{"id":72,"date":"2003-08-14T19:57:46","date_gmt":"2003-08-14T17:57:46","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/hemingway\/"},"modified":"2003-08-14T19:57:46","modified_gmt":"2003-08-14T17:57:46","slug":"hemingway","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/14\/hemingway\/","title":{"rendered":"Hemingway"},"content":{"rendered":"<p>Aujourd&rsquo;hui encore, <em>Paris est une f\u00eate<\/em> (<em>The Moveable Feast<\/em>) est un best-seller pour les anglophones qui d\u00e9barquent dans la capitale. Ce petit livre raconte les ann\u00e9es 1921-26 d&rsquo;Ernest et Hadley Hemingway dans le Paris de la \u00ab\u00a0Lost generation\u00a0\u00bb.<br \/>\n<br \/>Il n&rsquo;est ni exhaustif ni tout \u00e0 fait respectueux de la v\u00e9rit\u00e9 des faits, mais le parfum qui s&rsquo;en d\u00e9gage explique son succ\u00e8s. Le grand Hem l&rsquo;a \u00e9crit quarante ans apr\u00e8s les faits. C&rsquo;est son seul ouvrage autobiographique, et il a choisi ces ann\u00e9es parisiennes non seulement en hommage \u00e0 la ville qui a fait de lui un auteur c\u00e9l\u00e8bre, mais aussi car elle est le cadre d&rsquo;un bonheur qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais retrouv\u00e9 dans ses vies ult\u00e9rieures, bonheur qui se r\u00e9sume \u00e0 trois choses : la faim, l&rsquo;\u00e9criture et l&rsquo;amour pour Hadley, la pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e de ses femmes.<img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1260\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_hotelj_1.jpg\" alt=\"hotelj_1.jpg\" align=\"right\" width=\"190\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>Promenons-nous donc dans les lieux qui ont vu passer le jeune couple au d\u00e9but des ann\u00e9es 1920, et o\u00f9 l&rsquo;on peut encore croiser Sylvia Beach, la famille Joyce, les Fitzgerald, Gertrude Stein, les Pound, Ford Madox Ford et quelques autres.<\/p>\n<p>1) <strong>Premier arr\u00eat devant l&rsquo;h\u00f4tel Jacob<\/strong>, 44 rue Jacob. Ernest et Hadley d\u00e9barquent ici (alors h\u00f4tel Jacob et d&rsquo;Angleterre) le 20 d\u00e9cembre 1921 avant de migrer en janvier suivant 74 rue du Cardinal Lemoine. Sherwood Anderson a occup\u00e9 une chambre de l&rsquo;h\u00f4tel en 1921 et le leur a recommand\u00e9 pour le bon rapport qualit\u00e9\/prix&#8230; et le fait qu&rsquo;il est constamment rempli d&rsquo;am\u00e9ricains.<br \/>\n<br \/>D&rsquo;autres am\u00e9ricains y ont aussi s\u00e9journ\u00e9 plus t\u00f4t : Benjamin Franklin en 1783 (en pleines n\u00e9gociations de l&rsquo;Ind\u00e9pendance am\u00e9ricaine), Washington Irving vers 1805.<br \/>\n<br \/>Ernest est reporter pour le journal canadien <em>Toronto Star<\/em>. Il \u00e9crit ce qu&rsquo;il veut, quand il veut ; le journal accepte tout. Cependant, c&rsquo;est plut\u00f4t le patrimoine d&rsquo;Hadley qui leur procure des ressources stables.<img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1261\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_michaud2.jpg\" alt=\"michaud2.jpg\" align=\"left\" width=\"280\" height=\"250\" \/><br \/>\n<br \/>Lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;installent rue Jacob fin 1921, Hadley conna\u00eet bien le fran\u00e7ais, qu&rsquo;elle a appris plusieurs ann\u00e9es. Ernest va l&rsquo;apprendre peu \u00e0 peu \u00e0 la lecture des journaux et en tendant l&rsquo;oreille dans la rue. <\/p>\n<p>2) Tout pr\u00e8s, <strong>le restaurant Michaud<\/strong> s&rsquo;appelle maintenant Comptoir des Saints-P\u00e8res, au coin de la rue Jacob et de la rue des Saints-P\u00e8res. L&rsquo;accueil y est chaleureux, et les prix tr\u00e8s abordables. La famille Joyce, venant du 9 rue de l&rsquo;universit\u00e9 \u00e0 quelques m\u00e8tres, s&rsquo;y rendait r\u00e9guli\u00e8rement au d\u00e9but des ann\u00e9es 1920 (pr\u00e9cisons que <em>Ulysse<\/em>, le grand &#339;uvre de Joyce, est \u00e9dit\u00e9 en anglais pour la premi\u00e8re fois par Sylvia Beach, 12 rue de l&rsquo;Od\u00e9on, en f\u00e9vrier 1922).<br \/>\n<br \/>Contrairement \u00e0 ce que l&rsquo;on pourrait croire, les Joyce ne vivaient pas dans la mis\u00e8re&#8230; et Michaud n&rsquo;\u00e9tait pas le restaurant de ceux qui n&rsquo;ont pas le sou. Au contraire, ses menus \u00e9taient assez chers. Dans <em>Paris est une f\u00eate<\/em>, Hemingway raconte y \u00eatre venu avec Hadley apr\u00e8s qu&rsquo;ils aient gagn\u00e9 aux courses. Lewis Galanti\u00e8re, un h\u00f4te de l&rsquo;h\u00f4tel Jacob, les y invite la premi\u00e8re fois en janvier 1922.<br \/>\nErnest y reviendra beaucoup plus tard (sans doute en 1929) avec Fitzgerald, ce qui donne lieu &#8211; selon la version de Hem ; Fitz ne la contredit pas : il est mort \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 para\u00eet le livre &#8211; \u00e0 un curieux \u00e9pisode racont\u00e9 dans le chapitre \u00ab\u00a0Une question de taille\u00a0\u00bb.<br \/>\n<br \/>Aujourd&rsquo;hui, le restaurant conserve de cette \u00e9poque ses plafonds et son magnifique comptoir. On imagine sans mal les Joyce attabl\u00e9s, dos au mur. <\/p>\n<p>3) \u00c0 quelques m\u00e8tres, <strong>9 rue de l&rsquo;Universit\u00e9<\/strong> (aujourd&rsquo;hui l&rsquo;h\u00f4tel Lenox), James Joyce s\u00e9journe en juillet et novembre 1920, puis en 1921 et 1922. \u00ab\u00a0J\u00e9sus m\u00e9lancolique\u00a0\u00bb (tel que le surnomment Sylvia Beach et Adrienne Monnier) passe au total une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es dans la capitale. <\/p>\n<p>4) Le restaurant <strong>Le Pr\u00e9 aux clercs<\/strong>, \u00e0 l&rsquo;angle de la rue Bonaparte et de la rue Jacob, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 fr\u00e9quent\u00e9 par les Hemingway. <\/p>\n<p>5) Au 8 Rue Dupuytren, Sylvia Beach ouvre en novembre 1919 <em> <strong>Shakespeare and Company<\/strong> <\/em>, la premi\u00e8re librairie-biblioth\u00e8que anglaise de Paris. L&rsquo;\u00e9t\u00e9 1921, elle s&rsquo;agrandit en s&rsquo;installant un peu plus loin, rue de l&rsquo;Od\u00e9on. <img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1262\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_universi.jpg\" alt=\"universi.jpg\" align=\"left\" width=\"230\" height=\"290\" \/><\/p>\n<p>6) Au 7 rue de l&rsquo;Od\u00e9on, <em> <strong>La Maison des Amis des livres<\/strong> <\/em> d\u00e9ploie ses activit\u00e9s entre la premi\u00e8re guerre et 1955, sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;Adrienne Monnier. La librairie-biblioth\u00e8que est un lieu de lecture publique o\u00f9 des auteurs viennent lire des &#339;uvres r\u00e9centes ou des manuscrits in\u00e9dits. Elle voit passer et repasser Apollinaire, Val\u00e9ry et Valery (Paul et Larbaud), Gide, Jules Romain, Fargue, Claudel, Pr\u00e9vert, etc. Breton y rencontre Aragon. Hemingway y croise Gide et Romains mais appr\u00e9cie davantage Jean Pr\u00e9vost, \u00e9crivain-boxeur comme lui et collaborateur de la revue d&rsquo;Adrienne. <\/p>\n<p>7) \u00c0 droite de la porte du 12 rue de l&rsquo;Od\u00e9on (plaque), Sylvia Beach ouvre l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1921 <em> <strong>Shakespeare and Company<\/strong> <\/em>, venant de la rue Dupuytren. Dans les colonnes du th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Od\u00e9on en haut de la rue, elle aime reconna\u00eetre le style colonial des maisons de Princeton, sa ville d&rsquo;origine dans le New Jersey.<br \/>\n<br \/>Hemingway, contrairement \u00e0 ce qu&rsquo;il d\u00e9crit dans Paris est une f\u00eate, se rend \u00e0 la librairie fin d\u00e9cembre 1921, \u00e0 peine arriv\u00e9 dans la capitale. C&rsquo;est LE point de ralliement des am\u00e9ricains de Paris. Sans Shakespeare and Co, y aurait-il eu une Lost Generation? Sylvia, par son hospitalit\u00e9, son int\u00e9r\u00eat pour les jeunes auteurs et par la richesse du fonds de sa librairie, est le centre de la vie culturelle anglo-saxonne dans la capitale. Son meilleur client est Hem, qui vient presque quotidiennement et utilise comme d&rsquo;autres cette adresse comme bo\u00eete postale, bureau, organisme de pr\u00eat&#8230; et garderie lorsqu&rsquo;il d\u00e9pose dans un coin son fils Bumby, n\u00e9 fin 1923, pendant qu&rsquo;il d\u00e9pouille les journaux. Il d\u00e9couvre ici les auteurs russes, Flaubert, Stendhal&#8230;<br \/>\n<br \/>Sylvia est la seule femme avec qui il ne se f\u00e2chera jamais.<br \/>\n<br \/>Une c\u00e9l\u00e8bre photo le montre devant la librairie, en mars 1928, la t\u00eate band\u00e9e parce qu&rsquo;il vient de recevoir sa chasse d&rsquo;eau sur la t\u00eate.<br \/>\n<br \/>Si Adrienne Monnier publie en 1926 la premi\u00e8re nouvelle d&rsquo;Hemingway parue en fran\u00e7ais, Sylvia Beach \u00e9dite l&rsquo;<em>Ulysse<\/em> de Joyce en 1922 (sur du mauvais papier et avec plein de fautes de typographie, mais quand m\u00eame). Hemingway participe \u00e0 la promotion de l&rsquo;ouvrage. Impressionn\u00e9 par Joyce, symbole pour lui comme pour d&rsquo;autres de l&rsquo;artiste exil\u00e9 se consacrant tout entier \u00e0 son &#339;uvre, Hemingway finira par trouver que Joyce est surtout un bon cr\u00e9ateur de proc\u00e9d\u00e9s litt\u00e9raires.<br \/>\n<br \/>Puis la librairie est durement touch\u00e9e par la crise des ann\u00e9es 1930 et le d\u00e9part de nombreux am\u00e9ricains de Paris. Parce qu&rsquo;elle a refus\u00e9 de servir un officier allemand, Sylvia est contrainte de fermer ses portes pendant l&rsquo;Occupation. Intern\u00e9e en camp pendant six mois en 1942 apr\u00e8s l&rsquo;entr\u00e9e en guerre des Etats-Unis, elle ne r\u00e9ouvrira pas Shakespeare and Co. Elle d\u00e9c\u00e8de en 1962 dans son appartement au-dessus de la librairie. <img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1263\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_shakesp.jpg\" alt=\"shakesp.jpg\" align=\"right\" width=\"200\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p>8) Entre 1921 et 1936, elle occupe avec Adrienne Monnier le 5e \u00e9tage du <strong>18 rue de l&rsquo;Od\u00e9on<\/strong>. Monnier fait ici des d\u00eeners au poulet dont les invit\u00e9s sont Hemingway, Fitzgerald, Joyce, Andr\u00e9 Chamson, etc. C&rsquo;est ici que Fitzgerald rencontre Joyce le 27 juin 1928.<br \/>\n<br \/>Le 26 ao\u00fbt 1944, au lendemain de l&rsquo;entr\u00e9e des alli\u00e9s dans Paris, Hemingway, alors reporter du magazine Collier&rsquo;s, d\u00e9barque rue de l&rsquo;Od\u00e9on apr\u00e8s avoir \u00ablib\u00e9r\u00e9\u00bb le bar de l&rsquo;h\u00f4tel Ritz. Il est arm\u00e9, contrairement aux recommandations de la Convention de Gen\u00e8ve qui interdisent le port d&rsquo;armes aux correspondants de guerre. Il vole \u00e0 la rencontre de Sylvia qui a rejoint le 18 rue de l&rsquo;Od\u00e9on depuis sa cachette du 93 boulevard Saint-Michel &#8211; avant d&rsquo;aller d\u00e9busquer quelques tireurs nazis embusqu\u00e9s sur les toits. Il \u00e9prouve certainement une grande fiert\u00e9 de \u00ab\u00a0lib\u00e9rer\u00a0\u00bb ainsi la ville \u00e0 qui il doit sa renomm\u00e9e.<\/p>\n<p>8) Hadley, Ernest et leur fils habitent en 1924-26 au second \u00e9tage du <strong>113<\/strong> (\u00e0 l&#8217;emplacement du 115 actuel) <strong>rue Notre-Dame-des-Champs<\/strong>, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;Ernest s&rsquo;amourache de Pauline Pfeiffer. La maison a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite depuis. On peut encore &#8211; pendant les heures ouvrables &#8211; prendre au n\u00b0110 le raccourci (d\u00e9crit dans Paris est une f\u00eate) que les Hemingway empruntent \u00e0 travers la boulangerie pour rejoindre le boulevard du Montparnasse et un de leurs restaurants favoris, Le N\u00e8gre de Toulouse, situ\u00e9 alors au 159 du boulevard et que Hem \u00ablib\u00e8rera\u00bb en ao\u00fbt 1944, en m\u00eame temps que Lipp et le bar du Ritz. <\/p>\n<p>10) Un autre habitant de la rue Notre-Dame-des-Champs est Ford Madox Ford, qui demeure au <strong>84<\/strong>. \u00c0 La Closerie des Lilas toute proche, il lui arrive de croiser Hemingway qui aime s&rsquo;y retirer pour \u00e9crire <em>Le Soleil se l\u00e8ve aussi<\/em>, loin du D\u00f4me et du Select et aussi des cris de Bumby et du bruit de la scierie de la rue Notre-Dame-des-Champs. Mais les deux hommes ne s&rsquo;appr\u00e9cient plus tellement. <\/p>\n<p>11) Lorsque Ezra et Dorothy Pound arrivent \u00e0 Paris pour \u00e9chapper \u00e0 la m\u00e9diocrit\u00e9 de la vie intellectuelle anglaise, ils occupent au rez-de-chauss\u00e9e sur cour du <strong>70 bis rue Notre-Dame-des-Champs<\/strong> un pauvre studio, entre 1921 et 1924. Hemingway apprend \u00e0 Pound \u00e0 boxer, en \u00e9change de quoi Pound lui apprend \u00e0 \u00e9crire. Ernest et Hadley viennent souvent prendre le th\u00e9 ici en 1922. Gr\u00e2ce \u00e0 Pound, Hemingway commence \u00e0 travailler \u00e0 la Transatlantic Review avec Ford. Outre Joyce, E. E. Cummings et T. S. Eliot, Pound se lie aussi avec Cocteau, les surr\u00e9alistes, Fernand L\u00e9ger, Cendrars&#8230;<br \/>\n<br \/>Les Pound migrent en Italie en 1924, pour s&rsquo;\u00e9loigner de la Lost Generation qui commence \u00e0 les d\u00e9cevoir beaucoup. Les Hemingway auraient d\u00fb alors occuper leur studio, mais comme le concierge refuse de les laisser entrer, ils emm\u00e9nagent finalement au 113.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aujourd&rsquo;hui encore, Paris est une f\u00eate (The Moveable Feast) est un best-seller pour les anglophones qui d\u00e9barquent dans [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1260,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[24,38],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=72"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/72\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=72"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=72"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=72"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}