{"id":814,"date":"2008-06-20T16:00:54","date_gmt":"2008-06-20T14:00:54","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2008\/06\/20\/joseph-roth-a-paris-1933-1939-fin\/"},"modified":"2025-05-26T17:52:19","modified_gmt":"2025-05-26T15:52:19","slug":"joseph-roth-a-paris-1933-1939-fin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2008\/06\/20\/joseph-roth-a-paris-1933-1939-fin\/","title":{"rendered":"Joseph ROTH \u00e0 Paris (1933-1939) &#8211; Fin"},"content":{"rendered":"<p>(Suite de <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2008\/06\/20\/joseph-roth-a-paris-1933-1939-debut\/\">809<\/a>).<\/p>\n<p><strong>9 juillet 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth accepte une invitation de Zweig \u00e0 Ostende. Il y retrouve Hermann Kesten, Egon Erwin Kisch et Ernst Toller[[(1893-1939) \u00c9crivain r\u00e9volutionnaire allemand. Sa participation \u00e0 la R\u00e9publique des conseils \u00e0 Munich en 1919 lui vaut de passer cinq ans en forteresse. Auteur de plusieurs drames expressionnistes, il a laiss\u00e9 une int\u00e9ressante autobiographie, Une jeunesse en Allemagne.]]. Il fait la connaissance de l&#8217;\u00e9crivain Irmgard Keun, \u00e9migr\u00e9e en 1935.<\/p>\n<p><strong>Juillet 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>S\u00e9jour \u00e0 Ostende, h\u00f4tel de la Couronne. Roth essaie \u00e0 nouveau de vendre ses nouvelles les plus r\u00e9centes \u00e0 divers \u00e9diteurs, ce qu&#8217;il ne peut faire qu&#8217;avec l&#8217;accord de l&#8217;\u00e9diteur Querido ; \u00e9chec de la d\u00e9marche.<br \/>\nD\u00e9but de la relation avec Irmgard Keun. Sous l&#8217;influence de Zweig, Roth refuse de consulter un m\u00e9decin : son \u00e9tat ne s&#8217;am\u00e9liore pas ; il ne mange qu&#8217;une fois par jour.<br \/>\n<br \/>Il travaille au roman <em>Les fausses mesures<\/em>.<br \/>\n<br \/>L&#8217;\u00e9diteur Viking Press (Huebsch) r\u00e9silie son contrat : Roth perd toutes ses chances d&#8217;\u00eatre publi\u00e9 dans les pays anglophones.<\/p>\n<p><strong>1er ao\u00fbt 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>Visite \u00e0 Otto de Habsbourg \u00e0 Stenokerzeel (Belgique).<\/p>\n<p><strong>8 ao\u00fbt 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>Landauer refuse de verser de l&#8217;argent \u00e0 la livraison d&#8217;un nouveau manuscrit car le montant des avances autoris\u00e9es est largement d\u00e9pass\u00e9.<\/p>\n<p><strong>4 septembre 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth r\u00e9pond \u00e0 l&#8217;invitation de son vieil ami Heinrich Wagner \u00e0 venir le voir \u00e0 Calais, avant que ce dernier ne parte pour Londres.<\/p>\n<p><strong>Septembre 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>Le roman Confession d&#8217;un assassin, racont\u00e9e en une nuit para\u00eet chez Allert de Lange.<\/p>\n<p><strong>28 octobre 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>Signature, \u00e0 Amsterdam, d&#8217;un contrat entre Roth et Cornelis Johannes Vos, repr\u00e9sentant d&#8217;un petit \u00e9diteur catholique, De Gemeenschap. La date de remise du roman La 1002e nuit est par la suite plusieurs fois repouss\u00e9e. Roth obtient un droit de regard particulier sur la vente des droits d\u00e9riv\u00e9s de ses &#339;uvres. Il obtient de son nouvel \u00e9diteur, \u00e0 partir de d\u00e9cembre, une avance mensuelle de 125 florins. Le vol d&#8217;un de ces paiements par son secr\u00e9taire \u00e0 Amsterdam d\u00e9fraie la chronique.<\/p>\n<p><strong>Novembre 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth voyage \u00e0 Bruxelles et Z\u00fcrich avec Irmgard Keun et Paula Gr\u00fcbel.<\/p>\n<p><strong>22 novembre-16 d\u00e9cembre 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>S\u00e9jour \u00e0 Vienne avec Irmgard Keun, \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel Bristol.<br \/>\nRoth travaille au roman La crypte des Capucins.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9cembre 1936<\/strong><br \/>\n<br \/>Par l&#8217;interm\u00e9diaire de son contact \u00e0 Vienne (sa belle-s&#339;ur Hedy Pompan), Roth envoie \u00e0 l&#8217;\u00e9diteur De Gemeenschap les cent premi\u00e8res pages du <em>Conte de la 1002e nuit<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Hiver 1936-1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Invit\u00e9 par le PEN-Club polonais, Roth, accompagn\u00e9 d&#8217;Irmgard Keun, entreprend une tourn\u00e9e de conf\u00e9rences qui les m\u00e8ne \u00e0 Lemberg (Lvov), Varsovie, Vilna et autres villes.<br \/>\n<br \/>Jour de l&#8217;an chez des parents \u00e0 Lemberg. Irmgard Keun rapporte que Roth se portait nettement mieux \u00ab chez lui \u00bb : il boit moins et mange avec app\u00e9tit.<\/p>\n<p><strong>28 mars 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Une version de la conf\u00e9rence para\u00eet dans la revue Der christliche St\u00e4ndestaat sous le titre La superstition du progr\u00e8s. Roth donne sa conf\u00e9rence dans la salle de l&#8217;association viennoise d&#8217;artistes Hagenbund.<\/p>\n<p><strong>15 avril 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth r\u00e9pond \u00e0 une invitation de Friederike Zweig \u00e0 Salzbourg, o\u00f9 il r\u00e9side \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel Stein.<\/p>\n<p><strong>Pentec\u00f4te 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Le roman <em>Les fausses mesures<\/em> para\u00eet chez l&#8217;\u00e9diteur Querido \u00e0 Amsterdam.<\/p>\n<p><strong>8-22 mai 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Vienne, h\u00f4tel Bristol.<br \/>\n<br \/>Roth se porte candidat pour une bourse de l&#8217;American Guild for German Cultural Freedom, fonds de soutien aux intellectuels \u00e9migr\u00e9s, aupr\u00e8s duquel il joue \u00e9galement le r\u00f4le de conseiller. Il repart peu apr\u00e8s pour Salzbourg.<\/p>\n<p><strong>Juin 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Bruxelles, h\u00f4tel Cosmopolite.<br \/>\n<br \/><em>Le Conte de la 1002e nuit<\/em> ne para\u00eet pas. Roth travaille au roman <em>La crypte des Capucins<\/em> pour continuer \u00e0 recevoir des avances et corrige en m\u00eame temps le pr\u00e9c\u00e9dent roman. L&#8217;\u00e9diteur De Gemeenschap s&#8217;impatiente.<br \/>\n<br \/>Roth demande \u00e0 Blanche Gidon de s&#8217;entremettre pour lui afin d&#8217;obtenir le versement d&#8217;une avance de la revue Candide ; il soup\u00e7onne l&#8217;\u00e9diteur Allert de Lange de retenir des honoraires qui lui \u00e9taient destin\u00e9s.<br \/>\n<br \/>Un p\u00e9riodique am\u00e9ricain souhaite publier des nouvelles de Roth, mais ses papiers sont toujours chez Manga Bell et chez son avocat Samuel Feblowicz \u00e0 Paris. Il sollicite \u00e9galement l&#8217;aide de Blanche Gidon sur ce point.<br \/>\n<br \/>Querido cesse de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats de Roth en France. Roth esp\u00e8re que Blanche Gidon pourra faire publier <em>Les fausses mesures<\/em> par des \u00e9diteurs fran\u00e7ais ; il estime que ce roman est plus r\u00e9ussi que Confession d&#8217;un assassin.<\/p>\n<p><strong>Juillet 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Hermann Kesten invite Roth \u00e0 Ostende.<br \/>\n<br \/>Un accord entre l&#8217;Allemagne et l&#8217;Autriche doit pacifier les relations entre les deux pays : les attentats nazis diminuent et des sympathisants nazis sont nomm\u00e9s \u00e0 des postes officiels et au gouvernement. Les tentatives d&#8217;int\u00e9gration de Schuschnigg ont aussi peu d&#8217;effet que ses d\u00e9clarations sur l&#8217;ind\u00e9pendance de l&#8217;Autriche et les diff\u00e9rences fonci\u00e8res avec le troisi\u00e8me Reich.<\/p>\n<p><strong>22 juillet 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>D\u00e9c\u00e8s \u00e0 Vienne de Karl Tschuppik, ami tr\u00e8s proche. Roth d\u00e9plore deux n\u00e9crologies. Il d\u00e9plore la perte de nombreux proches dans les derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>4 ao\u00fbt 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>L&#8217;\u00e9diteur zurichois Niehans propose \u00e0 Roth de collaborer \u00e0 la revue bimestrielle Ma\u00df und Wert \u00e0 laquelle participent, entre autres, Thomas Mann, Konrad Flake, Ferdinand Lion (et, \u00e0 partir de 1939, Golo Mann et Emil Oprecht). Il refuse l&#8217;honoraire \u00ab d\u00e9risoire \u00bb.<figure id=\"attachment_1672\" aria-describedby=\"caption-attachment-1672\" style=\"width: 220px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-1672\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2005\/03\/jpg_roth.jpg\" alt=\"La derni\u00e8re demeure de Joseph Roth, 18 rue de Tournon.\" title=\"La derni\u00e8re demeure de Joseph Roth, 18 rue de Tournon.\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"220\" height=\"260\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1672\" class=\"wp-caption-text\">La derni\u00e8re demeure de Joseph Roth, 18 rue de Tournon.<\/figcaption><\/figure><\/p>\n<p><strong>8 ao\u00fbt 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Bruxelles. Le g\u00e9rant des \u00e9ditions De Gemeenschap \u00e9tant en cong\u00e9, Roth ne per\u00e7oit pas son versement mensuel. L&#8217;h\u00f4tel exige d&#8217;\u00eatre pay\u00e9, Roth n&#8217;a plus rien, \u00ab except\u00e9 des timbres \u00bb ; il demande \u00e0 nouveau de l&#8217;argent \u00e0 Stefan Zweig. Il ne voit pas d&#8217;issue et cherche \u00e0 allonger les d\u00e9lais de remise de ses manuscrits.<\/p>\n<p><strong>Octobre 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>Paris, h\u00f4tel Foyot.<\/p>\n<p><strong>2 novembre 1937<\/strong><br \/>\n<br \/>L&#8217;h\u00f4tel Foyot, r\u00e9sidence de Roth depuis de longues ann\u00e9es, est d\u00e9truit. Il emm\u00e9nage d&#8217;abord \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel Paris-Dinard, tout proche. \u00c0 partir du printemps 1938, il r\u00e9side \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel de la Poste, 18 rue de Tournon, juste en face de l&#8217;emplacement de l&#8217;h\u00f4tel Foyot. Y habitent \u00e9galement Soma Morgenstern et Jean Jan\u00e8s ainsi que, temporairement, Stefan Fingal.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1394\" aria-describedby=\"caption-attachment-1394\" style=\"width: 1299px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-1394\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_HotelFoyot.jpg\" alt=\"Les h\u00f4tels Foyot et de la Poste.\" title=\"Les h\u00f4tels Foyot et de la Poste.\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"1299\" height=\"800\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1394\" class=\"wp-caption-text\">Les h\u00f4tels Foyot et de la Poste.<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>12 f\u00e9vrier 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>Un entretien entre Hitler et Schuschnigg \u00e0 Berchtesgaden d\u00e9montre la position de faiblesse de Schuschnigg et laisse pr\u00e9sager l&#8217;Anschlu\u00df. Contre la propagande nazie, Schuschnigg essaie de d\u00e9montrer l&#8217;attachement de la population \u00e0 l&#8217;Autriche en appelant \u00e0 un r\u00e9f\u00e9rendum sur la libert\u00e9 et l&#8217;ind\u00e9pendance de l&#8217;Autriche, le 13 mars 1938. Alors que l&#8217;influence nazie est tr\u00e8s forte au sein du gouvernement (de nouveaux ministres sont des nazis d\u00e9clar\u00e9s, comme Arthur Sey\u00df-Inquart), Schuschnigg ne tente qu&#8217;un timide rapprochement en direction des dirigeants sociaux-d\u00e9mocrates.<\/p>\n<p><strong>24 f\u00e9vrier-2 mars 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth se rend pour la derni\u00e8re fois \u00e0 Vienne, pour le compte des l\u00e9gitimistes autrichiens. Il descend \u00e0 la pension-h\u00f4tel Atlanta. Le dernier discours de Schuschnigg devant le Parlement, retransmis \u00e0 la radio, inspire \u00e0 Roth son article \u00ab Victoria victis \u00bb qui para\u00eet dans le dernier num\u00e9ro de <em>Der Christliche St\u00e4ndestaat<\/em>. Roth essaie d&#8217;\u00eatre re\u00e7u par le chancelier Schuschnigg pour plaider en faveur d&#8217;une prise du pouvoir par Otto de Habsbourg, sans r\u00e9sultat.<br \/>\nL&#8217;offre du pr\u00e9tendant Otto de Habsbourg d&#8217;assumer la responsabilit\u00e9 du gouvernement en Autriche afin de faire \u00e9chec \u00e0 la menace de l&#8217;annexion allemande est rejet\u00e9e par Schuschnigg. Les chances de r\u00e9ussite d&#8217;une telle entreprise, si elle avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e, sont g\u00e9n\u00e9ralement jug\u00e9es assez faibles.<\/p>\n<p><strong>2 mars 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth quitte Vienne.<\/p>\n<p><strong>11 mars 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>D\u00e9mission de Schuschnigg impos\u00e9e par l&#8217;Allemagne. Arthur Sey\u00df-Inquart forme un gouvernement provisoire.<\/p>\n<p><strong>13 mars 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>Les troupes d&#8217;Hitler entrent en Autriche ; l&#8217;Anschlu\u00df est accompli. Tr\u00e8s rapidement, les lois nazies entrent en vigueur en Autriche. L&#8217;\u00e9migration de nombreux pers\u00e9cut\u00e9s commence. D&#8217;\u00e9minents opposants \u00e0 l&#8217;Allemagne (\u00e9galement issus du camp conservateur) sont intern\u00e9s et envoy\u00e9s en camp de concentration. La France et de l&#8217;Angleterre n&#8217;expriment pas l&#8217;opposition esp\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>16 mars 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>Paris, h\u00f4tel de la Poste.<br \/>\n<br \/>Apr\u00e8s une pr\u00e9sentation de Pierre Bertaux, Roth tient \u00e0 la radio fran\u00e7aise un discours sur l&#8217;annexion de l&#8217;Autriche.<br \/>\n<br \/>Contact avec Hubertus zu L\u00f6wenstein[[(1906-1984) Universitaire et historien conservateur (il est prince&#8230;), il organise \u00e0 partir de 1935 l&#8217;American Guild for German Cultural Freedom.]] et poursuite de l&#8217;activit\u00e9 politique en faveur de l&#8217;American Guild for German Cultural Freedom. Roth assiste des \u00e9migr\u00e9s et participe \u00e0 des actions caritatives.<br \/>\n<br \/>En raison des \u00e9v\u00e9nements politiques, Roth persuade l&#8217;\u00e9diteur De Gemeenschap d&#8217;avancer la sortie du roman <em>La crypte des Capucins<\/em> et de retarder la publication de <em>Le conte de la 1002e nuit<\/em>, bien qu&#8217;elle soit compl\u00e8tement corrig\u00e9e et d\u00e9j\u00e0 imprim\u00e9e \u00e0 quelques exemplaires.<\/p>\n<p><strong>28 mars- 4 avril 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>R\u00e9unions organis\u00e9es par le Comit\u00e9 de d\u00e9fense des \u00e9crivains allemands et le Congr\u00e8s international pour la d\u00e9fense de la culture en faveur de l&#8217;Autriche. Roth participe activement \u00e0 ces deux manifestations.<\/p>\n<p><strong>13 juin 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>C\u00e9r\u00e9monie comm\u00e9morative organis\u00e9e par le Comit\u00e9 de d\u00e9fense des \u00e9crivains allemands en l&#8217;honneur de l&#8217;auteur autrichien \u00d6don von Horv\u00e1th, mort \u00e0 Paris le 1er juin. Roth figure parmi les orateurs.<\/p>\n<p><strong>30 septembre 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>Avec les accords de Munich, l&#8217;Angleterre, la France et l&#8217;Italie conc\u00e8dent \u00e0 l&#8217;Allemagne l&#8217;annexion du pays des Sud\u00e8tes.<\/p>\n<p><strong>Fin de l&#8217;automne 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth se rend \u00e0 Amsterdam pour rencontrer l&#8217;\u00e9diteur de Lange. Il \u00e9crit <em>La l\u00e9gende du saint buveur<\/em>. Il est \u00e9puis\u00e9, physiquement et intellectuellement. Il aurait emprunt\u00e9 \u00e0 l&#8217;h\u00f4telier l&#8217;argent de son billet de retour \u00e0 Paris.<\/p>\n<p><strong>Fin d\u00e9cembre 1938<\/strong><br \/>\n<br \/>Le roman <em>La crypte des Capucins<\/em> para\u00eet chez l&#8217;\u00e9diteur De Gemeenschap, \u00e0 Bilthoven.<\/p>\n<p><strong>21 janvier 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Dorothy Thompson, pr\u00e9sidente du PEN-Club am\u00e9ricain, invite Roth \u00e0 la World&#8217;s Fair qui se tient \u00e0 New York du 5 au 10 mai 1939. Roth accepte mais ne part pas.<\/p>\n<p><strong>15 f\u00e9vrier-1er mai 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Une s\u00e9rie d&#8217;articles de Roth para\u00eet dans la revue monarchiste <em>Die \u00d6sterreichische Post<\/em> sous le titre <em>Journal noir et jaune<\/em> (<em>Schwarz-gelbes Tagebuch<\/em>). \u00c0 partir de f\u00e9vrier 1939, Roth exprime de violentes divergences avec la direction de la revue (sans sortir des limites de la correspondance priv\u00e9e). <em>La crypte des Capucins<\/em> para\u00eet en feuilleton dans cette revue.<\/p>\n<p><strong>Printemps 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth travaille \u00e0 un essai sur Georges Clemenceau.<br \/>\n<br \/>Mauvaise sant\u00e9 ; ses amis Soma Morgenstern, Ludwig Marcuse, Stefan Fingal et Jean Jan\u00e8s le soutiennent. Il rencontre souvent Blanche Gidon et Friederike Zweig.<\/p>\n<p><strong>11 mars 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Pour le premier anniversaire de l&#8217;annexion de l&#8217;Autriche, Roth participe \u00e0 plusieurs rassemblements. Une grande manifestation de la Ligue de l&#8217;Autriche vivante (dont Roth est vice-pr\u00e9sident avec Franz Werfel et Emil Alphons Rheinhardt) se tient \u00e0 la salle Adyar.<\/p>\n<p><strong>16 mars 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Hitler annonce la formation du Reichsprotekorat de Boh\u00eame-Moravie, qui fait partie du Grand Reich. Il poursuit ainsi sa politique d&#8217;annexion, soulevant pour la premi\u00e8re fois des protestations officielles sans, toutefois, aucune sanction.<\/p>\n<p><strong>27 avril 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Contrat de Roth avec l&#8217;\u00e9diteur de Lange pour la nouvelle La l\u00e9gende du saint buveur en lieu et place de l&#8217;essai sur Clemenceau.<\/p>\n<p><strong>9 mai 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth promet \u00e0 la Guild for German Cultural Freedom un article qui ne para\u00eetra jamais.<\/p>\n<p><strong>24 mai 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth apprend au caf\u00e9 Le Tournon la nouvelle du suicide d&#8217;Ernst Toller \u00e0 New York : il s&#8217;effondre. Alert\u00e9s par l&#8217;h\u00f4teli\u00e8re, Blanche Gidon, Friederike Zweig et Soma Morgenstern le font transporter \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital Necker.<\/p>\n<p><strong>27 mai 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth meurt \u00e0 5 h 55 \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital Necker.<\/p>\n<p><strong>30 mai 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Roth est enterr\u00e9 \u00e0 16 heures au cimeti\u00e8re de Thiais.<br \/>\n<br \/>Les papiers de Roth qui se trouvent \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel sont rassembl\u00e9s et conserv\u00e9s par diff\u00e9rentes personnes.<\/p>\n<p><strong>Juin 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>La l\u00e9gende du saint buveur para\u00eet aux \u00e9ditions Allert de Lange.<\/p>\n<p><strong>3 juin 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Repr\u00e9sentation unique, au th\u00e9\u00e2tre Pigalle, de l&#8217;adaptation th\u00e9\u00e2trale de Hiob, r\u00e9alis\u00e9e par Victor Clerment, sur une musique d&#8217;Erich Zeisl.<\/p>\n<p><strong>Ao\u00fbt-septembre 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Pacte de non-agression entre l&#8217;Allemagne et l&#8217;Union sovi\u00e9tique. Le 1er septembre, l&#8217;Allemagne attaque la Pologne sans d\u00e9claration de guerre pr\u00e9alable. L&#8217;Angleterre et la France d\u00e9clarent la guerre \u00e0 l&#8217;Allemagne le 3 septembre, apr\u00e8s l&#8217;expiration d&#8217;un ultimatum. La Deuxi\u00e8me guerre mondiale commence.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9cembre 1939<\/strong><br \/>\n<br \/>Le conte de la 1002e nuit est publi\u00e9 dans sa version d\u00e9finitive par l&#8217;\u00e9diteur De Gemeenschap.<\/p>\n<p><strong>Printemps 1940<\/strong><br \/>\n<br \/>La nouvelle Leviathan est imprim\u00e9 par l&#8217;\u00e9diteur Querido mais n&#8217;est vraisemblablement pas mise en vente.<\/p>\n<p><strong>Juillet 1940<\/strong><br \/>\n<br \/>Friederike Roth est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital psychiatrique de Niedernhart pr\u00e8s de Linz, o\u00f9 elle est euthanasi\u00e9e.<\/p>\n<p><em>Source : <em>Joseph Roth im Exil in Paris 1933 \/ 1939<\/em>, de Heinz Lunzer et Victoria Lunzer-Talos (victoria.lunzer -at- univie.ac.at), 2008. Merci \u00e0 Fran\u00e7ois W. pour la traduction. Ce livre n&rsquo;existe actuellement qu&rsquo;en allemand. Une exposition lui est associ\u00e9e, qui viendra peut-\u00eatre un jour \u00e0 Paris. www.literaturhaus.at\/veranstaltungen\/roth_exil\/presseinfo\/<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Suite de 809). 9 juillet 1936 Roth accepte une invitation de Zweig \u00e0 Ostende. 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