{"id":94,"date":"2003-08-19T22:45:30","date_gmt":"2003-08-19T20:45:30","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo-5\/"},"modified":"2025-08-13T10:57:20","modified_gmt":"2025-08-13T08:57:20","slug":"victor-hugo-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo-5\/","title":{"rendered":"Victor HUGO \u00e0 Paris"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1300\" aria-describedby=\"caption-attachment-1300\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1300\" title=\"30 rue du Dragon.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_hugo3.jpg\" alt=\"30 rue du Dragon.\" width=\"310\" height=\"410\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_hugo3.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_hugo3-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1300\" class=\"wp-caption-text\">30 rue du Dragon.<\/figcaption><\/figure>\n<div align=\"right\"><b><i><br \/>\n\u00ab\u00a0Sitting among old armour, and old tapestry, and old coffers, and grim old chairs and tables, and old Canopies of state from old palaces, and old golden lions going to play at skittles with ponderous old golden balls, [the Hugos] made a most romantic show, and looked like a chapter out of one of his own books\u00a0\u00bb (<em>\u00ab\u00a0Assis au milieu de vieilles armures, de vieilles tapisseries, de vieux coffres, de vieilles chaises et tables sinistres, de vieux dais venus d&rsquo;antiques palais, et de vieux lions jouant aux quilles avec de vieilles balles lourdes et dor\u00e9es, [les Hugos] pr\u00e9sentaient un tableau des plus romantiques et semblaient sortis d&rsquo;un de ses propres romans\u00a0\u00bb).<\/em><\/i><br \/>\nCharles Dickens, lettre \u00e0 Lady Blessington du 27 janvier 1847,<br \/>\napr\u00e8s sa visite chez les Hugo place Royale (place des Vosges).<\/b><\/div>\n<p>Hugo \u00e0 Paris ? Encore un autre pour qui la vie parisienne est une histoire de d\u00e9m\u00e9nagements (une vingtaine : Balzac et Colette sont battus, mais pas Baudelaire).<\/p>\n<p>Mais Hugo, qu&rsquo;il \u00e9crive, aime, dessine, voyage ou habite, fait tout dans la d\u00e9mesure. Lorsqu&rsquo;il emm\u00e9nage dans un nouveau quartier, il le parcourt de long en large, et \u00e7a l&rsquo;inspire comme&#8230; \u00e7a inspire Dickens marchant dans Londres.<\/p>\n<p>Hugo se nourrit de Paris et la ville le lui rend bien.<\/p>\n<p>Il ne sauve pas la capitale des projets du baron Haussmann (il n&rsquo;est pas vraiment en odeur de saintet\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque et se trouve exil\u00e9), mais, par son roman \u00e9ponyme, il contribue au sauvetage de Notre-Dame et, jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de sa vie, il sera de nombreux autres combats pour la sauvegarde du patrimoine de la ville.<\/p>\n<p>Voici, en gros, par quels chemins il d\u00e9couvre Paris :<\/p>\n<p>&#8211; Apr\u00e8s avoir suivi ses sept premi\u00e8res ann\u00e9es son g\u00e9n\u00e9ral de p\u00e8re par monts et par vaux &#8211; un port d&rsquo;attache \u00e9tant tout de m\u00eame le 24 rue de Clichy entre 1804 et 1807 -, Victor et le reste de la famille vivent de 1808 \u00e0 1813 dans une d\u00e9pendance du couvent des Feuillantines. Supprim\u00e9 \u00e0 la R\u00e9volution, le couvent se trouvait entre le 8 et le 12 rue des Feuillantines (ex-impasse).<br \/>\n&#8211; Jusqu&rsquo;\u00e0 juin 1814, Madame Hugo et ses trois fils demeurent 2 rue des Vieilles Tuileries (aujourd&rsquo;hui 44 rue du Cherche-Midi).<br \/>\n&#8211; Le g\u00e9n\u00e9ral Hugo parvient \u00e0 placer ensuite Eug\u00e8ne et Victor chez leur tante, puis, d\u00e9but 1815, \u00e0 la pension Cordier, 41 rue Sainte-Marguerite (\u00e0 l&#8217;emplacement de la rue Gozlin). De l\u00e0, ils se rendent quotidiennement au lyc\u00e9e Louis-le-Grand.<br \/>\nEn 1818, le jugement en divorce les confie \u00e0 la garde de leur m\u00e8re, qu&rsquo;ils retrouvent 18 rue des Petits-Augustins (devenue rue Bonaparte) o\u00f9 ils vivent ensemble jusqu&rsquo;en 1821.<br \/>\n&#8211; Apr\u00e8s un passage 10 rue de M\u00e9zi\u00e8res en 1821-22, Victor emm\u00e9nage au 4\u00e8me \u00e9tage du 30 rue du Dragon. Il vient de perdre sa m\u00e8re et a publi\u00e9 son <em>Mo\u00efse sur le Nil<\/em>. Une pension de 1000 francs octroy\u00e9e par Louis XVIII lui permet d&rsquo;envisager d&rsquo;\u00e9pouser Ad\u00e8le Foucher (qui habite alors chez ses parents, non loin, 37 rue du Cherche-Midi), ce qu&rsquo;il fait l&rsquo;ann\u00e9e suivante.<\/p>\n<p>Entre 1818 et 22, il compose les <em>Odes et ballades<\/em>, qui font dire \u00e0 Chateaubriand qu&rsquo;il est un \u00ab\u00a0enfant sublime\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le quartier Dragon-M\u00e9zi\u00e8res-Cherche-Midi et Notre-Dame-des-Champs est un des pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de Hugo (qui habite le 39 rue du Cherche-Midi en 1822-24).<br \/>\n&#8211; Il vit rue de Vaugirard de 1824 \u00e0 1827 (la demeure a disparu avec le percement de la rue de Rennes) et 11 rue Notre-Dame-des-Champs (actuellement entre le 23 et le 35, dans la portion supprim\u00e9e par le creusement du bd Raspail &#8211; d\u00e9cid\u00e9ment, Haussmann lui en veut !), de 1827 \u00e0 1830.<\/p>\n<p>L\u00e0 sont con\u00e7us <em>Hernani<\/em> et les <em>Orientales<\/em>. Sainte-Beuve demeure tout pr\u00e8s, 19 rue Notre-Dame-des-Champs entre 1828 et 1830, et le c\u0153ur d&rsquo;Ad\u00e8le se partage entre Victor et Charles-Augustin.<br \/>\n&#8211; Les Hugo habitent ensuite le second \u00e9tage du 9 rue Jean-Goujon, jusqu&rsquo;\u00e0 leur installation, en 1832, 6 place des Vosges, alors place Royale (pr\u00e8s de Th\u00e9ophile Gautier qui habite n\u00b08). C&rsquo;est l&rsquo;h\u00f4tel qu&rsquo;a occup\u00e9 Marion de Lorme entre 1640 et 1648. Il y a de quoi vous inspirer !<\/p>\n<p>Cette maison devient en 1903 le mus\u00e9e Victor Hugo, pauvrement meubl\u00e9 aujourd&rsquo;hui car les Hugo ont laiss\u00e9 derri\u00e8re eux tous leurs biens lors de leur exil en 1852 \u00e0 Jersey et Guernesey.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9crivain y re\u00e7oit ses amis et disciples assis sur un divan surmont\u00e9 d&rsquo;un dais dor\u00e9 provenant de la Kasbah d&rsquo;Alger.<br \/>\n&#8211; Il installe Juliette Drouet 14 rue Sainte-Anastase en 1836, non loin de la place Royale (puis 12 rue Sainte-Anastase en 1845). Ils se sont rencontr\u00e9s en janvier lors des r\u00e9p\u00e9titions de Lucr\u00e8ce Borgia, dans laquelle Juliette tient un petit r\u00f4le. Ils sont devenus amants en f\u00e9vrier, et c&rsquo;est parti pour cinquante ans et dix-sept mille lettres d&rsquo;amour. Dans les diff\u00e9rents quartiers de Paris, \u00e0 Guernesey et ailleurs, Juliette habitera dor\u00e9navant dans un rayon de 200 \u00e0 500 m\u00e8tres de son \u00e9crivain pr\u00e9f\u00e9r\u00e9.<br \/>\n&#8211; C&rsquo;est 37 rue de la Tour-d&rsquo;Auvergne que les Hugo trouvent refuge apr\u00e8s les journ\u00e9es de juin 1848 et apr\u00e8s une halte 5 rue de l&rsquo;Isly entre juillet et octobre 1848. Ils y demeurent jusqu&rsquo;en 1851.<br \/>\n&#8211; Le 2 d\u00e9cembre 1851, apr\u00e8s le coup d&rsquo;Etat, Hugo retrouve Arago et d&rsquo;autres r\u00e9publicains 70 rue Blanche, chez la baronne Coppens. Tr\u00e8s vite, c&rsquo;est l&rsquo;exil \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2014\/01\/11\/victor-hugo-a-bruxelles\/\">Bruxelles<\/a> puis \u00e0 Jersey, puis \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo-3\/\">Guernesey<\/a>.<br \/>\n&#8211; De retour d&rsquo;exil en 1870, il est d&rsquo;abord log\u00e9 5 avenue Frochot, chez Paul Meurice, puis 66 rue de La Rochefoucauld en 1871-72 (Juliette habite alors en face, 55 rue Pigalle, et Victor vit chez elle d\u00e9but 1874), puis 5 avenue des Sycomores en 1873, puis 21 rue de Clichy, entre 1874 et 1878.<br \/>\n&#8211; Sa derni\u00e8re demeure est le 120 av. Victor Hugo (anciennement 130 avenue d&rsquo;Eylau), \u00e0 partir de 1881. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il d\u00e9c\u00e8de le 22 mai 1885, alors que l&rsquo;orage gronde dehors (ce sera \u00e9galement au beau milieu d&rsquo;une temp\u00eate que Paul Val\u00e9ry, \u00e0 quelques rues de l\u00e0, s&rsquo;envolera vers les cieux en 1945. C&rsquo;est une tradition dans le quartier). La maison a depuis disparu.<br \/>\n&#8211; C&rsquo;est pour Hugo que le Panth\u00e9on, tour \u00e0 tour \u00e9glise puis tombeau des grands hommes, puis \u00e9glise, etc. retrouve d\u00e9finitivement la vocation que lui ont attribu\u00e9e les r\u00e9volutionnaires de 1791.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>Voyez nos pages sur Hugo \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo\/\">Villequier<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo-3\/\">Guernesey<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2014\/01\/11\/victor-hugo-a-bruxelles\/\">Bruxelles<\/a>, <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo-4\/\">Saint-Prix<\/a> et <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/victor-hugo-2\/\">Bi\u00e8vres<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><\/p>\n<p>Pour visiter le Paris des Hugo, venez <a href=\"http:\/\/www.victorhugo2002.culture.fr\/culture\/celebrations\/hugo\/fr\/paris1.htm\">ici<\/a>.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Aux alentours de Paris, le po\u00e8te-romancier-auteur dramatique-homme politique a aussi s\u00e9journ\u00e9 \u00e0 Dreux (16 rue Godeau) en 1821, \u00e0 Fourqueux (39 ou 57 rue Saint-Nom) en 1836, \u00e0 Gentilly (l&#8217;emplacement de la maison habit\u00e9e en 1822 et 1823 par Hugo est maintenant occup\u00e9 par un square sur l&rsquo;avenue Raspail), \u00e0 Houdan (54 rue Victor-R\u00e9ant, chez son ami Saint-Valry), \u00e0 Montfort-l&rsquo;Amaury (9 rue de la Treille, toujours chez Saint-Valry), en particulier en 1825,&#8230;<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<em>Victor Hugo<\/em>, Jean-Marc Hovasse, Fayard.<br \/>\n<em>Victor Hugo<\/em>, Alain Decaux, Perrin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Sitting among old armour, and old tapestry, and old coffers, and grim old chairs and tables, and old [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1300,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[18,31],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/94"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=94"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/94\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6951,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/94\/revisions\/6951"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1300"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=94"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=94"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=94"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}