{"id":656,"date":"2006-12-17T14:49:06","date_gmt":"2006-12-17T13:49:06","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/12\/17\/mystere-rue-des-saints-peres\/"},"modified":"2006-12-17T14:49:06","modified_gmt":"2006-12-17T13:49:06","slug":"mystere-rue-des-saints-peres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/12\/17\/mystere-rue-des-saints-peres\/","title":{"rendered":"Myst\u00e8re rue des Saints-p\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p>Avec les aventures de Victor Legris, nous ne p\u00e9n\u00e9trons pas dans les couloirs du pouvoir de la IIIe R\u00e9publique, mais dans les all\u00e9es de l&rsquo;exposition universelle de 1889, dans les bureaux de la presse quotidienne (cinq ans avant l&rsquo;affaire Dreyfus) et dans les milieux de l&rsquo;art, aux premiers temps de l&rsquo;impressionnisme.<\/p>\n<p><em>Myst\u00e8re rue des Saints-p\u00e8res<\/em> est le premier opus de la s\u00e9rie des <em>Myst\u00e8res parisiens<\/em>, et Victor est libraire dans cette rue. <\/p>\n<p><figure id=\"attachment_2050\" aria-describedby=\"caption-attachment-2050\" style=\"width: 260px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-2050\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/12\/jpg_18stperes.jpg\" alt=\"18 rue des Saints-p\u00e8res\" title=\"18 rue des Saints-p\u00e8res\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"260\" height=\"480\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/12\/jpg_18stperes.jpg 260w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/12\/jpg_18stperes-163x300.jpg 163w\" sizes=\"(max-width: 260px) 94vw, 260px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2050\" class=\"wp-caption-text\">18 rue des Saints-p\u00e8res<\/figcaption><\/figure>Le myst\u00e8re auquel il s&rsquo;attaque est double : de myst\u00e9rieuses morts se succ\u00e8dent dans la capitale en mai et juin 1889, apparemment caus\u00e9es par des piq\u00fbres d&rsquo;abeilles.<br \/>\n<br \/>D&rsquo;autre part, le comportement de son associ\u00e9 et p\u00e8re adoptif Kenji Mori est des plus \u00e9tranges. Il a en effet crois\u00e9 plusieurs fois le chemin des victimes&#8230; tout comme la belle Tasha Kherson, illustratrice pour le <em>Passe-partout<\/em>, journal \u00e0 sensations auquel Victor commence \u00e0 collaborer. Les victimes &#8211; sauf la premi\u00e8re &#8211; ainsi que Kenji et Tasha poss\u00e8dent en outre le point commun d&rsquo;avoir retir\u00e9 le 22 juin \u00e0 la tour Eiffel une \u00e9dition sp\u00e9ciale du <em>Figaro<\/em> imprim\u00e9e \u00e0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition universelle.<\/p>\n<p>Intrigu\u00e9 par les comportements \u00e9tranges de ses proches, Victor se lance sur la piste.<\/p>\n<p>Parcourons donc la capitale en sa compagnie et d\u00e9couvrons les charmes de la ville en 1889.<\/p>\n<p>&#8211;\tLe 22 juin 1889, Eug\u00e9nie Patinot, demeurant <strong>35 avenue des Peupliers<\/strong> \u00e0 Auteuil, d\u00e9c\u00e8de brutalement au 1er \u00e9tage de la <strong>tour Eiffel<\/strong>. Apparemment d&rsquo;une piq\u00fbre d&rsquo;abeille ! Victor r\u00e9cup\u00e8re plus tard un indice aupr\u00e8s de ses neveux : une aiguille de tatouage semblable \u00e0 celles que poss\u00e8de son ami Kenji.<\/p>\n<p>&#8211;\tC&rsquo;est <strong>au 1er \u00e9tage de la tour Eiffel<\/strong> que nous faisons connaissance le 22 juin 1889 avec Victor Legris. En compagnie de son associ\u00e9 libraire Kenji Mori, il y rencontre son ami Marius Bonnet qui vient de fonder un nouveau journal, le <em>Passe-partout<\/em>&#8230; qui se lance aussit\u00f4t dans l&rsquo;enqu\u00eate sur cette mort myst\u00e9rieuse.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;enqu\u00eate se cl\u00f4t le 1er juillet 1889 au m\u00eame endroit, en pr\u00e9sence de Gustave Eiffel en personne. Il y a mort d&rsquo;homme, mais c&rsquo;est la derni\u00e8re, et c&rsquo;est celle du meurtrier. Il faudra tout de m\u00eame sa confession posthume, publi\u00e9e par le <em>Passe-partout<\/em>, pour comprendre ses mobiles.<\/p>\n<p>&#8211;\tLorsque Victor doit faire reposer son cerveau bouillonnant pour avancer dans son enqu\u00eate, il aime d\u00e9ambuler dans le <strong>jardin des Tuileries<\/strong>.<\/p>\n<p>&#8211;\tLe 12 mai 1889, Jean M\u00e9ring, un chiffonnier d\u00e9c\u00e8de d&rsquo;une piq\u00fbre semblable \u00e0 celle d&rsquo;une abeille, encore une fois. Il assistait \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la troupe de Buffalo Bill dans la gare des Batignolles (aujourd&rsquo;hui <strong>la gare de Pont-Cardinet<\/strong>).<\/p>\n<p>&#8211; Jean M\u00e9ring habitait <strong>rue de la Parcheminerie<\/strong>, dans un b\u00e2timent qui communique avec la rue de la Harpe. Un autre meurtre y sera commis le 28 juin et, le lendemain, Victor, que son enqu\u00eate am\u00e8nera ici, y \u00e9chappera de peu \u00e0 la mort.<\/p>\n<p>&#8211;\tLe <em>Passe-partout<\/em> a ses bureaux <strong>galerie V\u00e9ro-Dodat<\/strong>, non loin de la rue Croix-des-Petits-Champs.<\/p>\n<p><figure id=\"attachment_2051\" aria-describedby=\"caption-attachment-2051\" style=\"width: 250px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-2051\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/12\/jpg_verododatdef.jpg\" alt=\"Le passage V\u00e9ro-Dodat.\" title=\"Le passage V\u00e9ro-Dodat.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"250\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/12\/jpg_verododatdef.jpg 250w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2006\/12\/jpg_verododatdef-150x300.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 250px) 94vw, 250px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2051\" class=\"wp-caption-text\">Le passage V\u00e9ro-Dodat.<\/figcaption><\/figure>&#8211;\tLa librairie Elz\u00e9vir de Legris et Mori se trouve <strong>18 rue des Saints-p\u00e8res<\/strong>. Victor en a h\u00e9rit\u00e9 de son oncle \u00c9mile, utopiste admirateur de Fourier. Chacun des deux libraires y poss\u00e8de un appartement au-dessus. Mori, adepte du jiu-jitsu, a \u00e9lev\u00e9 Victor, qui a perdu son p\u00e8re &#8211; un \u00eatre froid et distant &#8211; \u00e0 huit ans. Victor s&rsquo;est install\u00e9 au sous-sol un laboratoire pour assouvir sa passion : la photographie. Dans l&rsquo;enqu\u00eate sur les morts subites du roman <em>Myst\u00e8re rue des Saints-p\u00e8res<\/em>, Kenji joue un r\u00f4le tant\u00f4t de suspect, tant\u00f4t de limier.<\/p>\n<p>&#8211;\tLe roman permet bien s\u00fbr au lecteur de visiter l&rsquo;exposition universelle de 1889, du <strong>palais du Trocad\u00e9ro<\/strong> au <strong>champ de Mars<\/strong>. Le long du <strong>quai d&rsquo;Orsay<\/strong> se tient aussi une exposition sur l&rsquo;habitat \u00e0 travers les si\u00e8cles, et <strong>l&rsquo;esplanade des Invalides<\/strong> accueille les productions de la France coloniale.<\/p>\n<p>&#8211;\tTasha Kherson, illustratrice pour le <em>Passe-partout<\/em>, vit au 6e \u00e9tage du <strong>60 rue Notre-Dame-de-Lorette<\/strong>. S\u00e9duisante, elle l&rsquo;est sans aucun doute, et Victor ne peut lui r\u00e9sister. Mais tout porte \u00e0 croire qu&rsquo;elle est m\u00eal\u00e9e aux morts suspectes. D&rsquo;ailleurs son voisin serbe Danilo, chanteur d&rsquo;op\u00e9ra \u00e0 ses heures, ne semble pas tr\u00e8s clair non plus. Pourtant, Danilo finira comme les autres victimes.<\/p>\n<p>&#8211;\tKenji se rend myst\u00e9rieusement chez un autre libraire, <strong>rue Auber<\/strong>. Victor, intrigu\u00e9, l&rsquo;a suivi. Kenji se rend ensuite au Caf\u00e9 de la Paix, <strong>boulevard des Capucines<\/strong>, et remet un paquet \u00e0 inconnu qui se r\u00e9v\u00e8lera \u00eatre un collectionneur d&rsquo;art, bient\u00f4t victime d&rsquo;une mort pr\u00e9matur\u00e9e. Il devait \u00e9galement d\u00e9jeuner au restaurant du Grand h\u00f4tel avec John Cavendish, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 lui aussi pr\u00e9matur\u00e9ment. Kenji termine son parcours \u00e9nigmatique par des emplettes dans une boutique de cadeaux pour femmes rue de la Chauss\u00e9e-d&rsquo;Antin.<\/p>\n<p>&#8211;\tVictor se rend \u00e0 la librairie Hachette, <strong>77 boulevard Saint-Germain<\/strong>, pour consulter les r\u00e9cits de voyage de l&rsquo;explorateur am\u00e9ricain Cavendish, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 brutalement le 24 juin 1889 \u00e0 l&rsquo;exposition coloniale&#8230; piqu\u00e9 par une abeille, bien s\u00fbr.<\/p>\n<p>&#8211;\tTasha emm\u00e8ne Victor \u00e0 la brasserie des Martyrs, <strong>5-7 rue des Martyrs<\/strong>. Il ne sait pas tr\u00e8s bien s&rsquo;il peut lui faire confiance ou pas.<\/p>\n<p>&#8211;\tJuste apr\u00e8s l&rsquo;avoir quitt\u00e9e, il la suit jusqu&rsquo;\u00e0 un h\u00f4tel particulier, au style hindou, plant\u00e9 dans la plaine Monceau en face de l&rsquo;adresse qu&rsquo;occupe Guy de Maupassant (<strong>10 rue Jacques Bingen<\/strong>) entre avril 1884 et d\u00e9cembre 1889, non loin de la demeure de Dumas Fils, 98 avenue de Villiers.<br \/>\n<br \/>Cet h\u00f4tel appartient \u00e0 Ostrovski, un collectionneur d&rsquo;art&#8230; que Victor reconna\u00eet comme \u00e9tant l&rsquo;inconnu rencontr\u00e9 par Kenji au Caf\u00e9 de la Paix, et qui va bient\u00f4t \u00eatre assassin\u00e9, lui aussi.<\/p>\n<p>&#8211;\tIl retrouve Tasha \u00e0 La Chapelle de Th\u00e9l\u00e8me, en haut de la rue Lepic, guid\u00e9 par le p\u00e8re Tanguy, marchand de couleur au <strong>14 rue Clauzel<\/strong>. Ce sont ses deux premiers pas dans la d\u00e9couverte de la peinture impressionniste.<\/p>\n<p>&#8211;\tAlors que la liste des morts suspectes par piq\u00fbres d&rsquo;abeilles continue de s&rsquo;allonger, Kenji Mori s&rsquo;absente de la rue des Saints-p\u00e8res pour une raison inconnue. Il pr\u00e9tend aller \u00e0 Londres mais loue une chambre \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel du Chemin de fer du Nord, <strong>boulevard de Denain<\/strong>.<\/p>\n<p>&#8211;\tIl rend visite \u00e0 un ami antiquaire, qui tient boutique <strong>rue de Tournon<\/strong>, \u00e0 quelques m\u00e8tres du restaurant Foyot, au <strong>n\u00b033<\/strong> de la rue. On y apprend alors que Kenji connaissait Ostrovski, encore une autre victime myst\u00e9rieusement d\u00e9c\u00e9d\u00e9e.<\/p>\n<p>Sources :<br \/>\n&#8211; <em>Myst\u00e8res rue des Saints-p\u00e8res<\/em>. Claude Izner. Editions 10\/18.<br \/>\n&#8211; <em>Les \u00e9crivains de la Plaine Monceau<\/em>. www.lireetpartir.com.<\/p>\n<p><em>A conna\u00eetre : www.polarhistorique.com, le blog sur le <a href=\"http:\/\/www.polarhistorique.com\">roman policier historique<\/a>.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec les aventures de Victor Legris, nous ne p\u00e9n\u00e9trons pas dans les couloirs du pouvoir de la IIIe [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2050,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[7],"tags":[39],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/656"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=656"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/656\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2050"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=656"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=656"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=656"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}