{"id":912,"date":"2020-07-04T20:09:21","date_gmt":"2020-07-04T18:09:21","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2020\/07\/04\/john-buchan-a-oxford-glasgow-londres-etc\/"},"modified":"2025-07-27T13:39:16","modified_gmt":"2025-07-27T11:39:16","slug":"john-buchan-a-oxford-glasgow-londres-etc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2020\/07\/04\/john-buchan-a-oxford-glasgow-londres-etc\/","title":{"rendered":"John BUCHAN \u00e0 Oxford, Glasgow, Londres, etc."},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2424\" aria-describedby=\"caption-attachment-2424\" style=\"width: 452px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2424\" title=\"Elsfield manor, pr\u00e8s d'Oxford (photo Wikipedia).\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/jpg_The_Manor__home_of_John_Buchan_-_geograph.org_.uk_-_65476.jpg\" alt=\"Elsfield manor, pr\u00e8s d'Oxford (photo Wikipedia).\" width=\"452\" height=\"605\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/jpg_The_Manor__home_of_John_Buchan_-_geograph.org_.uk_-_65476.jpg 452w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/jpg_The_Manor__home_of_John_Buchan_-_geograph.org_.uk_-_65476-224x300.jpg 224w\" sizes=\"(max-width: 452px) 94vw, 452px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2424\" class=\"wp-caption-text\">Elsfield manor, pr\u00e8s d&rsquo;Oxford (photo Wikipedia).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Buchan est un auteur de romans policiers et d&rsquo;aventures d\u00e9bordant d&rsquo;humanit\u00e9, que feraient bien de lire tous les romanciers et lecteurs qui se contentent de sc\u00e8nes d&rsquo;angoisses ressass\u00e9es et de dialogues psychologisants aussi vite lus qu&rsquo;oubli\u00e9s.<\/p>\n<p>Buchan, qui a vu du pays (la guerre, les responsabilit\u00e9s publiques, la vie dans diff\u00e9rents pays&#8230;) et est fondamentalement un homme de la campagne, d\u00e9crit comme rarement un auteur parvient \u00e0 le faire le rapport de l&rsquo;homme \u00e0 la nature et \u00e0 sa culture (un exemple parmi d&rsquo;autres : les pages consacr\u00e9es \u00e0 la campagne anglaise au d\u00e9but des <em>Trois otages<\/em> sont magnifiques). Lorsqu&rsquo;un sentiment de solitude, de doute, de paix ou de courage saisit un de ses personnages, c&rsquo;est un sentiment profond qui ne va pas durer et qui saisit aussi le lecteur. La mani\u00e8re dont les relations entre les personnes peuvent \u00e9voluer rapidement dans les romans de Buchan est aussi impressionnante. Il s&rsquo;agit souvent de \u00ab\u00a0simples citoyens\u00a0\u00bb qui se retrouvent confront\u00e9s seuls \u00e0 une organisation criminelle aux pouvoirs tentaculaires qui va transformer \u00e0 jamais leur vie et celle de leurs proches (<em>Les 39 marches, L&rsquo;\u00cele aux moutons&#8230;<\/em>). Tout cela m\u00eal\u00e9 \u00e0 des intrigues d&rsquo;espionnages, polici\u00e8res ou autres \u00e0 tenir en haleine tout lecteur normalement constitu\u00e9. Car Buchan sort de la m\u00eame terre \u00e9cossaise qu&rsquo;un <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/robert-louis-stevenson-a-paris-grez-et-dans-le-sud\/\">Stevenson<\/a> ou un Conan Doyle. Son h\u00e9ros principal, Richard Hannay, a inspir\u00e9 entre autres les personnages de Georges Smiley et de James Bond. Hannay et Smiley touchent aux profondeurs de l&rsquo;\u00eatre humain. Bond, quant \u00e0 lui, peut aller se rhabiller, il ne leur arrive pas aux chevilles.<\/p>\n<p>Buchan est n\u00e9 en 1875 \u00e0 Perth en Ecosse, au 20 York Place. Son p\u00e8re est pasteur et sa famille migre \u00e0 Pathhead-in-Fife (entre Dysart et Kirkcaldy, aujourd&rsquo;hui rattach\u00e9 \u00e0 Kirkcaldy ; les Buchan habitent The Manse, dans Smeaton Road &#8211; maison disparue depuis -, et John \u00e9tudie \u00e0 la Kirkcaldy High School) (1) puis Glasgow en 1888, o\u00f9 John int\u00e8gre la Hutcheson&rsquo;s Grammar School (dans Crown Street \u00e0 Gorbals, \u00e9cole d\u00e9molie depuis) et \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Glasgow en 1892.<br \/>\nC&rsquo;est l\u00e0 que, stimul\u00e9 par Gilbert Murray, un professeur de grec qui n&rsquo;a que dix ans de plus que lui, il d\u00e9couvre Hugo et Ibsen, Henry James, Swinburne et Descartes. Il \u00e9crit pour la revue de l&rsquo;universit\u00e9. On lui confie la n\u00e9crologie de <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/29\/robert-louis-stevenson-a-paris-grez-et-dans-le-sud\/\">Stevenson<\/a> en 1894.<\/p>\n<p>La famille habite la Villa Florence, 34 Queen Mary Avenue \u00e0 Crosshill entre 1888 et 1895, et passe ses vacances d&rsquo;\u00e9t\u00e9 dans la ferme des grands parents \u00e0 Broughton Green (une grande b\u00e2tisse blanche proche de l&rsquo;A701, au nord de Broughton). C&rsquo;est l\u00e0 que Buchan s&rsquo;impr\u00e8gne de la nature, une exp\u00e9rience \u00e0 vivre soi-m\u00eame en suivant le John Buchan Way qui relie aujourd&rsquo;hui Broughton \u00e0 Peeble, autre lieu de vie de membres de la famille de l&rsquo;\u00e9crivain. A Broughton, le <a href=\"http:\/\/www.johnbuchansociety.co.uk\">John Buchan Center<\/a> pr\u00e9sente des souvenirs de la famille Buchan.<\/p>\n<p>Sur le conseil de Murray, il part \u00e9tudier en 1895 au Brasenose College, \u00e0 Oxford, logeant dans la chambre 7 de l&rsquo;escalier 1 du Old Quad du College, puis 41 High Street. Il publie un premier roman.<\/p>\n<p>Ayant \u00e9chou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du prestigieux coll\u00e8ge All souls, il veut aller vers la vie active et choisit le m\u00e9tier d&rsquo;avocat. Il s&rsquo;installe \u00e0 Londres, 4 Brick Road puis 3 Temple Gardens.<\/p>\n<p>Il rencontre Lord Milner, qu&rsquo;il accompagne aussit\u00f4t en Afrique du Sud pendant plusieurs mois afin de \u00ab\u00a0reconstruire\u00a0\u00bb ce pays qui sort de la guerre.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s son mariage, Buchan habite Abden House, une villa gothique du Pollock Halls of Residence de l&rsquo;Universit\u00e9 d&rsquo;Edimbourg, puis au 6 Heriot Row. Il devient directeur de la maison d&rsquo;\u00e9dition Nelson.<\/p>\n<p>Le couple s&rsquo;installe \u00e0 Londres, 40 Hyde Park Square puis 13 Bryanston Street en 1910-12 (d\u00e9moli depuis), et 76 Portland Place (o\u00f9 il commence <em>Les 39 marches<\/em>, qui se d\u00e9roule en partie Portland Place et qu&rsquo;il ach\u00e8ve dans la maison de repos de St Cuby&rsquo;s \u00e0 North Foreland \u00e0 Broadstairs, autre lieu d&rsquo;inspiration du roman).<\/p>\n<p>En 1920, Buchan et sa femme Susan emm\u00e9nagent \u00e0 Elsfield Manor, non loin d&rsquo;Oxford.<\/p>\n<p><em>Note :<\/em><br \/>\n(1) : les \u00ab\u00a039 marches\u00a0\u00bb auraient \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9es par celles de l&rsquo;acc\u00e8s du ch\u00e2teau de Ravenscraig, menant \u00e0 la plage de Pathhead Beach.<\/p>\n<p><em>Sources :<\/em><br \/>\n<em>Scottish Storytrails: A Literary Landscape<\/em>, de William Steven,<br \/>\nAllan Foster, <em>The Literary Traveller in Scotland,<br \/>\nGuide to Literary London<\/em>, George Williams.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Buchan est un auteur de romans policiers et d&rsquo;aventures d\u00e9bordant d&rsquo;humanit\u00e9, que feraient bien de lire tous les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2424,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[52],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/912"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=912"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/912\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6870,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/912\/revisions\/6870"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2424"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=912"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=912"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=912"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}