{"id":678,"date":"2006-11-06T22:30:08","date_gmt":"2006-11-06T21:30:08","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/11\/06\/henri-pourrat-a-ambert-et-paris\/"},"modified":"2006-11-06T22:30:08","modified_gmt":"2006-11-06T21:30:08","slug":"henri-pourrat-a-ambert-et-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/11\/06\/henri-pourrat-a-ambert-et-paris\/","title":{"rendered":"Henri POURRAT \u00e0 Ambert et Paris"},"content":{"rendered":"<p>Henri Pourrat a vu le jour le 7 mai 1887 \u00e0 Ambert, en Auvergne, pays qu&rsquo;il ne cessera<br \/>\nd&rsquo;\u00e9voquer dans son oeuvre au point de n&rsquo;appara\u00eetre, aux yeux de beaucoup, que comme<br \/>\nun auteur r\u00e9gionaliste.<\/p>\n<p>A l&rsquo;exception d&rsquo;une ann\u00e9e pass\u00e9e \u00e0 Paris, au Lyc\u00e9e Henry IV, il ne quitte sa terre natale<br \/>\nque pour de rares et brefs d\u00e9placements. Il est admis en 1905 \u00e0 l&rsquo;Institut national<br \/>\nagronomique mais, atteint de tuberculose, il doit renoncer aux \u00e9tudes et revient dans sa<br \/>\nfamille. Il s&rsquo;impose une vie calme et r\u00e9guli\u00e8re. Ses journ\u00e9es sont consacr\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture,<br \/>\naux promenades dans la campagne et \u00e0 la lecture. Il publie ses premiers textes en 1906<br \/>\ndans des revues locales.<\/p>\n<p>Sa sant\u00e9 fragile l&rsquo;exon\u00e8re de la mobilisation au moment de la d\u00e9claration de guerre en<br \/>\n1914. Le conflit lui inspire <em>\u00ab Les montagnards \u00bb<\/em>. Le livre est publi\u00e9 en 1919.<br \/>\n<br \/>Avec son fr\u00e8re Paul, Henri se lie d&rsquo;amiti\u00e9 avec un autre Ambertois qui deviendra, lui aussi,<br \/>\nun auteur reconnu: Alexandre Vialatte. Leurs relations \u00e9pistolaires se composent d&rsquo;un<br \/>\nmillier de lettres \u00e9crites de 1916 \u00e0 1959 t\u00e9moignant d&rsquo;une profonde amiti\u00e9 propice \u00e0<br \/>\nl&rsquo;\u00e9change en toute franchise de leurs avis et de leurs exp\u00e9riences.<br \/>\n<br \/>Il rencontre Jean Paulhan en 1920.<br \/>\n<br \/>En d\u00e9cembre 1921, il obtient le prix du <em>Figaro<\/em> pour le premier tome de <em>\u00ab Gaspard des<br \/>\nMontagnes \u00bb<\/em>. Dix ans plus tard, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble des quatre volumes qui est r\u00e9compens\u00e9<br \/>\npar le grand prix du roman de l&rsquo;Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><em>\u00ab Les vaillances, farces et aventures de Gaspard des montagnes \u00bb<\/em> est un livre mettant en<br \/>\nsc\u00e8ne un paysan de la r\u00e9gion d&rsquo;Ambert, Gaspard. Le h\u00e9ros participe, malgr\u00e9 lui, aux<br \/>\nsanglantes campagnes napol\u00e9oniennes et, rescap\u00e9 des massacres, revient au pays apr\u00e8s<br \/>\nla d\u00e9faite de la Grande Arm\u00e9e. Il se trouve rapidement plong\u00e9 dans une succession<br \/>\nd&rsquo;aventures o\u00f9 l&rsquo;auteur m\u00eale les contes, les l\u00e9gendes et des faits r\u00e9els comme l&rsquo;assassinat<br \/>\ndu propri\u00e9taire du moulin \u00e0 papier <em>\u00ab Richard de Bas \u00bb<\/em>. S&rsquo;ouvrant sur <em>\u00ab Le ch\u00e2teau des<br \/>\nsept portes \u00bb<\/em>, l&rsquo;ouvrage est articul\u00e9 autour de <em>\u00ab veill\u00e9es \u00bb<\/em>, ces longues soir\u00e9es d&rsquo;hiver<br \/>\ndurant lesquelles les anciens contaient des histoires devant la chemin\u00e9e. <\/p>\n<p>En 1928, il \u00e9pouse Marie Bresson au Vernet la Varenne et publie <em>\u00ab Ceux d&rsquo;Auvergne \u00bb<\/em>.<br \/>\n<br \/>L&rsquo;ann\u00e9e suivante, son p\u00e8re d\u00e9c\u00e8de. En 1930, il voyage dans le midi et publie le tome 3 de<br \/>\n<em>\u00ab Gaspard des montagnes \u00bb<\/em>. C&rsquo;est aussi l&rsquo;ann\u00e9e de la naissance de Fran\u00e7oise, sa fille<br \/>\na\u00een\u00e9e.<\/p>\n<p>Son oeuvre est riche d&rsquo;une centaine d&rsquo;ouvrages: romans, biographies, essais historiques,<br \/>\nphilosophiques et religieux, contes&#8230; Parmi tous ses \u00e9crits, citons <em>\u00ab Histoire des gens<br \/>\ndans les montagnes du centre \u00bb, \u00ab Le mauvais gar\u00e7on \u00bb, \u00ab Ch\u00e2teaux en Auvergne \u00bb,<br \/>\n\u00ab L&rsquo;homme \u00e0 la b\u00eache \u00bb, \u00ab Histoire fid\u00e8le de la b\u00eate en G\u00e9vaudan \u00bb<\/em>&#8230; Loin d&rsquo;\u00eatre le<br \/>\npr\u00e9texte \u00e0 un r\u00e9gionalisme d\u00e9suet, sa province natale est le cadre privil\u00e9gi\u00e9 pour<br \/>\ncomprendre et mettre en valeur la nature sauvage et, t\u00e9moin d&rsquo;un ordre universel, le lien<br \/>\nqui unit \u00e9troitement les paysans et la terre. De lui, Marie-Aim\u00e9e M\u00e9raville n&rsquo;a-telle pas \u00e9crit<br \/>\nque <em>\u00ab De ce sens cosmique, Henri Pourrat est aujourd&#8217;hui l&#8217;un des principaux r\u00e9pondants. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>En 1941 Henri Pourrat re\u00e7oit le prix Goncourt pour \u00ab Vents de Mars \u00bb.<br \/>\nLes derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie sont enti\u00e8rement consacr\u00e9es au monumental \u00ab Tr\u00e9sor des<br \/>\nContes \u00bb auquel il attachait une grande importance.<\/p>\n<p>Je me souviens, par une matin\u00e9e glaciale de l&rsquo;hiver de 1954, d&rsquo;une silhouette qui apparut<br \/>\nau bout d&rsquo;une ruelle d&rsquo;Ambert. L&rsquo;homme portait un chapeau et ses \u00e9paules \u00e9taient<br \/>\nrecouvertes d&rsquo;un manteau ou d&rsquo;une cape. Ma m\u00e8re me dit: <em>\u00ab Tu vois cet homme l\u00e0-bas ?<br \/>\nC&rsquo;est l&rsquo;\u00e9crivain Henri Pourrat \u00bb<\/em>. Je conserve un souvenir intact de cette fugitive rencontre<br \/>\ncomme de celle que je fis en 1965 dans une librairie du centre de Clermont-Ferrand avec<br \/>\nle regrett\u00e9 Bernard No\u00ebl. L&rsquo;acteur interpr\u00e9tait alors le r\u00f4le de Gaspard des montagnes pour<br \/>\nl&rsquo;adaptation t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e qui \u00e9tait en train d&rsquo;\u00eatre r\u00e9alis\u00e9e au milieu des landes et des bois du<br \/>\nLivradois qu&rsquo;Henri Pourrat n&rsquo;avait cess\u00e9 d&rsquo;aimer et d&rsquo;\u00e9voquer jusqu&rsquo;\u00e0 cette journ\u00e9e du 16<br \/>\njuillet 1959 o\u00f9 il mourut. L&rsquo;\u00e9crivain repose \u00e0 Ambert.<\/p>\n<p>NDLR : Voici quelques lieux o\u00f9 a v\u00e9cu Henri Pourrat :<br \/>\n&#8211; son p\u00e8re tenait une boutique rue de la R\u00e9publique \u00e0 Ambert,<br \/>\n&#8211; l&rsquo;\u00e9crivain se fait construire en 1930 une maison situ\u00e9e 18 rue du Petit Cheix \u00e0 Ambert (demeure priv\u00e9e).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Henri Pourrat a vu le jour le 7 mai 1887 \u00e0 Ambert, en Auvergne, pays qu&rsquo;il ne cessera [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/678"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=678"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/678\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=678"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=678"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=678"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}