{"id":641,"date":"2022-08-17T19:04:55","date_gmt":"2022-08-17T17:04:55","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/?p=641"},"modified":"2025-05-26T17:52:13","modified_gmt":"2025-05-26T15:52:13","slug":"herbert-george-wells-a-uppark-londres-et-ailleurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2022\/08\/17\/herbert-george-wells-a-uppark-londres-et-ailleurs\/","title":{"rendered":"Herbert George WELLS \u00e0 Uppark, Londres et ailleurs"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2022\" aria-describedby=\"caption-attachment-2022\" style=\"width: 640px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2022\" title=\"Le ch\u00e2teau d'Uppark (photo EccentricRichard, https:\/\/commons.wikimedia.org\/w\/index.php?curid=6038583)\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_640px-Uppark-Sfront-01.jpg\" alt=\"Le ch\u00e2teau d'Uppark (photo EccentricRichard, https:\/\/commons.wikimedia.org\/w\/index.php?curid=6038583)\" width=\"640\" height=\"429\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_640px-Uppark-Sfront-01.jpg 640w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_640px-Uppark-Sfront-01-300x201.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 640px) 94vw, 640px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2022\" class=\"wp-caption-text\">Le ch\u00e2teau d&rsquo;Uppark (photo EccentricRichard, https:\/\/commons.wikimedia.org\/w\/index.php?curid=6038583)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Derri\u00e8re une apparence d&rsquo;auteur g\u00e9nial se cache chez Herbert George Wells une histoire d&rsquo;humiliation familiale.<\/p>\n<p>Il na\u00eet le 21 septembre 1866 dans une famille modeste \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.bromleycivicsociety.org.uk\/2019\/01\/h-g-wells-in-bromley\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Bromley<\/a>, aujourd&rsquo;hui faubourg de Londres. Une plaque est situ\u00e9e de fa\u00e7on erron\u00e9e sur une maison 162 High Street qui n&rsquo;est pas sa maison natale &#8211; <a href=\"https:\/\/www.bromleycivicsociety.org.uk\/2019\/01\/medhursts-building-heritage-building-profile\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">celle-ci, d\u00e9truite depuis, \u00e9tait situ\u00e9e quelques dizaines de m\u00e8tres plus \u00e0 droite, \u00e0 l&rsquo;ancien n\u00b047, au milieu du magasin Primark<\/a>.<br>Ses parents &#8211; et surtout sa m\u00e8re &#8211; tiennent ici un magasin de porcelaine peu rentable que Joseph Wells laisse p\u00e9ricliter, se consacrant plut\u00f4t \u00e0 une carri\u00e8re de joueur de cricket. H. G. est \u00e9l\u00e8ve de Mrs Knott entre 1871 et 1874, 8 South Street (plaque) \u00e0 Bromley.<br>En 1877, son p\u00e8re se casse la jambe et doit renoncer \u00e0 jouer. Le budget de la famille s&rsquo;en ressent et Sarah Wells occupe \u00e0 partir de 1880 et jusqu&rsquo;\u00e0 1892 un poste de gouvernante au ch\u00e2teau de Uppark non loin de Portsmouth&nbsp; (on peut <a href=\"https:\/\/www.nationaltrust.org.uk\/uppark-house-and-garden\/features\/servants-quarters-at-uppark\">d\u00e9couvrir ici les pi\u00e8ces du ch\u00e2teau r\u00e9serv\u00e9es aux employ\u00e9s<\/a> ; comme dans beaucoup d&rsquo;autres nobles demeures, ils circulaient dans le ch\u00e2teau gr\u00e2ce \u00e0 un r\u00e9seau de couloirs souterrains &#8211; belle all\u00e9gorie d&rsquo;un monde \u00ab\u00a0du dessus\u00a0\u00bb et d&rsquo;un monde \u00ab\u00a0du dessous\u00a0\u00bb).<br>Elle y avait d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 trente ans plus t\u00f4t et avait d\u00fb quitter son emploi pour \u00e9pouser en 1853 le jardinier du ch\u00e2teau, un certain Joseph Wells (\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, on ne se mariait pas entre domestiques). Un couple mal assorti et qui s&rsquo;entendra de moins en moins, elle protestante, lui, libre penseur.<br>Dans ces ann\u00e9es-l\u00e0, le jeune Herbert George profite de la biblioth\u00e8que et du t\u00e9lescope du ch\u00e2teau&#8230; et observe le quotidien d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s hi\u00e9rarchis\u00e9e qu&rsquo;il d\u00e9noncera plus tard sans ses romans (y compris <em>La machine \u00e0 explorer le temps<\/em>) et \u00e9crits sociaux.<\/p>\n<p>\u00c0 quatorze ans, le voil\u00e0 apprenti drapier chez Rodgers &amp; Denyer 25-26 High Street \u00e0 Windsor, puis commis d&rsquo;une pharmacie de Church Hill \u00e0 Midhurst, puis, en 1881 \u00e0 Portsmouth, d&rsquo;un marchand de nouveaut\u00e9s : <a href=\"https:\/\/lisahistory.net\/wordpress\/2021\/07\/wells-and-doyle-in-southsea\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Hyde&rsquo;s Drapery Emporium, 9 Kings Road<\/a> (1)(2). Voulant \u00e9chapper \u00e0 ce destin \u00e0 tout prix, il est en 1883-84 r\u00e9p\u00e9titeur \u00e0 la Midhurst Grammar School, North Street (3) &#8211; il loge alors North Street (plaque) -, puis s&rsquo;inscrit l&rsquo;ann\u00e9e suivante \u00e0 la Normal School of Science de Londres (devenu le Royal College of Science de South Kensington, qui fait aujourd&rsquo;hui partie de l&rsquo;Imperial College London) o\u00f9 il demeure jusqu&rsquo;en 1887, vivant alors 181 Euston Road (disparu depuis). Il habite en 1888 18 Victoria Street \u00e0 Basford, Stoke-on-Trent (plaque). Ce sont des ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tudiant pauvre.<\/p>\n<p>En 1888, il vit 12 Fitzroy Road \u00e0 Primrose Hill, chez sa tante Mary Wells et sa cousine Isabel Mary Wells, puis en 1889 dans une maison plus grande 46 Fitzroy Road.<br>Il devient enseignant en 1890 \u00e0 la Henley House School de Londres.<\/p>\n<p>Il \u00e9pouse Isabel fin 1891 et le couple s&rsquo;installe 28 Haldon Road \u00e0 Wandsworth. En 1893, un repos forc\u00e9 provoqu\u00e9 par la tuberculose lui permet d&rsquo;\u00e9crire&nbsp; <em>La Machine \u00e0 explorer le temps<\/em>, un des romans fondateurs de la science-fiction, avec <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/mary-shelley-a-paris-et-ailleurs\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>Frankenstein <\/em><\/a>et ceux de <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/31\/jules-verne\/\">Jules Verne<\/a>.<br>Il rencontre en 1893 une \u00e9tudiante qui sera l&rsquo;amour de sa vie, Amy Catherine Robbins, une \u00e9tudiante en biologie avec laquelle il va se remarier (et il encha\u00eenera jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de sa vie plusieurs liaisons plus ou moins durables, \u00e0 la fois pour \u00ab\u00a0faire ce qu&rsquo;il pla\u00eet\u00a0\u00bb et par refus des conventions \u00ab\u00a0bourgeoises\u00a0\u00bb : avec Elizabeth von Arnim, Martha Gellhorn, Rebecca West, etc.).<br>Apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 Isabel (mais sans en avoir encore divorc\u00e9), Wells vit d\u00e9but 1894 avec Amy Catherine 7 Mornington Place \u00e0 Camden Town, puis 12 Mornington Road (aujourd&rsquo;hui Mornington Terrace) fin 1894.<\/p>\n<p>Wells se soucie de la soci\u00e9t\u00e9 du futur, mais aussi du pr\u00e9sent. \u00c0 la fin de la premi\u00e8re guerre mondiale, il milite pour la cr\u00e9ation de la Soci\u00e9t\u00e9 des nations et salue la r\u00e9volution russe. Il rencontre L\u00e9nine en 1920, puis Roosevelt et Staline. Il affichera sa d\u00e9ception du communisme dans <em>The Holy Terror<\/em> en 1939.<\/p>\n<p>Herbert George Wells d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Londres le 13 ao\u00fbt 1946, 13 Hannover Terrace (plaque), o\u00f9 il avait emm\u00e9nag\u00e9 en 1940. Quelques mois pendant la guerre, Wells h\u00e9berge <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/george-orwell-a-paris-et-londres\/\">George Orwell<\/a> et sa femme dans un appartement au-dessus de son garage, derri\u00e8re Hannover Terrace, avant de les chasser en croyant qu\u2019ils avaient m\u00e9dit sur lui.<\/p>\n<p>Voici l&rsquo;essentiel de ses autres adresses :<\/p>\n<ul>\n<li>25 Langley Park Road \u00e0 Sutton (Londres) en&nbsp; 1893-94,<\/li>\n<li>23 Eardley Road \u00e0 Sevenoaks en 1894, alors qu&rsquo;il \u00e9crit <em>La machine \u00e0 explorer le temps<\/em>,<\/li>\n<li>le 143 Maybury Road (et non 141, comme indiqu\u00e9 parfois) \u00e0 Woking en 1895-96,<\/li>\n<li>Granville Cottage, Granville Road East \u00e0 Sandgate en 1898,<\/li>\n<li>20 Castle Road \u00e0 Sandgate (Folkestone) en 1898-1901,<\/li>\n<li>Spade House, Radnor Cliff Crescent \u00e0 Sandgate en 1899-1909, (aujourd&rsquo;hui Wells House, une maison de retraite),<\/li>\n<li>6 Clement&rsquo;s Inn en 1902-1903,<\/li>\n<li>17 Church Row, Hampstead, de 1909 \u00e0 1912,<\/li>\n<li>Brig-y-don, Victoria Avenue, Hunstanton, en 1913,<\/li>\n<li>Chiltern Court (appartement 47), 192 Baker Street, en 1930-1936,<\/li>\n<li>St Ermin&rsquo;s Hotel, Caxton Street, en 1928-1930,<\/li>\n<li>11 Dartmouth Street se tenait la Soci\u00e9t\u00e9 fabienne, club politique auquel H. G. Wells a appartenu et qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e 17 Osnaburgh Street,<\/li>\n<li>l&rsquo;\u00e9crivain allait r\u00e9guli\u00e8rement se restaurer et \u00e9crire Drum Public House, 16 Chapel Street \u00e0 Petersfield.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Notes :<\/em><br>(1) : Cet \u00e9pisode peu heureux lui inspirera son roman <em>Kipps<\/em>.<br>(2) : L&rsquo;ann\u00e9e suivante, un jeune m\u00e9decin ouvre son cabinet \u00e0 Portsmouth : <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2008\/01\/12\/conan-doyle-a-edimbourg-londres-paris-et-ailleurs\/\">Arthur Conan Doyle<\/a>. Il est possible &#8211; mais il n&rsquo;y en a aucune trace &#8211; que les deux hommes se soient alors crois\u00e9s dans le magasin de Kings Road. Quoi qu&rsquo;il en soit, ils se retrouveront plus tard dans le club de criket Allah-Akabarries cr\u00e9\u00e9 par <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2015\/09\/28\/j-m-barrie-a-stanway\/\">J. M. Barrie<\/a>.<br>(3) : <a href=\"https:\/\/lisahistory.net\/wordpress\/2017\/06\/in-search-of-h-g-wells\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Dont un b\u00e2timent est devenu le South Downs Centre<\/a>.<\/p>\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Wells-Stoke-on-Trent.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5001\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Wells-Stoke-on-Trent.jpg 1024w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Wells-Stoke-on-Trent-300x225.jpg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Wells-Stoke-on-Trent-768x576.jpg 768w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Wells-Stoke-on-Trent-450x338.jpg 450w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Wells-Stoke-on-Trent-850x638.jpg 850w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Wells-Stoke-on-Trent-667x500.jpg 667w\" sizes=\"(max-width: 739px) 94vw, (max-width: 969px) 88vw, (max-width: 1199px) 860px, 850px\" \/><figcaption>Au milieu, derri\u00e8re la poubelle marqu\u00e9e \u00ab\u00a018\u00a0\u00bb, le 18 Victoria Street \u00e0 Basford, Stoke-on-Trent (source https:\/\/www.geograph.org.uk\/photo\/4566218)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"620\" height=\"391\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Spade_House_1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5029\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Spade_House_1.jpeg 620w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Spade_House_1-300x189.jpeg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Spade_House_1-450x284.jpeg 450w\" sizes=\"(max-width: 620px) 94vw, 620px\" \/><figcaption>La Spade House, b\u00e2tie construite pour et par H. G. Wells (photo https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Spade_House#\/media\/File:Spade_House_(1).jpg) <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>Sources :<\/em><br>Christina Hardyment, <em>Literary Trails. British Writers in their landscapes.<\/em><br>George Williams, <em>Guide to Literary London<\/em>.<br>Ed Glinert, <em>A Literary Guide to London<\/em>.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Derri\u00e8re une apparence d&rsquo;auteur g\u00e9nial se cache chez Herbert George Wells une histoire d&rsquo;humiliation familiale. 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