{"id":68,"date":"2003-08-14T19:53:41","date_gmt":"2003-08-14T17:53:41","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/gustave-flaubert-a-rouen-et-croisset\/"},"modified":"2025-04-21T14:00:01","modified_gmt":"2025-04-21T12:00:01","slug":"gustave-flaubert-a-rouen-et-croisset","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/gustave-flaubert-a-rouen-et-croisset\/","title":{"rendered":"Gustave FLAUBERT \u00e0 Rouen et Croisset"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1255\" aria-describedby=\"caption-attachment-1255\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1255\" title=\"Le pavillon de Croisset. C'est tout ce qu'il reste...\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_croisset.jpg\" alt=\"Le pavillon de Croisset. C'est tout ce qu'il reste...\" width=\"410\" height=\"310\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_croisset.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_croisset-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1255\" class=\"wp-caption-text\">Le pavillon de Croisset. C&rsquo;est tout ce qu&rsquo;il reste&#8230;<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Vous ne savez pas, vous, ce que c&rsquo;est que de rester toute une journ\u00e9e, la t\u00eate dans ses deux mains, \u00e0 pressurer sa malheureuse cervelle pour trouver un mot. <\/em><em>L&rsquo;id\u00e9e coule chez vous largement, incessamment, comme un fleuve. Chez moi c&rsquo;est un mince filet d&rsquo;eau. Il me faut des grands travaux d&rsquo;art avant d&rsquo;obtenir une cascade.\u00a0\u00bb (<\/em>Flaubert \u00e0 George Sand, 27 novembre 1866).<\/p>\n<p>Rouen&#8230; C&rsquo;est l\u00e0 que Gustave na\u00eet en 1821, dans l&rsquo;appartement de fonction de son p\u00e8re, chirurgien en chef de l&rsquo;h\u00f4pital (que son fils ressuscitera sous les traits du docteur Larivi\u00e8re dans <em>Madame Bovary<\/em>).<\/p>\n<p>Croisset&#8230; C&rsquo;est l\u00e0 que Gustave meurt en 1880.<\/p>\n<p>En 1844, son p\u00e8re ach\u00e8te une maison de campagne \u00e0 Croisset. La l\u00e9gende dit que l\u00e0, l&rsquo;abb\u00e9 Pr\u00e9vost aurait \u00e9crit la premi\u00e8re version de <em>Manon Lescaut<\/em>&#8230;<\/p>\n<p>Flaubert commence par y passer les \u00e9t\u00e9s, puis s&rsquo;y \u00e9tablit en 1851 avec sa m\u00e8re, toujours habill\u00e9e de noir et sa ni\u00e8ce, tr\u00e8s t\u00f4t orpheline de m\u00e8re.<\/p>\n<p>Le bureau de l&rsquo;\u00e9crivain \u00e0 Croisset ne se trouvait pas dans le pavillon que l&rsquo;on peut visiter aujourd&rsquo;hui, mais au premier \u00e9tage de la maison disparue.<\/p>\n<p>Ce bureau, c&rsquo;est la tour d&rsquo;ivoire de Vigny au Maine-Giraud, c&rsquo;est le cabinet de Hugo \u00e0 Hauteville House, la cellule de Lamartine \u00e0 Saint-Point : un autre espace-temps, une <em>\u00ab\u00a0vaste pi\u00e8ce, \u00e9clair\u00e9e par cinq fen\u00eatres, dont trois donnent sur le jardin et deux sur le fleuve. Une biblioth\u00e8que [&#8230;] aux rayons bourr\u00e9s de livres. \u00c7a et l\u00e0, des portraits d&rsquo;amis. Un fauteuil \u00e0 dossier haut, un divan pour la sieste ou la r\u00eaverie et une table en ch\u00eane avec des feuillets \u00e9pars, son encrier-crapaud, et son assortiment de plumes d&rsquo;oie, car le ma\u00eetre de c\u00e9ans m\u00e9prise les plumes d&rsquo;acier. [&#8230;] Par terre, une peau d&rsquo;ours\u00a0\u00bb<\/em> (Henri Troyat).<\/p>\n<p>C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il \u00e9crit, souvent \u00e0 la lueur des bougies et de la chemin\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 quatre heures du matin, la plupart de ses oeuvres, et qu&rsquo;il les \u00ab\u00a0teste\u00a0\u00bb (ainsi que dans l&rsquo;all\u00e9e de tilleuls qui part du pavillon) \u00e0 voix haute aupr\u00e8s de ses amis Du Camp, Bouilhet, m\u00eame les fr\u00e8res Goncourt (octobre 1863), Zola, Daudet, Maupassant, puis George Sand (ao\u00fbt 1866). Celle-ci, pour aider Flaubert \u00e0 sortir d&rsquo;une passe difficile, lui propose en 1875 d&rsquo;acheter Croisset tout en lui en laissant la jouissance (ce qu&rsquo;il refusera).<\/p>\n<p>Croisset est vendu par sa ni\u00e8ce Caroline apr\u00e8s la mort de Flaubert. La maison est remplac\u00e9e par une usine, mais le pavillon, d&rsquo;o\u00f9 il aimait regarder la Seine, survit. On peut y voir aujourd&rsquo;hui quelques objets de l&rsquo;\u00e9crivain.<\/p>\n<p>\u00c0 Rouen et alentour, Flaubert a \u00e9galement v\u00e9cu dans les murs :<br \/>\n&#8211; du lyc\u00e9e Corneille, o\u00f9 il lit les auteurs d\u00e9fendus : Hugo et Lamartine,<br \/>\n&#8211; d&rsquo;un appartement situ\u00e9 \u00e0 Rouen au coin de la rue Crosne-hors-la-ville et de la rue Buffon, apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re et de sa soeur en 1846 &#8211; l&rsquo;appartement de l&rsquo;h\u00f4pital \u00e9tant revenu \u00e0 son fr\u00e8re Achille,<br \/>\n&#8211; d&rsquo;un h\u00f4tel de La Bouille, en ao\u00fbt 1847, de retour de son voyage en Bretagne avec Maxime Du Camp, de m\u00eame que fin 1866 avec George Sand,<br \/>\n&#8211; de l&rsquo;appartement de sa ni\u00e8ce, quai du Havre, fin 1870, alors que la maison de Croisset est occup\u00e9e par les allemands.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n&#8211; L&rsquo;\u00e9crivain habita \u00e9galement <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/gustave-flaubert-a-trouville\/\">Trouville<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/gustave-flaubert-a-paris\/\">Paris<\/a>.<br \/>\n&#8211; Il poss\u00e9da une ferme \u00e0 Deauville, recouverte aujourd&rsquo;hui par le champ de courses.<br \/>\n&#8211; Avant Croisset, entre 1821 et 1843, les parents de Flaubert poss\u00e9daient une maison de campagne \u00e0 D\u00e9ville-les-Rouen.<\/p>\n<p>Voir aussi <a href=\"https:\/\/flaubert.univ-rouen.fr\/qui-%C3%A9tait-flaubert\/dossiers-documentaires\/lieux\/%C3%A9tudes\/flaubert-lieux-normands\/\">\u00ab\u00a0Flaubert, lieux normands\u00a0\u00bb<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n&#8211; Le Mus\u00e9e Flaubert et d&rsquo;histoire de la m\u00e9decine, 51 rue Lecat, 76000 Rouen. On y visite, outre le mus\u00e9e des Saints gu\u00e9rissuers, la chambre de l&rsquo;appartement de fonction o\u00f9 est n\u00e9 l&rsquo;\u00e9crivain le 12 d\u00e9cembre 1821.<br \/>\n&#8211; Le Pavillon Flaubert se trouve 18 quai Gustave Flaubert, 76380 Canteleu.<br \/>\n&#8211; La biblioth\u00e8que du bureau de Flaubert est conserv\u00e9e au premier \u00e9tage de la mairie de Canteleu.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;Association des Amis de Flaubert et de Maupassant.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n&#8211; Aux alentours, on peut visiter <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/gustave-flaubert-a-ry\/\">Ry<\/a>, o\u00f9 v\u00e9cut Delphine Couturier, \u00e9pouse d&rsquo;Eug\u00e8ne Delamare (un \u00e9l\u00e8ve du p\u00e8re de Flaubert) et un des mod\u00e8les d&rsquo;Emma Bovary. Elle repose aujourd&rsquo;hui dans le cimeti\u00e8re du village.<\/p>\n<p>L&rsquo;actuelle \u00e9tude du notaire serait la maison des Delamare. La Galerie Bovary (t\u00e9l : 02 35 23 61 44) et le Mus\u00e9e des automates ressuscitent les personnages du roman.<\/p>\n<p>Les voisins \u00e9crivains sont :<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/guy-de-maupassant-a-fecamp-et-etretat\/\">Maupassant<\/a> \u00e0 F\u00e9camp et Etretat,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/maurice-leblanc-a-rouen-etretat-paris\/\">Maurice Leblanc<\/a> \u00e0 Etretat,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/gaston-leroux\/\">Gaston Leroux<\/a> \u00e0 F\u00e9camp, Eu, Le Tr\u00e9port,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/maurice-leblanc-a-rouen-etretat-paris\/\">Leblanc<\/a> et Corneille \u00e0 Rouen,<br \/>\n&#8211; Corneille \u00e0 Petit-Couronne,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/hector-malot\/\">Hector Malot<\/a> \u00e0 La Bouille,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo\/\">Hugo<\/a> \u00e0 Villequier,<br \/>\n&#8211; Alphonse Allais, Henri de R\u00e9gnier et Baudelaire \u00e0 Honfleur,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/marcel-proust\/\">Marcel Proust<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/marguerite-duras-a-trouville\/\">Marguerite Duras<\/a> \u00e0 Trouville,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/francoise-sagan-a-equemauville\/\">Fran\u00e7oise Sagan<\/a> \u00e0 Equemauville.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><\/p>\n<p><em>Flaubert<\/em>. Henri Troyat. Livre de poche n\u00b04380.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Vous ne savez pas, vous, ce que c&rsquo;est que de rester toute une journ\u00e9e, la t\u00eate dans ses [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1255,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[32,19],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6042,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68\/revisions\/6042"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1255"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}