{"id":97,"date":"2003-08-19T22:49:09","date_gmt":"2003-08-19T20:49:09","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/max-jacob\/"},"modified":"2003-08-19T22:49:09","modified_gmt":"2003-08-19T20:49:09","slug":"max-jacob","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/max-jacob\/","title":{"rendered":"Max JACOB"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_1303\" aria-describedby=\"caption-attachment-1303\" style=\"width: 320px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1303\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_jacob2.jpg\" alt=\"\u00c0 gauche, le 17 rue Gabrielle \u00e0 Montmartre.\" title=\"\u00c0 gauche, le 17 rue Gabrielle \u00e0 Montmartre.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"320\" height=\"425\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_jacob2.jpg 320w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_jacob2-226x300.jpg 226w\" sizes=\"(max-width: 320px) 94vw, 320px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1303\" class=\"wp-caption-text\">\u00c0 gauche, le 17 rue Gabrielle \u00e0 Montmartre.<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>\u00ab\u00a0Il avait le vice du d\u00e9vouement et ses amis lui doivent bien souvent la gr\u00e2ce qu&rsquo;ils croient avoir.\u00a0\u00bb<\/em><br \/>\n<br \/>Francis Carco<\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9reux, brillant, charmant, amuseur public&#8230; Tel est le visage public du po\u00e8te et du peintre Max Jacob, dont les nombreuses &#339;uvres sont bien oubli\u00e9es aujourd&rsquo;hui. Il n&rsquo;est pas tr\u00e8s fort pour se venir en aide \u00e0 lui-m\u00eame, mais vole au secours de ses amis d\u00e9munis. Difficile de l&rsquo;\u00e9viter \u00e0 Montmartre dans les ann\u00e9es 1900. Le premier \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier de son d\u00e9vouement est Picasso, qui le fascine par sa personnalit\u00e9 (de plus, Jacob pr\u00e9f\u00e8re les hommes aux femmes) et son art.<\/p>\n<p>La face cach\u00e9e du po\u00e8te, c&rsquo;est sa jalousie et sa susceptibilit\u00e9 excessives, qui font de lui un \u00e9corch\u00e9 vif, par exemple lorsque Picasso et Apollinaire commencent \u00e0 \u00eatre connus et s&rsquo;\u00e9loignent de lui, ou encore lorsqu&rsquo;il accusera des surr\u00e9alistes d&rsquo;avoir copi\u00e9 ses po\u00e8mes.<\/p>\n<p>Max Alexandre na\u00eet \u00e0 Quimper en 1876 rue du Parc. Il adopte en 1888 le nom de sa m\u00e8re, Jacob. Ses parents sont juifs, tailleurs et antiquaires.<br \/>\n\u00c0 l&rsquo;\u00e9cole, il est \u00ab\u00a0le juif\u00a0\u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1304\" aria-describedby=\"caption-attachment-1304\" style=\"width: 680px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\" aligncenter size-full wp-image-1304\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Jacob-Quimper2_650.jpg\" alt=\"La maison des Jacob, 8 rue du Parc \u00e0 Quimper, devenue un restaurant, \"Chez Max\". Les Jacob habitaient au premier jusqu'en 1942 et tenaient au rez-de-chauss\u00e9e un commerce de confection.\" title=\"La maison des Jacob, 8 rue du Parc \u00e0 Quimper, devenue un restaurant, \"Chez Max\". Les Jacob habitaient au premier jusqu'en 1942 et tenaient au rez-de-chauss\u00e9e un commerce de confection.\" class=\"caption\" align=\"center\" width=\"680\" height=\"518\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Jacob-Quimper2_650.jpg 680w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2003\/08\/jpg_Jacob-Quimper2_650-300x229.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 680px) 94vw, 680px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1304\" class=\"wp-caption-text\">La maison des Jacob, 8 rue du Parc \u00e0 Quimper, devenue un restaurant,<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il vient \u00e0 Paris en 1895 suivre les cours de l&rsquo;Ecole coloniale, et la quitte deux ans plus tard. Il devient critique d&rsquo;art pour Le Moniteur des arts en 1898.<br \/>\nEn 1902, on le retrouve boulevard Voltaire avec Picasso, qu&rsquo;il a rencontr\u00e9 un an plus t\u00f4t lors d&rsquo;une exposition \u00e0 la galerie Vollard, 6 rue Laffitte. Picasso peint la nuit et dort le jour, pendant que Max court les rues en qu\u00eate de petits boulots (aide menuisier, manutentionnaire \u00e0 l&rsquo;Entrep\u00f4t Voltaire, pr\u00e9cepteur..) ou pour tenter de placer les &#339;uvres de l&rsquo;artiste chez un marchand de tableaux. Il faut bien : il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul lit dans l&rsquo;appartement !<br \/>\nEntre 1907 et 1911, Max habite un r\u00e9duit sombre 7 rue Ravignan, au fond de la cour, o\u00f9 il re\u00e7oit chaque lundi une client\u00e8le qui vient \u00e9couter la bonne aventure ou simplement lui acheter des paroles r\u00e9confortantes ou spirituelles.<br \/>\nCar c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;en 1909 il est saisi par une apparition divine. Vision due \u00e0 l&rsquo;\u00e9ther, dont le po\u00e8te abuse ? Quoi qu&rsquo;il en soit, J\u00e9sus et la vierge Marie lui appara\u00eetront encore, et Max est baptis\u00e9 en 1915. Son parrain est Picasso.<br \/>\nIl s\u00e9journe au Bateau-Lavoir en 1911, dans l&rsquo;atelier occup\u00e9 auparavant par Mac Orlan (peintre \u00e0 ses heures, lui aussi).<br \/>\nIl vit ensuite 17 rue Gabrielle, dans des conditions toujours tr\u00e8s pr\u00e9caires.<br \/>\n<br \/>R\u00e9form\u00e9, il ne participe pas \u00e0 la guerre. De la rue Gabrielle, il collecte et rediffuse des nouvelles des artistes et \u00e9crivains partis au front.<br \/>\n<br \/>D\u00e9sirant s&rsquo;\u00e9loigner d&rsquo;une vie parisienne \u00e0 ses yeux bien d\u00e9r\u00e9gl\u00e9e, il se retire une premi\u00e8re fois dans l&rsquo;abbaye de Saint-Beno\u00eet-sur-Loire, entre 1921 et 1927.<br \/>\nDe retour \u00e0 Paris en 1927 pour retrouver l&rsquo;agitation de la capitale et s&rsquo;occuper \u00e0 faire \u00e9diter ses po\u00e8mes et vendres ses toiles, il se fixe en 1928 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel Nollet, 55 rue Nollet.<br \/>\n<br \/>En 1936, il s&rsquo;\u00e9tablit d\u00e9finitivement \u00e0 Saint-Beno\u00eet, 63 rue Orl\u00e9anaise.<br \/>\n<br \/>Parmi les diff\u00e9rents lieux qu&rsquo;il fr\u00e9quente, Max est un fid\u00e8le des mardis de Paul Fort \u00e0 La Closerie des lilas, 71 bd du Montparnasse, \u00e0 partir de 1905 ; on le voit \u00e9galement 27 rue Fleurus, chez Gertrude Stein, ou encore au B&#339;uf sur le toit, 28 rue Boissy d&rsquo;Anglas.<\/p>\n<p>En 1944, la gestapo, pour qui Jacob est toujours juif, le trouve \u00e0 Saint-Beno\u00eet. D\u00e9port\u00e9, il meurt d&rsquo;une broncho-pneumonie dans le camp de Drancy.<\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/>Les \u00e9crivains de Montmartre, Le Promeneur des lettres, 6 rue Raffet, 75016 Paris (t\u00e9l. 01 40 50 30 95), et <a href=\"www.lireetpartir.com\">www.lireetpartir.com<\/a>.  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Il avait le vice du d\u00e9vouement et ses amis lui doivent bien souvent la gr\u00e2ce qu&rsquo;ils croient avoir.\u00a0\u00bb [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1303,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[22,35],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=97"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/97\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1303"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=97"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=97"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=97"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}