{"id":868,"date":"2009-11-11T11:34:44","date_gmt":"2009-11-11T10:34:44","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2009\/11\/11\/leon-trotsky-a-paris\/"},"modified":"2025-10-18T14:21:02","modified_gmt":"2025-10-18T12:21:02","slug":"leon-trotsky-a-paris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2009\/11\/11\/leon-trotsky-a-paris\/","title":{"rendered":"Leon TROTSKY \u00e0 Paris"},"content":{"rendered":"<p>Bien entendu, Leon Trotski n&rsquo;est pas avant tout un \u00e9crivain. Mais apr\u00e8s tout, peut-\u00eatre.<\/p>\n<p>Il a s\u00e9journ\u00e9 en France au moins \u00e0 quatre reprises.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord en 1902, avant de rejoindre L\u00e9nine \u00e0 Londres. Abandonnant femme et enfants, il s&rsquo;est \u00e9chapp\u00e9 r\u00e9cemment de Sib\u00e9rie, o\u00f9 le r\u00e9gime tsariste l&rsquo;a condamn\u00e9 \u00e0 quatre ans d\u2019exil pour agitation politique.<\/p>\n<p>Puis en 1902-1903, apr\u00e8s quelques semaines \u00e0 Londres. Il assiste \u00e0 trois conf\u00e9rences de L\u00e9nine sur la question agraire en Russie, \u00e0 l\u2019Ecole Pratique des Hautes \u00e9tudes, 47 rue des Ecoles. Trostky fait alors connaissance avec une \u00e9tudiante, Natalia Sedova, qui lui fait visiter le Louvre, le Luxembourg, etc. (mais il pr\u00e9f\u00e8re Odessa \u00e0 Paris) et deviendra sa seconde femme.<\/p>\n<p>Trotsky est \u00e0 nouveau parisien entre le 19 novembre 1914 et le 31 octobre 1916. Il d\u00e9couvre le socialisme fran\u00e7ais et entre autres Jaur\u00e8s, qu&rsquo;il n&rsquo;appr\u00e9ciera que plus tard &#8211; la social-d\u00e9mocratie allemande le fascine davantage. Il retrouve son quartier favori, Montparnasse, puis vit rue de l\u2019Amiral Mouchez, \u00e0 S\u00e8vres, et 27 rue Oudry. Ses enfants fr\u00e9quentent l\u2019\u00e9cole russe du Boulevard Blanqui. S&rsquo;il est r\u00e9volutionnaire, il n\u2019est pas encore bolchevik, mais se rapproche de L\u00e9nine et est tr\u00e8s actif \u00e9galement dans les milieux pacifistes.<\/p>\n<p>Le sociologue Emile Durkheim, qui pr\u00e9side alors la commission charg\u00e9e des r\u00e9fugi\u00e9s russes, l\u2019avertit en juillet 1916 des menaces d\u2019expulsion qui le visent. Trotski est expuls\u00e9 en octobre.<\/p>\n<p>Son dernier s\u00e9jour fran\u00e7ais commence en juillet 1933. Venant de Turquie, il d\u00e9barque \u00e0 Cassis et s\u2019\u00e9tablit discr\u00e8tement \u00e0 Saint-Palais (o\u00f9 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/28\/andre-malraux\/\">Malraux<\/a> vient le visiter), puis en novembre \u00e0 Barbizon (dans la villa Ker Monique, chemin du Bornage, aujourd&rsquo;hui d\u00e9truite), d&rsquo;o\u00f9 il rendra visite \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2004\/06\/30\/simone-weil\/\">Simone Weil<\/a>. Il est seulement tol\u00e9r\u00e9 par le gouvernement fran\u00e7ais, qui pr\u00e9f\u00e8rerait le savoir ailleurs. Il est expuls\u00e9 de Barbizon en avril 1934, trouve refuge \u00e0 Lagny, Chamonix, Lyon, Grenoble, La Tronche, Saint-Pierre-de-Chartreuse&#8230; Il s&rsquo;installe l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1934 56 route de Savoie \u00e0 Dom\u00e8ne, pr\u00e8s de Grenoble, pour un an. En juin 1935, il gagne la Norv\u00e8ge devenue socialiste pour ne plus revenir en France.<\/p>\n<p>Quelques autres adresses parisiennes fr\u00e9quent\u00e9es par Trotsky :<br \/>\n&#8211; au 108 bd du Montparnasse, il se retrouve souvent avec L\u00e9nine au Caf\u00e9 du D\u00f4me,<br \/>\n&#8211; Natalia Sedova habite rue Lalande en 1902,<br \/>\n&#8211; en 1902, Trotsky donne une conf\u00e9rence 190 avenue de Choisy, dans la salle de l&rsquo;Alcazar,<br \/>\n&#8211; Trotsky et Natalia sont install\u00e9s rue Gassendi en 1903,<br \/>\n&#8211; des r\u00e9unions clandestines d&rsquo;opposants \u00e0 la guerre &#8211; dont Trotsky &#8211; ont lieu en 1914 \u00e0 la Librairie du Travail, 96 quai de Jemmapes,<br \/>\n&#8211; Les Trotsky s\u00e9journent en 1914 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel d&rsquo;Odessa, 28 rue d&rsquo;Odessa,<br \/>\n&#8211; les exil\u00e9s russes se rencontrent vers 1914 au Caf\u00e9 de la Rotonde, 105 bd du Montparnasse. Trotsky y croise Diego Rivera, ami de Picasso,<br \/>\n&#8211; au 50 bd Arago sont imprim\u00e9s en 1914-15 des journaux russes pacifistes. Trotsky est alors correspondant de guerre pour l&rsquo;un d&rsquo;eux. Son domicile est situ\u00e9 rue de l&rsquo;Amiral Mouchez en 1915,<br \/>\n&#8211; jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;expulsion des Trotsky du 27 rue Oudry en 1916, la police les surveillait depuis un caf\u00e9 du 57 boulevard Saint-Marcel,<br \/>\n&#8211; au 207 boulevard Raspail se trouvait au d\u00e9but du si\u00e8cle l&rsquo;h\u00f4tel Carlton, que Trotsky fr\u00e9quenta,<br \/>\n&#8211; au 54 avenue du Maine, on trouvait l&rsquo;Acad\u00e9mie de Marie Vassiliev puis une cantine russe. Des rencontres d&rsquo;exil\u00e9s &#8211; dont Trotsky &#8211; s&rsquo;y d\u00e9roulaient.<\/p>\n<p>Sources :<br \/>\n&#8211; www.canalacademie.com\/Trotsky-les-Trotskistes-et-la.html<br \/>\n&#8211; http:\/\/pagesperso-orange.fr\/arhfilariane.org\/communes\/trotsky.htm<br \/>\n&#8211; http:\/\/espace-documentaire.cg38.fr\/uploads\/Document\/ef\/WEB_CHEMIN_35931_1225378865.pdf<br \/>\n&#8211; <em>Paris ouvrier. Des sublimes aux camarades<\/em>. Alain Rustenholz, \u00e9ditions Parigramme,<br \/>\n&#8211; base de donn\u00e9es du Paris r\u00e9volutionnaire de Philippe Boisseau (<a href=\"https:\/\/parisrevolutionnaire.org\">www.parisrevolutionnaire.org<\/a>).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien entendu, Leon Trotski n&rsquo;est pas avant tout un \u00e9crivain. Mais apr\u00e8s tout, peut-\u00eatre. Il a s\u00e9journ\u00e9 en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[23,29],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/868"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=868"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/868\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7088,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/868\/revisions\/7088"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=868"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=868"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=868"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}