9verine, secr\u00e9taire de Vall\u00e8s, qu&rsquo;elle a rencontr\u00e9 \u00e0 Bruxelles en 1880.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1880, l&rsquo;adresse de l&rsquo;\u00e9crivain est la rue Taylor, puis le 20 rue Soufflot.<\/p>\n<p>Il meurt d&rsquo;une crise de diab\u00e8te en f\u00e9vrier 1885 (la m\u00eame ann\u00e9e que Hugo) au 77 boulevard Saint-Michel, chez S\u00e9verine et le docteur Guebhardt. Ses obs\u00e8ques sont suivies jusqu&rsquo;au P\u00e8re Lachaise par des milliers de parisiens.<br \/>\n<br \/>Il n&rsquo;a pas eu le temps de terminer la relecture de <em>L&rsquo;Insurg\u00e9<\/em> en vue d&rsquo;une \u00e9dition en librairie. C&rsquo;est S\u00e9verine qui s&rsquo;en charge l&rsquo;ann\u00e9e suivante.<\/p>\n<p>Voir aussi <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/jules-valles\/\">199<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e8s les ann\u00e9es 1850, la vie parisienne de Vall\u00e8s est \u00e9maill\u00e9e de s\u00e9jours \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;ombre\u00a0\u00bb, comme apr\u00e8s le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[45,18,48,29],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6138"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6138"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6138\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6138"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6138"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6138"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}