{"id":627,"date":"2006-04-23T14:30:00","date_gmt":"2006-04-23T12:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/04\/23\/les-foulards-rouges-de-frederic-h-fajardie\/"},"modified":"2006-04-23T14:30:00","modified_gmt":"2006-04-23T12:30:00","slug":"les-foulards-rouges-de-frederic-h-fajardie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/04\/23\/les-foulards-rouges-de-frederic-h-fajardie\/","title":{"rendered":"Les Foulards rouges, de Fr\u00e9d\u00e9ric H. Fajardie"},"content":{"rendered":"<p><em>Les Foulards rouges<\/em> n&rsquo;est pas \u00e0 proprement parler un roman policier. Mais une enqu\u00eate polici\u00e8re dans un Paris aux mains de la Fronde y tient une part importante. <\/p>\n<p>C&rsquo;est un roman fort en \u00e9pisodes parfois macabres, en histoires d&rsquo;amour, en humour et en surprises, qui se d\u00e9roule entre en 1648 et fin 1652 avec un arri\u00e8re-plan historique tr\u00e8s pr\u00e9cis : la Fronde des nobles contre Mazarin. En effet, pour d\u00e9fendre son pouvoir qu&rsquo;elle estime menac\u00e9, la noblesse se soul\u00e8ve contre le cardinal, l&rsquo;accusant de manipuler la reine Anne d&rsquo;Autriche et de retenir prisonnier son fils Louis XIV. C&rsquo;est le d\u00e9but de la Fronde, qui ne s&rsquo;apaisera qu&rsquo;en 1653[[Le Prince de Cond\u00e9, pass\u00e9 \u00e0 la Fronde et s&rsquo;\u00e9tant empar\u00e9 de Paris, comprend qu&rsquo;il ne peut unir une noblesse divis\u00e9e et un peuple fatigu\u00e9 de la guerre civile. Il se retire en Espagne.]].<\/p>\n<figure id=\"attachment_1650\" aria-describedby=\"caption-attachment-1650\" style=\"width: 550px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1650\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2004\/12\/gif_palais.gif\" alt=\"Le Palais-Royal.\" title=\"Le Palais-Royal.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"550\" height=\"318\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1650\" class=\"wp-caption-text\">Le Palais-Royal.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Un jour d&rsquo;ao\u00fbt 1648, le cardinal est attaqu\u00e9 par des hommes de main dans les all\u00e9es du Palais Royal. Il est sauv\u00e9 in extremis par le comte Loup de Pomonne, seigneur de Nissac, g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;artillerie dans l&rsquo;arm\u00e9e du prince de Cond\u00e9, venu faire son rapport. En d\u00e9cembre, Mazarin lui confie la mission d&rsquo;\u00eatre son espion dans Paris qu&rsquo;Anne d&rsquo;Autriche et son fils ont quitt\u00e9. Nissac doit espionner, d\u00e9sorganiser l&rsquo;ennemi, le voler pour renflouer les caisses de Mazarin&#8230; et arr\u00eater cet \u00e9corcheur qui viole et d\u00e9p\u00e8ce des femmes avant de les abandonner devant des \u00e9glises. Si seulement, esp\u00e8re Mazarin, ce pouvait \u00eatre un chef frondeur ! En r\u00e9alit\u00e9, cet \u00e9corcheur &#8211; qui est bien un noble et un Frondeur &#8211; vise bien plus loin que la victoire de la Fronde : celle des forces des t\u00e9n\u00e8bres sur la terre&#8230; Lorsqu&rsquo;il est identifi\u00e9 dans les derni\u00e8res lignes du r\u00e9cit, c&rsquo;est une surprise tellement grande que l&rsquo;on comprend que l&rsquo;Histoire l&rsquo;ait oubli\u00e9 !<\/p>\n<p>Pour cette enqu\u00eate, Nissac se fait entourer par une dizaine d&rsquo;hommes et femmes fid\u00e8les que les Frondeurs vont bient\u00f4t nommer les \u00ab Foulards rouges \u00bb, et du lieutenant criminel J\u00e9r\u00f4me de Galand, un des rares membres de la police rest\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 Mazarin et &#8211; Nissac le d\u00e9couvrira tardivement &#8211; un alli\u00e9 dans son projet politique&#8230; r\u00e9volutionnaire.<\/p>\n<h5><strong>La Fronde<\/strong><\/p>\n<p>La Fronde est l&rsquo;arri\u00e8re-plan des aventures de l&rsquo;imaginaire comte de Nissac.<br \/>\n<br \/>Cette r\u00e9volte de la noblesse contre Mazarin et contre un pouvoir royal dont elle est \u00e9cart\u00e9e commence par des relations de plus en plus tendues entre le parlement de Paris et le cardinal. Ce dernier arr\u00eate le 26 ao\u00fbt 1648 les leaders parlementaires, d\u00e9clenchant \u00e0 Paris plusieurs jours d&rsquo;\u00e9meutes encourag\u00e9es par l&rsquo;ambitieux Paul de Gondi, coadjuteur (successeur d\u00e9sign\u00e9) de son oncle l&rsquo;archev\u00eaque de Paris, futur cardinal de Retz, l&rsquo;auteur de c\u00e9l\u00e8bres <em>M\u00e9moires<\/em>.<br \/>\n<br \/>La situation ne s&rsquo;apaisant qu&rsquo;\u00e0 moiti\u00e9, Anne d&rsquo;Autriche et la cour se replient en septembre au ch\u00e2teau de Rueil. Ils rentrent dans Paris en octobre apr\u00e8s avoir c\u00e9d\u00e9 au parlement sur certains points.<br \/>\n<br \/>Ils s&rsquo;installent en d\u00e9cembre 1648 au ch\u00e2teau de Saint-Germain-en-Laye afin de permettre au prince de Cond\u00e9 d&rsquo;organiser le blocus de Paris. Le prince de Conti commande aux troupes de la Fronde. Certains Frondeurs s&rsquo;interrogent toutefois apr\u00e8s la d\u00e9capitation de Charles 1er d&rsquo;Angleterre, le 30 janvier 1649 : ne risque t-on pas, \u00e0 trop combattre le roi, de voir dispara\u00eetre la royaut\u00e9 ?<\/p>\n<p>Un accord de paix est sign\u00e9 \u00e0 Rueil en mars 1649. Mais la Fronde va bient\u00f4t reprendre, men\u00e9e cette fois par les princes plus que par le parlement. Le prince de Cond\u00e9 ne s&rsquo;estime pas r\u00e9compens\u00e9 politiquement \u00e0 hauteur de ses m\u00e9rites ; il passe du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;ancienne Fronde, rejoignant le prince de Conti (son fr\u00e8re), le duc de Longueville (la duchesse, s&#339;ur des deux princes et aventuri\u00e8re de premier choix, est l&rsquo;\u00e2me de la Fronde), Gaston d&rsquo;Orl\u00e9ans (fils d&rsquo;Henri IV et fr\u00e8re de Louis XIII, donc oncle de Louis XIV, appel\u00e9 \u00ab Monsieur \u00bb) et sa fille la duchesse de Montpensier, appel\u00e9e \u00ab la Grande Mademoiselle \u00bb. Les affrontements militaires reprennent d\u00e9but 1650, les Frondeurs s&rsquo;alliant aux Espagnols. Gondi, f\u00e2ch\u00e9 de n&rsquo;\u00eatre pas encore cardinal, convainc les anciens Frondeurs de rejoindre les princes et demande le d\u00e9part de Mazarin, qui s&rsquo;exile en Allemagne.<br \/>\n<br \/>Louis XIV est d\u00e9clar\u00e9 majeur en septembre 1651 et est sacr\u00e9 \u00e0 Reims en 1654. Au grand d\u00e9sespoir des Frondeurs, il reprend \u00e0 son compte la confiance plac\u00e9e par sa m\u00e8re en Mazarin. Les Frondeurs commencent \u00e0 se d\u00e9sunir : Gondi s&rsquo;oppose au parlement et \u00e0 Cond\u00e9. Gr\u00e2ce \u00e0 Louis XIV, il devient cardinal de Retz.<\/p>\n<p>Cond\u00e9 se retire en Guyenne, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 mener sa campagne personnelle pour s&#8217;emparer de la place qu&rsquo;il estime lui revenir aupr\u00e8s du roi. Anne d&rsquo;Autriche et Louis XIV quittent Paris. Le roi suit l&rsquo;arm\u00e9e qui combat la Fronde en province. Mazarin le rejoint \u00e0 Poitiers en janvier 1652. Turenne sauve l&rsquo;arm\u00e9e royale face \u00e0 Cond\u00e9, lors de la bataille de Bl\u00e9neau en avril 1652, \u00e0 laquelle nous assistons avec Nissac. Les deux arm\u00e9es ennemies s&rsquo;affrontent bient\u00f4t autour de Paris. Les 1er et 2 juillet, la Grande Mademoiselle fait donner les canons de la Bastille contre les soldats du roi, et permet \u00e0 Cond\u00e9 de se r\u00e9fugier dans la ville. Mazarin s&rsquo;\u00e9loigne de nouveau, laissant la situation se d\u00e9t\u00e9riorer d&rsquo;elle m\u00eame. Cond\u00e9, peu appr\u00e9ci\u00e9 par les parisiens fatigu\u00e9s de la guerre civile, ne parvenant pas \u00e0 f\u00e9d\u00e9rer des nobles qui souhaitent souvent, \u00e9galement, trouver la paix et regagner leurs terres, se rend compte qu&rsquo;il ne peut parvenir \u00e0 ses fins et \u00e9vacue Paris en octobre 1652. Louis XIV est acclam\u00e9 \u00e0 son retour dans Paris dans les jours qui suivent, de m\u00eame que Mazarin en f\u00e9vrier 1653. Le cardinal de Retz est emprisonn\u00e9. La Fronde &#8211; en tout cas dans ses manifestations les plus violentes &#8211; est termin\u00e9e. La noblesse n&rsquo;est pas parvenue \u00e0 dompter la monarchie. Le pouvoir royal en ressort renforc\u00e9, d&rsquo;autant plus lorsqu&rsquo;\u00e0 la mort de Mazarin, Louis XIV renforce encore son autorit\u00e9 (cf. le roman <em>1661<\/em> d&rsquo;Yves J\u00e9go et Denis L\u00e9p\u00e9e).<\/h5>\n<p><strong>Mazarin, l&rsquo;italien qui a gouvern\u00e9 la France<\/strong><br \/>\n<br \/>Mazarin n&rsquo;est issu ni de la noblesse ni de la cour du roi de France. Ce sera pour lui la cause de nombreux soucis, ses opposants lui reprochant la grande faveur dont il b\u00e9n\u00e9ficie jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort aupr\u00e8s de Louis XIV et de sa m\u00e8re , son enrichissement important &#8211; il poss\u00e8de la plus grande fortune du si\u00e8cle &#8211; et ses vues politiques, en particulier en mati\u00e8re de politique \u00e9trang\u00e8re.<br \/>\n<br \/>Mazarin vient se mettre en 1639 au service de Louis XIII et de Richelieu. Il devient cardinal en 1641. Richelieu l&rsquo;a choisi comme successeur. Car, si Mazarin est peu familier des affaires du royaume de France, il conna\u00eet bien les cours et les rapports de force en Europe, et le pouvoir royal s&rsquo;imprime avant tout \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque par sa politique \u00e9trang\u00e8re.<br \/>\nD\u00e9sign\u00e9 par Louis XIII comme parrain du dauphin, il est charg\u00e9 de son \u00e9ducation en 1646. Il r\u00e9siste en 1643 \u00e0 la conjuration des Importants qui cherche \u00e0 l&rsquo;\u00e9vincer .<br \/>\n<br \/>Comme Anne d&rsquo;Autriche, le cardinal est favorable \u00e0 la guerre contre les Habsbourg d&rsquo;Espagne et d&rsquo;Autriche, dont le financement est assur\u00e9 par les pr\u00eats consentis \u00e0 la couronne par la noblesse et la riche bourgeoisie. Les Espagnols sont battus \u00e0 Lens le 20 ao\u00fbt 1648 par le prince de Cond\u00e9. Tout cela augmente la pression des imp\u00f4ts sur le peuple et la bourgeoisie et d\u00e9veloppe un m\u00e9contentement croissant sur lequel le parlement de Paris, les nobles et le clerg\u00e9 vont s&rsquo;appuyer pour lever la Fronde.<br \/>\n<br \/>Mazarin, tout fin strat\u00e8ge et diplomate qu&rsquo;il soit, ne r\u00e9ussit pas \u00e0 tout coup. Voulant profiter de ses succ\u00e8s militaires, il fait arr\u00eater le 26 ao\u00fbt 1648 les leaders de la Fronde parlementaire&#8230; et provoque une insurrection \u00e0 Paris. La Fronde des nobles ne s&rsquo;\u00e9teindra qu&rsquo;en 1653, Mazarin m\u00ealant affrontements et retraites (il s&rsquo;exile volontairement en 1651 et 1652) jusqu&rsquo;\u00e0 division et \u00e9puisement de ses adversaires.<br \/>\nIl n\u00e9gocie en 1652 avec Cromwell pour contrer l&rsquo;Espagne. La paix des Pyr\u00e9n\u00e9es sign\u00e9e en novembre 1659 met fin \u00e0 la guerre avec cette derni\u00e8re. L&rsquo;une des clauses du trait\u00e9 pr\u00e9voit le mariage de Louis XIV avec Marie-Th\u00e9r\u00e8se, fille de Philippe IV, roi d&rsquo;Espagne.<br \/>\n<br \/>Lorsqu&rsquo;il d\u00e9c\u00e8de le 9 mars 1661, il laisse derri\u00e8re lui un pouvoir royal raffermi \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur comme vis-\u00e0-vis des autres nations. Mazarin n&rsquo;aura pas de successeur. Louis XIV annonce le 10 mars qu&rsquo;il supprime le poste de Premier ministre. D\u00e8s lors, le roi ne se contente plus de r\u00e9gner : il g\u00e8re et dirige&#8230; Sans doute ce qu&rsquo;aurait souhait\u00e9 Mazarin.<\/p>\n<p><strong>Balade parisienne sur les pas des Foulards rouges<\/strong><\/p>\n<p>&#8211;\tLe premier quartier g\u00e9n\u00e9ral secret de Nissac et de ses soldats se trouve rue du Bout du monde (aujourd&rsquo;hui <strong>rue L\u00e9opold Bellan<\/strong>), o\u00f9 les Foulards rouges passent inaper\u00e7us en se d\u00e9guisant en moines. Cette voie existe depuis 1450 au moins, et s&rsquo;est appel\u00e9e successivement ruelle des Aigoux en 1489, rue du Bout du Monde au XVIe si\u00e8cle, rue du Cadran en 1807 et enfin, en 1851, rue Saint-sauveur (qui a conserv\u00e9 ce nom de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la rue Montorgueil).<br \/>\n<figure id=\"attachment_1996\" aria-describedby=\"caption-attachment-1996\" style=\"width: 320px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1996\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/04\/jpg_ruestsauveur.jpg\" alt=\"La rue Saint-Sauveur.\" title=\"La rue Saint-Sauveur.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"320\" height=\"600\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1996\" class=\"wp-caption-text\">La rue Saint-Sauveur.<\/figcaption><\/figure><br \/>\n&#8211;\tLeur second repaire et leurs \u00e9curies sont situ\u00e9s rue Sainte-Marie \u00c9gyptienne (devenue <strong>rue de la Jussienne<\/strong>, comme Dumas l&rsquo;explique dans le chapitre XLIII de <em>La Dame de Monsoreau<\/em>), pr\u00e8s de la rue des Vieux-Augustins (devenue depuis les rues H\u00e9rold et d&rsquo;Argout).<figure id=\"attachment_1997\" aria-describedby=\"caption-attachment-1997\" style=\"width: 330px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1997\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/04\/jpg_jussiennedef.jpg\" alt=\"La rue de la Jussienne aujourd'hui.\" title=\"La rue de la Jussienne aujourd'hui.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"330\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/04\/jpg_jussiennedef.jpg 330w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/04\/jpg_jussiennedef-230x300.jpg 230w\" sizes=\"(max-width: 330px) 94vw, 330px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1997\" class=\"wp-caption-text\">La rue de la Jussienne aujourd&rsquo;hui.<\/figcaption><\/figure> Cette rue doit son nom \u00e0 la chapelle Sainte-Marie l&rsquo;\u00c9gyptienne, construite en partie sur le cimeti\u00e8re des Vieux-Augustins et qui occupait l&rsquo;actuel n\u00b011. D\u00e9saffect\u00e9e apr\u00e8s la r\u00e9volution, elle fut ensuite d\u00e9truite. Le n\u00b02 de la rue est un tr\u00e8s bel h\u00f4tel datant de 1750 environ.<br \/>\n&#8211;\tDepuis le Nouveau testament jusqu&rsquo;au <em>Seigneur des anneaux<\/em> en passant par <em>Les Trois mousquetaires<\/em>, toute longue aventure commence par la constitution d&rsquo;une \u00e9quipe&#8230; Les Foulards rouges seront d&rsquo;ailleurs au nombre de douze, chiffre bien symbolique. Bien peu seront encore en vie \u00e0 la fin du roman&#8230; Nissac embauche ainsi dans son \u00e9quipe S\u00e9bastien de Frontignac, lieutenant d&rsquo;artillerie vers\u00e9 dans la m\u00e9decine et les proph\u00e9ties. Il le rencontre  <strong>rue Saint-Thomas-du-Louvre, qui prolonge alors la rue de Valois en direction de la Seine<\/strong>.<br \/>\n&#8211;\tRue du Coq, ils retrouvent Maximilien Fervac, autre soldat ralli\u00e9 \u00e0 la cause des Foulards rouges. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui <strong>la rue de Marengo<\/strong>, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 la rue du Coq Saint-Honor\u00e9 et la rue Richebourg.<br \/>\n&#8211;\tIls poursuivent leur recrutement, cette fois parmi les prisonniers du ch\u00e2teau de la Tournelle, qui longeait la Seine au niveau du <strong>quai de la Tournelle<\/strong>[[Il se trouvait entre le pont de la Tournelle et le pont de Sully, c\u00f4t\u00e9 rive gauche, au niveau de la limite orientale de l&rsquo;enceinte de Philippe Auguste. Une tour l&rsquo;y a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e. Afin de prot\u00e9ger la ville la nuit, une cha\u00eene \u00e9tait tendue entre celle-ci et la tour Barbeau situ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;oppos\u00e9, rive droite pr\u00e8s de l&#8217;emplacement actuel du square de l&rsquo;Ave Maria. Un ch\u00e2teau remplace bient\u00f4t la tour pour poursuivre ce r\u00f4le d\u00e9fensif. \u00c0 partir de 1632 et gr\u00e2ce \u00e0 Saint-Vincent-de-Paul, il sert de logement pour les condamn\u00e9s aux gal\u00e8res, emprisonn\u00e9s jusqu&rsquo;alors \u00e0 la Conciergerie. Le ch\u00e2teau est d\u00e9truit \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle.]].<br \/>\n&#8211;\tMathilde de Santheuil, la vive h\u00e9ro\u00efne des Foulards rouges, habite rue Neuve-Saint-Merry (ou rue Neuve Saint-Merri, actuelle <strong>rue Saint-Merri<\/strong> qui se prolongeait plus \u00e0 l&rsquo;ouest qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui). De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la rue demeure Joseph, qui veille avec son commis sur la vie de Mathilde. On d\u00e9couvrira que Joseph est le p\u00e8re de Mathilde (il veut conserver ce secret) et son commis, un agent au service de J\u00e9r\u00f4me de Galand.<br \/>\n&#8211;\t<strong>Dans les jardins du Palais Royal<\/strong>, Nissac ridiculise le duc de Beaufort lors d&rsquo;un duel \u00e0 l&rsquo;\u00e9p\u00e9e auquel assiste Charlotte de La Fert\u00e9-Sheffair, qui tombe imm\u00e9diatement amoureuse de lui. Le duc de Beaufort, condamn\u00e9 apr\u00e8s la conjuration des Importants destin\u00e9e \u00e0 se d\u00e9barrasser de Mazarin en 1643, est emprisonn\u00e9 jusqu&rsquo;en 1648. Il rejoint la Fronde.<br \/>\n&#8211;\t<figure id=\"attachment_1718\" aria-describedby=\"caption-attachment-1718\" style=\"width: 240px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1718\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/05\/jpg_tour.jpg\" alt=\"La tour astrologique coll\u00e9e \u00e0 la Bourse du Commerce\" title=\"La tour astrologique coll\u00e9e \u00e0 la Bourse du Commerce\" class=\"caption\" data-description=\"Elle faisait partie de l'h\u00f4tel construit pour catherine de M\u00e9dicis entre 1572 et 1584, et situ\u00e9 alors sur le terrain s\u00e9parant les rues Berger, Vauvilliers, Coquilli\u00e8re et Sauval. L'h\u00f4tel a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit en 1748.\" align=\"right\" width=\"240\" height=\"400\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1718\" class=\"wp-caption-text\">La tour astrologique coll\u00e9e \u00e0 la Bourse du Commerce<\/figcaption><\/figure>Un \u00ab bouchon \u00bb de la rue des Deux-\u00e9cus (aujourd&rsquo;hui <strong>la partie ouest de la rue Berger<\/strong>), proche de l&rsquo;h\u00f4tel de Soissons[[Dont subsiste aujourd&rsquo;hui la tour astrologique, coll\u00e9e \u00e0 la bourse de Commerce.]], sert de cadre au premier rendez-vous entre Nissac et Galand. Il y discutent des avanc\u00e9es de l&rsquo;enqu\u00eate sur l&rsquo;\u00e9corcheur.<br \/>\n&#8211;\tEn janvier 1649 <strong>\u00e0 Notre-Dame<\/strong>, Nissac rencontre en compagnie de Mathilde un myst\u00e9rieux g\u00e9n\u00e9ral des j\u00e9suites, d\u00e9figur\u00e9 par la peste de 1620, avec lequel il correspond depuis des ann\u00e9es. Leur but ultime est l&rsquo;instauration d&rsquo;une r\u00e9publique en France. C&rsquo;est depuis le quai derri\u00e8re la cath\u00e9drale que, trois ans plus tard, Nissac et ses compagnons sont guid\u00e9s par le m\u00eame g\u00e9n\u00e9ral j\u00e9suite jusqu&rsquo;\u00e0 un fabuleux tr\u00e9sor cach\u00e9 par les Vikings. C&rsquo;est aussi au beau milieu de Notre-Dame que Nissac et ses compagnons \u00e9mergent des souterrains de Paris qui, apr\u00e8s une longue fuite, leur ont permis d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 un guet-apens.<br \/>\n&#8211;\t<strong>Rue Saint-Gilles<\/strong>, Mathilde \u00e9chappe \u00e0 la filature d&rsquo;un des agents que l&rsquo;\u00e9corcheur a lanc\u00e9s \u00e0 sa recherche \u00e0 travers Paris.<br \/>\n&#8211;\tNissac et ses Foulards rouges mettent \u00e0 sac le magnifique h\u00f4tel d&rsquo;un frondeur, <strong>rue de Tournon<\/strong>. Sont presque rattrap\u00e9s sur le pont Barbier. Construit en 1632, il br\u00fble en 1654 et est remplac\u00e9 par <strong>le pont Royal<\/strong>.<br \/>\n&#8211;\t<strong>Devant l&rsquo;\u00e9glise Saint-Gervais<\/strong>, Nissac, d\u00e9guis\u00e9 en moine, assiste avec Mathilde \u00e0 des actes de violence encourag\u00e9s par la Fronde.<br \/>\n&#8211;\tL&rsquo;arsenal g\u00e9n\u00e9ral qui borde la Seine(<strong>\u00e0 hauteur de la biblioth\u00e8que de l&rsquo;Arsenal et de la rue de l&rsquo;Arsenal<\/strong> d&rsquo;aujourd&rsquo;hui), o\u00f9 les Foulards rouges profitent du carnaval de mardi gras, en f\u00e9vrier 1649, pour saboter canons et munitions. Une paix fragile est sign\u00e9e en mars suivant \u00e0 Rueil entre Mazarin et la Fronde. Mais une autre guerre reprend : l&rsquo;Espagne envahit la France depuis les Pays-Bas. Nissac tombe dans une embuscade tendue par des Frondeurs et est laiss\u00e9 pour mort sur un champ de bataille pr\u00e8s de Soissons, le 22 mars 1649. Ainsi s&rsquo;ach\u00e8ve la premi\u00e8re \u00e9poque du roman. Mathilde de Santheuil esp\u00e8re cependant, contre toute apparence, que Nissac est toujours vivant quelque part, ayant perdu la m\u00e9moire (cela ne vous rappelle pas une autre Mathilde ?[[Celle de <em>Un Long dimanche de fian\u00e7ailles<\/em>.]]). Nissac est en effet retrouv\u00e9 par ses amis trois ans plus tard. Recueilli par une vieille femme, amn\u00e9sique, il recouvre la m\u00e9moire en revoyant Mathilde. Il reprend bient\u00f4t du service \u00e0 la t\u00eate de ses troupes, aux c\u00f4t\u00e9s du mar\u00e9chal de Turenne qui a ralli\u00e9 le roi et a pris le commandement de son arm\u00e9e.<br \/>\n&#8211;\tRue de la Vieille Draperie (que remplace aujourd&rsquo;hui <strong>la rue de Lut\u00e8ce<\/strong>), Nissac et Galand interrogent un baron, dont la femme vient d&rsquo;\u00eatre assassin\u00e9e par l&rsquo;\u00e9corcheur.<br \/>\n&#8211;\tPar la <strong>porte Saint-Martin<\/strong>, Nissac se r\u00e9introduit inconito dans Paris aux mains de la Fronde, en mai 1652. Son nouveau quartier g\u00e9n\u00e9ral secret est l&rsquo;h\u00f4tel Carnavalet, <strong>rue de S\u00e9vign\u00e9<\/strong>, o\u00f9 il a le plaisir de retrouver J\u00e9r\u00f4me de Galand. Ce dernier lui r\u00e9v\u00e8le le peu d&rsquo;estime dans lequel le peuple parisien tient Cond\u00e9, le chef de la Fronde. Les parisiens se souviennent comment Cond\u00e9, alors alli\u00e9 de Mazarin, a assi\u00e9g\u00e9 la ville trois ans plus t\u00f4t. Nissac confie \u00e0 Fervac, l&rsquo;un de ses hommes, la mission d&rsquo;infiltrer les chefs de la Fronde.<br \/>\n&#8211;\tAlors qu&rsquo;il poursuit ses recherches sur des pratiques sataniques \u00e0 Paris, Galand est sollicit\u00e9 par toutes sortes de malades et de fous qui lui donnent rendez-vous dans des endroits bizarres, dont le Caf\u00e9 des aveugles Caveau des Aveugles (futur Caf\u00e9 Lemblin), <strong>102-103 galerie de Beaujolais au Palais-Royal<\/strong>.<br \/>\n&#8211;\tApr\u00e8s avoir massacr\u00e9 une trentaine d&rsquo;agents du prince de Cond\u00e9 enferm\u00e9s dans la taverne du Coq noir, quelque part dans le faubourg Saint-Victor, les Foulards rouges font retraite par le <strong>Jardin des plantes<\/strong>.<br \/>\n&#8211;\tDans le Paris troubl\u00e9 occup\u00e9 par la Fronde, des \u00e9meutes ont lieu en permanence, qu&rsquo;elles soient suscit\u00e9es par les Frondeurs ou dirig\u00e9es contre eux. La prison de <strong>la Conciergerie<\/strong> et le <strong>quai des Orf\u00e8vres<\/strong> sont ainsi le terrain de violences.<br \/>\n&#8211;\tDans une belle demeure de la <strong>rue des Petits-carreaux<\/strong>, les Foulards rouges s&#8217;emparent d&rsquo;un autre tr\u00e9sor qui sera remis \u00e0 Mazarin.<br \/>\n&#8211;\tL&rsquo;h\u00f4tel de Cond\u00e9, demeure du prince, \u00e9tait situ\u00e9 <strong>entre le 9 et le 15 rue de Cond\u00e9<\/strong>. Son entr\u00e9e se trouvait en face du n\u00b020. Il occupait le terrain entre les rues de Vaugirard, Monsieur-le-Prince, de Cond\u00e9 et le carrefour de l&rsquo;Od\u00e9on.<br \/>\n&#8211;\tUn Foulard rouge ex\u00e9cute un espion de Mazarin, &#339;uvrant en r\u00e9alit\u00e9 pour la Fronde, dans le cimeti\u00e8re des Innocents, situ\u00e9 sur l&rsquo;actuelle <strong>place Joachim du Bellay<\/strong>. Il n&rsquo;y a pas besoin d&rsquo;aller loin pour lui trouver une s\u00e9pulture&#8230;<br \/>\n&#8211;\tUn jour de 1652, Galand fait fusiller <strong>sous le Pont-neuf<\/strong> un de ses agents, en r\u00e9alit\u00e9 espion de la Fronde.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_1998\" aria-describedby=\"caption-attachment-1998\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1998\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/04\/jpg_parisfronde.jpg\" alt=\"Le Paris de la Fronde.\" title=\"Le Paris de la Fronde.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"300\" height=\"265\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1998\" class=\"wp-caption-text\">Le Paris de la Fronde.<\/figcaption><\/figure><br \/>\n&#8211;\tLe 1er juillet 1652, pour la derni\u00e8re grande bataille de la Fronde, Cond\u00e9 a positionn\u00e9 ses troupes juste \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de Paris, devant la porte Saint-Antoine, situ\u00e9 \u00e0 l&#8217;emplacement actuel de la <strong>place de la Bastille<\/strong>. Il prend ainsi en entonnoir les troupes royales pr\u00eates \u00e0 l&rsquo;attaque, oblig\u00e9es d&#8217;emprunter les rues du faubourg Saint-Antoine, de Charonne et de Charenton, qui convergent toutes trois vers la porte Saint-Antoine. Les autorit\u00e9s municipales &#8211; souhaitant afficher leur neutralit\u00e9 sinon leur opposition \u00e0 Cond\u00e9 &#8211; font fermer les portes de la capitale de peur que les Parisiens ne se portent en masse au secours du prince. L&rsquo;arm\u00e9e du roi attaque, sous la direction du mar\u00e9chal de Turenne. Malgr\u00e9 une vaillante r\u00e9sistance, les soldats de la Fronde finissent par c\u00e9der du terrain, accul\u00e9s devant les murs de Paris&#8230; lorsque la porte Saint-Antoine s&rsquo;ouvre enfin et lorsque la place de la Bastille r\u00e9sonne du feu des canons de la prison. Tout cela est l&rsquo;&#339;uvre de \u00ab la Grande Demoiselle \u00bb, qui a obtenu de son p\u00e8re les ordres n\u00e9cessaires pour ouvrir la porte et faire tourner vers l&rsquo;Est les canons de la Bastille, qui d\u00e9couragent les troupes royales de s&rsquo;engouffrer dans Paris \u00e0 la suite du prince[[Les <em>M\u00e9moires de Melle de Montpensier<\/em> d\u00e9crivent tout cela, comme bien d&rsquo;autres \u00e9v\u00e9nements qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 ou suivi.]].<br \/>\n&#8211; Mazarin et Louis XIV assistent \u00e0 cette bataille depuis la \u00ab\u00a0Folie Regnault\u00a0\u00bb (remplac\u00e9e en 1676 par le ch\u00e2teau du Mont-Louis, et aujourd&rsquo;hui par <strong>la chapelle du cimeti\u00e8re du P\u00e8re-Lachaise<\/strong>), sur la colline de Charonne. Le roi \u00e9chappe de peu aux boulets tir\u00e9s depuis la Bastille.<br \/>\n&#8211; <strong>Place Dauphine<\/strong>, deux Foulards rouges sont pendus apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s dans une embuscade. Nissac parvient \u00e0 s&#8217;emparer des deux corps au nez et \u00e0 la barbe des hommes de Cond\u00e9 et du public, en plein jour, afin de leur donner une s\u00e9pulture.<br \/>\n&#8211;\tLe 4 juillet 1652, Cond\u00e9 soul\u00e8ve le peuple parisien contre le parlement et les autorit\u00e9s municipales qui si\u00e8gent \u00e0 <strong>l&rsquo;h\u00f4tel de Ville<\/strong>. Nissac y d\u00e9fend ces derniers, avant de prendre la fuite lorsque la situation est perdue.<br \/>\n&#8211;\tRue des Marmousets se trouve une des caches de Nissac. Il s&rsquo;agit de <strong>la partie de la rue Chanoinesse situ\u00e9e entre la rue de la Colombe et la rue d&rsquo;Arcole<\/strong>.<br \/>\n&#8211;\tLa rue Trace-Nounain (ou rue Transnonain), o\u00f9 Galand donne rendez-vous en octobre 1652 \u00e0 Nissac pour le conduire au fid\u00e8le cocher de l&rsquo;\u00e9corcheur : le marquis Jehan d&rsquo;Almaric, est aujourd&rsquo;hui <strong>la partie de la rue Beaubourg situ\u00e9e entre les rues Michel Le Comte et au Maire<\/strong>.<br \/>\n&#8211;\t<strong>Le Palais du Luxembourg<\/strong>, derni\u00e8re \u00e9tape du roman, est la demeure de l&rsquo;\u00e9corcheur. Qui est-il ? Soit vous connaissez l&rsquo;histoire des logements princiers au XVIIe si\u00e8cle sur le bout des doigts&#8230; soit vous vous pr\u00e9cipitez sur <em>Les Foulards rouges<\/em> !<\/p>\n<p><em>A conna\u00eetre : www.polarhistorique.com, le blog sur le <a href=\"http:\/\/www.polarhistorique.com\">roman policier historique<\/a>.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Foulards rouges n&rsquo;est pas \u00e0 proprement parler un roman policier. 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