{"id":63,"date":"2003-08-14T19:49:36","date_gmt":"2003-08-14T17:49:36","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/paul-eluard\/"},"modified":"2021-06-25T20:28:48","modified_gmt":"2021-06-25T18:28:48","slug":"paul-eluard-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/paul-eluard-2\/","title":{"rendered":"Paul ELUARD"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1251\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_eluard.jpg\" alt=\"eluard.jpg\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_eluard.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_eluard-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><\/p>\n<p><html><\/p>\n<div align=\"center\">La maison de Saint-Brice.<\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas souvent qu&rsquo;un po\u00e8me est parachut\u00e9 \u00e0 des milliers d&rsquo;exemplaires par une arm\u00e9e \u00e9trang\u00e8re dans un pays occup\u00e9.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est ce qui arrive en 1942 \u00e0 \u00ab\u00a0Libert\u00e9, j&rsquo;\u00e9cris ton nom\u00a0\u00bb, compos\u00e9 par \u00c9luard autant en l&rsquo;honneur de sa femme Nusch que&#8230; de la libert\u00e9. Pour lui, l&rsquo;amour est le lien entre l&rsquo;homme et l&rsquo;univers. Il s&rsquo;adresse \u00e0 la libert\u00e9 comme \u00e0 une amante. Le ton et la fin pleine d&rsquo;espoir du po\u00e8me expliquent qu&rsquo;il se diffuse en 1942 \u00e0 la vitesse&#8230; d&rsquo;Internet, en France, en Suisse, en Alg\u00e9rie et dans les pays alli\u00e9s. <\/p>\n<p>&#8211; Eug\u00e8ne Grindel &#8211; qui adoptera vingt ans plus tard le pr\u00e9nom Paul et le nom de sa grand-m\u00e8re &#8211; na\u00eet en 1895 46 bd Jules-Guesde \u00e0 Saint-Denis, sans doute au premier \u00e9tage gauche sur cour.<br \/>\n&#8211; La famille d\u00e9m\u00e9nage souvent.<br \/>\n1906 : 4 bis rue du 4 septembre \u00e0 Aulnay ; en 1908-09 : 58 rue du Faubourg-Saint-Denis \u00e0 Paris ; 43 rue Louis-Blanc en 1910-12 ; puis 3 rue Ordener (1er \u00e9tage de l&rsquo;escalier du milieu). En 1912, 13 et 14, Eug\u00e8ne s\u00e9journe en sanatorium pour soigner une h\u00e9moptysie et en profite pour lire, \u00e9crire des po\u00e8mes et faire la connaissance de Gala, une jeune \u00e9tudiante russe.<br \/>\n<br \/>Il est mobilis\u00e9 en 1914, de m\u00eame que son p\u00e8re. Il \u00e9pouse Gala en f\u00e9vrier 1917.<br \/>\n&#8211; D\u00e9mobilis\u00e9, il emm\u00e9nage au-dessus de ses parents, au 4\u00e8me \u00e9tage de la rue Ordener, et commence \u00e0 fr\u00e9quenter les surr\u00e9alistes et Dada.<br \/>\n&#8211; Il occupe de 1922 \u00e0 24 une maison de son p\u00e8re, \u00e0 Saint-Brice-sous-For\u00eat, 3 bis rue Chauss\u00e9e pr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9glise (la maison au balcon existe encore, mais pas en tr\u00e8s bon \u00e9tat). L&rsquo;\u00e9quipe des surr\u00e9alistes s&rsquo;y retrouve r\u00e9guli\u00e8rement. Un jour, Desnos, apr\u00e8s une s\u00e9ance d&rsquo;\u00e9criture automatique, poursuit \u00c9luard dans le jardin, un couteau \u00e0 la main. Max Ernst est souvent \u00e0 Saint-Brice. Il immortalise le groupe dans son tableau <em>Au rendez-vous des amis<\/em>.<br \/>\n<br \/>Paul n&rsquo;a pas de soucis financiers, son p\u00e8re faisant des affaires dans l&rsquo;immobilier et y associant son fils. Il fait imprimer ses po\u00e8mes et ach\u00e8te des tableaux. Grindel p\u00e8re et fils participent \u00e0 des op\u00e9rations de construction et Paul nomme des rues d&rsquo;Aubervilliers et de Saint-Denis de noms de po\u00e8tes.<br \/>\n&#8211; Fin 1924, apr\u00e8s une escapade de six mois autour du monde provoqu\u00e9e par des tensions avec Ernst au sujet de Gala, \u00c9luard s&rsquo;installe avec Gala, Ernst et sa famille dans une belle maison, 4 avenue Hennocque \u00e0 Eaubonne, non loin de Saint-Brice.<br \/>\n&#8211; Entre 1923 et 1940, les parents Grindel poss\u00e8dent \u00e0 quelques kilom\u00e8tres une demeure \u00e0 Montlignon, 18 bd Armand-Hayem et 22 rue des \u00c9coles. Paul y emm\u00e8ne souvent famille et amis.<br \/>\n&#8211; \u00c0 partir de 1924 et jusqu&rsquo;\u00e0 1931, il occupe aussi un atelier \u00e0 Paris, au 3\u00e8me \u00e9tage du 42 rue Fontaine, dans le m\u00eame immeuble que Breton. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 20, Gala se rapproche de Salvador Dali et \u00c9luard de Nusch, une jeune artiste-m\u00e9dium qu&rsquo;il \u00e9pouse en 1934.<br \/>\n&#8211; De 1932 \u00e0 34, son port d&rsquo;attache est le 1er \u00e9tage du 7 rue Becquerel \u00e0 Montmartre, puis le 5\u00e8me \u00e9tage du 54 rue Legendre. Les \u00e9t\u00e9s le voient souvent sur la C\u00f4te d&rsquo;Azur (Nice en 1935, 14 rue de Massingy).<br \/>\n&#8211; Conf\u00e9rences, expositions, appels : il est, avec Breton, Picasso et de nombreux autres, de beaucoup d&rsquo;actions militantes anti-fascistes. En janvier-f\u00e9vrier 1938, c&rsquo;est l&rsquo;Exposition internationale du Surr\u00e9alisme, 140 rue du Faubourg Saint-Honor\u00e9.<br \/>\n&#8211; Il s&rsquo;installe en 1938 au Pecq pr\u00e8s de Versailles, dans la villa Maison grise, 8 all\u00e9e du Perruchet.<br \/>\n&#8211; Il est mobilis\u00e9 pour sa seconde guerre en septembre 1939. D\u00e9mobilis\u00e9, il emm\u00e9nage fin 1940 au 3\u00e8me \u00e9tage droite du 35 rue de La Chapelle, devenue rue Max-Dormoy. C&rsquo;est son adresse officielle jusqu&rsquo;\u00e0 1952, hors les moments de clandestinit\u00e9 des ann\u00e9es d&rsquo;occupation.<br \/>\n<br \/>Au printemps 1942, il adh\u00e8re au parti communiste clandestin. Comme beaucoup d&rsquo;autres, le pacte germano-sovi\u00e9tique l&rsquo;a destabilis\u00e9, mais \u00e0 partir de juin 1941, c&rsquo;est la guerre entre l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;URSS. Et l&rsquo;appel de de Gaulle en juin 1940 ? Ce n&rsquo;est pas un vieux surr\u00e9aliste comme \u00c9luard qui allait s&rsquo;enthousiasmer pour un g\u00e9n\u00e9ral&#8230;<br \/>\n<br \/>Il commence \u00e0 \u00e9crire pour la R\u00e9sistance sous des noms d&#8217;emprunt, en m\u00eame temps qu&rsquo;il \u00e9crit, mais de moins en moins, pour des revues vis\u00e9es par la censure allemande.<br \/>\n&#8211; D\u00e9but 1942, il est \u00e0 V\u00e9zelay, o\u00f9 il croise Romain Rolland.<br \/>\n&#8211; \u00c0 Paris, ses planques sont 19 rue de Tournon, chez Lucien Scheler, 53 bis quai des Grands-Augustins, chez Michel Leiris, ou 14 rue du Dragon, chez Christian Zervos. En avril 42, il a \u00e9crit le po\u00e8me \u00ab\u00a0Libert\u00e9, j&rsquo;\u00e9cris ton nom\u00a0\u00bb. Il est l&rsquo;animateur du Comit\u00e9 National des Ecrivains r\u00e9sistants pour la zone nord.<br \/>\nL&rsquo;apr\u00e8s-guerre le voit encore tr\u00e8s actif au sein du parti communiste, participant \u00e0 des conf\u00e9rences pacifistes \u00e0 travers le monde.<br \/>\n&#8211; Au d\u00e9but des ann\u00e9es 50, il s&rsquo;installe \u00e0 Charenton-le-Pont, 52 av. de Gravelle, o\u00f9 il d\u00e9c\u00e8de en novembre 1952.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Le mus\u00e9e d&rsquo;art et d&rsquo;histoire de la ville de Saint-Denis (22 bis rue Gabriel P\u00e9ri, 93200 Saint-Denis, t\u00e9l. : 01 42 43 05 10) poss\u00e8de un fonds Paul \u00c9luard. <\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Autour de Saint-Brice :<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/edith-wharton\/\">Edith Wharton<\/a> \u00e0 Saint-Brice et Eaubonne,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/eugene-sue\/\">Eug\u00e8ne Sue<\/a> \u00e0 Bouqueval et Saint-Brice,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/05\/13\/jean-jacques-rousseau-3\/\">Rousseau \u00e0 Montmorency<\/a>,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/jules-et-edmond-de-goncourt\/\">Les Goncourt<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas\/\">Dumas<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/theophile-gautier-a-paris-et-neuilly\/\">Gautier<\/a>, etc. chez la Princesse Mathilde \u00e0 Saint-Gratien,<br \/>\n&#8211; Anna de Noailles \u00e0 Epinay-Champl\u00e2treux,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/gerard-de-nerval\/\">G\u00e9rard de Nerval<\/a> \u00e0 Mortefontaine,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/benjamin-constant\/\">Benjamin Constant<\/a> \u00e0 H\u00e9rivaux (Luzarches). <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Demeures du temps retrouv\u00e9<\/em>. Albert Fournier, Les \u00c9diteurs fran\u00e7ais r\u00e9unis, 1971.<br \/>\n<br \/>Revue <em>Vivre en Val d&rsquo;Oise<\/em> n\u00b010, novembre 1991.<br \/>\n<br \/><em>Balade en Val d&rsquo;Oise sur les pas des \u00e9crivains<\/em>. Marie-No\u00eblle Craissati, <a href=\"http:\/\/www.alexandrines.fr\">\u00c9ditions Alexandrines<\/a>.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La maison de Saint-Brice. 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