{"id":81,"date":"2003-08-19T22:28:50","date_gmt":"2003-08-19T20:28:50","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/maurice-genevoix\/"},"modified":"2003-08-19T22:28:50","modified_gmt":"2003-08-19T20:28:50","slug":"maurice-genevoix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/maurice-genevoix\/","title":{"rendered":"Maurice GENEVOIX"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab\u00a0C&rsquo;est bien un survivant qui a \u00e9crit mes livres.\u00a0\u00bb<br \/>\n<br \/>Trente mille jours.<\/em><\/p>\n<figure id=\"attachment_1289\" aria-describedby=\"caption-attachment-1289\" style=\"width: 730px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1289\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Genevoix-Orleans1-700.jpg\" alt=\"L'ancien lyc\u00e9e Pothier, rue Jeanne d'Arc \u00e0 Orl\u00e9ans\" title=\"L'ancien lyc\u00e9e Pothier, rue Jeanne d'Arc \u00e0 Orl\u00e9ans\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"730\" height=\"470\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Genevoix-Orleans1-700.jpg 730w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Genevoix-Orleans1-700-300x193.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 730px) 94vw, 730px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1289\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;ancien lyc\u00e9e Pothier, rue Jeanne d&rsquo;Arc \u00e0 Orl\u00e9ans<\/figcaption><\/figure>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1290\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Genevoix-Orleans2-600.jpg\" alt=\"Genevoix-Orleans2-600.jpg\" align=\"center\" width=\"580\" height=\"341\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Genevoix-Orleans2-600.jpg 580w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Genevoix-Orleans2-600-300x176.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 580px) 94vw, 580px\" \/><\/p>\n<p>Regardez bien. Cet homme, que <em>Raboliot<\/em> (prix Goncourt 1925) transforme en \u00e9crivain \u00e9colo-r\u00e9gionaliste, est le m\u00eame que celui qui a pris dix ans plus t\u00f4t trois balles dans le corps et a \u00e9crit, pour les en faire sortir, un des plus terrifiants r\u00e9cits de guerre : <em>Ceux de 14<\/em>.<br \/>\nIl na\u00eet le 29 novembre 1890 \u00e0 Decize, dans la Ni\u00e8vre et grandit \u00e0 Ch\u00e2teauneuf-sur-Loire, le village de sa m\u00e8re. Ses parents g\u00e8rent \u00ab\u00a0le Magasin\u00a0\u00bb, \u00e9picerie en gros. <\/p>\n<p>Maurice d\u00e9couvre Hector Malot. Jules Verne l&rsquo;ennuie et il trouve la Comtesse de S\u00e9gur \u00ab\u00a0b\u00eatifiante\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Sa m\u00e8re d\u00e9c\u00e8de en 1903 des suites d&rsquo;une grossesse difficile.<br \/>\nIl devient interne au lyc\u00e9e Pothier d&rsquo;Orl\u00e9ans en 1901 et, entre un dessin et un cours de th\u00e9\u00e2tre, consomme \u00e0 forte dose du Kipling, du London, du Daudet et du Balzac. <\/p>\n<p>Il rejoint en 1908 le lyc\u00e9e Lakanal \u00e0 Sceaux pour pr\u00e9parer le concours d&rsquo;entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole Normale Sup\u00e9rieure, qu&rsquo;il int\u00e8gre en 1912 apr\u00e8s une ann\u00e9e de service militaire \u00e0 Bordeaux. <\/p>\n<p>Le futur \u00e9crivain y rencontre Lucien Herr et Paul Dupuy. C&rsquo;est ce dernier qui, apr\u00e8s la blessure de Genevoix en 1915 et sa convalescence, l&rsquo;encourage \u00e0 mettre en forme carnets et correspondance des mois de guerre. Il l&rsquo;introduit aupr\u00e8s de Hachette qui passe commande d&rsquo;un ouvrage. En quelques semaines, Genevoix \u00e9crit <em>Sous Verdun<\/em>, premier des cinq tomes qui composent <em>Ceux de 14<\/em>.<\/p>\n<p>Entre septembre 1916 et janvier 1919, il habite une chambre \u00e0 l&rsquo;Ecole Normale, rue d&rsquo;Ulm, sous les toits. <\/p>\n<p>En 1919, il \u00e9chappe de pr\u00e8s \u00e0 la grippe espagnole et retourne \u00e0 Ch\u00e2teauneuf, son paradis perdu de l&rsquo;enfance, pour reprendre des forces.<br \/>\nIl souhaitait enseigner \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, la guerre l&rsquo;a donc men\u00e9 vers l&rsquo;\u00e9criture. L&rsquo;homme mutil\u00e9 qu&rsquo;il a connu au fonds des tranch\u00e9es, il veut le retrouver entier dans son lien \u00e0 la terre.<\/p>\n<p>Ses ma\u00eetres en \u00e9criture sont les artisans, les braconniers et les p\u00eacheurs de son enfance, plus que d&rsquo;autres \u00e9crivains &#8211; sauf peut-\u00eatre Maupassant, \u00e0 qui il consacre une th\u00e8se et qui le forme \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole du faire et refaire sans cesse. <\/p>\n<p>Brinon-sur-Sauldre est le village de <em>Raboliot<\/em>. Genevoix s&rsquo;y installe pendant quelques mois dans une maison de garde-chasse face \u00e0 l&rsquo;\u00e9tang des Clouzioux. Entour\u00e9 de bassins d&rsquo;alevinage, il transforme le hameau du Vivier en l&rsquo;Aubette, Les Brosses en Buzidan, le Rillerand en Bouchebrand, l&rsquo;\u00e9tang des Clouzioux en La Sauvag\u00e8re, Les Monteaux en Le Bois-sabot, Trumeau en le garde Tournefier, Beaufils en Touraille et Depardieu, dit Carr\u00e9, en Pierre Fouques, dit Raboliot. Sauf que, lorsque Genevoix lui donne rendez-vous chez un aubergiste pour l&rsquo;interroger, celui-ci, en vrai braconnier, ne se pr\u00e9sente pas, et l&rsquo;\u00e9crivain d\u00e9cide de s&rsquo;initier lui-m\u00eame au braconnage&#8230; <\/p>\n<p>En 1927, il s&rsquo;installe dans une petite maison de Saint-Denis-de-l&rsquo;H\u00f4tel, Les Vernelles, au bord de la Loire. C&rsquo;est son port d&rsquo;attache jusqu&rsquo;au dernier de ses soixante livres, entre un s\u00e9jour au Canada en 1939, quatre ans (1940-43) dans un village du causse aveyronnais et, apr\u00e8s-guerre, devenu acad\u00e9micien et repr\u00e9sentant la culture fran\u00e7aise, de multiples voyages en Afrique, en Am\u00e9rique et en Europe. <\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Les alentours de Brinon-sur-Sauldre sont peupl\u00e9s de lapins, \u00e9tangs, canards, sangliers, braconniers et autres personnages de Raboliot.<br \/>\nPour trouver des traces se rapportant plus directement \u00e0 l&rsquo;auteur, il faut visiter la <a href=\"http:\/\/livre.ciclic.fr\/livre-lecture\/ecrivains-au-centre\/maisons-d-ecrivain-et-lieux-d-auteurs\/musee-maurice-genevoix-saint-denis-de-l-hotel-45\">Maison Maurice Genevoix<\/a>, place du Clo\u00eetre, 45550 Saint-Denis-de-l&rsquo;H\u00f4tel (t\u00e9l : 02 38 59 12 80). La Maison est ouverte les samedi, dimanche et jours f\u00e9ri\u00e9s de 10h \u00e0 12h et de 14h \u00e0 18h, sauf entre le 20 d\u00e9cembre et le 5 janvier.<br \/>\n<br \/>La Maison peut \u00e9galement s&rsquo;ouvrir aux groupes sur r\u00e9servation (t\u00e9l mairie : 02 38 46 83 40).<br \/>\n<br \/>Elle abrite une exposition permanente sur l&rsquo;\u00e9crivain. <\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9sences litt\u00e9raires aux alentours :<\/strong><br \/>\n&#8211; Eug\u00e8ne Labiche \u00e0 Souvigny-en-Sologne,<br \/>\n&#8211; Eug\u00e8ne Sue \u00e0 Souesmes,<br \/>\n&#8211; Alain-Fournier \u00e0 Nancay,<br \/>\n&#8211; P\u00e9guy \u00e0 Orl\u00e9ans,<br \/>\n&#8211; Max Jacob \u00e0 Saint-Beno\u00eet-sur-Loire,<br \/>\n&#8211; Patrice de La Tour du Pin au Bignon-Mirabeau. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est bien un survivant qui a \u00e9crit mes livres.\u00a0\u00bb Trente mille jours. Regardez bien. 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