{"id":616,"date":"2006-03-12T18:58:00","date_gmt":"2006-03-12T17:58:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/03\/12\/sophie-rostopchine-comtesse-de-segur\/"},"modified":"2021-12-08T15:47:04","modified_gmt":"2021-12-08T14:47:04","slug":"sophie-rostopchine-comtesse-de-segur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/03\/12\/sophie-rostopchine-comtesse-de-segur\/","title":{"rendered":"Sophie Rostopchine, comtesse de SEGUR"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1985\" aria-describedby=\"caption-attachment-1985\" style=\"width: 430px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1985\" title=\"Le ch\u00e2teau de Kermadio \u00e0 Pluneret en Bretagne.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/jpg_segurkermadiodef1.jpg\" alt=\"Le ch\u00e2teau de Kermadio \u00e0 Pluneret en Bretagne.\" width=\"430\" height=\"300\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/jpg_segurkermadiodef1.jpg 430w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/jpg_segurkermadiodef1-300x209.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 430px) 94vw, 430px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1985\" class=\"wp-caption-text\">Le ch\u00e2teau de Kermadio \u00e0 Pluneret en Bretagne.<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;entr\u00e9e en litt\u00e9rature de Sophie Rostopchine est tardive, mais presque imm\u00e9diate. Elle \u00e9crit son premier roman en 1855, \u00e0 56 ans, pour distraire ses deux petites filles Camille et Madeleine (alias <em>Les petites filles mod\u00e8les<\/em>), parties vivre \u00e0 Londres.<\/p>\n<p>Il se trouve que le comte de S\u00e9gur est pr\u00e9sident des Chemins de fer de l&rsquo;Est. Sollicit\u00e9 par Louis Hachette, il lui accorde le monopole de la vente dans les gares de livres pour enfants, et pr\u00e9sente sa femme \u00e0 l&rsquo;\u00e9diteur quelque temps plus tard. Celle-ci signe son premier contrat en octobre 1855. Le succ\u00e8s de ce premier ouvrage l&rsquo;encourage \u00e0 composer un ouvrage pour chacun de ses autres petits enfants.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9criture ne va modifier que l\u00e9g\u00e8rement les r\u00e8gles d&rsquo;une vie peu ordinaire. Sophie avance d&rsquo;une heure le moment de son r\u00e9veil : 4h30 chaque matin. Toilette, une bonne heure d&rsquo;\u00e9criture, messe. Petit-d\u00e9jeuner. \u00c9veil de la maison, enfants, petits enfants&#8230; \u00c9criture encore. D\u00e9jeuner. Lecture de <em>L&rsquo;Univers<\/em> de son ami Louis veuillot. Sieste et\/ou promenade. D\u00eener. \u00c9criture.<\/p>\n<p>Sa vie a commenc\u00e9 en 1799 en Russie. Son p\u00e8re est le comte F\u00e9dor Rostopchine, ministre des affaires \u00e9trang\u00e8res du Tsar. Le parrain de Sophie est&#8230; le Tsar lui-m\u00eame, Paul 1er.<\/p>\n<p>En septembre 1812, Rostopchine, gouverneur de Moscou, ordonne l&rsquo;incendie de la ville (et de sa propri\u00e9t\u00e9 de Voronovo) pour qu&rsquo;elle ne tombe pas intacte aux mains des arm\u00e9es napol\u00e9oniennes qui, bient\u00f4t, vont d&rsquo;ailleurs battre en retraite.<\/p>\n<p>\u00c9puis\u00e9 par ces \u00e9v\u00e9nements, le comte d\u00e9missionne de ses fonctions en 1814 et part reprendre des forces en Allemagne puis \u00e0 Paris, o\u00f9 il s&rsquo;installe fin 1816 rue Chantereine. Le reste de sa famille emm\u00e9nage quelques semaines plus tard dans l&rsquo;h\u00f4tel du mar\u00e9chal Ney, avenue Gabriel (ils repartiront en Russie six ans plus tard ; Sophie, elle, ne retrouvera la Russie qu&rsquo;en la faisant revivre dans certains de ses romans).<\/p>\n<p>Les Rostopchine ont le temps de se rendre quelquefois chez Mme de Sta\u00ebl, 40 rue des Mathurins, avant que celle-ci ne d\u00e9c\u00e8de en 1817.<\/p>\n<p>Sophie \u00e9pouse en 1819 Eug\u00e8ne de S\u00e9gur, qui se fait habiller pour l&rsquo;occasion par Buisson, le tailleur de Balzac qui tient boutique 110-112 rue de Richelieu.<\/p>\n<p>La nouvelle adresse du jeune couple est le 6 (aujourd&rsquo;hui 48) rue de Varenne, une triste demeure pour Sophie car le bel Eug\u00e8ne se r\u00e9v\u00e8le tr\u00e8s vite \u00eatre un mari peu pr\u00e9sent.<\/p>\n<p>En juillet 1820, Eug\u00e8ne, Sophie et leur fils Gaston s\u00e9journent au ch\u00e2teau de Chandai chez un parent des S\u00e9gur, le duc de la Force, lorsqu&rsquo;ils visitent un ch\u00e2teau \u00e0 vendre, qui appartient au mar\u00e9chal Lefebvre-Desnouettes. Les bouleaux du parc rappellent \u00e0 Sophie ceux de Voronovo.<\/p>\n<p>F\u00e9dor offre le ch\u00e2teau \u00e0 sa fille en guise d&rsquo;\u00e9trennes, en janvier suivant ! Le ch\u00e2teau des Nouettes \u00e0 Aube sera, jusqu&rsquo;\u00e0 sa vente en 1872, le havre de paix de la comtesse de S\u00e9gur, loin d&rsquo;une vie parisienne peu enthousiasmante pour elle.<\/p>\n<p>Les Nouettes sont situ\u00e9es sur la route entre Paris et Cherbourg, et c&rsquo;est juch\u00e9s sur la barri\u00e8re des Nouettes que les six enfants S\u00e9gur contempleront le 3 ao\u00fbt 1830 le passage d&rsquo;un attelage royal : celui de Charles X, en fuite apr\u00e8s les Trois glorieuses.<\/p>\n<p>Eug\u00e8ne devient pair de France en ao\u00fbt suivant. Son entr\u00e9e en politique l&rsquo;\u00e9loigne encore davantage de sa femme et de ses sept enfants : Gaston, n\u00e9 en 1820, Anatole (1823), Edgar (1825), Nathalie (1827), les jumelles Sabine et Henriette (1829) et Olga (1835). Sophie ne se remettra jamais parfaitement de cette derni\u00e8re naissance.<\/p>\n<p>Voici quelques autres lieux o\u00f9 la comtesse de S\u00e9gur et ses proches ont v\u00e9cu :<br \/>\n&#8211; le 55 rue de Lille est l&rsquo;adresse de Mme de S\u00e9gur, m\u00e8re d&rsquo;Eug\u00e8ne,<br \/>\n&#8211; Gaston rentre en 1843 au s\u00e9minaire d&rsquo;Ivry. Fin 1847, il emm\u00e9nage 32 rue Cassette, puis 39 rue du Bac en 1856,<br \/>\n&#8211; apr\u00e8s la mort de son mari en juillet 1863 au ch\u00e2teau de M\u00e9ry-sur-Oise chez son fr\u00e8re Adolphe, Sophie d\u00e9m\u00e9nage du 91 au 53 rue de Grenelle,<br \/>\n&#8211; Olga et son mari vivent 110 rue Saint-Dominique,<br \/>\n&#8211; Anatole demeure 120 rue du Bac,<br \/>\n&#8211; dans les ann\u00e9es 1860, la comtesse vit entre Les Nouettes, Kermadio (pr\u00e8s de Sainte-Anne-d&rsquo;Auray ; les environs constituent le cadre de <em>Jean qui grogne et Jean qui rit<\/em>. La comtesse est enterr\u00e9e dans le cimeti\u00e8re tout proche de Pluneret) chez sa fille Henriette et Bruxelles, o\u00f9 vit maintenant Nathalie.<\/p>\n<p>Elle entre dans les ordres en 1866 et continue \u00e0 \u00e9crire.<br \/>\nElle est victime d&rsquo;une congestion c\u00e9r\u00e9brale en 1869 et part ensuite \u00e0 Kermadio reprendre des forces. La guerre de 1870 l&rsquo;oblige \u00e0 y prolonger son s\u00e9jour. L&rsquo;effondrement cons\u00e9cutif des ventes de ses livres l&rsquo;oblige \u00e0 vendre Les Nouettes.<\/p>\n<p>Sophie d\u00e9c\u00e8de en 1874 \u00e0 sa derni\u00e8re adresse parisienne, le 27 rue Casimir P\u00e9rier.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4692\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-2.png\" alt=\"\" width=\"786\" height=\"588\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-2.png 786w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-2-300x224.png 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-2-768x575.png 768w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-2-450x337.png 450w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-2-668x500.png 668w\" sizes=\"(max-width: 739px) 94vw, (max-width: 786px) 88vw, 786px\" \/><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-4690\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-1.png\" alt=\"\" width=\"694\" height=\"521\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-1.png 694w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-1-300x225.png 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-1-450x338.png 450w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/03\/Segur-comtesse-Paris-1-666x500.png 666w\" sizes=\"(max-width: 694px) 94vw, 694px\" \/><\/p>\n<p><strong>\u00c0 contacter<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;association des Amis de la Comtesse de S\u00e9gur : 3 rue l&rsquo;Abb\u00e9 Roger Derry, 61270 Aube.<br \/>\nT\u00e9l. et fax. : 02 33 24 60 09. M\u00e8l. : accueil at musee-comtessedesegur.com.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 visiter<\/strong><\/p>\n<p>Le mus\u00e9e de la comtesse de S\u00e9gur \u00e0 Aube (www.musee-comtessedesegur.com) est ouvert de juin \u00e0 septembre. T\u00e9l. : 02 33 24 60 09. Il est install\u00e9 dans l&rsquo;ancien presbyt\u00e8re du village, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n<p>Le ch\u00e2teau des Nouettes, propri\u00e9t\u00e9 du Conseil g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Orne, est occup\u00e9 aujourd&rsquo;hui par un institut m\u00e9dico-p\u00e9dagogique.<\/p>\n<p><strong>Sources<\/strong><\/p>\n<p><em>La Comtesse de S\u00e9gur n\u00e9e Rostopchine<\/em>. Hortense Dufour. J&rsquo;ai lu n\u00b06160.<\/p>\n<p>Le tr\u00e8s bon site http:\/\/perso.wanadoo.fr\/ecole.comtesse de l&rsquo;\u00e9cole \u00ab\u00a0Comtesse de S\u00e9gur\u00a0\u00bb \u00e0 Aube.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;entr\u00e9e en litt\u00e9rature de Sophie Rostopchine est tardive, mais presque imm\u00e9diate. 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