{"id":96,"date":"2003-08-19T22:48:01","date_gmt":"2003-08-19T20:48:01","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/joris-karl-huysmans\/"},"modified":"2025-09-14T19:40:26","modified_gmt":"2025-09-14T17:40:26","slug":"joris-karl-huysmans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/joris-karl-huysmans\/","title":{"rendered":"Joris-Karl HUYSMANS \u00e0 Paris, Ligug\u00e9, Fontenay"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1302\" aria-describedby=\"caption-attachment-1302\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1302\" title=\"31 rue Saint-Placide \u00e0 Paris.\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_huysma-2.jpg\" alt=\"31 rue Saint-Placide \u00e0 Paris.\" width=\"310\" height=\"410\" align=\"middle\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_huysma-2.jpg 310w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_huysma-2-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 310px) 94vw, 310px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1302\" class=\"wp-caption-text\">31 rue Saint-Placide \u00e0 Paris.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Ce sera le four le plus dr\u00f4le de l&rsquo;ann\u00e9e, mais je m&rsquo;en moque. \u00c7a ne ressemblera \u00e0 rien et j&rsquo;aurai dit ce que j&rsquo;avais \u00e0 dire.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\nJ.-K. Huysmans en 1884, au sujet de <em>\u00c0 Rebours<\/em>.<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Quoi qu&rsquo;il tent\u00e2t, un immense ennui l&rsquo;opprimait.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<em>\u00c0 Rebours<\/em>, J.-K. Huysmans, 1884.<\/p>\n<p>Non, non, il parle bien du duc Jean des Esseintes, triste h\u00e9ros du r\u00e9cit, et non pas du lecteur.<br \/>\nQuoique&#8230; le roman qui a enthousiasm\u00e9 Bloy et Barbey d&rsquo;Aurevilly (mais refroidi Zola) transmet sans peine \u00e0 ceux qui le lisent la d\u00e9prime et les angoisses du solitaire des Esseintes.<br \/>\nIl faut bien du moral au lecteur pour se voir d\u00e9crire, pendant quatre cents pages, les pr\u00e9f\u00e9rences du h\u00e9ros en mati\u00e8re de jardinage, ameublement, lecture, gastronomie, religion, et de multiples autres activit\u00e9s par la pratique desquelles il voudrait se distraire du n\u00e9ant. Des Esseintes, c&rsquo;est en partie Robert de Montesquiou (auquel Proust empruntera aussi les traits de Monsieur de Charlus), en partie Huysmans lui-m\u00eame, en partie beaucoup de monde. Rien ne l&rsquo;aide \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 la haine du si\u00e8cle et au d\u00e9go\u00fbt de soi-m\u00eame.<br \/>\nIl y aurait bien une chose : la cr\u00e9ation litt\u00e9raire, mais des Esseintes n&rsquo;a pas la force qui sauve Huysmans et qui conduira ce dernier encore plus loin : entre \u00ab\u00a0la bouche d&rsquo;un pistolet ou les pieds de la croix\u00a0\u00bb que lui propose Barbey apr\u00e8s la lecture de <em>\u00c0 Rebours<\/em>, Huysmans choisira les pieds de la croix.<\/p>\n<p>Avant de hanter les monast\u00e8res o\u00f9 il trouvera r\u00e9ponse \u00e0 ses angoisses, il est un grand voyageur parisien :<br \/>\n&#8211; il na\u00eet le 5 f\u00e9vrier 1848 11 (aujourd&rsquo;hui 9) rue Suger \u00e0 Paris.<br \/>\n&#8211; La famille emm\u00e9nage rapidement 38 rue Saint-Sulpice. C&rsquo;est l\u00e0 que son p\u00e8re, peintre miniaturiste, meurt en 1856. Le futur \u00e9crivain entre \u00e0 l&rsquo;Institution Hortus, 94 (aujourd&rsquo;hui 104) rue du Bac, et s&rsquo;installe avec sa m\u00e8re chez ses grands-parents maternels, au premier \u00e9tage de l&rsquo;ancien monast\u00e8re du 11 rue de S\u00e8vres.<br \/>\n&#8211; en 1871, il emm\u00e9nage 114 rue de Vaugirard, puis 73 rue du Cherche-Midi.<br \/>\n&#8211; la mort de sa m\u00e8re en 1876 le pousse \u00e0 rejoindre la demeure de la rue de S\u00e8vres -d\u00e9molie pendant la Commune puis reconstruite-, o\u00f9 il prend en charge le devenir de ses deux demi-soeurs tout en rassemblant r\u00e9guli\u00e8rement, dans son petit appartement du cinqui\u00e8me \u00e9tage qu&rsquo;il appelle \u00ab\u00a0la lanterne\u00a0\u00bb, ses amis Villiers de L&rsquo;Isle-Adam, Barbey, Mallarm\u00e9&#8230;<\/p>\n<p>La publication de <em>Marthe, histoire d&rsquo;une fille<\/em>, lui gagne l&rsquo;inimiti\u00e9 des d\u00e9fenseurs des bonnes m\u0153urs et l&rsquo;estime de Zola, qui l&rsquo;invite \u00e0 se joindre \u00e0 Alexis, C\u00e9ard, Hennique et Maupassant.<\/p>\n<p>Le 16 avril 1877, ces derniers et Huysmans invitent Zola, Flaubert et Edmond de Goncourt \u00e0 un d\u00eener chez Trapp, qui fera date dans l&rsquo;histoire du naturalisme, avant la publication des <em>Soir\u00e9es de M\u00e9dan<\/em> trois ans plus tard.<br \/>\n&#8211; en juillet 1881, il fait un s\u00e9jour de repos \u00e0 Fontenay-aux-Roses, dans une maison situ\u00e9e 3 rue des Ecoles, maintenant disparue, alors une partie des communs du ch\u00e2teau du m\u00e9decin de Louis XIV.<br \/>\n&#8211; comme aboutissement \u00e0 de nombreux passages effectu\u00e9s d\u00e8s 1891 dans des monast\u00e8res (La Salette, la Grande Chartreuse, Igny -d\u00e9truit en 1918-, Ligug\u00e9, Saint-Wandrille, Fiancey, Solesmes,&#8230;), sa retraite venue apr\u00e8s trente et un an de service au minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur, il fait construire en 1898 une maison pr\u00e8s du monast\u00e8re de Ligug\u00e9, avec le r\u00eave d&rsquo;y cr\u00e9er un petit phalanst\u00e8re. Mais il doit quitter l&rsquo;endroit en 1901, apr\u00e8s le d\u00e9part des moines.<br \/>\n&#8211; Il vit ensuite \u00e0 nouveau \u00e0 Paris, 20 rue Monsieur, puis 60 rue de Babylone et enfin 31 rue Saint-Placide, o\u00f9 il d\u00e9c\u00e8de d&rsquo;un cancer en 1907.<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><br \/>\nHuysmans a \u00e9galement s\u00e9journ\u00e9 au ch\u00e2teau de Lourps, \u00e0 6 km de Provins, en 1881 et pendant les \u00e9t\u00e9s 1884 et 1885 (il y re\u00e7oit alors L\u00e9on Bloy).<br \/>\nCe ch\u00e2teau a fourni le d\u00e9cor de l&rsquo;ouverture de <em>\u00c0 Rebours<\/em> et de <em>En Rade<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><br \/>\nLa soci\u00e9t\u00e9 J.-K. Huysmans<\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\nDans le voisinage proche des adresses parisiennes de Huysmans :<br \/>\n&#8211; Barbey d&rsquo;Aurevilly et L\u00e9on Bloy rue Rousselet,<br \/>\n&#8211; Andr\u00e9 Gide 1 bis rue Vaneau,<br \/>\n&#8211; Francis Scott Fitzgerald, rue de Vaugirard,<br \/>\n&#8211; Hemingway et Renan, rue F\u00e9rou,<br \/>\n&#8211; Aragon, rue de Varenne.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<em>Itin\u00e9raire de J.-K. Huysmans<\/em>. Article de Raymond L\u00e9cuyer dans <em>Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques<\/em>, tome I, Editions de l&rsquo;Illustration. Raymond L\u00e9cuyer et Paul-Emile Cadilhac.<br \/>\n<em>Le Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 J.-K. Huysmans<\/em> peut \u00eatre demand\u00e9 aupr\u00e8s de la soci\u00e9t\u00e9 J.-K. Huysmans.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Ce sera le four le plus dr\u00f4le de l&rsquo;ann\u00e9e, mais je m&rsquo;en moque. \u00c7a ne ressemblera \u00e0 rien [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1302,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[40,20],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=96"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7030,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/96\/revisions\/7030"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1302"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=96"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=96"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=96"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}