{"id":783,"date":"2007-12-24T14:17:28","date_gmt":"2007-12-24T13:17:28","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/12\/24\/charles-baudelaire-a-paris-dans-les-annees-1850\/"},"modified":"2025-06-14T22:35:55","modified_gmt":"2025-06-14T20:35:55","slug":"charles-baudelaire-a-paris-dans-les-annees-1850","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2007\/12\/24\/charles-baudelaire-a-paris-dans-les-annees-1850\/","title":{"rendered":"Charles BAUDELAIRE \u00e0 Paris dans les ann\u00e9es 1850"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab\u00a0J&rsquo;avais il y a quelques jours entre les mains des papiers de jeunesse de Balzac. Personne ne pourra jamais se figurer combien ce grand homme \u00e9tait maladroit, niais, et B\u00caTE dans sa jeunesse. Et cependant il est parvenu \u00e0 avoir, \u00e0 se procurer, pour ainsi dire, non seulement des conceptions grandioses, mais encore immens\u00e9ment d&rsquo;esprit. Mais il a TOUJOURS travaill\u00e9. Il est sans doute bien consolant de penser que par le travail, on acquiert non seulement de l&rsquo;argent, mais aussi un talent incontestable. Mais \u00e0 trente ans, Balzac avait depuis plusieurs ann\u00e9es pris l&rsquo;habitude d&rsquo;un travail permanent, et jusqu&rsquo;ici, je n&rsquo;ai de commun avec lui que les dettes et les projets\u00a0\u00bb.<\/em><br \/>Baudelaire, lettre \u00e0 sa m\u00e8re, 30 ao\u00fbt 1851.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Quand donc aurai-je un valet de chambre et un cuisinier &#8211; et un m\u00e9nage ?\u00a0\u00bb<\/em><br \/>Lettre de Baudelaire \u00e0 sa m\u00e8re, 22 ao\u00fbt 1854.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Cet homme si froid apparemment, en gentleman n\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait, si sceptique pour tant de choses, poussait jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;admiration fervente, au joyeux enthousiasme son respect pour la chose bien faite. Il avait &#8211; ce qui est le plus rare et partout le plus estimable au monde &#8211; la conscience dans le travail, c&rsquo;est-\u00e0-dire la religion du devoir.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>Nadar, article du 10 septembre 1867 dans <em>Le Figaro.<\/em><\/p>\n<p>Difficile d&rsquo;imaginer Baudelaire sous le Second empire. Pourtant, lorsqu&rsquo;il d\u00e9c\u00e8de en ao\u00fbt 1867 \u00e0 46 ans, il a v\u00e9cu le dernier tiers de sa vie sous le r\u00e8gne de Napol\u00e9on III, p\u00e9riode qui le voit, de critique d&rsquo;art et po\u00e8te inconnu, devenir le premier traducteur d&rsquo;Edgar Poe &#8211; qu&rsquo;il a d\u00e9couvert en 1847 &#8211; et po\u00e8te reconnu &#8211; le proc\u00e8s intent\u00e9 aux <em>Fleurs du mal<\/em> en 1857 n&rsquo;\u00e9tant pas pour rien dans sa reconnaissance.<\/p>\n<p>Baudelaire a-t-il tent\u00e9 de r\u00e9sister au coup d&rsquo;Etat du 2 d\u00e9cembre 1851 ? Aucun t\u00e9moignage ne permet de le dire. Celui qui avait en f\u00e9vrier 1848 particip\u00e9 \u00e0 la r\u00e9volution par l&rsquo;action et par la plume se d\u00e9sint\u00e9resse de la politique apr\u00e8s d\u00e9cembre 1851. Son hostilit\u00e9 \u00e0 la bourgeoisie est contrebalanc\u00e9e par son individualisme. <em>\u00ab\u00a0Lorsque l&rsquo;\u00e9galitarisme appara\u00eet comme la plus dangereuse des utopies, on ne peut que d\u00e9tester la soci\u00e9t\u00e9 &#8211; en r\u00e9volt\u00e9\u00a0\u00bb<\/em>, \u00e9crivent Claude Pichois et Jean Ziegler dans son <em>Baudelaire<\/em>. <em>\u00ab\u00a0La seule caract\u00e9ristique politique de Baudelaire est une pens\u00e9e r\u00e9solument anarchiste. Il a \u00e9t\u00e9 anarchiste de gauche. Il va devenir anarchiste de droite\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Baudelaire habite au 25 rue des Marais-du-Temple (devenue rue Albert Thomas) entre juillet 1851 et avril 1852, puis 11 boulevard Bonne-Nouvelle en mai-juillet 1852, puis 60 rue Pigalle entre octobre 1852 et d\u00e9but 1854.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9poque des soir\u00e9es au caf\u00e9 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2005\/10\/14\/le-divan-le-peletier\/\">le Divan Le Peletier<\/a>, 5 rue Le Peletier. Baudelaire y retrouve Asselineau, Banville, Philox\u00e8ne Boyer, etc. Apr\u00e8s la fermeture du Divan en 1859, les habitu\u00e9s se retrouvent au caf\u00e9 de Bade, 32 boulevard des Italiens.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres lieux de retrouvailles sont le restaurant Pinson situ\u00e9 rue de l&rsquo;Ancienne com\u00e9die en face du Procope, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/01\/08\/la-brasserie-des-martyrs\/\">la Brasserie des Martyrs<\/a>, 7 et 9 rue des Martyrs et 8 rue Notre-Dame-de-Lorette, la taverne Saint-Austin, 26 rue d&rsquo;Amsterdam, le caf\u00e9 de Madrid, 6 boulevard Montmartre, le caf\u00e9 de Robespierre, rue Neuve-des-Petits-Champs (d\u00e9truit avec le percement de l&rsquo;avenue de l&rsquo;Op\u00e9ra), <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2006\/02\/18\/le-cafe-sans-nom\/\">le caf\u00e9 du 66 rue du faubourg Montmartre<\/a>&#8230;<\/p>\n<p>Cette vie de dandy-boh\u00e8me cache des aspects moins joyeux. Baudelaire est perp\u00e9tuellement endett\u00e9 et recherch\u00e9 par des cr\u00e9anciers, il boit et a des migraines terribles. Ses relations avec les femmes ne sont pas des plus simples.<\/p>\n<p>En 1852, il veut attirer \u00e0 lui Mme Sabatier, qui vit 4 rue Frochot entre 1847 et 1860 (puis 10 rue de la Faisanderie ensuite) &#8211; et dont Cl\u00e9singer fait le mod\u00e8le de sa \u00ab\u00a0Femme piqu\u00e9e par un serpent\u00a0\u00bb, expos\u00e9e au mus\u00e9e d&rsquo;Orsay &#8211; et r\u00e9unit chez elle Gautier, Du Camp, Flaubert (qui en fait le mod\u00e8le de la Rosanette de <em>L&rsquo;Education sentimentale<\/em>) et son ami Bouilhet, Ernest Feydau&#8230; Mais lorsque Baudelaire lui adresse lettres et po\u00e8mes, c&rsquo;est sans r\u00e9v\u00e9ler ouvertement son nom. Il ne se d\u00e9voilera que le 18 ao\u00fbt 1857 pour lui demander d&rsquo;intervenir aupr\u00e8s des juges dans le proc\u00e8s intent\u00e9 aux <em>Fleurs du mal<\/em>. Nous verrons plus loin les cons\u00e9quences (in)attendues de cette lettre.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9tude que Baudelaire consacre \u00e0 Edgar Poe est publi\u00e9e au printemps 1852 dans <em>La Revue de Paris<\/em>, dont Ars\u00e8ne Houssaye a repris la direction (1) avec Maxime du Camp, Th\u00e9ophile Gautier et Louis de Cormenin. Les <em>Histoires extraordinaires<\/em> et les <em>Nouvelles histoires extraordinaires<\/em> paraissent en feuilleton dans <em>Le Pays<\/em> entre juillet 1854 et avril 1855, puis en librairie en 1856-1857.<\/p>\n<p>Pendant les ann\u00e9es 1850, Baudelaire pense s&rsquo;enrichir avec le th\u00e9\u00e2tre. Il envisage des projets avec Nestor Roqueplan, directeur de l&rsquo;Op\u00e9ra de 1847 \u00e0 1854, et avec d&rsquo;autres. Mais, manque de savoir-faire, de motivation ou de patience, aucun n&rsquo;aboutit.<\/p>\n<p>Le d\u00e9positaire parisien de l&rsquo;\u00e9diteur Poulet-Malassis et De Broise (beau-fr\u00e8re et associ\u00e9 d&rsquo;Auguste Poulet-Malassis) est en 1857 la librairie catholique Julien, Lanier, Cosnard et Cie au 4 rue de Buci &#8211; en 1859, l&rsquo;adresse de l&rsquo;\u00e9diteur est devenue le 9 rue des Beaux-arts. C&rsquo;est l\u00e0 que sont diffus\u00e9es <em>Les Fleurs du mal<\/em> en juin. Plusieurs po\u00e8mes avaient \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s auparavant dans <em>La Revue des deux mondes<\/em>, <em>La Revue fran\u00e7aise<\/em> et <em>L&rsquo;Artiste<\/em> d&rsquo;Edouard Houssaye, fr\u00e8re d&rsquo;Ars\u00e8ne.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s deux articles scandalis\u00e9s &#8211; et t\u00e9l\u00e9guid\u00e9s par le pouvoir imp\u00e9rial ? &#8211; parus dans <em>Le Figaro<\/em>, le proc\u00e8s se d\u00e9roule en ao\u00fbt. L&rsquo;accusation est conduite par le substitut du procureur imp\u00e9rial &#8211; et futur pi\u00e8tre ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur en 1867-1868 -, Ernest Pinard (2), moins redoutable que sa r\u00e9putation, et plus habile cette fois-ci que lorsqu&rsquo;il avait poursuivi sans succ\u00e8s <em>Madame Bovary<\/em> au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Baudelaire est mal d\u00e9fendu par son avocat. Lui et ses \u00e9diteurs sont condamn\u00e9s \u00e0 une amende ainsi qu&rsquo;au retrait de six po\u00e8mes. Aussit\u00f4t, des parisiens se pressent rue de Buci pour d\u00e9couvrir les po\u00e8mes condamn\u00e9s, et les amis de Baudelaire les d\u00e9clament dans leurs caf\u00e9s de pr\u00e9dilection. Hugo \u00e9crit au po\u00e8te qu&rsquo;<em>\u00ab\u00a0Une des rares d\u00e9corations que le r\u00e9gime actuel peut accorder, vous venez de la recevoir. [&#8230;] c&rsquo;est l\u00e0 une couronne de plus. Je vous serre la main, po\u00e8te\u00a0\u00bb<\/em>. Du coup, Baudelaire renonce \u00e0 faire appel.<\/p>\n<p>Un autre \u00e9v\u00e9nement survient en ao\u00fbt 1857 : suite \u00e0 la lettre qu&rsquo;elle a re\u00e7ue, la \u00ab\u00a0pr\u00e9sidente\u00a0\u00bb &#8211; telle que l&rsquo;avait surnomm\u00e9e Th\u00e9ophile Gautier &#8211; Apollonie Sabatier, amour platonique du po\u00e8te, se donne \u00e0 Baudelaire&#8230; brisant le r\u00eave qu&rsquo;elle repr\u00e9sentait pour lui. D\u00e8s septembre, il redeviennent \u00e9trangers l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Convaincu que sa condamnation est une erreur judiciaire, Baudelaire se fend le 6 novembre d&rsquo;une lettre \u00e0 l&rsquo;imp\u00e9ratrice Eug\u00e9nie. Elle lui obtiendra une r\u00e9duction de son amende de 300 \u00e0 50 francs.<\/p>\n<p>Le po\u00e8te vit \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Voltaire, 19 quai Voltaire, en 1856-1858 (voir l&rsquo;article <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/13\/charles-baudelaire-a-paris-et-honfleur\/\">\u00ab\u00a0Charles Baudelaire \u00e0 Paris et Honfleur\u00a0\u00bb<\/a> pour une liste plus compl\u00e8te de ses adresses), tout pr\u00e8s de l&rsquo;imprimerie, au 13 du quai, du <em>Moniteur universel<\/em> qui publie entre f\u00e9vrier et avril 1857 <em>Les Aventures d&rsquo;Arthur Gordon Pym<\/em> (\u00e9dit\u00e9es en avril 1858 chez Michel L\u00e9vy).<\/p>\n<p>Baudelaire quitte l&rsquo;h\u00f4tel pour l&rsquo;appartement de Jeanne Duval au 22 rue Bautreillis apr\u00e8s qu&rsquo;Ancelle, notaire des Baudelaire, a m\u00e9dit sur son compte aupr\u00e8s du directeur. Il s\u00e9journe d\u00e9but 1859 chez sa m\u00e8re \u00e0 Honfleur.<\/p>\n<p>Quelques autres adresses li\u00e9es \u00e0 la vie de Baudelaire dans les ann\u00e9es 1850 :<br \/>&#8211; la m\u00e8re du po\u00e8te et son beau-p\u00e8re emm\u00e9nagent en 1853 91 rue du Cherche-midi. Le g\u00e9n\u00e9ral Aupick d\u00e9c\u00e8dera ici le 28 avril 1857, \u00e0 la suite de quoi Mme Baudelaire se retire d\u00e9finitivement dans sa \u00ab\u00a0maison joujou\u00a0\u00bb \u00e0 Honfleur,<br \/>&#8211; il y a bien s\u00fbr le Palais de justice, o\u00f9 se d\u00e9roule le proc\u00e8s d&rsquo;ao\u00fbt 1857,<br \/>&#8211; peu apr\u00e8s la condamnation des <em>Fleurs du mal<\/em>, il d\u00e9couvre dans une boutique du passage des Panoramas une toile de son p\u00e8re,<br \/>&#8211; au 33 rue de Tournon, Mme Orfila, femme du c\u00e9l\u00e8bre m\u00e9decin, r\u00e9unit chez elle des artistes,<br \/>&#8211; au 60 rue de Seine est log\u00e9 \u00c9mile Geidan et deux de ses camarades. Ils y re\u00e7oivent Baudelaire, Banville, Murger, Schanne, etc.<br \/>&#8211; l&rsquo;adresse de De Calonne, directeur de la <em>Revue contemporaine<\/em>, est le 57 rue Pigalle,<br \/>&#8211; Charles M\u00e9ryon, un graveur qu&rsquo;appr\u00e9cie Baudelaire, demeure 20 rue Duperr\u00e9,<br \/>&#8211; Alphonse Legros, illustrateur des <em>Histoires extraordinaires<\/em> de Poe, habite 289 rue Saint-Jacques,<br \/>&#8211; &#8230;<\/p>\n<p><em>Sources :<\/em><br \/>&#8211; <em>Baudelaire<\/em>, Claude Pichois et Jean Ziegler, ed. Fayard,<br \/>&#8211; <em>Baudelaire, correspondance<\/em>, Folio classique n\u00b03433,<br \/>&#8211; <em>Baudelaire<\/em>, Jean-Baptiste Baronian, Folio biographies n\u00b019.<\/p>\n\n\n<p>(1) : Il est en r\u00e9alit\u00e9 davantage occup\u00e9 par la Com\u00e9die fran\u00e7aise, dont il est administrateur entre 1849 et 1856.<br>(2) : Son r\u00e9quisitoire &#8211; publi\u00e9 en 1885 dans une version qui n&rsquo;est pas forc\u00e9ment enti\u00e8rement conforme \u00e0 l&rsquo;originale &#8211; est accessible sur <a href=\"http:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/R%C3%A9quisitoire_d%E2%80%99Ernest_Pinard\">http:\/\/fr.wikisource.org<\/a> et un ensemble de documents sur le proc\u00e8s des <em>Fleurs du mal<\/em>, \u00e9galement sur <a href=\"http:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/Documents_sur_le_proc%C3%A8s_des_Fleurs_du_mal\">http:\/\/fr.wikisource.org<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;avais il y a quelques jours entre les mains des papiers de jeunesse de Balzac. 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