{"id":741,"date":"2007-08-14T00:22:06","date_gmt":"2007-08-13T22:22:06","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/08\/14\/balade-litteraire-avec-proust-a-paris-4\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:24","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:24","slug":"balade-litteraire-avec-proust-a-paris-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/08\/14\/balade-litteraire-avec-proust-a-paris-4\/","title":{"rendered":"Balade litt\u00e9raire avec Proust \u00e0 Paris (4)"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e9part : m\u00e9tro Concorde, Op\u00e9ra ou Madeleine.<br \/>\nArriv\u00e9e : m\u00e9tro Ch\u00e2teau d&#8217;Eau.<br \/>\nDur\u00e9e de la balade : 2 heures.<\/p>\n<p>Cet itin\u00e9raire peut \u00eatre suivi en prolongement de celui d\u00e9crit dans <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/06\/22\/balade-litteraire-avec-proust-a-paris-3\/\">740<\/a>.<\/p>\n<p>1)\tL&#8217;h\u00f4tel Ritz tr\u00f4ne toujours <strong>place Vend\u00f4me<\/strong> comme dans la vie de Proust et dans la <em>Recherche<\/em>. Depuis la mort de ses parents et son emm\u00e9nagement boulevard Haussmann, c&#8217;est l\u00e0 qu&#8217;il aime inviter ses amis, et en particulier ses amies qu&#8217;il n&#8217;ose recevoir dans sa chambre parfum\u00e9e par les odeurs de fumigations. Le premier d\u00eener qu&#8217;il y organise a lieu en juillet 1907, en l&#8217;honneur de Gaston Calmette, le directeur du Figaro.<br \/>\n<br \/>Apr\u00e8s la guerre, il fait souvent chercher au Ritz des glaces \u00e0 la framboise ou \u00e0 la fraise. Il y d\u00eene en 1917 une \u00e0 deux fois par semaine. L&#8217;arriv\u00e9e de C\u00e9leste Albaret en 1914 le pousse \u00e0 fr\u00e9quenter davantage le Ritz : C\u00e9leste n&#8217;aime pas cuisiner.<br \/>\n<br \/>Le 18 mai 1922, Proust assiste au Ritz \u00e0 un souper en l&#8217;honneur de Stravinsky, auquel participent \u00e9galement Picasso, Joyce, Diaghilev.<br \/>\nOn peut encore admirer au n\u00b0 28 de la place les vitrines de Charvet et, au n\u00b0 26, celles de Boucheron chez qui Robert de Saint-Loup va chercher un collier pour sa ma\u00eetresse Rachel, une prostitu\u00e9e qu&#8217;il croit pure. Mais d&#8217;autres ont disparu depuis : les couturiers Raudnitz et Cheruit au n\u00b0 21 de la place, Doucet 21 rue de la Paix, Paquin, install\u00e9 3 rue de la Paix vers 1900 puis place Vend\u00f4me.<\/p>\n<h6>La composition chez Proust n&#8217;est jamais lin\u00e9aire. Il ne suit pas une intrigue jusqu&#8217;\u00e0 son d\u00e9nouement. La substance de son roman, c&#8217;est lui-m\u00eame ; c&#8217;est son univers tel qu&#8217;il lui appara\u00eet aux moments privil\u00e9gi\u00e9s o\u00f9 il prend conscience de ce qu&#8217;il y a dans son \u00e2me de permanent et d&#8217;\u00ab irr\u00e9ductiblement individuel \u00bb. \u00c0 la faveur du hasard, sa m\u00e9moire involontaire ressuscite en lui des \u00e9motions, des impressions que son art fixe aussit\u00f4t, toutes vives.<br \/>\nPierre Clarac. Pr\u00e9face de Jean Santeuil. Quarto Gallimard.<\/h6>\n<p>2)\tLe magasin Old England existe toujours <strong>12 boulevard des Capucines<\/strong>. Proust y ach\u00e8te ses chaussures.<\/p>\n<p>3)\tAu Caf\u00e9 de la Paix, <strong>5 place de l&#8217;Op\u00e9ra<\/strong>, on retrouve Robert de Saint-Loup qui d\u00eene avec le prince d&#8217;Orl\u00e9ans. Saint-Loup, neveu du baron de Charlus et marquis lui-m\u00eame, affiche des id\u00e9es r\u00e9publicaines, socialistes et dreyfusardes. Ami du narrateur, il \u00e9pouse Gilberte Swann avant de mourir \u00e0 la guerre. <\/p>\n<p>4)\tAu passage, signalons la pr\u00e9sence dans le roman du confiseur Boissier, <strong>7 boulevard des Capucines<\/strong>. <\/p>\n<p>5)\tTroubl\u00e9 par son asthme qui provoque le redoublement de sa seconde, Proust est \u00e9l\u00e8ve au lyc\u00e9e Condorcet (<strong>8 rue du Havre<\/strong>) entre 1882 et 1889. Il parvient malgr\u00e9 tout \u00e0 y faire de bonnes \u00e9tudes. Ses amis lyc\u00e9ens sont Robert de Flers, Fernand Gregh, Jacques Bizet, Robert Dreyfus, Daniel Hal\u00e9vy, cousin de Jacques, Gabriel Trarieux&#8230; Tous sont f\u00e9rus de litt\u00e9rature. Marcel collabore \u00e0 dix-sept ans \u00e0 <em>La Revue verte<\/em> puis \u00e0 <em>La Revue lilas<\/em>. Jacques est le fils de Georges Bizet et de Genevi\u00e8ve (s&#339;ur de Ludovic), qui, apr\u00e8s un long deuil, se remarie avec \u00c9mile Straus. Mme Proust finit par interdire \u00e0 Marcel de voir Jacques. Les deux gar\u00e7ons sont tr\u00e8s proches. Jacques est dou\u00e9 intellectuellement. Mais, pris par l&#8217;alcool et la drogue, il finira par se suicider.<\/p>\n<p>6)\tAu <strong>80 rue Saint-Lazare<\/strong> se trouvait le cabinet de lecture de M. Delorme fr\u00e9quent\u00e9 par Jeanne Proust, grande lectrice.<\/p>\n<p>7)\tAdrien Proust habite <strong>35 rue Joubert<\/strong> avant son mariage.<\/p>\n<h5>Si j&#8217;\u00e9tais riche, je ne chercherais pas \u00e0 acheter des chefs-d&#8217;&#339;uvre que je laisserais aux mus\u00e9es mais de ces tableaux qui gardent l&#8217;odeur d&#8217;une ville ou l&#8217;humidit\u00e9 d&#8217;une \u00e9glise et qui comme des bibelots contiennent autant de r\u00eave par associations d&#8217;id\u00e9es qu&#8217;en eux-m\u00eames.<br \/>\nLettre de Proust \u00e0 une amie de sa m\u00e8re, 1906.<\/h5>\n<p>8)\tLe Caf\u00e9 Anglais a disparu du <strong>13 boulevard des Italiens<\/strong> en 1913, de m\u00eame que le p\u00e2tissier Gouache, au n\u00b018, et le restaurant Tortoni, au n\u00b022. Pr\u00e8s de la Maison Dor\u00e9e (situ\u00e9e jusqu&#8217;en 1902 <strong>1 rue Laffitte et 20 boulevard des Italiens<\/strong>), Swann, sortant de Tortoni puis du Caf\u00e9 Anglais situ\u00e9 juste en face, voit un soir Odette \u00e9merger de chez Forcheville, son rival. Il la raccompagne chez elle rue Lap\u00e9rouse, et elle se donne \u00e0 lui. <\/p>\n<p>9)\tL&#8217;oncle Louis habite un grand appartement au 1er \u00e9tage du <strong>29 rue Bleue<\/strong>, dont les douze fen\u00eatres s&#8217;ouvrent sur les rues Bleue, Lafayette et Saulnier.<\/p>\n<p>10)\tSa fabrique de boutons se trouve 246 rue de Bercy-Saint-Antoine[[Ancien nom de la rue de Bercy entre les boulevards de Bercy et de la Bastille.]] et son magasin, <strong>14 bis boulevard Poissonni\u00e8re<\/strong>.<\/p>\n<p>11)\tJeanne Weil (qui devient Madame Proust en 1870) na\u00eet en 1849 au <strong>40 bis rue du faubourg-Poissonni\u00e8re<\/strong>. C&#8217;est la demeure que ses parents, Nath\u00e9e et Ad\u00e8le, occupent jusqu&#8217;\u00e0 leur mort : en 1896 pour Nath\u00e9e et en 1890 pour Ad\u00e8le, la grand-m\u00e8re ador\u00e9e par Marcel. L&#8217;appartement o\u00f9 Marcel vient souvent enfant est alors situ\u00e9 \u00e0 gauche au fond de la cour, au second \u00e9tage au-dessus de l&#8217;entresol.<\/p>\n<p>12)\tLouis Weil habite <strong>33 rue d&#8217;Hauteville<\/strong> dans les ann\u00e9es 1840.<\/p>\n<p>13)\tJeanne Weil \u00e9pouse le docteur Adrien Proust \u00e0 la mairie du Xe arrondissement (<strong>\u00e0 l&#8217;angle de la rue du faubourg Saint-Martin et de la rue du Ch\u00e2teau d&#8217;eau<\/strong>) le 3 septembre 1870. C&#8217;est le lendemain de la d\u00e9faite de Sedan et la veille de la proclamation de la IIIe R\u00e9publique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9part : m\u00e9tro Concorde, Op\u00e9ra ou Madeleine. Arriv\u00e9e : m\u00e9tro Ch\u00e2teau d&#8217;Eau. 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