{"id":972,"date":"2012-02-08T15:40:04","date_gmt":"2012-02-08T14:40:04","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2012\/02\/08\/promenade-parisienne-dans-les-beaux-quartiers-sur-les-pas-de-balzac-et-de-ses-personnages\/"},"modified":"2025-05-26T17:52:16","modified_gmt":"2025-05-26T15:52:16","slug":"promenade-parisienne-dans-les-beaux-quartiers-sur-les-pas-de-balzac-et-de-ses-personnages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2012\/02\/08\/promenade-parisienne-dans-les-beaux-quartiers-sur-les-pas-de-balzac-et-de-ses-personnages\/","title":{"rendered":"Promenade parisienne dans les beaux quartiers sur les pas de Balzac et de ses personnages"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Promenade des grands boulevards \u00e0 la Seine<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\nC\u2019est le quartier du Balzac reconnu et parvenu, o\u00f9 il poss\u00e8de un pied-\u00e0-terre entre 1838 et 1840 (il s\u2019est \u00e9tabli l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente aux Jardies \u00e0 S\u00e8vres).<br \/>\nC\u2019est le quartier des commerces, des spectacles, des jeux, des lorettes, et donc le quartier balzacien par excellence, autant pour le nombre de personnages qu\u2019il y fait vivre que pour le cadre qu\u2019il offre aux diff\u00e9rentes et d\u00e9cevantes exp\u00e9riences th\u00e9\u00e2trales&nbsp;de l\u2019\u00e9crivain.<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 aper\u00e7u le boulevard du Temple lors de <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2012\/02\/08\/promenade-parisienne-dans-le-marais-sur-les-pas-de-balzac-et-de-ses-personnages\/\">notre promenade dans le Marais<\/a>. Cette fois-ci, nous nous trouvons plus \u00e0 l\u2019ouest. Nous avons suivi le go\u00fbt des parisiens qui, entre les ann\u00e9es 1820 et les ann\u00e9es 1840, s\u2019est port\u00e9 de l\u2019est de la place de la R\u00e9publique (qui n\u2019existait pas encore) aux quartiers de l\u2019Op\u00e9ra et de la Madeleine.<\/p>\n<p>1) La pi\u00e8ce <em>Vautrin<\/em> est jou\u00e9e en mars 1840 au th\u00e9\u00e2tre de la Porte Saint-Martin, 18 boulevard Saint-Martin. Balzac, encore au bord de la faillite personnelle, attend beaucoup d\u2019un succ\u00e8s. H\u00e9las, lorsqu\u2019un com\u00e9dien appara\u00eet au 4e acte coiff\u00e9 d\u2019une perruque qui ressemble \u00e0 celle de Louis-Philippe, c\u2019est le scandale. La pi\u00e8ce est interdite d\u00e8s le lendemain.<\/p>\n<p>Dans <em>Splendeurs et mis\u00e8res des courtisanes<\/em>, Balzac dit de Vautrin&nbsp;: \u00ab&nbsp;Son buste d\u2019athl\u00e8te, ses mains de vieux soldat, sa carrure, ses fortes \u00e9paules appartenaient \u00e0 ces caryatides que les architectes du Moyen Age ont employ\u00e9es dans quelques palais italiens, et que rappellent imparfaitement celles de la fa\u00e7ade du th\u00e9\u00e2tre de la Porte-Saint-Martin.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est aussi dans ce th\u00e9\u00e2tre qu\u2019en 1824 Esther Gobseck a le coup de foudre pour Lucien de Rubempr\u00e9.<\/p>\n<p><img class=\" size-full wp-image-2498\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_TheatreSaintMartin.jpg\" width=\"500\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_TheatreSaintMartin.jpg 1448w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_TheatreSaintMartin-300x207.jpg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_TheatreSaintMartin-1024x707.jpg 1024w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_TheatreSaintMartin-768x530.jpg 768w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_TheatreSaintMartin-1200x829.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 739px) 94vw, (max-width: 969px) 88vw, (max-width: 1199px) 860px, 850px\" \/><\/p>\n<p>2) Dans <em>Les Illusions perdues<\/em>, les fun\u00e9railles de Coralie ont lieu en 1822 dans l\u2019\u00e9glise Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Apr\u00e8s la faillite du th\u00e9\u00e2tre du Panorama-Dramatique, elle a habit\u00e9 rue de la Lune avec Lucien.<\/p>\n<p>3) Dans le m\u00eame roman, Rubempr\u00e9 se pr\u00e9sente au <em>Petit Journal<\/em>, rue Saint-Fiacre non loin de l\u2019angle avec le boulevard Poissonni\u00e8re (Balzac \u00e9crit par erreur boulevard Montmartre), esp\u00e9rant attirer l\u2019attention du directeur sur ses comp\u00e9tences journalistiques.<\/p>\n<p>4) Laure de Surville (s\u0153ur de Balzac) et son mari demeurent 28 rue du Faubourg-Poissonni\u00e8re avant de s\u2019installer rue des Martyrs.<\/p>\n<p>5) Au 29 rue de Paradis habite le baron de Canalis, acad\u00e9micien, pair de France et que l\u2019on rencontre \u00e0 plusieurs reprises dans <em>La Com\u00e9die humaine<\/em>.<\/p>\n<p>6) Notons que <em>Un \u00e9pisode sous la Terreur<\/em> propose tout un itin\u00e9raire (qui nous \u00e9loigne un peu du n\u00f4tre) autour de l\u2019\u00e9glise Saint-Laurent, dans la rue Eug\u00e8ne Varlin (ancienne rue des Morts), la rue Louis-Blanc (rue de la Butte-Saint-Chaumont), jusqu\u2019\u00e0 l\u2019angle du 240 rue du Faubourg-Saint-Martin et du 225 rue Lafayette (alors rue du Chemin-de-Pantin dans sa portion nord), o\u00f9 les h\u00e9ros de cette nouvelle trouvent refuge dans une \u00ab&nbsp;chancelante bicoque&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>7) Au 14 cit\u00e9 Tr\u00e9vise si\u00e8ge la Soci\u00e9t\u00e9 des gens de Lettres cr\u00e9\u00e9e en 1838 \u2013 suite aux efforts de Balzac en particulier, et qu\u2019il pr\u00e9side entre 1839 et 1841. Il en d\u00e9missionne parce qu\u2019il la trouve inefficace et sans r\u00e9els moyens pour d\u00e9fendre les droits des auteurs. Notons en passant la pr\u00e9sence d\u2019Alexandre Dumas&nbsp;30 rue Bleue&nbsp;de 1833 \u00e0 37 et 3 cit\u00e9 de Tr\u00e9vise en 1848.<\/p>\n<p>8) Les Surville habitent 47 rue des Martyrs. Laurent-Jan, ami de Balzac, a v\u00e9cu au n\u00b023.<\/p>\n<p>9) Le peintre sans talent Pierre Grassou (dans l\u2019\u0153uvre du m\u00eame nom) vit au 4e \u00e9tage du 2 rue de Navarin. Au-dessus de lui, son atelier, d\u2019o\u00f9 il voit Montmartre.<\/p>\n<p>10) \u00c9mile de Girardin cr\u00e9e en 1836 le quotidien <em>La Presse<\/em> 11 rue Saint-Georges.<br \/>\nLe quartier Saint-Georges et la rue Notre-Dame-de-Lorette sont cr\u00e9\u00e9s sous la Restauration.<\/p>\n<p>La rue Saint-Georges est aussi la rue des lorettes, demi-mondaines ou femmes entretenues, des&nbsp;courtisanes dont les <em>Splendeurs et mis\u00e8res<\/em> s\u2019organisent autour de la vie d\u2019Esther Gobseck, petite ni\u00e8ce de l\u2019usurier, amoureuse de Lucien de Rubempr\u00e9 mais \u00ab&nbsp;vendue&nbsp;\u00bb en 1829 au baron de Nucingen. Le splendide h\u00f4tel d\u2019Esther, entretenu par le baron, se situait dans le bas de la rue, non loin de la rue de Provence. Rastignac en est un des familiers (il est l\u2019amant de la baronne, il peut bien fr\u00e9quenter la ma\u00eetresse du baron&nbsp;!).<\/p>\n<p>11) L\u2019angle de la rue Richelieu et du boulevard Montmartre (110-112 rue de Richelieu) est l\u2019adresse du pied-\u00e0-terre que Balzac loue au tailleur Buisson sous les toits, \u00e0 partir de 1838. Le restaurant-bal Frascati a disparu deux ans auparavant lorsque les nombreux \u00e9tablissements de jeux qui foisonnaient dans le quartier ont \u00e9t\u00e9 interdits d\u2019activit\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9moli et un immeuble lui a succ\u00e9d\u00e9, construit par Jean Buisson, tailleur-sp\u00e9culateur immobilier.<\/p>\n<p>Un jour de 1840, Laurent-Jan, Th\u00e9ophile Gautier, Ourliac et de Belloy sont invit\u00e9s ici par Balzac\u2026 qui leur demande de l\u2019aider \u00e0 \u00e9crire, en quelques heures, la pi\u00e8ce <em>Vautrin<\/em> qu\u2019il a vendue au th\u00e9\u00e2tre de la Porte-Saint-Martin mais pas encore compos\u00e9e&nbsp;! Seul Laurent-Jan parvient \u00e0 se mettre r\u00e9ellement \u00e0 l\u2019ouvrage. Si la pi\u00e8ce n\u2019est jou\u00e9e qu\u2019une fois en mars 1840, elle conna\u00eetra davantage de succ\u00e8s \u00e0 l\u2019Ambigu-Comique \u00e0 partir d\u2019avril 1868.<\/p>\n<p>Jean-Jacques Bixiou, artiste boh\u00e8me et dou\u00e9, habitu\u00e9 de la maison d\u2019Esther Gobseck rue Saint-Georges vers 1829-1830, habite \u00e9galement ici. On le croise souvent dans <em>La Com\u00e9die humaine<\/em>.<\/p>\n<p>12) A partir de 1821, l\u2019Op\u00e9ra se trouve au niveau du 10 rue Le Peletier[[L\u2019Op\u00e9ra que nous connaissons aujourd\u2019hui place de l\u2019Op\u00e9ra date du Second Empire.]]. C\u2019est ici qu\u2019en hiver 1824 se situe l\u2019ouverture de <em>Splendeurs et mis\u00e8res des courtisanes<\/em>, qui voit Rastignac et ses amis surprendre Esther Gobseck (dite \u00ab&nbsp;La Torpille&nbsp;\u00bb) au bras de Lucien de Rubempr\u00e9, et Vautrin r\u00e9appara\u00eetre sous les traits du pr\u00eatre Carlos Herrera, dont il a pris la vie et l\u2019identit\u00e9 apr\u00e8s s\u2019\u00eatre \u00e9chapp\u00e9 du bagne (de Rochefort) en 1820.<\/p>\n<p>13) En 1820, Delphine de Nucingen et Goriot installent Rastignac rue Laffitte (alors rue d\u2019Artois), non loin de l\u2019h\u00f4tel des Nucingen rue Saint-Lazare. Cet appartement est en effet destin\u00e9 \u00e0 abriter les amours de Delphine et Eug\u00e8ne.<\/p>\n<p>14) C\u2019est rue Taitbout que Vautrin installe Esther Gobseck vers 1825, apr\u00e8s avoir parfait son \u00e9ducation religieuse et g\u00e9n\u00e9rale, afin qu\u2019elle puisse se consacrer \u00e0 Lucien de Rubempr\u00e9 en toute discr\u00e9tion (et avant qu\u2019elle ne soit \u00ab&nbsp;achet\u00e9e&nbsp;\u00bb par le baron de Nucingen).<\/p>\n<p>15) Jeanne Louise Breugniot, la gouvernante-secr\u00e9taire de Balzac, ouvre un magasin d\u2019antiquit\u00e9s en 1847 au 17 rue de Choiseul (le b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 r\u00e9nov\u00e9 depuis mais existe toujours). Eve Hanska a r\u00e9ussi \u00e0 convaincre son futur mari de se d\u00e9barrasser de cette femme possessive qui s\u2019imaginait rester au service de l\u2019\u00e9crivain jusqu\u2019\u00e0 la mort de celui-ci. Son d\u00e9part les m\u00e8nera devant le juge, Madame Breugniot ayant subtilis\u00e9 une vingtaine de lettres de Madame Hanska.<\/p>\n<p>16) Anastasie de Restaud, fille de Goriot et s\u0153ur de Delphine de Nucingen, vit rue du Helder. Fille de Goriot, elle ne lui accord que quelques visites dans l\u2019ann\u00e9e et le tient le plus loin d\u2019elle possible.<\/p>\n<p>17) La rue de la Chauss\u00e9e-d\u2019Antin abrite plusieurs personnages de <em>La Com\u00e9die humaine<\/em>. Elle s\u2019appelait jusqu\u2019en 1816 rue du Mont-Blanc. Ce changement de nom \u00e9gare d\u2019ailleurs le colonel Chabert lorsqu\u2019\u00e0 son retour il recherche l\u2019h\u00f4tel qu\u2019il poss\u00e9dait dans la rue. Dans <em>B\u00e9atrix<\/em>, Camille Maupin r\u00e9alise en 1838 dans la rue une belle op\u00e9ration de sp\u00e9culation immobili\u00e8re.<\/p>\n<p>Le quartier de la Chauss\u00e9e d\u2019Antin est habit\u00e9 par la bourgeoisie d\u2019affaires, qui prosp\u00e8re et attend son heure avant la r\u00e9volution de 1830. Un peu plus au Nord-Ouest, le quartier de l\u2019Europe commence \u00e0 se dessiner sous la Restauration.<\/p>\n<p>18) La duchesse d\u2019Abrant\u00e8s habite 18 rue Basse-du-Rempart, rue qui longeait au nord le boulevard des Capucines et le boulevard de la Madeleine depuis la rue de la Chauss\u00e9e-d\u2019Antin.<\/p>\n<p><img class=\" size-full wp-image-2499\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_RueBasseduRempart.jpg\" width=\"500\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_RueBasseduRempart.jpg 1596w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_RueBasseduRempart-300x193.jpg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_RueBasseduRempart-1024x660.jpg 1024w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_RueBasseduRempart-768x495.jpg 768w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_RueBasseduRempart-1536x989.jpg 1536w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_RueBasseduRempart-1200x773.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 739px) 94vw, (max-width: 969px) 88vw, (max-width: 1199px) 860px, 850px\" \/><\/p>\n<p>19) Rue Gaillon se trouvait le salon de Sophie Gay, au sein duquel Balzac est introduit par la duchesse d\u2019Abrant\u00e8s.<\/p>\n<p>20) La Reine des roses, la parfumerie de Birotteau (qui a sa fabrique quelque part dans le Marais) se trouve rue Saint-Honor\u00e9 pr\u00e8s de la place Vend\u00f4me (au n\u00b0397 rue Saint-Honor\u00e9 dans le roman). Son emplacement originel \u00e9tait situ\u00e9 plus pr\u00e8s de l\u2019\u00e9glise Saint-Roch, soit pr\u00e8s de la rue de la Sourdi\u00e8re, soit pr\u00e8s de la rue de l\u2019Echelle (alors rue des Frondeurs).<\/p>\n<p>C\u00e9sar Birotteau est tr\u00e8s fier d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 par une balle des soldats de Bonaparte, sur les marches de l\u2019\u00e9glise Saint-Roch lors de l\u2019\u00e9meute royaliste du 13 vend\u00e9miaire (5 octobre 1795).<\/p>\n<p>21) <em>La Peau de chagrin<\/em> s\u2019ouvre au Palais-Royal. Les protagonistes de La Com\u00e9die humaine s\u2019y retrouvent dans diff\u00e9rents \u00e9tablissements&nbsp;: le restaurant des Fr\u00e8res proven\u00e7aux, 88 ou 98 Galerie de Beaujolais (<em>Le Lys dans la vall\u00e9e<\/em>), le restaurant V\u00e9ry,  85 galerie de Montpensier, qui finit absorb\u00e9 par son voisin V\u00e9four (Lucien de Rubempr\u00e9 y d\u00eene en arrivant d\u2019Angoul\u00eame, dans <em>Les Illusions perdues<\/em>, Rastignac, en pleine ascension sociale, y invite des amis vers 1833-34)&nbsp;; l\u2019\u00e9picier Chevet, 22 galerie de Montpensier, o\u00f9 Balzac va s\u2019approvisionner et qu\u2019il cite \u00e0 vingt reprises environ dans son \u0153uvre, remboursant ainsi, certainement, des dettes qui avaient atteint un certain niveau.<\/p>\n<p>En 1784 sortent de terre, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de la galerie de Beaujolais, des \u00ab&nbsp;Galeries-de-Bois&nbsp;\u00bb, \u00e9galement nomm\u00e9es \u00ab&nbsp;Camp des Tartares&nbsp;\u00bb et formant le quatri\u00e8me c\u00f4t\u00e9 du quadrilat\u00e8re. Balzac les d\u00e9crit comme un \u00ab&nbsp;sinistre amas de crotte&nbsp;\u00bb et un \u00ab&nbsp;temple de la prostitution&nbsp;\u00bb dans <em>Les Illusions perdues<\/em>. S\u2019appuyant sur un plancher de bois et recouvertes par une grande verri\u00e8re, ces galeries abritent diff\u00e9rentes attractions, parmi lesquelles une jeune g\u00e9ante prussienne de 2,20 m\u00e8tres, un homme de 238 kilos\u2026 Destin\u00e9es \u00e0 n\u2019\u00eatre que provisoires, les galeries de bois ne seront cependant d\u00e9truites qu\u2019en 1826 et remplac\u00e9es deux ans plus tard par une grande galerie recouverte par une verri\u00e8re de fer et de verre&nbsp;: la galerie d\u2019Orl\u00e9ans (la verri\u00e8re et les boutiques disparaissent en 1935&nbsp;; les deux rang\u00e9es de colonnes en pierre ont surv\u00e9cu et en indiquent aujourd\u2019hui l\u2019emplacement, entre les p\u00e9ristyles de Montpensier et de Valois).<\/p>\n<p><img class=\" size-full wp-image-2500\" src=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_PalaisRoyal.jpg\" width=\"500\" alt=\"La Cour du Palais Royal vers 1840\" srcset=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_PalaisRoyal.jpg 1524w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_PalaisRoyal-300x175.jpg 300w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_PalaisRoyal-1024x597.jpg 1024w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_PalaisRoyal-768x447.jpg 768w, https:\/\/terresdecrivains.org\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/jpg_PalaisRoyal-1200x699.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 739px) 94vw, (max-width: 969px) 88vw, (max-width: 1199px) 860px, 850px\" \/><\/p>\n<p>22) Au d\u00e9but de <em>Splendeurs et mis\u00e8res des courtisanes<\/em> (fin 1824), Esther Gobseck habite rue Langlade, situ\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque entre la rue de Richelieu et la rue Traversi\u00e8re-Saint-Honor\u00e9 (rue Moli\u00e8re), en plein quartier de prostitution d\u2019alors. Par amour pour Lucien de Rubempr\u00e9, elle a abandonn\u00e9 la prostitution et vit ici dans la pauvret\u00e9, \u00e0 dix-neuf ans et illettr\u00e9e, \u00e0 confectionner des chemises pour un salaire de mis\u00e8re. Elle s\u2019\u00e9tablira rue Taitbout pour vivre discr\u00e8tement avec Lucien. Un peu plus tard, le baron de Nucingen, l\u2019ayant rencontr\u00e9 par hasard, paiera \u00e0 Vautrin plus de 400 000 francs pour la poss\u00e9der. Ne supportant plus de vivre sans Lucien, elle se suicidera en mai 1830, quelques heures avant d\u2019h\u00e9riter de la fortune de son oncle l\u2019usurier.<\/p>\n<p>23) Arrivant plein d\u2019enthousiasme d\u2019Angoul\u00eame avec son amante Madame de Bargeton, Lucien descend \u00e0 l\u2019h\u00f4tel du Gaillard-Bois qui existait r\u00e9ellement 6 rue de l\u2019Echelle \u2013 alors rue des Frondeurs au-dessus de la rue Saint-Honor\u00e9 (Les Illusions perdues). Madame de Bargeton, elle, s\u2019installe non loin, rue Neuve de Luxembourg (rue Cambon).<\/p>\n<p>24) La rue du Doyenn\u00e9, dans laquelle demeure <em>La Cousine Bette<\/em>, s\u2019\u00e9tendait parall\u00e8lement \u00e0 la rue Saint-Honor\u00e9, au niveau de l\u2019actuelle pyramide de Pei.<\/p>\n<p>25) F\u00e9lix Gaudissart, habile repr\u00e9sentant en chapeaux et articles de Paris, habite vers 1818 dans l\u2019h\u00f4tel du commerce, rue des Deux-Ecus \u2013 qui est aujourd\u2019hui la partie ouest de la rue Berger.<\/p>\n<p>26) En 1816-17, Balzac est clerc de notaire \u00e0 l\u2019\u00e9tude Guillonnet-Merville, 42 rue Coquilli\u00e8re, en m\u00eame temps qu\u2019il poursuit ses \u00e9tudes en droit. Il s\u2019inspire de cette exp\u00e9rience pour cr\u00e9er le personnage de l\u2019avou\u00e9 Derville et cr\u00e9er la trame de l\u2019histoire du <em>Colonel Chabert<\/em>.<\/p>\n<p>27) A l\u2019angle nord-est de la rue H\u00e9rold (alors rue des Vieux-Augustins) et de la rue Etienne Marcel (\u00e0 l\u2019emplacement de laquelle se trouvait alors la rue Pagevin) d\u00e9marre l\u2019action de Ferragus, lorsque Auguste de Molincourt aper\u00e7oit Madame Desmarets, \u00ab&nbsp;la plus jolie femme de Paris&nbsp;\u00bb, se diriger seule vers une maison sordide&#8230;<\/p>\n<p>28) Rue Montorgueil, le restaurant Le Rocher de Cancale, o\u00f9 font halte plusieurs personnages de La Com\u00e9die humaine, est toujours ouvert au public.<\/p>\n<p>29) Presque \u00e0 l\u2019angle de la rue Saint-Denis et de la rue Tiquetonne (qui se nommait alors, depuis la rue Dussoubs, rue du petit-Lion-Saint-Sauveur), se trouve le magasin de drapiers La Maison du chat-qui-pelote (c\u2019est-\u00e0-dire du chat qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 frapper une balle de sa raquette, et qui figure en enseigne du magasin).<\/p>\n<p>30) L\u2019usurier Gigonnet, coll\u00e8gue de Gobseck, habite rue Greneta.<\/p>\n<p>Sources :<br \/>\n&#8211; <em>Guide Balzac<\/em>, Philippe Bruneau,<br \/>\n&#8211; les romans de <em>La Com\u00e9die humaine<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Promenade des grands boulevards \u00e0 la Seine<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2498,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[18,27],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/972"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=972"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/972\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6006,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/972\/revisions\/6006"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2498"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=972"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=972"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=972"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}