{"id":751,"date":"2007-08-25T17:53:04","date_gmt":"2007-08-25T15:53:04","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/08\/25\/des-ecrivains-au-donjon-de-vincennes\/"},"modified":"2021-06-25T20:29:25","modified_gmt":"2021-06-25T18:29:25","slug":"des-ecrivains-au-donjon-de-vincennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/08\/25\/des-ecrivains-au-donjon-de-vincennes\/","title":{"rendered":"Des \u00e9crivains au donjon de Vincennes"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-2176\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon6def1.jpg\" alt=\"vincennesdonjon6def1.jpg\" align=\"right\" width=\"360\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon6def1.jpg 360w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon6def1-300x258.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 360px) 94vw, 360px\" \/>Le donjon du ch\u00e2teau de Vincennes a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 r\u00e9ouvert \u00e0 la visite.<\/p>\n<p>Il sert de prison jusqu&rsquo;\u00e0 la Seconde guerre mondiale.<\/p>\n<p>La passionnante <em>Lettre sur les aveugles \u00e0 l&rsquo;usage de ceux qui voient<\/em>, publi\u00e9e en juin 1749, et ses <em>Bijoux indiscrets<\/em>, jug\u00e9s scandaleux, valent \u00e0 Diderot d&rsquo;\u00eatre emprisonn\u00e9 de juillet \u00e0 novembre \u00e0 Vincennes, car il est all\u00e9 un peu loin, au go\u00fbt de la censure royale, dans les th\u00e8ses mat\u00e9rialistes et la mise en question de l&rsquo;existence de Dieu. Diderot, qui pers\u00e9v\u00e8re, profite de sa d\u00e9tention en 1749 pour r\u00e9diger la <em>Lettre sur les sourds et muets \u00e0 l&rsquo;usage de ceux qui entendent et qui parlent<\/em>, qui para\u00eet anonymement en f\u00e9vrier 1751, au moment o\u00f9 sort le premier tome de <em>L&rsquo;Encyclop\u00e9die<\/em>. Cela ne lui vaut pas un nouvel emprisonnement, car les enjeux \u00e9conomiques li\u00e9s \u00e0 la diffusion de <em>L&rsquo;Encyclop\u00e9die<\/em> le prot\u00e8gent.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2177\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon6def2.jpg\" alt=\"vincennesdonjon6def2.jpg\" align=\"center\" width=\"500\" height=\"360\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon6def2.jpg 500w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon6def2-300x216.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 500px) 94vw, 500px\" \/><\/p>\n<p>Victor Riqueti, marquis de Mirabeau, est un autre familier des lieux. Son <em>Ami des hommes<\/em> est un trait\u00e9 \u00e9conomique dont les premiers volumes paraissent en 1756. Il s&rsquo;y rallie peu \u00e0 peu aux th\u00e9ories de Fran\u00e7ois Quesnay[[Contributeur de <em>L&rsquo;Encyclop\u00e9die<\/em>.]] et des physiocrates, p\u00e8res du lib\u00e9ralisme \u00e9conomique. La <em>Th\u00e9orie de l&rsquo;imp\u00f4t<\/em> de Mirabeau &#8211; o\u00f9 il critique le syst\u00e8me fiscal et les fermiers g\u00e9n\u00e9raux &#8211; le conduit \u00e0 Vincennes pour huit jours, puis le fait assigner \u00e0 r\u00e9sidence en 1761 dans son ch\u00e2teau du Bignon. <\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-2178\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon4def.jpg\" alt=\"vincennesdonjon4def.jpg\" align=\"left\" width=\"370\" height=\"490\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon4def.jpg 370w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennesdonjon4def-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 370px) 94vw, 370px\" \/>Par une lettre de cachet obtenue par son p\u00e8re le marquis (qui r\u00eavait de faire enfermer toute la famille et reprochait en particulier \u00e0 son fils de s&rsquo;\u00eatre endett\u00e9 et de poursuivre de ses ardeurs Sophie de Ruffey, \u00e9pouse d&rsquo;un autre marquis), son fils le comte Honor\u00e9 Gabriel Riquet de Mirabeau est lui aussi emprisonn\u00e9 de 1777 \u00e0 1780, dans la tourelle Nord-ouest au premier \u00e9tage o\u00f9 il compose <em>Des Lettres de cachet et des prisons d&rsquo;Etat<\/em>, dont le ministre Vergennes s&#8217;empresse d&rsquo;interdire la parution.<\/p>\n<p>Le marquis de Sade est un autre locataire du donjon. Il go\u00fbte un premier s\u00e9jour de quinze jours et un second de sept ans, entre 1777 et 1784, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque que Mirabeau. La famille de Sade a obtenu elle aussi une lettre de cachet du roi pour lui \u00e9viter la peine de mort, suite \u00e0 un proc\u00e8s o\u00f9 l&rsquo;avait men\u00e9, encore une fois, sa vie l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9r\u00e9gl\u00e9e. Il est un des rares occupant du donjon dont on puisse situer avec pr\u00e9cision la cellule.<\/p>\n<p>Les prisonniers de Vincennes sont aussi politiques ou religieux : Henri de Navarre (futur Henri IV) ; l&rsquo;abb\u00e9 de Saint-Cyran, promoteur du jans\u00e9nisme ; le Grand Cond\u00e9, opposant \u00e0 Mazarin, vient s\u00e9journer ici en 1650 et le cardinal de Retz de 1652 \u00e0 1654, Nicolas Fouquet en 1661 ; les murs du donjon accueillent encore Blanqui et Raspail.<\/p>\n<p>Sans le donjon de Vincennes, aurait-on eu le <em>Discours sur les Sciences et les arts<\/em> de Jean-Jacques Rousseau ? C&rsquo;est en effet en allant rendre une visite \u00e0 son ami Diderot au donjon, en octobre 1749, que Rousseau fait une d\u00e9couverte dans <em>Le Mercure de France<\/em>,  comme il le raconte dans le livre VIII des Confessions[[Source : http:\/\/rousseaustudies.free.fr\/Confessions.htm.]] : <\/p>\n<p><figure id=\"attachment_2179\" aria-describedby=\"caption-attachment-2179\" style=\"width: 340px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-2179\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennessade1def.jpg\" alt=\"La porte de la cellule de Sade\" title=\"La porte de la cellule de Sade\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"340\" height=\"440\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennessade1def.jpg 340w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2007\/08\/jpg_vincennessade1def-232x300.jpg 232w\" sizes=\"(max-width: 340px) 94vw, 340px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2179\" class=\"wp-caption-text\">La porte de la cellule de Sade<\/figcaption><\/figure><em>\u00a0\u00bb En revenant \u00e0 Paris, j&rsquo;y appris l&rsquo;agr\u00e9able nouvelle que<br \/>\nDiderot \u00e9tait sorti du donjon, et qu&rsquo;on lui avait donn\u00e9 le<br \/>\nch\u00e2teau et le parc de Vincennes pour prison, sur sa parole, avec<br \/>\npermission de voir ses amis. Qu&rsquo;il me fut dur de n&rsquo;y pouvoir<br \/>\ncourir \u00e0 l&rsquo;instant m\u00eame ! Mais retenu deux ou trois jours chez<br \/>\nmadame Dupin par des soins indispensables, apr\u00e8s trois ou quatre<br \/>\nsi\u00e8cles d&rsquo;impatience, je volai dans les bras de mon ami. Moment<br \/>\ninexprimable ! Il n&rsquo;\u00e9tait pas seul ; d&rsquo;Alembert et le tr\u00e9sorier de<br \/>\nla Sainte-Chapelle \u00e9taient avec lui. En entrant je ne vis que<br \/>\nlui ; je ne fis qu&rsquo;un saut, un cri ; je collai mon visage sur le<br \/>\nsien, je le serrai \u00e9troitement sans lui parler autrement que par<br \/>\nmes pleurs et mes sanglots ; j&rsquo;\u00e9touffais de tendresse et de joie.<br \/>\nSon premier mouvement, sorti de mes bras, fut de se tourner vers<br \/>\nl&rsquo;eccl\u00e9siastique, et de lui dire : Vous voyez, monsieur, comment<br \/>\nm&rsquo;aiment mes amis. Tout entier \u00e0 mon \u00e9motion, je ne r\u00e9fl\u00e9chis pas<br \/>\nalors \u00e0 cette mani\u00e8re d&rsquo;en tirer avantage ; mais en y pensant<br \/>\nquelquefois depuis ce temps-l\u00e0, j&rsquo;ai toujours jug\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 la place<br \/>\nde Diderot ce n&rsquo;e\u00fbt pas \u00e9t\u00e9 l\u00e0 la premi\u00e8re id\u00e9e qui me serait<br \/>\nvenue.<\/p>\n<p>Je le trouvai tr\u00e8s affect\u00e9 de sa prison. Le donjon lui avait<br \/>\nfait une impression terrible; et quoiqu&rsquo;il f\u00fbt agr\u00e9ablement au<br \/>\nch\u00e2teau, et ma\u00eetre de ses promenades dans un parc qui n&rsquo;est pas<br \/>\nm\u00eame ferm\u00e9 de murs, il avait besoin de la soci\u00e9t\u00e9 de ses amis<br \/>\npour ne pas se livrer \u00e0 son humeur noire. Comme j&rsquo;\u00e9tais<br \/>\nassur\u00e9ment celui qui compatissait le plus \u00e0 sa peine, je crus<br \/>\naussi \u00eatre celui dont la vue lui serait la plus consolante; et<br \/>\ntous les deux jours au plus tard, malgr\u00e9 des occupations tr\u00e8s<br \/>\nexigeantes, j&rsquo;allais, soit seul, soit avec sa femme, passer avec<br \/>\nlui les apr\u00e8s-midi.<\/p>\n<p>Cette ann\u00e9e 1749, l&rsquo;\u00e9t\u00e9 fut d&rsquo;une chaleur excessive. On<br \/>\ncompte deux lieues de Paris \u00e0 Vincennes. Peu en \u00e9tat de payer des<br \/>\nfiacres, \u00e0 deux heures apr\u00e8s midi j&rsquo;allais \u00e0 pied quand j&rsquo;\u00e9tais<br \/>\nseul, et j&rsquo;allais vite pour arriver plus t\u00f4t. Les arbres de la<br \/>\nroute, toujours \u00e9lagu\u00e9s \u00e0 la mode du pays, ne donnaient presque<br \/>\naucune ombre; et souvent, rendu de chaleur et de fatigue, je<br \/>\nm&rsquo;\u00e9tendais par terre, n&rsquo;en pouvant plus. Je m&rsquo;avisai, pour<br \/>\nmod\u00e9rer mon pas, de prendre quelque livre. Je pris un jour le<br \/>\nMercure de France; et tout en marchant et le parcourant, je<br \/>\ntombai sur cette question propos\u00e9e par l&rsquo;<a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/06\/06\/ecrivains-a-dijon\/\">Acad\u00e9mie de Dijon<\/a> pour<br \/>\nle prix de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, Si le progr\u00e8s des sciences et des<br \/>\narts a contribu\u00e9 \u00e0 corrompre ou \u00e0 \u00e9purer les m&#339;urs.<\/p>\n<p>A l&rsquo;instant de cette lecture je vis un autre univers et je<br \/>\ndevins un autre homme. Quoique j&rsquo;aie un souvenir vif de<br \/>\nl&rsquo;impression que j&rsquo;en re\u00e7us, les d\u00e9tails m&rsquo;en sont \u00e9chapp\u00e9s<br \/>\ndepuis que je les ai d\u00e9pos\u00e9s dans une de mes quatre lettres \u00e0 M.<br \/>\nde Malesherbes. C&rsquo;est une des singularit\u00e9s de ma m\u00e9moire qui<br \/>\nm\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre dite. Quand elle me sert, ce n&rsquo;est qu&rsquo;autant que je<br \/>\nme suis repos\u00e9 sur elle: sit\u00f4t que j&rsquo;en confie le d\u00e9p\u00f4t au<br \/>\npapier, elle m&rsquo;abandonne; et d\u00e8s qu&rsquo;une fois j&rsquo;ai \u00e9crit une<br \/>\nchose, je ne m&rsquo;en souviens plus du tout. Cette singularit\u00e9 me<br \/>\nsuit jusque dans la musique. Avant de l&rsquo;apprendre, je savais par<br \/>\nc&#339;ur des multitudes de chansons: sit\u00f4t que j&rsquo;ai su chanter des<br \/>\nairs not\u00e9s, je n&rsquo;en ai pu retenir aucun; et je doute que de ceux<br \/>\nque j&rsquo;ai le plus aim\u00e9s j&rsquo;en puisse aujourd&rsquo;hui redire un seul<br \/>\ntout entier.<br \/>\n<br \/>Ce que je me rappelle bien distinctement dans cette<br \/>\noccasion, c&rsquo;est qu&rsquo;arrivant \u00e0 Vincennes, j&rsquo;\u00e9tais dans une<br \/>\nagitation qui tenait du d\u00e9lire. Diderot l&rsquo;aper\u00e7ut; je lui en dis<br \/>\nla cause, et je lui lus la prosopop\u00e9e de Fabricius, \u00e9crite en<br \/>\ncrayon sous un ch\u00eane. Il m&rsquo;exhorta de donner l&rsquo;essor \u00e0 mes id\u00e9es,<br \/>\net de concourir au prix. Je le fis, et d\u00e8s cet instant je fus<br \/>\nperdu. Tout le reste de ma vie et de mes malheurs fut l&rsquo;effet<br \/>\nin\u00e9vitable de cet instant d&rsquo;\u00e9garement.<\/p>\n<p>Mes sentiments se mont\u00e8rent, avec la plus inconcevable<br \/>\nrapidit\u00e9, au ton de mes id\u00e9es. Toutes mes petites passions furent<br \/>\n\u00e9touff\u00e9es par l&rsquo;enthousiasme de la v\u00e9rit\u00e9, de la libert\u00e9, de la<br \/>\nvertu; et ce qu&rsquo;il y a de plus \u00e9tonnant est que cette<br \/>\neffervescence se soutint dans mon c&#339;ur, durant plus de quatre ou<br \/>\ncinq ans, \u00e0 un aussi haut degr\u00e9 peut-\u00eatre qu&rsquo;elle ait jamais \u00e9t\u00e9<br \/>\ndans le c&#339;ur d&rsquo;aucun autre homme.<\/p>\n<p>Je travaillai ce discours d&rsquo;une fa\u00e7on bien singuli\u00e8re, et<br \/>\nque j&rsquo;ai presque toujours suivie dans mes autres ouvrages. Je lui<br \/>\nconsacrais les insomnies de mes nuits. Je m\u00e9ditais dans mon lit \u00e0<br \/>\nyeux ferm\u00e9s, et je tournais et retournais mes p\u00e9riodes dans ma<br \/>\nt\u00eate avec des peines incroyables ; puis, quand j&rsquo;\u00e9tais parvenu \u00e0<br \/>\nen \u00eatre content, je les d\u00e9posais dans ma m\u00e9moire jusqu&rsquo;\u00e0 ce que<br \/>\nje pusse les mettre sur le papier : mais le temps de me lever et<br \/>\nde m&rsquo;habiller me faisait tout perdre ; et quand je m&rsquo;\u00e9tais mis \u00e0<br \/>\nmon papier, il ne me venait presque plus rien de ce que j&rsquo;avais<br \/>\ncompos\u00e9. Je m&rsquo;avisai de prendre pour secr\u00e9taire madame le<br \/>\nVasseur. Je l&rsquo;avais log\u00e9e avec sa fille et son mari plus pr\u00e8s de<br \/>\nmoi ; et c&rsquo;\u00e9tait elle qui, pour m&rsquo;\u00e9pargner un domestique, venait<br \/>\ntous les matins allumer mon feu et faire mon petit service. A son<br \/>\narriv\u00e9e, je lui dictais de mon lit mon travail de la nuit; et<br \/>\ncette pratique, que j&rsquo;ai longtemps suivie, m&rsquo;a sauv\u00e9 bien des<br \/>\noublis.<\/p>\n<p>Quand ce discours fut fait, je le montrai \u00e0 Diderot, qui en<br \/>\nfut content, et m&rsquo;indiqua quelques corrections. Cependant cet<br \/>\nouvrage, plein de chaleur et de force, manque absolument de<br \/>\nlogique et d&rsquo;ordre ; de tous ceux qui sont sortis de ma plume<br \/>\nc&rsquo;est le plus faible de raisonnement, et le plus pauvre de nombre<br \/>\net d&rsquo;harmonie : mais avec quelque talent qu&rsquo;on puisse \u00eatre n\u00e9,<br \/>\nl&rsquo;art d&rsquo;\u00e9crire ne s&rsquo;apprend pas tout d&rsquo;un coup.<\/p>\n<p>Je fis partir cette pi\u00e8ce sans en parler \u00e0 personne autre,<br \/>\nsi ce n&rsquo;est, je pense, \u00e0 Grimm [&#8230;]\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>A lire :<br \/>\n&#8211; Balades sur les pas des \u00e9crivains en Val-de-Marne, <a href=\"http:\/\/www.alexandrines.fr\">\u00e9ditions Alexandrines<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le donjon du ch\u00e2teau de Vincennes a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 r\u00e9ouvert \u00e0 la visite. 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