{"id":86,"date":"2003-08-19T22:33:38","date_gmt":"2003-08-19T20:33:38","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/jules-et-edmond-de-goncourt\/"},"modified":"2003-08-19T22:33:38","modified_gmt":"2003-08-19T20:33:38","slug":"jules-et-edmond-de-goncourt","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/jules-et-edmond-de-goncourt\/","title":{"rendered":"Jules et Edmond de GONCOURT"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1294\" aria-describedby=\"caption-attachment-1294\" style=\"width: 410px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1294\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_grenier1.jpg\" alt=\"La maison d'Auteuil.\" title=\"La maison d'Auteuil.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"410\" height=\"310\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_grenier1.jpg 410w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_grenier1-300x227.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 94vw, 410px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1294\" class=\"wp-caption-text\">La maison d&rsquo;Auteuil.<\/figcaption><\/figure>\n<div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0L&rsquo;affaiblissement de la volont\u00e9, habituel objet de l&rsquo;\u00e9tude des fr\u00e8res Goncourt, c&rsquo;est vraiment la maladie du si\u00e8cle.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nPaul Bourget, 1885.<\/b><\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0Tout le naturalisme, en sa partie populaire, vient de Germinie Lacerteux.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nR\u00e9my de Gourmont, <i>Revue des Revues<\/i>, 1er ao\u00fbt 1896.<\/b><\/div>\n<p><div align=\"right\"><b><i>\u00ab\u00a0On ne saura jamais avec notre timidit\u00e9 naturelle, notre malaise au milieu de la pl\u00e8be, notre horreur de la canaille, combien le vilain et laid document avec lequel nous avons construit nos livres nous a co\u00fbt\u00e9.\u00a0\u00bb<\/i><br \/>\nEdmond de Goncourt, <i>Journal<\/i>, 22 ao\u00fbt 1875.<\/b><\/div>\n<p><\/html><\/p>\n<p>Si Jules et Edmond de Goncourt sont encore un peu connus aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est bien s\u00fbr gr\u00e2ce au Prix n\u00e9 en 1903 des derni\u00e8res volont\u00e9s d&rsquo;Edmond, gr\u00e2ce \u00e0 leur <em>Journal<\/em> &#8211; mine in\u00e9puisable d&rsquo;observations pour leur production romanesque &#8211; et, plus largement, par le fait que rares sont les auteurs qui \u00e9crivent \u00e0 quatre mains issues du m\u00eame p\u00e8re (si l&rsquo;on peut dire). Il y a bien les soeurs Bront\u00eb, mais elles n&rsquo;ont pas d&rsquo;oeuvre commune.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est aussi, mais on l&rsquo;a oubli\u00e9 aujourd&rsquo;hui, parce que les deux fr\u00e8res (malheureusement apr\u00e8s la mort pr\u00e9matur\u00e9e de Jules) ont r\u00e9volutionn\u00e9 les lettres des ann\u00e9es 1860-80 en ouvrant la voie au naturalisme.<\/p>\n<p>&#8211; Edmond na\u00eet \u00e0 Nancy en 1822 d&rsquo;un p\u00e8re ancien officier d&rsquo;Empire. Jules voit le jour \u00e0 Paris huit ans plus tard. Leur enfance se d\u00e9roule \u00e0 Neufch\u00e2teau, dans les Vosges (2, place Jeanne-d&rsquo;Arc) et \u00e0 Paris (22 rue Rossini). Leur p\u00e8re d\u00e9c\u00e8de en 1834, leur m\u00e8re en 1848.<br \/>\n&#8211; La famille habite entre 1838 et 1849 au 14 rue des Capucines.<br \/>\n<br \/>Edmond s&rsquo;oriente vers le droit pendant que Jules \u00e9crit un petit drame.<br \/>\n&#8211; En 1849, ils dessinent \u00e0 travers la France et l&rsquo;Alg\u00e9rie.<br \/>\n&#8211; En 1849, les deux fr\u00e8res s&rsquo;installent 43 rue Saint-Georges (d&rsquo;abord au rez-de-chauss\u00e9e, qu&rsquo;ils quitteront plus tard pour le 3\u00e8me \u00e9tage au fond de la cour).<br \/>\nIls viennent d&rsquo;h\u00e9riter de leur m\u00e8re. Leurs quelques tentatives dans l&rsquo;art dramatiques ne sont pas bien fructueuses. Ils s&rsquo;essaient \u00e0 un premier roman <em>En 18..<\/em>, dont la parution, d\u00e9but d\u00e9cembre 1851, est masqu\u00e9e par le Coup d&rsquo;Etat.<br \/>\n<br \/>Avec un cousin, ils fondent imm\u00e9diatement un hebdomadaire et un quotidien consacr\u00e9s au th\u00e9\u00e2tre et aux lettres, bas\u00e9s 1 rue Laffite.<br \/>\n<br \/>C&rsquo;est rue Saint-Georges que na\u00eet toute la production commune aux deux fr\u00e8res. Le quartier leur propose tous les jours de nouveaux mod\u00e8les pour leur romans. Dans leur immeuble habite Adolphe Sax, l&rsquo;inventeur du saxophone. Au 60 vit Gavarni, qui peint les lorettes des alentours et contribue sans doute au go\u00fbt des deux fr\u00e8res pour le dessin et l&rsquo;aquarelle.<br \/>\n<br \/>Les ann\u00e9es 1860 voient leurs romans couronn\u00e9s d&rsquo;un certain succ\u00e8s, tel <em>Germinie Lacerteux<\/em> en 1865, le r\u00e9cit \u00ab\u00a0naturaliste\u00a0\u00bb d&rsquo;une domestique qui finit alcoolique et poitrinaire sur un lit d&rsquo;h\u00f4pital[[Ce roman \u00e9tait l&rsquo;un des favoris de Van Gogh, qui l&rsquo;a reproduit en 1887 dans son tableau \u00ab\u00a0Nature morte avec statuette en pl\u00e2tre et livres\u00a0\u00bb.]], et encore plus <em>Ren\u00e9e Mauperin<\/em> (1864), davantage appr\u00e9ci\u00e9e du public car plus pure et plus h\u00e9ro\u00efque.<br \/>\n<br \/>Zola, employ\u00e9 de la librairie Hachette entre 1862 et 66, d\u00e9vore les oeuvres des Goncourt.<br \/>\n&#8211; En 1868, \u00e0 la recherche d&rsquo;un peu de calme et de verdure, ils s&rsquo;exilent \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de l\u00e0, dans ce qui \u00e9tait la campagne et a maintenant int\u00e9gr\u00e9 Paris : Auteuil. Une premi\u00e8re maison, pr\u00e8s du Parc des Princes, leur \u00ab\u00a0passe sous le nez\u00a0\u00bb. Ils \u00e9chouent finalement 53 (aujourd&rsquo;hui 67) avenue de Montmorency. Jules n&rsquo;en profitera pas beaucoup car il d\u00e9c\u00e8de de syphilis en 1870.<br \/>\n<br \/>Cette maison qui ne poss\u00e8de pas l&rsquo;eau courante, qu&rsquo;Edmond pare d&rsquo;objets de brocante et d\u00e9crit sur six cents pages dans La maison d&rsquo;un artiste, donne une nouvelle noblesse \u00e0 la pi\u00e8ce du second \u00e9tage o\u00f9 il re\u00e7oit le dimanche apr\u00e8s-midi Zola, Daudet, Maupassant, Huysmans, Gautier,&#8230; : le grenier.<br \/>\n<br \/>Apr\u00e8s un bain trop froid, Edmont meurt, en juillet 1896, dans les bras d&rsquo;Alphonse Daudet \u00e0 Champrosay. <\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\n<br \/>En 1865, les fr\u00e8res Goncourt s\u00e9journent en juin et octobre \u00e0 Barbizon (lieu de d\u00e9paysement appr\u00e9ci\u00e9 des artistes et \u00e9crivains car&#8230; d\u00e9paysant et peu co\u00fbteux). A l&rsquo;auberge Ganne, dans la rue principale, ils trouvent les mod\u00e8les et le d\u00e9cor de <em>Manette Salomon<\/em>, l&rsquo;histoire des ravages caus\u00e9s par une femme dans une colonie d&rsquo;artistes.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><br \/>\n<br \/>Des lieux habit\u00e9s ou fr\u00e9quent\u00e9s par les Goncourt, seule est ouverte au public l&rsquo;auberge Ganne \u00e0 Barbizon. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>La maison d&rsquo;un artiste<\/em>. Edmond de Goncourt.<br \/>\n<br \/><em>La Nouvelle Ath\u00e8nes<\/em>. Promenade litt\u00e9raire entre la Trinit\u00e9 et la place Saint-Georges. Le promeneur des Lettres (t\u00e9l. 01 40 50 30 95).<br \/>\n<br \/><em>Les Goncourt \u00e0 Barbizon<\/em>. L&rsquo;auberge de \u00ab\u00a0Manette Salomon\u00a0\u00bb. Article de Raymond L\u00e9cuyer dans Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques, tome I, Editions de l&rsquo;Illustration. Raymond L\u00e9cuyer et Paul-Emile Cadilhac.<br \/>\n<br \/><em>Cahiers Edmond et Jules Goncourt<\/em>, \u00e9dit\u00e9s chaque ann\u00e9e par la Soci\u00e9t\u00e9 des Amis des fr\u00e8res Goncourt.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0L&rsquo;affaiblissement de la volont\u00e9, habituel objet de l&rsquo;\u00e9tude des fr\u00e8res Goncourt, c&rsquo;est vraiment la maladie du si\u00e8cle.\u00a0\u00bb Paul [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1294,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[18,40,39],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1294"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}