{"id":644,"date":"2006-06-17T09:23:24","date_gmt":"2006-06-17T07:23:24","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/06\/17\/julien-green-a-paris-andresy-au-vesinet\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:20","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:20","slug":"julien-green-a-paris-andresy-au-vesinet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/06\/17\/julien-green-a-paris-andresy-au-vesinet\/","title":{"rendered":"Julien GREEN \u00e0 Paris, Andr\u00e9sy, au V\u00e9sinet&#8230;"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab<em>Tout \u00e9tait donn\u00e9, tout s&rsquo;y trouvait en substance, ma faim, mes inqui\u00e9tudes, l&rsquo;effroi de vivre.<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/>Green dans son <em>Journal<\/em> en 1954, \u00e0 propos de <em>Mont-Cin\u00e8re<\/em>.<\/p>\n<p>\u00ab<em>Tous les soirs, \u00e0 huit heures trente, j&rsquo;avais rendez-vous avec le diable.<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/><em>Jeunes ann\u00e9es<\/em>, volume 2, Points Seuil n\u00b0R172, p. 343.<\/p>\n<p>\u00ab<em>Je m&rsquo;assois \u00e0 ma table et j&rsquo;\u00e9cris avec de tr\u00e8s grandes difficult\u00e9s quelques phrases &#8211; environ dix ou quinze lignes &#8211; que je m&rsquo;arrache comme on arrache du m\u00e9tal \u00e0 un rocher, avec un pic. Ces phrases sont la suite de ce que j&rsquo;ai \u00e9crit la veille, et la veille je me suis arr\u00eat\u00e9 \u00e0 un moment que j&rsquo;ai jug\u00e9 prometteur, un endroit o\u00f9 je sens qu&rsquo;il y a de quoi remettre la machine en marche, de la force en r\u00e9serve.<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/><em>Journal<\/em>, 23 juin 1960.<\/p>\n<p>\u00ab<em>\u00c9crire c&rsquo;est l&rsquo;aventure. Tout \u00e0 coup une image s&rsquo;impose et vous d\u00e9roulez une histoire \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de vous-m\u00eame avec les \u00eatres invent\u00e9s qui se mettent \u00e0 vivre. Elle vous m\u00e8ne \u00e0 ce que vous \u00eates, mais vous ne le savez pas, et plus vous croyez inventer, plus vous d\u00e9couvrez que la terre inconnue o\u00f9 vous vous aventurez, c&rsquo;est le Moi, c&rsquo;est l&rsquo;\u00eatre humain qui ne ressemble \u00e0 aucun autre. Les autres essaient alors de retrouver dans votre image leur propre personne.<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/>Entretien avec Philippe Vannini, <em>Le Magazine litt\u00e9raire<\/em> n\u00b0366, juin 1998.<\/p>\n<p>\u00ab<em>Hier, \u00e0 la messe, je me trouvais derri\u00e8re une femme dont la t\u00eate s&rsquo;enveloppait d&rsquo;un foulard sur lequel se voyait imprim\u00e9e une carte de fantaisie avec ces mots en grosses lettres : &#8220;Carte g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;Empire du Tendre&#8221;. Avec cela sous le nez, le moyen de ne pas avoir de distractions ?<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/><em>Journal<\/em>, 27 novembre 1961.<\/p>\n<p>\u00ab<em>Beaucoup travaill\u00e9 \u00e0 mon autobiographie, avec une sorte de joie m\u00e9lancolique. De nouveau j&rsquo;ai vingt ans. Malgr\u00e9 tout, je ne voudrais plus avoir vingt ans de cette fa\u00e7on-l\u00e0. Si c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 refaire, je dirais non.<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/><em>Journal<\/em>, 25 juin 1963.<\/p>\n<p>\u00ab<em>La lecture est aussi un divertissement, mais le seul refuge, on ne le dira jamais assez, c&rsquo;est Dieu.<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/><em>Journal<\/em>, 28 d\u00e9cembre 1966.<\/p>\n<p>Doux d&rsquo;apparence, mais pas lisse. <em>\u00ab Je trompe la violence qui forme le fond de ma vie en \u00e9crivant des livres \u00bb<\/em>, explique Green qui pr\u00e9cise : <em>\u00ab Tous mes romans contiennent sous-entendue une histoire secr\u00e8te qui transpara\u00eet aux yeux de qui sait voir. \u00bb<\/em> <\/p>\n<p><em>\u00ab Green est un romancier de la violence, du d\u00e9sir et de l&rsquo;\u00e9chec \u00bb<\/em>, \u00e9crivent encore Robert de Saint-Jean et Luc Estang dans <em>Julien Green<\/em>. Violence, d\u00e9sir et \u00e9chec qui s&rsquo;apaiseront \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 dans ses deux derniers grands romans.<br \/>\n<br \/>Ses milliers de pages de Journal et d&rsquo;autobiographie lui ont peut-\u00eatre permis de mieux cerner sa nature.<\/p>\n<p>Julien Green est souvent ailleurs : dans &#8220;son&#8221; Sud quand il se trouve \u00e0 Paris, et inversement.<\/p>\n<p>Il na\u00eet en 1900 au 4 rue de Ruhmkorff \u00e0 Paris. Ses parents ont quitt\u00e9 le sud des \u00c9tats-Unis sept ans plus t\u00f4t. Son p\u00e8re travaille dans le commerce de coton, ce qui a amen\u00e9 la famille au Havre en 1893, puis dans la capitale en 1897. <\/p>\n<p>Les quinze premi\u00e8res ann\u00e9es de Julien sont hant\u00e9es par la G\u00e9orgie, la Virginie et la d\u00e9faite (que Mme Green n&rsquo;a jamais accept\u00e9e) de la guerre de S\u00e9cession en 1865, toutes choses qu&rsquo;il n&rsquo;a pas connues mais que sa m\u00e8re raconte \u00e0 <em>Julian<\/em> souvent en anglais.<br \/>\n<br \/>Cela cr\u00e9e des racines mais ne permet pas vraiment au jeune gar\u00e7on de vivre dans le m\u00eame univers que ses camarades. Ce Sud est un paradis perdu, d&rsquo;autant plus que ce sont des revers de fortune qui ont pouss\u00e9 les Green \u00e0 quitter le Nouveau monde.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2027\" aria-describedby=\"caption-attachment-2027\" style=\"width: 400px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2027\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_greencortdef1.jpg\" alt=\"A droite, le 16 rue Cortambert. Les 6 fen\u00eatres du 1er \u00e9tage sont celles de l'appartement des Green. On aper\u00e7oit la chapelle des Soeurs blanches \u00e0 gauche.\" title=\"A droite, le 16 rue Cortambert. Les 6 fen\u00eatres du 1er \u00e9tage sont celles de l'appartement des Green. On aper\u00e7oit la chapelle des Soeurs blanches \u00e0 gauche.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"400\" height=\"260\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_greencortdef1.jpg 400w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_greencortdef1-300x195.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 400px) 94vw, 400px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2027\" class=\"wp-caption-text\">A droite, le 16 rue Cortambert. Les 6 fen\u00eatres du 1er \u00e9tage sont celles de l&rsquo;appartement des Green. On aper\u00e7oit la chapelle des Soeurs blanches \u00e0 gauche.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Ils s&rsquo;installent 92 rue Raynouard en 1902[[Cela tombe bien. L&rsquo;American field service est bas\u00e9 au n\u00b021 dans les ann\u00e9es 1910 et Julien s&rsquo;y engagera en 1917, avant d&rsquo;avoir atteint l&rsquo;\u00e2ge r\u00e8glementaire.]].<br \/>\n<br \/>Le petit Julien fr\u00e9quente le cours Sainte-C\u00e9cile, rue Singer. La famille emm\u00e9nage 93 rue de Passy en 1904 et rue de la Pompe en 1910, au niveau du lyc\u00e9e Janson de Sailly. Sur un banc du square Lamartine, Julien lit <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/12\/edmont-about\/\">Edmont About<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/alexandre-dumas-3\/\">Dumas P\u00e8re<\/a> et Victor Cherbuliez.<br \/>\n<br \/>De religion anglicane (mais Julien se convertit au catholicisme en 1916), les Green fr\u00e9quentent de temps \u00e0 autre l&rsquo;\u00e9glise am\u00e9ricaine de l&rsquo;avenue de l&rsquo;Alma, l&rsquo;\u00e9glise anglaise de la rue Auguste-Vacquerie, etc.<br \/>\n<br \/>Ils louent \u00e0 Andr\u00e9sy, \u00e0 partir de 1909, une maison pour l&rsquo;\u00e9t\u00e9. D&rsquo;abord 36 boulevard de la Seine, puis 5 Grand-rue.<\/p>\n<p>Ils quittent en 1913 la rue de la Pompe pour la villa du Lac, en haut de l&rsquo;avenue de la Princesse au V\u00e9sinet.<\/p>\n<p>M. Green a son bureau d&rsquo;importation de coton 21 rue du Louvre \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Avant de mourir trop t\u00f4t en 1914, sa femme a le temps de faire d\u00e9couvrir \u00e0 Julien la bible, Walter Scott, Shakespeare et Dickens. En 1915, son mari installe ses enfants dans la pension Mouton, 43 rue de la Tour (la maison a \u00e9t\u00e9 d\u00e9molie en 1930), le temps de chercher une nouvelle demeure qu&rsquo;il trouve au premier \u00e9tage du 16 rue Cortambert en mars 1916.<\/p>\n<p>Dans la crypte de la chapelle des Soeurs blanches, au n\u00b020 de la rue, Julien se convertit au catholicisme en 1916. Face \u00e0 la chapelle : un temple protestant.<\/p>\n<p>Sur le conseil de son p\u00e8re, il s&rsquo;engage \u00e0 17 ans dans l&rsquo;Americain field service comme chauffeur, et voit son premier cadavre sur le front d&rsquo;Argonne. Il commence \u00e0 \u00e9crire. Un oncle maternel l&rsquo;invite en 1919 \u00e0 venir \u00e9tudier \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Virginie \u00e0 Charlottesville. Ce Sud de l\u00e9gende, qu&rsquo;il reconna\u00eet tout de suite comme \u00e9tant le sien, devient r\u00e9alit\u00e9. \u00c0 l&rsquo;universit\u00e9, il tombe amoureux de Mark, qui ne partage pas ces sentiments mais restera son ami jusqu&rsquo;\u00e0 la mort de Green en 1989. Celui-ci continue \u00e0 \u00e9crire, et sa premi\u00e8re &#339;uvre publi\u00e9e est une nouvelle en anglais, <em>The Apprentice psychiatrist<\/em>, compos\u00e9e pour son cours de litt\u00e9rature anglaise et parue en 1920 dans le journal de l&rsquo;universit\u00e9. C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une folie qui se termine avec la mort.<\/p>\n<p>De retour rue Cortambert en 1922, il croit voir son destin dans la peinture, jusqu&rsquo;\u00e0 une visite chez le fr\u00e8re (collectionneur aussi) de Gertrude et Theo Stein, o\u00f9 il voit des Matisse qui le d\u00e9tournent de l&rsquo;art moderne. Mais il conservera l&rsquo;habitude de dessiner tous ses personnages, parfois en marge de ses manuscrits.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_2028\" aria-describedby=\"caption-attachment-2028\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-2028\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_greencortdef2.jpg\" alt=\"La chapelle des Soeurs blanches, 20 rue Cortambert.\" title=\"La chapelle des Soeurs blanches, 20 rue Cortambert.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"310\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_greencortdef2.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/06\/jpg_greencortdef2-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2028\" class=\"wp-caption-text\">La chapelle des Soeurs blanches, 20 rue Cortambert.<\/figcaption><\/figure>Un pamphlet ultra-catholique plus tard (<em>Pamphlet contre les catholiques de France<\/em>, paru en 1924), puis un premier roman, <em>Mont-Cin\u00e8re<\/em>, en 1926[[Cette ann\u00e9e-l\u00e0, il se met \u00e9galement \u00e0 \u00e9crire r\u00e9guli\u00e8rement son <em>Journal<\/em>, qu&rsquo;il tient jusqu&rsquo;en 1990 et dont la publication commence en 1938. Sans doute le plus long Journal jamais \u00e9crit et publi\u00e9 &#8211; cinq ans de plus que celui de Gide &#8211; et, comme bien des Journaux, la description d&rsquo;une longue qu\u00eate du bonheur et d&rsquo;une v\u00e9rit\u00e9 que Green recherche avec la tenacit\u00e9 de ses origines protestantes.]], et c&rsquo;est l&rsquo;entr\u00e9e en litt\u00e9rature d&rsquo;un style semblable \u00e0 aucun autre \u00e0 cette \u00e9poque o\u00f9 les surr\u00e9alistes, Joyce (auquel Green s&rsquo;int\u00e9resse beaucoup), Hemingway, etc., repr\u00e9sentent l&rsquo;avant-garde litt\u00e9raire. 1926 marque aussi le d\u00e9but d&rsquo;une longue amiti\u00e9 avec Andr\u00e9 Gide. Gr\u00e2ce \u00e0 <em>Adrienne Mesurat<\/em> et <em>L\u00e9viathan<\/em>, Green atteint une renomm\u00e9e internationale, ce qui ne l&#8217;emp\u00eache pas de rester antibourgeois, anti-politique et pacifiste, et de repousser le &#8220;roman catholique&#8221;, genre auquel on l&rsquo;assimile parfois.<\/p>\n<p>Ses deux romans o\u00f9 le bonheur semble le moins troubl\u00e9 sont <em>Les Pays lointains<\/em> (1987) et Les <em>\u00c9toiles du Sud<\/em> (1989). La destin\u00e9e du premier est particuli\u00e8re. Il a \u00e9t\u00e9 commenc\u00e9 en 1934 sous le titre <em>Les Pays lointains<\/em> puis rapidement abandonn\u00e9, son auteur ayant appris qu&rsquo;une journaliste d&rsquo;Atlanta, une certaine Margaret Mitchell, \u00e9crivait sur le Sud d&rsquo;avant la guerre de S\u00e9cession. Green ne lira <em>Autant en emporte le vent<\/em> qu&rsquo;en 1988&#8230;<\/p>\n<p>Il s&rsquo;exile en Am\u00e9rique apr\u00e8s l&rsquo;armistice de 1940 et pr\u00eate sa voix \u00e0 La Voix de l&rsquo;Am\u00e9rique, aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;Andr\u00e9 Breton&#8230; et de Yul Brynner.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres de ses adresses parisiennes sont le 52 bis rue de Varenne dans les ann\u00e9es 1960 et le 28 avenue du Pr\u00e9sident Wilson.<\/p>\n<p><strong>Sources :<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Julien Green<\/em>. Robert de Saint-Jean et Luc Estang. \u00c9ditions du Seuil, 1967 et 1990.<br \/>\n<br \/><em>Jeunes ann\u00e9es<\/em>. Julien Green. points Seuil n\u00b0R171 et 172.<br \/>\n<br \/><em>Journal<\/em>. Julien Green. Livre de poche.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir :<\/strong><br \/>\n<br \/>Le site de la soci\u00e9t\u00e9 internationale des \u00e9tudes greeniennes : www.sieg-juliengreen.com.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abTout \u00e9tait donn\u00e9, tout s&rsquo;y trouvait en substance, ma faim, mes inqui\u00e9tudes, l&rsquo;effroi de vivre.\u00bb Green dans son [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2027,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/644"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=644"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/644\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3807,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/644\/revisions\/3807"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2027"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=644"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=644"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=644"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}