{"id":927,"date":"2011-05-28T14:31:04","date_gmt":"2011-05-28T12:31:04","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2011\/05\/28\/maurice-sceve-a-lyon\/"},"modified":"2025-05-26T17:52:17","modified_gmt":"2025-05-26T15:52:17","slug":"maurice-sceve-a-lyon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2011\/05\/28\/maurice-sceve-a-lyon\/","title":{"rendered":"Maurice SC\u00c8VE \u00e0 Lyon"},"content":{"rendered":"<p>Maurice Sc\u00e8ve, figure de proue de la po\u00e9sie du d\u00e9but de la Renaissance, est n\u00e9 \u00e0 Lyon probablement en 1501-1502 et y est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 vers 1564. Si l&#8217;on conna\u00eet son &#339;uvre, en particulier la plus repr\u00e9sentative \u00ab\u00a0D\u00e9lie objet de la plus haute vertu\u00a0\u00bb, on conna\u00eet moins la vie qu&#8217;il a men\u00e9e.<\/p>\n<p>C&#8217;est un homme ambivalent, qui sera par exemple choisi en septembre 1548 pour organiser l&#8217;entr\u00e9e solennelle \u00e0 Lyon du roi Henri II et de son \u00e9pouse Catherine de M\u00e9dicis. Il part faire des recherches en Avignon o\u00f9 il se persuadera d&#8217;avoir d\u00e9couvert en 1533 le tombeau de Laure, l&#8217;\u00e9g\u00e9rie du po\u00e8te P\u00e9trarque. <img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-2443\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Maurice-Sceve_2.jpg\" alt=\"Maurice-Sceve_2.jpg\" align=\"right\" width=\"135\" height=\"149\" \/>Mais il n&#8217;en recherche pas pour autant les honneurs comme il aurait pu y pr\u00e9tendre, de part son prestige personnel et la haute position de sa famille \u00e0 Lyon[[Son p\u00e8re est juge-mage (en g\u00e9n\u00e9ral, un juge d&#8217;appel assistant du S\u00e9n\u00e9chal), son fr\u00e8re Guillaume fait partie de l&#8217;\u00e9lite lyonnaise.]], fait souvent de longues retraites et signe rarement ses &#339;uvres. Par exemple, en 1547, il publie de fa\u00e7on anonyme \u00ab\u00a0Saulsaye, \u00e9glogue de la vie solitaire\u00a0\u00bb, long po\u00e8me inspir\u00e9 de P\u00e9trarque o\u00f9, \u00e0 travers deux personnages Antire et Philerme, il aime \u00e0 \u00e9voquer la solitude et les vertus de la retraite spirituelle.<\/p>\n<p>Il ne quittera gu\u00e8re sa bonne ville de Lyon au cours de sa vie. Il habita la rue Saint-Jean, c&#339;ur du Vieux-Lyon, au num\u00e9ro 11 dans la partie situ\u00e9e entre la cath\u00e9drale et le Palais de justice. Il poss\u00e9dait aussi une r\u00e9sidence sur la Presqu&#8217;\u00eele, o\u00f9 l&#8217;on trouve encore aujourd&#8217;hui \u00ab\u00a0la cour Maurice Sc\u00e8ve\u00a0\u00bb, cour int\u00e9rieure situ\u00e9e dans une traboule entre le num\u00e9ro 2 de la rue des Forces et la rue de la Poulaillerie.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2444\" aria-describedby=\"caption-attachment-2444\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2444\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Cour_Sceve_014_500.jpg\" alt=\"La cour Maurice Sc\u00e8ve (ph. C. Broussas)\" title=\"La cour Maurice Sc\u00e8ve (ph. C. Broussas)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"530\" height=\"405\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Cour_Sceve_014_500.jpg 530w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Cour_Sceve_014_500-300x229.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 530px) 94vw, 530px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2444\" class=\"wp-caption-text\">La cour Maurice Sc\u00e8ve (ph. C. Broussas)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Maurice Sc\u00e8ve est surtout connu comme le chef de file de \u00ab\u00a0L&#8217;\u00c9cole lyonnaise\u00a0\u00bb, mais elle constitue plus un groupe d&#8217;affinit\u00e9s qu&#8217;une doctrine structur\u00e9e autour de th\u00e8mes f\u00e9d\u00e9rateurs.  Il regroupe en particulier autour de lui les deux po\u00e9tesses lyonnaises Louise Lab\u00e9 \u00ab\u00a0la belle cordi\u00e8re\u00a0\u00bb, et Pernette du Guillet, son \u00e9g\u00e9rie qui lui a inspir\u00e9 son po\u00e8me le plus c\u00e9l\u00e8bre et D\u00e9lie son h\u00e9ro\u00efne. Disciples auxquels on peut ajouter Pontus de Tyard originaire de la r\u00e9gion et membre de La Pl\u00e9iade, son cousin Guillaume de Choul ainsi que Antoine H\u00e9ro\u00ebt. Sa renomm\u00e9e po\u00e9tique va \u00e9clater quand il remporte en 1635 &#8216;Le concours des blasons&#8217;[[Le blason est une forme de po\u00e8me tr\u00e8s pris\u00e9e au XVIe si\u00e8cle, souvent \u00e0 rimes plates, qui en g\u00e9n\u00e9ral fait l&#8217;\u00e9loge du corps f\u00e9minin]] initi\u00e9 par Cl\u00e9ment Marot, avec un po\u00e8me intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le blason du sourcil\u00a0\u00bb. Il recevra la palme d\u00e9cern\u00e9e par la duchesse de Ferrare, Ren\u00e9e de France, pour ce po\u00e8me dont voici un bref extrait\u00a0: <\/p>\n<poesie>\u00ab\u00a0\u00d4 sourcil brun, sous tes noires t\u00e9n\u00e8bres<br \/>\nJ&#8217;ensevelis en d\u00e9sirs trop fun\u00e8bres<br \/>\nMa libert\u00e9 et ma dolente vie,<br \/>\nQui doucement pour toi me fut ravie.\u00a0\u00bb<\/poesie>\n<p>Son inspiration se nourrit de Platon et de P\u00e9trarque mais aussi de Cl\u00e9ment Marot, de Dante et des po\u00e8tes de &#8216;Dolce Stil Novo&#8217;[[Courant po\u00e9tique italien cr\u00e9\u00e9 par Dante qui l&#8217;appelle ainsi dans le 24e chant de son \u00ab\u00a0Purgatoire\u00a0\u00bb de la Divine com\u00e9die. Il sera port\u00e9 \u00e0 son apog\u00e9e par Guido Guinizzelli et Guido Cavalcanti.]]. Sa po\u00e9sie se r\u00e9f\u00e8re aussi aux th\u00e8mes bibliques, comme dans sa derni\u00e8re &#339;uvre \u00ab\u00a0Microcosme\u00a0\u00bb, vaste \u00e9pop\u00e9e de l&#8217;histoire humaine depuis la Cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Son &#339;uvre ma\u00eetresse publi\u00e9e en 1544, \u00ab\u00a0D\u00e9lie objet de la plus haute vertu\u00a0\u00bb, premier cycle amoureux de la Renaissance fran\u00e7aise, lui a \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9e par son \u00e9l\u00e8ve et \u00e9g\u00e9rie Pernette du Guillet qu&#8217;il a rencontr\u00e9 en 1536. Leur amour contrari\u00e9 par les parents de la jeune fille s&#8217;exprima \u00e0 travers cette symphonie po\u00e9tique aux accents \u00e9piques \u00e0 laquelle elle r\u00e9pondra par des po\u00e8mes intitul\u00e9s \u00ab\u00a0Les Rymes\u00a0\u00bb. Mais Pernette du Guillet mourra tr\u00e8s jeune \u00e0 25 ans en 1545 et Maurice Sc\u00e8ve \u00e9crira alors une \u00e9pitaphe aux \u00ab\u00a0Rymes\u00a0\u00bb qui finit ainsi\u00a0: <\/p>\n<poesie>\u00ab\u00a0L&#8217;heureuse cendre autrefois compos\u00e9e<br \/>\nEn un corps chaste, o\u00f9 vertu reposa,<br \/>\nEst en ce lieu, par les Gr\u00e2ces pos\u00e9e,<br \/>\nParmi ses os, que beaut\u00e9 composa.\u00a0\u00bb<\/poesie>\n<p>\u00ab\u00a0D\u00e9lie\u00a0\u00bb est un long recueil po\u00e9tique de 449 dizains s\u00e9par\u00e9s par des embl\u00e8mes, avec gravure entour\u00e9e<figure id=\"attachment_2445\" aria-describedby=\"caption-attachment-2445\" style=\"width: 124px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-2445\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_MS_exemple_d_embleme.jpg\" alt=\"Exemple d'embl\u00e8me\" title=\"Exemple d'embl\u00e8me\" class=\"caption\" align=\"left\" width=\"124\" height=\"125\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2445\" class=\"wp-caption-text\">Exemple d&#8217;embl\u00e8me<\/figcaption><\/figure> d&#8217;un motto[[Dizain : pi\u00e8ce po\u00e9tique de 10 vers &#8211; Embl\u00e8me : gravure symbolique &#8211; Motto : devise illustrant un th\u00e8me, une gravure contenue dans un cadre g\u00e9om\u00e9trique.]]. Chaque embl\u00e8me donne son th\u00e8me au premier de la s\u00e9rie des neuf dizains. Son style, \u00e0 la fois enlev\u00e9 et pr\u00e9cieux, qu&#8217;on a parfois qualifi\u00e9 d&#8217;herm\u00e9tique[[Les symbolistes et St\u00e9phane Mallarm\u00e9 ont largement contribu\u00e9s \u00e0 tirer Maurice Sc\u00e8ve de l&#8217;oubli.]], est dans la droite ligne des troubadours et de l&#8217;amour courtois mais sans la s\u00e9cheresse lyrique des madrigaux de la p\u00e9riode m\u00e9di\u00e9vale, avec une grande ind\u00e9pendance et libert\u00e9 d&#8217;\u00e9criture. Les \u00ab\u00a0fulgurances\u00a0\u00bb de Maurice Sc\u00e8ve, ses images contrast\u00e9es sont aussi la symbolisation de l&#8217;amour id\u00e9alis\u00e9, traduction des tensions entre spiritualit\u00e9 et d\u00e9sir, esprit et mati\u00e8re.[[Virginie Minet-Mahy, \u00ab\u00a0L&#8217;automne des images. Pragmatique de la langue figur\u00e9e chez Chastelain, Villon et Maurice Sc\u00e8ve\u00a0\u00bb, \u00e9ditions Champion, biblioth\u00e8que du XV\u00e8me si\u00e8cle, 2009, isbn 978-2-7453-1849-9.]]\u00a0<figure id=\"attachment_2446\" aria-describedby=\"caption-attachment-2446\" style=\"width: 123px\" class=\"wp-caption alignright\"><img loading=\"lazy\" class=\" alignright size-full wp-image-2446\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Ms_exemple_d_embleme2.jpg\" alt=\"Exemple d'embl\u00e8me\" title=\"Exemple d'embl\u00e8me\" class=\"caption\" align=\"right\" width=\"123\" height=\"125\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2446\" class=\"wp-caption-text\">Exemple d&#8217;embl\u00e8me<\/figcaption><\/figure><\/p>\n<p>Autant de dizins d\u00e9di\u00e9s \u00e0 l&#8217;amour qu&#8217;il porte \u00e0 Pernette-D\u00e9lie, exprimant tant\u00f4t la joie, l&#8217;esp\u00e9rance, tant\u00f4t les regrets, l&#8217;amertume et sa douleur, comme dans ce quatrain\u00a0: <\/p>\n<poesie>\u00ab La mort, seul bien des tristes afflig\u00e9s,<br \/>\nTant je l&#8217;aimai, qu&#8217;en elle encor je vis\u00a0:<br \/>\nEt tant la vis, que, malgr\u00e9 moi, je l&#8217;aime.<br \/>\nLe sens, et l&#8217;\u00e2me y furent tant ravis,<br \/>\nQue par l&#8217;&#338;il faut que le c&#339;ur la d\u00e9saime. \u00bb<\/poesie>\n<p>Mais c&#8217;est aussi un homme qui trouve assez de forces en lui pour surmonter cette douleur et qui \u00e9crira dans \u00ab\u00a0Microcosme\u00a0\u00bb sa derni\u00e8re &#339;uvre\u00a0: \u00ab Contre l&rsquo;adversit\u00e9 se prouve l&rsquo;homme fort. \u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\" alignleft size-full wp-image-2447\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Maurice_Sceve.jpg\" alt=\"Maurice_Sceve.jpg\" align=\"left\" width=\"242\" height=\"329\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Maurice_Sceve.jpg 242w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Maurice_Sceve-221x300.jpg 221w\" sizes=\"(max-width: 242px) 94vw, 242px\" \/><strong>Bibliographie\u00a0<\/strong><br \/>\n&#8211; 1535\u00a0: <em>La D\u00e9plorable Fin de Flamete<\/em> d&#8217;apr\u00e8s un roman espagnol tir\u00e9 lui-m\u00eame du Fiammetta de Boccace)<br \/>\n&#8211; 1536\u00a0: <em>Cinq blasons\u00a0: Le Sourcil, La Larme, Le font, La Gorge et Le Soupir<\/em><br \/>\n&#8211; 1536\u00a0: <em>\u00c9glogue sur le trespas de Monseigneur le Dauphin<\/em>, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Arion\u00a0\u00bb, compos\u00e9 aussi de 5 \u00e9pigrammes et de deux huitains en fran\u00e7ais (ouvrage paru sous la direction d&#8217;Etienne Dolet)<br \/>\n&#8211; 1544\u00a0: <em>D\u00e9lie objet de plus haute vertu<\/em>, inspir\u00e9 par la po\u00e9tesse Pernette du Guillet<br \/>\n&#8211; 1545\u00a0: \u00c9pitaphe pour \u00ab\u00a0Les Rymes de gentile et vertueuse dame Pernette du Guillet\u00a0\u00bb<br \/>\n&#8211; 1547\u00a0: <em>La Saulsaye<\/em>, po\u00e8me pastoral, \u00e9glogue de la vie solitaire<br \/>\n&#8211; 1555\u00a0: <em>Escriz de divers po\u00e8tes \u00e0 la louange de Louize Lab\u00e9, Lionnoize<\/em>, hommage rendu \u00e0 la lyonnaise Louise Lab\u00e9, avec Olivier de Magny et Jean-Antoine du Ba\u00eff<br \/>\n&#8211; 1562\u00a0: <em>Microcosme<\/em><\/p>\n<p><strong>Quelques r\u00e9f\u00e9rences<\/strong><br \/>\n&#8211; Maurice Sceve <em>D\u00e9lie<\/em>, \u00c9ditions Gallimard, Collection Po\u00e9sie, 1984<br \/>\n&#8211; Paul\u00a0Ardouin, <em>Devises Et Embl\u00e8mes d&rsquo;amour dans La \u00ab\u00a0D\u00e9lie\u00a0\u00bb De Maurice Sc\u00e8ve<\/em>, \u00e9ditions Librairie AG. Nizet, 1987, 315 pages<br \/>\n&#8211; Autres fiches \u00e0 consulter\u00a0: Louise Lab\u00e9, Stendhal \u00e0 Lyon, Rousseau \u00e0 Lyon<\/p>\n<p><strong>christian.broussas (at) orange.fr<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_2448\" aria-describedby=\"caption-attachment-2448\" style=\"width: 430px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2448\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Cour_Sceve_013_40.jpg\" alt=\"La cour Maurice Sc\u00e8ve (ph. C. Broussas)\" title=\"La cour Maurice Sc\u00e8ve (ph. C. Broussas)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"430\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Cour_Sceve_013_40.jpg 430w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Cour_Sceve_013_40-300x230.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 430px) 94vw, 430px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2448\" class=\"wp-caption-text\">La cour Maurice Sc\u00e8ve (ph. C. Broussas)<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_2449\" aria-describedby=\"caption-attachment-2449\" style=\"width: 380px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-2449\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Chamarier_006_500.jpg\" alt=\"La maison du Chamarier, situ\u00e9e rue Saint-jean, tout pr\u00e8s de son immeuble et que Maurice Sc\u00e8ve fr\u00e9quentait (ph. Christian Broussas)\" title=\"La maison du Chamarier, situ\u00e9e rue Saint-jean, tout pr\u00e8s de son immeuble et que Maurice Sc\u00e8ve fr\u00e9quentait (ph. Christian Broussas)\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"380\" height=\"497\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Chamarier_006_500.jpg 380w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2011\/05\/jpg_Chamarier_006_500-229x300.jpg 229w\" sizes=\"(max-width: 380px) 94vw, 380px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2449\" class=\"wp-caption-text\">La maison du Chamarier, situ\u00e9e rue Saint-jean, tout pr\u00e8s de son immeuble et que Maurice Sc\u00e8ve fr\u00e9quentait (ph. Christian Broussas)<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Maurice Sc\u00e8ve, figure de proue de la po\u00e9sie du d\u00e9but de la Renaissance, est n\u00e9 \u00e0 Lyon probablement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":16,"featured_media":2443,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/927"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/16"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=927"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/927\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6667,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/927\/revisions\/6667"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2443"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=927"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=927"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=927"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}