{"id":884,"date":"2010-05-05T14:09:06","date_gmt":"2010-05-05T12:09:06","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2010\/05\/05\/chateaubriand-a-rennes-en-1781-1783\/"},"modified":"2025-05-26T17:52:18","modified_gmt":"2025-05-26T15:52:18","slug":"chateaubriand-a-rennes-en-1781-1783","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2010\/05\/05\/chateaubriand-a-rennes-en-1781-1783\/","title":{"rendered":"CHATEAUBRIAND \u00e0 Rennes en 1781-1783"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2381\" aria-describedby=\"caption-attachment-2381\" style=\"width: 356px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2381\" title=\"Place Toussaints \u00e0 Rennes\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/jpg_Chateaubriand_Rennes_def.jpg\" alt=\"Place Toussaints \u00e0 Rennes\" width=\"356\" height=\"482\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/jpg_Chateaubriand_Rennes_def.jpg 356w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/jpg_Chateaubriand_Rennes_def-222x300.jpg 222w\" sizes=\"(max-width: 356px) 94vw, 356px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2381\" class=\"wp-caption-text\">Place Toussaints \u00e0 Rennes<\/figcaption><\/figure>\n<p>L&rsquo;\u00e9glise Toussaints est la chapelle de l&rsquo;ancien coll\u00e8gue j\u00e9suite du XVIIe si\u00e8cle, o\u00f9 Chateaubriand \u00e9tudia comme coll\u00e9gien \u00e0 Rennesd&rsquo;octobre 1781 \u00e0 d\u00e9but 1783.<\/p>\n<p><em>Je ne tardai pas \u00e0 partir pour Rennes : j\u2019y devais continuer mes \u00e9tudes et clore mon cours de math\u00e9matiques, afin de subir ensuite \u00e0 Brest l\u2019examen de garde-marine. <\/em>[&#8230;]<\/p>\n<p><em>Rennes me semblait une Babylone, le coll\u00e8ge un monde. La multitude des ma\u00eetres et des \u00e9coliers, la grandeur des b\u00e2timents, du jardin et des cours, me paraissaient d\u00e9mesur\u00e9es : je m\u2019y habituai cependant.<\/em><\/p>\n<p><em>[&#8230;] Je pris sur mes nouveaux camarades l\u2019ascendant que j\u2019avais eu \u00e0 Dol sur mes anciens compagnons : il m\u2019en co\u00fbta quelques horions. Les babouins (gamins) bretons sont d\u2019une humeur hargneuse ; on s\u2019envoyait des cartels pour les jours de promenade, dans les bosquets du jardin des B\u00e9n\u00e9dictins, appel\u00e9 le Thabor : nous nous servions de compas de math\u00e9matiques attach\u00e9s au bout d\u2019une canne, ou nous en venions \u00e0 une lutte corps \u00e0 corps plus ou moins f\u00e9lone ou courtoise, selon la gravit\u00e9 du d\u00e9fi. Il y avait des juges du camp qui d\u00e9cidaient s\u2019il \u00e9ch\u00e9ait gage, et de quelle mani\u00e8re les champions m\u00e8neraient des mains. Le combat ne cessait que quand une des deux parties s\u2019avouait vaincue. Je retrouvai au coll\u00e8ge mon ami Gesril, qui pr\u00e9sidait comme \u00e0 Saint-Malo, \u00e0 ces engagements. Il voulait \u00eatre mon second dans une affaire que j\u2019eus avec Saint-Riveul, jeune gentilhomme qui devint la premi\u00e8re victime de la R\u00e9volution. Je tombai sous mon adversaire, refusai de me rendre et payai cher ma superbe. Je disais comme Jean Desmarest, allant \u00e0 l\u2019\u00e9chafaud : \u00ab Je ne crie merci qu\u2019\u00e0 Dieu. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><em>Je rencontrai \u00e0 ce coll\u00e8ge deux hommes devenus depuis diff\u00e9remment c\u00e9l\u00e8bres : Moreau le g\u00e9n\u00e9ral Moreau et Limo\u00eblan, auteur de la machine infernale, aujourd\u2019hui pr\u00eatre en Am\u00e9rique. Il n\u2019existe qu\u2019un portrait de Lucile (s\u0153ur de Chateaubriand), et cette m\u00e9chante miniature a \u00e9t\u00e9 faite par Limo\u00eblan, devenu peintre pendant les d\u00e9tresses r\u00e9volutionnaires. Moreau \u00e9tait externe, Limo\u00eblan pensionnaire. On a rarement trouv\u00e9 \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, dans une m\u00eame province, dans une m\u00eame petite ville, dans une m\u00eame maison d\u2019\u00e9ducation, des destin\u00e9es aussi singuli\u00e8res. Je ne puis m\u2019emp\u00eacher de raconter un tour d\u2019\u00e9colier que joua au pr\u00e9fet de semaine mon camarade Limo\u00eblan.<\/em><\/p>\n<p><em>Le pr\u00e9fet avait coutume de faire sa ronde dans les corridors, apr\u00e8s la retraite, pour voir si tout \u00e9tait bien : il regardait \u00e0 cet effet par un trou pratiqu\u00e9 dans chaque porte. Limo\u00eblan, Gesril, Saint-Riveul et moi nous couchions dans la m\u00eame chambre.<\/em><\/p>\n<p><em>Vainement avions-nous plusieurs fois bouch\u00e9 le trou avec du papier ; le pr\u00e9fet poussait le papier et nous surprenait sautant sur nos lits et cassant nos chaises.<\/em><\/p>\n<p><em>Un soir Limo\u00eblan, sans nous communiquer son projet, nous engage \u00e0 nous coucher et \u00e0 \u00e9teindre la lumi\u00e8re. Bient\u00f4t nous l\u2019entendons se lever, aller \u00e0 la porte, et puis se remettre au lit. Un quart d\u2019heure apr\u00e8s, voici venir le pr\u00e9fet sur la pointe du pied. Comme avec raison nous lui \u00e9tions suspects, il s\u2019arr\u00eate \u00e0 la porte, \u00e9coute, regarde, n\u2019aper\u00e7oit point de lumi\u00e8re&#8230;<\/em><\/p>\n<p><em>\u00ab Qui est-ce qui a fait cela ? \u00bb s\u2019\u00e9crie-t-il en se pr\u00e9cipitant dans la chambre. Limo\u00eblan d\u2019\u00e9touffer de rire et Gesril de dire en nasillant, avec son air moiti\u00e9 niais, moiti\u00e9 goguenard : \u00ab Qu\u2019est-ce donc, monsieur le pr\u00e9fet ? \u00bb Voil\u00e0 Saint-Riveul et moi \u00e0 rire comme Limo\u00eblan et \u00e0 nous cacher sous nos couvertures.<\/em><\/p>\n<p><em>On ne put rien tirer de nous : nous f\u00fbmes h\u00e9ro\u00efques. Nous f\u00fbmes mis tous quatre en prison au caveau : Saint-Riveul fouilla la terre sous une porte qui communiquait \u00e0 la basse-cour ; il engagea sa t\u00eate dans cette taupini\u00e8re, un porc accourut et lui pensa manger la cervelle, Gesril se glissa dans les caves du coll\u00e8ge et mit couler un tonneau de vin ; Limo\u00eblan d\u00e9molit un mur, et moi, nouveau Perrin Dandin, grimpant dans un soupirail, j\u2019ameutai la canaille de la rue par mes harangues. Le terrible auteur de la machine infernale, jouant cette niche de polisson \u00e0 un pr\u00e9fet de coll\u00e8ge, rappelle en petit Cromwell, barbouillant d\u2019encre la figure d\u2019un autre r\u00e9gicide, qui signait apr\u00e8s lui l\u2019arr\u00eat de mort de Charles Ier.<\/em><\/p>\n<p><em>Quoique l\u2019\u00e9ducation f\u00fbt tr\u00e8s religieuse au coll\u00e8ge de Rennes, ma ferveur se ralentit : le grand nombre de mes ma\u00eetres et de mes camarades multipliait les occasions de distraction. J\u2019avan\u00e7ai dans l\u2019\u00e9tude des langues ; je devins fort en math\u00e9matiques, pour lesquelles j\u2019ai toujours eu un penchant d\u00e9cid\u00e9 : j\u2019aurais fait un bon officier de marine ou de g\u00e9nie. En tout, j\u2019\u00e9tais n\u00e9 avec des dispositions faciles : sensible aux choses s\u00e9rieuses comme aux choses agr\u00e9ables, j\u2019ai commenc\u00e9 par la po\u00e9sie, avant d\u2019en venir \u00e0 la prose ; les arts me transportaient ; j\u2019ai passionn\u00e9ment aim\u00e9 la musique et l\u2019architecture. Quoique prompt \u00e0 m\u2019ennuyer de tout, j\u2019\u00e9tais capable des plus petits d\u00e9tails ; \u00e9tant dou\u00e9 d\u2019une patience \u00e0 toute \u00e9preuve, quoique fatigu\u00e9 de l\u2019objet qui m\u2019occupait, mon obstination \u00e9tait plus forte que mon d\u00e9go\u00fbt. Je n\u2019ai jamais abandonn\u00e9 une affaire quand elle a valu la peine d\u2019\u00eatre achev\u00e9e ; il y a telle chose que j\u2019ai poursuivie quinze et vingt ans de ma vie, aussi plein d\u2019ardeur le dernier jour que le premier.<\/em><\/p>\n<p><em>Cette souplesse de mon intelligence se retrouvait dans les choses secondaires. J\u2019\u00e9tais habile aux \u00e9checs, adroit au billard, \u00e0 la chasse, au maniement des armes, je dessinais passablement ; j\u2019aurais bien chant\u00e9, si l\u2019on e\u00fbt pris soin de ma voix. Tout cela, joint au genre de mon \u00e9ducation, \u00e0 une vie de soldat et de voyageur, fait que je n\u2019ai point senti mon p\u00e9dant, que je n\u2019ai jamais eu l\u2019air h\u00e9b\u00e9t\u00e9 ou suffisant, la gaucherie, les habitudes crasseuses des hommes de lettres d\u2019autrefois, encore moins la morgue et l\u2019assurance, l\u2019envie et la vanit\u00e9 fanfaronne des nouveaux auteurs.<\/em><\/p>\n<p><em>Je passai deux ans au coll\u00e8ge de Rennes. Gesril le quitta dix-huit mois avant moi. Il entra dans la marine. Julie, ma troisi\u00e8me s\u0153ur, se maria dans le cours de ces deux ann\u00e9es : elle \u00e9pousa le comte de Farcy, capitaine au r\u00e9giment de Cond\u00e9, et s\u2019\u00e9tablit avec son mari \u00e0 Foug\u00e8res, o\u00f9 d\u00e9j\u00e0 habitaient mes deux s\u0153urs a\u00een\u00e9es, mesdames de Marigny et de Qu\u00e9briac. Le mariage de Julie eut lieu \u00e0 Combourg, et j\u2019assistai \u00e0 la noce. [&#8230;]<\/em><\/p>\n<p><em>Apr\u00e8s le mariage de Julie, je partis pour Brest. En quittant le grand coll\u00e8ge de Rennes, je ne sentis point le regret que j\u2019\u00e9prouvai en sortant du petit coll\u00e8ge de Dol ; peut-\u00eatre n\u2019avais-je plus cette innocence qui nous fait un charme de tout ; le temps commen\u00e7ait \u00e0 la d\u00e9clore.<\/em><\/p>\n<p>Source : <em>M\u00e9moires d&rsquo;outre-tombe<\/em>, en ligne sur <a href=\"http:\/\/fr.wikisource.org\/wiki\/Page:Chateaubriand_-_M%C3%A9moires_d%E2%80%99outre-tombe_t1.djvu\/171\">http:\/\/fr.wikisource.org<\/a><\/p>\n<p>En mai et d\u00e9cembre 1788, Chateaubriand revient \u00e0 Rennes pour l&rsquo;assembl\u00e9e de la noblesse et l&rsquo;assembl\u00e9e des \u00c9tats de Bretagne. Il loge alors \u00e0 l&#8217;emplacement du 8 rue des Francs-Bourgeois.<\/p>\n<p>En octobre 1793, ses s\u0153urs Lucile et Julie sont emmen\u00e9es de Foug\u00e8res et emprisonn\u00e9es dans une tour des remparts (aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&#8217;emplacement de la rue des Foss\u00e9s).<\/p>\n<p>Note :<br \/>\nJoseph-Pierre Picot de Limo\u00eblan de Clorivi\u00e8re \u00e9tait exactement du m\u00eame \u00e2ge que Chateaubriand. Il \u00e9tait n\u00e9 \u00e0 Broons le 4 novembre 1768. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 camarades de coll\u00e8ge \u00e0 Rennes, ils se retrouv\u00e8rent \u00e0 l\u2019\u00e9cole eccl\u00e9siastique de la Victoire \u00e0 Dinan. Entr\u00e9 dans l\u2019arm\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quinze ans, Limo\u00eblan \u00e9tait officier du roi Louis XVI lorsqu\u2019\u00e9clata la R\u00e9volution. Il \u00e9migra, puis rentra bient\u00f4t en Bretagne, chouanna dans les environs de Saint-M\u00e9en et de Ga\u00e9l et devint adjudant-g\u00e9n\u00e9ral de Georges Cadoudal. En 1798, il rempla\u00e7a temporairement Aim\u00e9 du Boisguy dans le commandement de la division de Foug\u00e8res. \u00c0 la fin de 1799, alors que la plupart des autres chefs royalistes se voyaient contraints de d\u00e9poser les armes, il refusa d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 la pacification et vint \u00e0 Paris. Il \u00e9tait \u00e0 la veille d\u2019\u00e9pouser une charmante jeune fille de Versailles, Mlle Julie d\u2019Albert, \u00e0 laquelle il \u00e9tait fianc\u00e9 depuis plusieurs an (Jean-Victor), n\u00e9 \u00e0 Morlaix le 11 ao\u00fbt 1763, mort \u00e0 Lauen le 2 septembre 1813.]],n\u00e9es, lorsqu\u2019eut lieu, rue Saint-Nicaise, l\u2019explosion de la machine infernale (3 niv\u00f4se an VIII \u2014 24 d\u00e9cembre 1799). Limo\u00eblan avait \u00e9t\u00e9 l\u2019un des principaux agents du complot. Gr\u00e2ce au d\u00e9vouement de sa fianc\u00e9e, il put \u00e9chapper aux recherches de la police, gagner la Bretagne et s\u2019embarquer pour l\u2019Am\u00e9rique. Son premier soin, en arrivant \u00e0 New-York, fut d\u2019\u00e9crire \u00e0 la famille de Mlle d\u2019Albert, lui demandant de venir le rejoindre aux Etats-Unis, o\u00f9 le mariage serait c\u00e9l\u00e9br\u00e9. La r\u00e9ponse fut terrible pour Limo\u00eblan. Mlle d\u2019Albert, au moment o\u00f9 il courait les plus grands dangers, avait fait v\u0153u de se consacrer \u00e0 Dieu, si son fianc\u00e9 parvenait \u00e0 s\u2019\u00e9chapper. Fid\u00e8le \u00e0 sa promesse, elle le suppliait d\u2019oublier le pass\u00e9 pour ne songer qu\u2019\u00e0 l\u2019avenir \u00e9ternel. Le jeune officier entra en 1808 au s\u00e9minaire de Baltimore. Commen\u00e7ant une vie nouvelle, il abandonna le nom de Limo\u00eblan pour prendre celui de Clorivi\u00e8re, sous lequel il est uniquement connu aux \u00c9tats-Unis. Il fut ordonn\u00e9 pr\u00eatre au mois d\u2019ao\u00fbt 1812 et devint cur\u00e9 de Charleston. Lorsque, deux ans plus tard, l\u2019abb\u00e9 de Clorivi\u00e8re apprit la restauration des Bourbons, le chef royaliste se retrouva sous le pr\u00eatre, et il entonna avec enthousiasme dans son \u00e9glise un Te Deum d\u2019actions de gr\u00e2ces. En 1815, il se rendit en France, mais dans l\u2019unique but de liquider ce qui lui restait de sa fortune, afin d\u2019en rapporter le produit en Am\u00e9rique et de l\u2019employer tout entier \u00e0 l\u2019avantage de la religion.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9glise Toussaints est la chapelle de l&rsquo;ancien coll\u00e8gue j\u00e9suite du XVIIe si\u00e8cle, o\u00f9 Chateaubriand \u00e9tudia comme coll\u00e9gien \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2381,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[29,34,35],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/884"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=884"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/884\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4844,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/884\/revisions\/4844"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2381"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=884"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=884"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=884"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}