{"id":688,"date":"2006-11-30T21:57:37","date_gmt":"2006-11-30T20:57:37","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/11\/30\/les-poetes-des-annees-1860-1890\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:22","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:22","slug":"les-poetes-des-annees-1860-1890","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/11\/30\/les-poetes-des-annees-1860-1890\/","title":{"rendered":"Les po\u00e8tes des ann\u00e9es 1860-1890"},"content":{"rendered":"<p>Le texte suivant est une introduction aux balades <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/09\/21\/a-paris-sur-les-pas-des-parnassiens-des-symbolistes-de-verlaine-de-mallarme\/\">500<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/12\/18\/balade-litteraire-de-la-bastille-a-la-closerie-des-lilas\/\">562<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/12\/19\/avec-verlaine-rimbaud-les-parnassiens-et-les-symbolistes-a-paris\/\">565<\/a> .<\/p>\n<p>\u00ab<em>Rimbaud est sans doute le mythe le plus puissant de l&#8217;histoire de toutes les litt\u00e9ratures. &#8211; D&#8217;autant plus qu&#8217;il n&#8217;y a pas de mythe \u00e0 proprement parler, mais une histoire vraie qui lui ressemble, et dont on peut retenir trois aspects principaux, stup\u00e9fiants. Il est sans exemple, en effet, dans toutes les litt\u00e9ratures, premi\u00e8rement qu&#8217;un jeune homme parvienne imm\u00e9diatement \u00e0 la perfection, sans le d\u00e9tour de la longue patience du travail classique. Deuxi\u00e8mement, qu&#8217;il r\u00e9oriente toute la po\u00e9tique g\u00e9n\u00e9rale. [&#8230;] Et enfin, troisi\u00e8mement, il est sans exemple que ce jeune homme abandonne et d\u00e9nigre son &#339;uvre.<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/>Alain Borer, dans <em>Rimbaud, trafiquant d&#8217;\u00e2mes<\/em>, hors s\u00e9rie du magazine T\u00e9l\u00e9rama, novembre 2004.<\/p>\n<p>\u00ab<em>La po\u00e9sie n&#8217;est plus que l&#8217;amusement des petits jeunes gens de lettres \u00e0 leur d\u00e9but, et pour ainsi dire la perte de leur pucelage intellectuel.<\/em>\u00bb<br \/>\n<br \/>Edmond de Goncourt, qui, une fois de plus dans son Journal, ne recule devant aucune \u00e9normit\u00e9.<\/p>\n<p>Le romantisme touche jusqu&#8217;au milieu du XIXe si\u00e8cle de nombreux domaines litt\u00e9raires et artistiques. Il a voulu changer la soci\u00e9t\u00e9. Mais, nous l&#8217;avons vu, les \u00e9crivains romantiques qui se sont lanc\u00e9s en politique par le geste, la parole ou la plume se sont trouv\u00e9s d\u00e9sarm\u00e9s par l&#8217;\u00e9chec de la IIIe R\u00e9publique et l&#8217;av\u00e8nement du Second Empire[[Et, except\u00e9 peut-\u00eatre Hugo, la plupart n&#8217;ont jamais quitt\u00e9 r\u00e9ellement leur conscience de classe, malgr\u00e9 leur engagement. Leurs r\u00e9actions \u00e0 juin 1848 et \u00e0 la Commune de 1871 le montrent. Si l&#8217;on se permet un saut dans le temps, c&#8217;est aussi le point de vue de Pascal Bruckner sur un autre engag\u00e9, du XXe si\u00e8cle cette fois : Jean-Paul Sartre. <em>\u00ab Ce d\u00e9marcheur du Tiers-monde n&#8217;acceptait ce dernier qu&#8217;\u00e0 condition qu&#8217;il remplisse le cadre familier de la victime dont on n&#8217;a rien \u00e0 apprendre. Ce th\u00e9oricien de l&#8217;engagement tous azimuts, ce maniaque de la p\u00e9tition n&#8217;avait de go\u00fbt v\u00e9ritable que pour les hommes de sa tribu \u00bb<\/em> (<em>Le Sanglot de l&#8217;homme blanc<\/em>, Paris, Seuil, collection Points Actuels, 1986).]] : la bourgeoisie a eu la peau du peuple et du romantisme avec.<br \/>\n<br \/>Et l&#8217;Empire ne porte pas particuli\u00e8rement en son c&#339;ur Lamartine et ses confr\u00e8res.<\/p>\n<p>Po\u00e8tes et \u00e9crivains cherchent alors d&#8217;autres voies, tout en marchant sur les traces de leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs. M\u00eame Zola, \u00e0 ses d\u00e9buts, ne r\u00eave que d&#8217;\u00eatre po\u00e8te ; la po\u00e9sie reste le genre litt\u00e9raire le plus noble.<br \/>\n<br \/>Pendant que Balzac jusqu&#8217;en 1850, puis les naturalistes ensuite, r\u00e9volutionnent le roman et le th\u00e9\u00e2tre, les Parnassiens s&#8217;attaquent au vers romantique dans les ann\u00e9es 1860. Cette nouvelle \u00e9cole \u00e0 l&#8217;art classique et froid convient bien au style de l&#8217;Empire. <\/p>\n<p>Puis Verlaine, Rimbaud et Mallarm\u00e9 donnent naissance au symbolisme, qui ach\u00e8ve de tourner la page du romantisme sous la IIIe R\u00e9publique, dans les ann\u00e9es 1880. Le symboliste n&#8217;exprime plus ni le \u00ab vague des passions \u00bb, ni un id\u00e9al politique et social. Il adopte un langage obscur dans une soci\u00e9t\u00e9 conservatrice o\u00f9 le po\u00e8te n&#8217;a plus de cr\u00e9dit aupr\u00e8s des bourgeois et du peuple. Il est <em>\u00ab po\u00e8te maudit \u00bb<\/em>[[Titre de l&#8217;ouvrage publi\u00e9 par Verlaine en 1884 sur Mallarm\u00e9, Tristan Corbi\u00e8res et Rimbaud.]] car incompris, esp\u00e9rant toutefois cr\u00e9er un autre genre de communion avec ceux qui parviendraient \u00e0 le d\u00e9chiffrer.<\/p>\n<p>Hugo n&#8217;a plus qu&#8217;\u00e0 mourir en 1885. De son exil anglo-normand, il a cependant soutenu les d\u00e9buts de ces po\u00e8tes et \u00e9crivains[[<em>\u00ab Une des joies de ma solitude, c&#8217;est, Monsieur, de voir se lever en France, dans ce grand dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, une aube jeune de vraie po\u00e9sie. Toutes les promesses de progr\u00e8s sont tenues et l&#8217;art est plus rayonnant que jamais \u00bb<\/em>. Lettre du 22 avril 1867 adress\u00e9e \u00e0 Paul Verlaine par Victor Hugo depuis Guernesey.]] aux yeux de qui il reste, pour la plupart, le <em>\u00ab Cher illustre et v\u00e9n\u00e9r\u00e9 ma\u00eetre \u00bb<\/em>[[Lettre \u00e0 Hugo de Verlaine, qui signe <em>\u00ab Votre tout humble et d\u00e9vou\u00e9 serviteur et admirateur \u00bb<\/em>, le 14 septembre 1867.]], mais d&#8217;une \u00e9cole dont l&#8217;heure de gloire est pass\u00e9e.<\/p>\n<p>Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas le romantisme dans son essence que rejettent les po\u00e8tes qui vont composer le groupe du Parnasse (Leconte de Lisle, Catulle Mend\u00e8s, Sully Prudhomme, Verlaine, Heredia, Copp\u00e9e, Th\u00e9ophile Gautier &#8211; ex-romantique&#8230;), mais plut\u00f4t les exc\u00e8s de ses boh\u00e8mes ultras : les Jeunes France du Petit-C\u00e9nacle, r\u00e9unis dans les ann\u00e9es 1830 autour du m\u00eame Th\u00e9ophile Gautier et de G\u00e9rard de Nerval, et les Bousingots, guid\u00e9s par P\u00e9trus Borel, plus extr\u00e9mistes encore dans leur projet politique et leur m\u00e9pris du bourgeois.<\/p>\n<p>Le nom \u00ab Parnasse \u00bb consacre l&#8217;existence de ce mouvement en 1866, lorsque, \u00e0 l&#8217;initiative de Catulle Mend\u00e8s et de sa femme Judith Gautier (fille de Th\u00e9ophile), l&rsquo;\u00e9diteur Alphonse Lemerre publie un premier recueil intitul\u00e9 <em>Le Parnasse contemporain<\/em>. Il para\u00eet mensuellement \u00e0 partir de 1869, puis est regroup\u00e9 dans un second volume en 1871. Le troisi\u00e8me sera pour 1875. Lemerre publie aussi en 1866 les <em>Po\u00e8mes saturniens<\/em> d&#8217;un Paul Verlaine de 22 ans.<\/p>\n<p>Les Parnassiens pr\u00f4nent la retenue. Leurs th\u00e8mes de pr\u00e9dilection sont l&#8217;histoire, les l\u00e9gendes, la nature, et ils prennent garde d&#8217;y introduire des sentiments personnels. Il faudra Rimbaud pour entendre dire <em>\u00ab moi \u00bb<\/em> \u00e0 nouveau.<br \/>\n<br \/>Leconte de Lisle et ses disciples rejettent aussi l&rsquo;engagement social du po\u00e8te. Ils sont r\u00e9publicains mod\u00e9r\u00e9s, ou plut\u00f4t des r\u00e9publicains qui tournent le dos au r\u00e9el pour s&#8217;envoler vers l&#8217;id\u00e9al. La Commune de 1871 en fera verser bon nombre dans le nationalisme. Verlaine, quant \u00e0 lui, est r\u00e9publicain de c&#339;ur jusqu&#8217;\u00e0 sa conversion religieuse en 1873.<\/p>\n<p>Comme le pr\u00e9sent ne peut produire de beaut\u00e9, ils en cr\u00e9ent eux-m\u00eames, adoptant la th\u00e9orie de l&rsquo;art pour l&rsquo;art de Gautier : l&#8217;art est utile pour sa beaut\u00e9. Celle-ci est cr\u00e9\u00e9e non par l&#8217;inspiration du c&#339;ur ou de l&#8217;\u00e2me, mais par un travail acharn\u00e9 et minutieux de l&#8217;esprit.<br \/>\n_Loin des humeurs nordiques et changeantes des romantiques, le po\u00e8me parnassien est parfait et fig\u00e9 comme une statue antique. Les Parnassiens sont des esth\u00e8tes qui taillent et retaillent leurs vers comme le sculpteur sa mati\u00e8re. Quel labeur, compar\u00e9 \u00e0 la facilit\u00e9 d&#8217;un Rimbaud, presque \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque !<br \/>\n<br \/>Il faut une trentaine d&#8217;ann\u00e9es \u00e0 Heredia pour achever les sonnets qui composent le recueil <em>Les Troph\u00e9es<\/em>, publi\u00e9 en 1893 alors que le symbolisme a d\u00e9j\u00e0 perc\u00e9. Il est \u00e9lu un an plus tard \u00e0 l&#8217;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise devant d&#8217;autres concurrents, en particulier Zola et Verlaine (l&#8217;Acad\u00e9mie, d&#8217;ailleurs, aime bien les Parnassiens : Leconte de Lisle y succ\u00e8de \u00e0 Victor Hugo ; Copp\u00e9e, Prudhomme en sont membres ; plus tard, les symbolistes R\u00e9gnier et Val\u00e9ry les rejoindront).<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9pop\u00e9e du Parnasse domine les ann\u00e9es 1860 et 1870, pouss\u00e9e en particulier par <em>La Revue fantaisiste<\/em> cr\u00e9\u00e9e par Catulle Mend\u00e8s en 1861 et Le Nain jaune, qui revit \u00e0 partir de 1863 apr\u00e8s avoir connu une existence \u00e9ph\u00e9m\u00e8re sous la Restauration. Gr\u00e2ce \u00e9galement \u00e0 Alphonse Lemerre, qui sait promouvoir les jeunes auteurs tout en s&#8217;enrichissant par l&#8217;\u00e9dition \u00e0 compte d&#8217;auteur. <\/p>\n<p>Ces ann\u00e9es marquent aussi &#8211; dans le roman &#8211; l&#8217;essor du naturalisme, avec la production des fr\u00e8res Goncourt, puis de Zola et de Maupassant. Cependant, peu d&#8217;int\u00e9r\u00eats communs entre ceux-ci et les Parnassiens, m\u00eame si Copp\u00e9e et Albert Glatigny se rapprochent des naturalistes lorsqu&#8217;ils introduisent la vie des humbles dans leurs po\u00e8mes.<br \/>\n<br \/>Zola \u00e9crit dans <em>La Cloche<\/em> le 3 juin 1870 : \u00ab [La po\u00e9sie des Parnassiens] <em>est un automate, une poup\u00e9e de carton et de bois, s\u00e8che et raide, dont on entend grincer les charni\u00e8res \u00bb<\/em>. Il ne sera pas plus cl\u00e9ment avec le symbolisme, <em>\u00ab art r\u00e9actionnaire d&#8217;aristocratie et de r\u00e9v\u00e9lation, de symboles obscurs et compliqu\u00e9s \u00bb<\/em> (\u00ab \u00c0 la jeunesse \u00bb, Nouvelle campagne). Verlaine \u00e9prouve un m\u00e9pris semblable \u00e0 son encontre. Mallarm\u00e9 appr\u00e9cie en revanche l&#8217;auteur des <em>Rougon-Macquart<\/em> et son &#339;uvre, tout comme son engagement aux c\u00f4t\u00e9s de Dreyfus (alors que Heredia, R\u00e9gnier, Lou\u00ffs, etc. sont antis\u00e9mites).<\/p>\n<p>Le nouveau courant po\u00e9tique qui se dessine d\u00e8s la fin des ann\u00e9es 1870 na\u00eet sur les cendres de l&#8217;Empire. Le symbolisme rejette la po\u00e9sie descriptive du Parnasse, le r\u00e9alisme de Balzac et Flaubert, le naturalisme de Zola, et, bien s\u00fbr, les \u00e9lans du romantisme. Il part du principe qu&#8217;un autre monde, que le po\u00e8te peut d\u00e9chiffrer, se cache derri\u00e8re le monde apparent. Au po\u00e8te d&#8217;interpr\u00e9ter les symboles qui s&#8217;offrent \u00e0 lui, de reconstruire les correspondances qui relient les couleurs, les sons, les parfums, et de sugg\u00e9rer au lecteur les <em>\u00ab id\u00e9es primordiales \u00bb<\/em> qui expliquent l&#8217;essence des \u00eatres et des choses. S&#8217;il est assez r\u00e9ceptif, ce dernier pourra <em>\u00ab recoller les morceaux \u00bb<\/em>[[Dans la Gr\u00e8ce antique, le <em>\u00ab symbolon \u00bb<\/em> \u00e9tait un objet de poterie bris\u00e9 en deux et remis \u00e0 deux ambassadeurs de cit\u00e9s alli\u00e9es pour se reconna\u00eetre.]].<br \/>\n<br \/>Le symbolisme veut rendre en m\u00eame temps toute sa libert\u00e9 au vers, pour lui redonner souffle, sonorit\u00e9 et musicalit\u00e9. \u00ab De la musique avant toute chose \u00bb, proclame Verlaine dans son Art po\u00e9tique compos\u00e9 en 1874 et publi\u00e9 en 1882. \u00c0 la rime fixe et \u00e0 la ponctuation, on pr\u00e9f\u00e8re le vers impair et m\u00eame le vers libre, au nombre variable de syllabes.<\/p>\n<p>Pour les po\u00e8tes qui s&#8217;y rattachent et pour le public, les contours du symbolisme restent longtemps assez flous. C&#8217;est un id\u00e9al po\u00e9tique avant d&#8217;\u00eatre une \u00e9cole litt\u00e9raire, dont Jean Mor\u00e9as ne d\u00e9finit les caract\u00e9ristiques qu&#8217;en 1886, dans un manifeste &#8211; peu lumineux&#8230; &#8211; publi\u00e9 par <em>Le Figaro<\/em>[[Mor\u00e9as avait sugg\u00e9r\u00e9 dans <em>Le XIXe si\u00e8cle<\/em> du 11 ao\u00fbt 1886 de nommer d\u00e9sormais les po\u00e8tes \u00ab D\u00e9cadents \u00bb les \u00ab Symboliques \u00bb. <em>Le Figaro<\/em> l&#8217;invita \u00e0 d\u00e9finir le Symbolisme et intitula son article <em>Un manifeste litt\u00e9raire<\/em>.]].<\/p>\n<p>Ses pr\u00e9curseurs sont Nerval, Baudelaire, Villiers de l&rsquo;Isle-Adam, Charles Cros, Rimbaud et Verlaine.<br \/>\n<br \/>Ses h\u00e9rauts sont Mallarm\u00e9 (dont les po\u00e8mes, comme ceux de Verlaine, sont refus\u00e9s par Anatole France, Banville et Copp\u00e9e pour la troisi\u00e8me livraison du Parnasse contemporain en 1875), Albert Samain, R\u00e9my de Gourmont, Jules Laforgue, Laurent Tailhade, Gustave Kahn, Maurice Maeterlinck, Stuart Merrill, Henri de R\u00e9gnier, Pierre Lou\u00ffs, R\u00e9my de Gourmont, Alfred Jarry, Paul Val\u00e9ry, \u00c9mile Verhaeren, Francis Viel\u00e9-Griffin, le jeune Andr\u00e9 Gide&#8230; Dans les ann\u00e9es 1880, Mallarm\u00e9 leur ouvre son salon, 89 rue de Rome, le mardi \u00e0 partir de vingt heures.<\/p>\n<p>Le symbolisme touche aussi la litt\u00e9rature plus largement, ainsi que la peinture et la musique.<br \/>\nLe genre est repr\u00e9sent\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre par des pi\u00e8ces de Villiers de l&rsquo;Isle-Adam, Maeterlinck, Claudel ou Saint-Pol Roux, et \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger par des auteurs comme Blok en Russie ou Oscar Wilde en Angleterre.<br \/>\nLes peintres Gustave Moreau, Odilon Redon, les \u00ab Nabis \u00bb &#8211; dont Pierre Bonnard et Maurice Denis &#8211; sont \u00e9galement symbolistes, tout comme les musiciens Claude Debussy et \u00c9rik Satie.<br \/>\n<br \/>Les surr\u00e9alistes reprendront le flambeau en France dans les ann\u00e9es 1920.<br \/>\n<br \/>Un peu plus t\u00f4t, au tournant du si\u00e8cle, Marcel Proust n&#8217;est pas tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 de l&#8217;inspiration symboliste lorsque, constatant lui aussi les lacunes du r\u00e9el, il tente par la r\u00e9miniscence et la m\u00e9moire involontaire de recr\u00e9er un temps diff\u00e9rent mais plus r\u00e9el que le temps v\u00e9cu[[Mais il vise Mallarm\u00e9 et ses disciples en publiant en juillet 1896 <em>Contre l&rsquo;obscurit\u00e9<\/em> dans <em>La Revue blanche<\/em> des fr\u00e8res Natanson, dans laquelle Mallarm\u00e9 publie \u00e9galement des articles.]]&#8230; <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le texte suivant est une introduction aux balades 500, 562, 565 . \u00abRimbaud est sans doute le mythe [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[45,44,25],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/688"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=688"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/688\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3832,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/688\/revisions\/3832"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=688"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=688"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=688"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}