{"id":6167,"date":"2010-07-10T19:55:21","date_gmt":"2010-07-10T17:55:21","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2010\/07\/10\/jean-guhenno\/"},"modified":"2025-05-26T17:52:18","modified_gmt":"2025-05-26T15:52:18","slug":"jean-guhenno-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2010\/07\/10\/jean-guhenno-2\/","title":{"rendered":"Jean GU&#201;HENNO \u00e0 Foug\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Nous r\u00eavons une vie, nous en vivons une autre, mais celle que nous r\u00eavons est la vraie\u00a0\u00bb (Jean Gu\u00e9henno, <em>La Foi difficile)<\/em>.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est un principe sur lequel tous les gouvernements s&rsquo;accordent sans le dire : la vie des pauvres est quelque chose d&rsquo;humble, de fini, de r\u00e9duit, n&rsquo;est presque rien enfin, et l&rsquo;on peut n&rsquo;avoir point de scrupules \u00e0 la supprimer tout \u00e0 fait. Quand l&rsquo;un de nous meurt, qui penserait comparer sa mort \u00e0 la mort d&rsquo;un homme riche ou d&rsquo;un homme instruit ? Il semble que nous n&rsquo;ayons point d&rsquo;\u00e2me, point de petite machine au haut de notre t\u00eate \u00e0 moudre la souffrance ou la joie.<br \/>\nPourtant l&rsquo;\u00e2me d&rsquo;un pauvre homme, comme celle du plus grand artiste, peut contenir tout l&rsquo;infini\u00a0\u00bb (Jean Gu\u00e9henno, <em>Journal d&rsquo;un homme de 40 ans)<\/em>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2297\" aria-describedby=\"caption-attachment-2297\" style=\"width: 353px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2297\" title=\"43 rue des Feuteries \u00e0 Foug\u00e8res\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteries.jpg\" alt=\"43 rue des Feuteries \u00e0 Foug\u00e8res\" width=\"353\" height=\"482\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteries.jpg 353w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteries-220x300.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 353px) 94vw, 353px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2297\" class=\"wp-caption-text\">43 rue des Feuteries \u00e0 Foug\u00e8res<\/figcaption><\/figure>\n<p>Comme le remarque Patrick Bachelier dans la revue <em>Le Pays de Foug\u00e8res<\/em> (n\u00b0120), Jean Gu\u00e9henno, fils de coordonnier comme Louis Guilloux et Jean Giono, n&rsquo;a pas eu leur imagination fertile. Gu\u00e9henno a \u00e9crit de nombreux essais et ouvrages autobiographiques, mais gu\u00e8re de roman (seulement <em>La Jeunesse morte<\/em>, posthume).<\/p>\n<p>Il en donne lui-m\u00eame l&rsquo;explication : \u00ab\u00a0Avant ma quinzi\u00e8me ann\u00e9e, je n&rsquo;eus que mes livres de classe. Je n&rsquo;ai jamais lu pour m&rsquo;amuser. C&rsquo;est monstrueux. De l\u00e0 peut-\u00eatre ce manque affreux d&rsquo;imagination\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une des raisons qui font que Jean Gu\u00e9henno est peu connu aujourd&rsquo;hui&#8230; et que, comme souvent avec d&rsquo;autres grands honn\u00eates hommes, chaque facette que l&rsquo;on d\u00e9couvre de son \u0153uvre et de sa vie provoque une \u00e9motion nouvelle et dessine de nouveaux horizons. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;\u00e0 lire le <em>Journal d&rsquo;un homme de quarante ans<\/em> pour d\u00e9couvrir l&rsquo;enfance d&rsquo;un \u00e9crivain, et le <em>Journal des ann\u00e9es noires<\/em> pour accompagner au quotidien un homme qui voit l&rsquo;univers s&rsquo;effondrer autour de lui.<\/p>\n<p>Sa ville natale, Foug\u00e8res, garde de multiples traces de l&rsquo;\u00e9crivain et de ses parents, pour qui veut marcher sur leurs pas.<\/p>\n<p>Jean-Marie, son p\u00e8re, est ouvrier dans la chaussure, conseiller municipal et syndicaliste membre de l&rsquo;Union Compagnonnique de Foug\u00e8res (la \u00ab\u00a0Cayenne\u00a0\u00bb), dont, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1900, les r\u00e9unions ont lieu dans le caf\u00e9 des Gu\u00e9henno (voir plus bas). Ang\u00e9lique, la m\u00e8re de Jean, est \u00e0 la maison, affair\u00e9e sur sa machine \u00e0 coudre entre 5 heures du matin et 11 heures du soir. Elle mourra d&rsquo;\u00e9puisement avant l&rsquo;heure. La vie chez les Gu\u00e9henno est soud\u00e9e mais difficile.<\/p>\n<p>La liste de leurs domiciles donne une id\u00e9e de cette qu\u00eate permanente d&rsquo;une meilleure existence, dans les quartiers laborieux de Foug\u00e8res.<\/p>\n<p>Jean-Marie Gu\u00e9henno habite 25 rue Chateaubriand en 1886.<\/p>\n<p>Jean na\u00eet en 1890 dans une maison de la rue N\u00e9let (alors rue Forest). Jusqu&rsquo;\u00e0 ses 5 ans, il est en nourrice \u00e0 Pe\u00efn\u00e9, chez sa grand-tante maternelle. Il estime dans les premi\u00e8res lignes du <em>Journal d&rsquo;un homme de 40 ans<\/em> que ce fut une chance qui lui permit de conna\u00eetre la campagne et d&rsquo;\u00e9chapper quelque temps \u00e0 l&rsquo;\u00e9tau de la vie que menaient ses parents, travaillant du matin au soir.<\/p>\n<p>La famille demeure dans une pi\u00e8ce unique \u2013 \u00e0 la fois chambre, cuisine, salle \u00e0 manger, salon, atelier de couture et arri\u00e8re-boutique de cordonnier \u2013 au 3e \u00e9tage de la maison du ma\u00e7on Pierre Bruant, 39 rue de Nantes, de 1891 ou 1892 \u00e0 1899. Puis elle occupe \u00e0 partir de 1899 le caf\u00e9 qui existe toujours \u00e0 l&rsquo;angle de la rue de l&rsquo;Abb\u00e9 Joly et de la rue de Bonabry. A quelques m\u00e8tres, la salle de cin\u00e9ma \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque l&rsquo;usine de chaussures Tr\u00e9hu, o\u00f9 Jean, quittant le coll\u00e8ge, est employ\u00e9 aux \u00e9critures \u00e0 partir de 14 ans, lorsque son p\u00e8re est trop malade pour faire vivre la famille. C&rsquo;est l\u00e0 que Jean assiste en 1906 \u00e0 la grande gr\u00e8ve des ouvriers de la chaussure, qu&rsquo;il d\u00e9crit dans le <em>Journal d&rsquo;un homme de 40 ans<\/em>.<\/p>\n<p>Les Gu\u00e9henno occupent diff\u00e9rentes adresses dans la rue des Feuteries toute proche\u00a0: le n\u00b010 en 1902, le n\u00b011 (amput\u00e9) en 1904, le n\u00b04 (disparu) en 1906, le second \u00e9tage du 43 en 1909.<\/p>\n<p>Jean Gu\u00e9henno arrive \u00e0 Paris en 1910 apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re et apr\u00e8s avoir obtenu sa licence \u00e8s lettres.<\/p>\n<p>(\u00e0 suivre&#8230;)<\/p>\n<p><em>Sources\u00a0:<\/em><br \/>\nLes articles que Patrick Bachelier, biographe de Gu\u00e9henno, lui a consacr\u00e9s dans la revue <em>Le Pays de Foug\u00e8res<\/em> (n\u00b0102, 103, 110, 120, 123, 128, 137).<br \/>\n<em>Journal d&rsquo;un homme de 40 ans<\/em>, Jean Gu\u00e9henno.<\/p>\n<p><em>A lire :<\/em><br \/>\n<em>Jean Gu\u00e9henno<\/em>, par Patrick Bachelier et Alain-Gabriel Monot, Rennes, 2007, \u00e9ditions La Part Commune.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2298\" aria-describedby=\"caption-attachment-2298\" style=\"width: 380px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2298\" title=\"43 rue des Feuteries (arri\u00e8re)\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteries_arriere.jpg\" alt=\"43 rue des Feuteries (arri\u00e8re)\" width=\"380\" height=\"497\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteries_arriere.jpg 380w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteries_arriere-229x300.jpg 229w\" sizes=\"(max-width: 380px) 94vw, 380px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2298\" class=\"wp-caption-text\">43 rue des Feuteries (arri\u00e8re)<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_2299\" aria-describedby=\"caption-attachment-2299\" style=\"width: 464px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2299\" title=\"L'ancienne biblioth\u00e8que de Foug\u00e8res, dans laquelle Gu\u00e9henno venait jeune homme et vieil \u00e9crivain.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_BM.jpg\" alt=\"L'ancienne biblioth\u00e8que de Foug\u00e8res, dans laquelle Gu\u00e9henno venait jeune homme et vieil \u00e9crivain.\" width=\"464\" height=\"345\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_BM.jpg 464w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_BM-300x223.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 464px) 94vw, 464px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2299\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;ancienne biblioth\u00e8que de Foug\u00e8res, dans laquelle Gu\u00e9henno venait jeune homme et vieil \u00e9crivain.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_2300\" aria-describedby=\"caption-attachment-2300\" style=\"width: 354px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2300\" title=\"Le 43 rue des Feuteries, vu d'un autre angle.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteriesbis.jpg\" alt=\"Le 43 rue des Feuteries, vu d'un autre angle.\" width=\"354\" height=\"479\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteriesbis.jpg 354w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_43rueFeuteriesbis-222x300.jpg 222w\" sizes=\"(max-width: 354px) 94vw, 354px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2300\" class=\"wp-caption-text\">Le 43 rue des Feuteries, vu d&rsquo;un autre angle.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_2301\" aria-describedby=\"caption-attachment-2301\" style=\"width: 490px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2301\" title=\"L'ancienne usine Tr\u00e9hu, rue de Bonabry, o\u00f9 Jean Gu\u00e9henno a travaill\u00e9.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_Trehu.jpg\" alt=\"L'ancienne usine Tr\u00e9hu, rue de Bonabry, o\u00f9 Jean Gu\u00e9henno a travaill\u00e9.\" width=\"490\" height=\"276\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_Trehu.jpg 490w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_Trehu-300x169.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 490px) 94vw, 490px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2301\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;ancienne usine Tr\u00e9hu, rue de Bonabry, o\u00f9 Jean Gu\u00e9henno a travaill\u00e9.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_2302\" aria-describedby=\"caption-attachment-2302\" style=\"width: 450px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2302\" title=\"L'ex-caf\u00e9 des Gu\u00e9henno, \u00e0 l'angle de la rue de l'Abb\u00e9 Joly et de la rue de Bonabry.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_bar.jpg\" alt=\"L'ex-caf\u00e9 des Gu\u00e9henno, \u00e0 l'angle de la rue de l'Abb\u00e9 Joly et de la rue de Bonabry.\" width=\"450\" height=\"345\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_bar.jpg 450w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_bar-300x230.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 450px) 94vw, 450px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2302\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;ex-caf\u00e9 des Gu\u00e9henno, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue de l&rsquo;Abb\u00e9 Joly et de la rue de Bonabry.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_2303\" aria-describedby=\"caption-attachment-2303\" style=\"width: 450px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2303\" title=\"A gauche de la photo se trouvait le 11 rue des Feuteries.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_11rueFeuteries.jpg\" alt=\"A gauche de la photo se trouvait le 11 rue des Feuteries.\" width=\"450\" height=\"345\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_11rueFeuteries.jpg 450w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/jpg_Guehenno_Fougeres_11rueFeuteries-300x230.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 450px) 94vw, 450px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2303\" class=\"wp-caption-text\">A gauche de la photo se trouvait le 11 rue des Feuteries.<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Nous r\u00eavons une vie, nous en vivons une autre, mais celle que nous r\u00eavons est la vraie\u00a0\u00bb (Jean 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