{"id":973,"date":"2012-02-08T15:46:55","date_gmt":"2012-02-08T14:46:55","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2012\/02\/08\/promenade-parisienne-dans-le-marais-sur-les-pas-de-balzac-et-de-ses-personnages\/"},"modified":"2025-05-26T17:52:16","modified_gmt":"2025-05-26T15:52:16","slug":"promenade-parisienne-dans-le-marais-sur-les-pas-de-balzac-et-de-ses-personnages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2012\/02\/08\/promenade-parisienne-dans-le-marais-sur-les-pas-de-balzac-et-de-ses-personnages\/","title":{"rendered":"Promenade parisienne dans le Marais sur les pas de Balzac et de ses personnages"},"content":{"rendered":"<p>Le quartier du Marais est le premier visage que le jeune Honor\u00e9 d\u00e9couvre de la capitale. Except\u00e9es les ann\u00e9es 1821-22 pass\u00e9es \u00e0 Villeparisis, il habite le Marais entre 1814 (il a quinze ans) et 1824.<\/p>\n<p>Le quartier, occup\u00e9 par la noblesse avant la R\u00e9volution, est peu \u00e0 peu investi par la bourgeoisie qui commence \u00e0 y installer des petites industries, comme C\u00e9sar Birotteau sa fabrique de parfums. Il est encore aujourd\u2019hui constell\u00e9 d\u2019orf\u00e8vres, de graveurs et autres d\u00e9corateurs de m\u00e9taux.<\/p>\n<p>Dans <em>La Com\u00e9die humaine<\/em>, c\u2019est un quartier silencieux vivant quasiment en autarcie, peupl\u00e9 de s\u00e9dentaires, d\u2019\u00e9glises et de cur\u00e9s. Il suffit de s\u2019y promener un dimanche matin pour en appr\u00e9cier la tranquillit\u00e9.<\/p>\n<p>1) Au <strong>36 rue du Temple<\/strong> (donc proche de l\u2019\u00e9tape suivante, la rue du Temple ne commen\u00e7ant alors qu\u2019au niveau de la rue Michel-le-Comte), le libraire-\u00e9diteur Pollet signe \u00e0 Balzac un de ses premiers contrat en 1822.<\/p>\n<p>2) En 1814, la famille Balzac s&rsquo;installe \u00e0 Paris, venant de Tours. Elle trouve \u00e0 se loger au 40 (actuel 122 &#8211; l\u2019adresse n\u2019est pas facile \u00e0 situer pr\u00e9cis\u00e9ment aujourd\u2019hui) de la <strong>rue du Temple<\/strong> (ils reviendront vivre quelques temps ici en 1822).<\/p>\n<p>Honor\u00e9 a deux s\u0153urs, Laurence et Laure, et un fr\u00e8re, Henri. C\u2019est \u00e0 Paris seulement qu\u2019il commence \u00e0 vivre avec ses parents\u00a0: ses quatre premi\u00e8res ann\u00e9es se sont d\u00e9roul\u00e9es chez une nourrice \u00e0 Saint-Cyr-sur-Loire\u00a0; puis il a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 chez une autre famille \u00e0 Tours avant d\u2019\u00eatre, entre 1807 et 1813, interne au pensionnat des Oratoriens de Vend\u00f4me et de passer enfin quelques mois au lyc\u00e9e de Tours.<br \/>\nEn fait, Honor\u00e9 ne va pas tellement vivre davantage avec ses parents car, \u00e9tudiant au lyc\u00e9e Charlemagne, il se retrouve vite pensionnaire en institution \u2013 voir ci-dessous.<\/p>\n<p>Son \u00e9nergie surhumaine, il la tient de Bernard-Fran\u00e7ois, son p\u00e8re, qui, gr\u00e2ce \u00e0 son flair commercial (il approvisionne les arm\u00e9es napol\u00e9oniennes en fournitures), sa vitalit\u00e9 et son habilet\u00e9 financi\u00e8re, a r\u00e9ussi en affaires en partant de rien. De la froideur, de l\u2019avarice et du caract\u00e8re angoiss\u00e9 de sa m\u00e8re, il h\u00e9ritera heureusement moins (\u00ab\u00a0Je n\u2019ai jamais eu de m\u00e8re\u00a0!\u00a0\u00bb, \u00e9crira-t-il plus tard).<\/p>\n<p>3) Au <strong>17 rue Portefoin<\/strong>, les Balzac, qui ont quitt\u00e9 en 1819 la rue du Temple pour Villeparisis, gardent un pied-\u00e0-terre parisien. Honor\u00e9 y s\u00e9journe lorsqu\u2019il n\u2019est pas \u00e0 Villeparisis. C\u2019est ici que, pouss\u00e9 par un gratte-papier dont il a fait connaissance \u2013 Auguste Le Poitevin de l\u2019Egreville, il co-\u00e9crit des romans \u00e0 la cha\u00eene (une vingtaine en 1822) sous diff\u00e9rents pseudonymes, ce qui rassure ses parents\u00a0: au moins, il gagne un peu sa vie, et sans souiller le nom Balzac.<\/p>\n<p>4) Au n\u00b0<strong>3 de cette rue Portefoin<\/strong>, les Berny, amis et voisins des Balzac \u00e0 Villeparisis, ont leurs quartiers d\u2019hiver. Cette double proximit\u00e9 a une cons\u00e9quence\u00a0: depuis 1822, Laure de Berny, 44 ans, et Honor\u00e9, 23 ans, sont amants. Cette adresse est un de leurs lieux de rencontre.<\/p>\n<p>Ce premier grand amour de l\u2019\u00e9crivain lui apporte ce qu\u2019il recherchera toujours aupr\u00e8s d\u2019une femme\u00a0: la noblesse avec particule, un mieux-\u00eatre financier\u2026 et une v\u00e9ritable m\u00e8re, capable de l\u2019aimer et de l\u2019encourager dans ses projets. Laure est la belle-fille du chevalier de Jarjailles, qui tenta de faire \u00e9vader Marie-Antoinette emprisonn\u00e9e \u00e0 la Conciergerie. Elle est m\u00e8re de sept enfants \u2013 dont une fille plus \u00e2g\u00e9e qu\u2019Honor\u00e9 \u2013 et d\u00e9j\u00e0 grand-m\u00e8re. Qu\u2019importe, elle sera son amante et muse jusqu\u2019en 1833, et l\u2019inspiratrice du <em>Lys dans la vall\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<p>5) Une des adresses du for\u00e7at \u00e9vad\u00e9 Ferragus est le <strong>12 rue des Enfants-rouges<\/strong>. Cette rue existait entre la rue pastourelle et la rue Portefoin. La rue des Archives l\u2019a remplac\u00e9e \u00e0 hauteur de ses num\u00e9ros 69 \u00e0 87 et 78 \u00e0 96.<\/p>\n<p>6) Au <strong>3 rue Pastourelle<\/strong> (qui ne portait alors ce nom qu\u2019\u00e0 l\u2019Ouest de la rue des Archives), le libraire Buissot signe un contrat \u00e0 Balzac en 1823, pour l\u2019\u00e9dition d\u2019ouvrages \u00ab\u00a0usin\u00e9s\u00a0\u00bb avec \u2013 ou sans \u2013 Auguste Le Poitevin.<\/p>\n<p>7) Au <strong>33 bis de la rue Charlot<\/strong>, le sympathique march\u00e9 des Enfants-rouges existait d\u00e9j\u00e0 au temps de Balzac. Il est ouvert tous les jours sauf le lundi. Les enfants rouges \u00e9taient au XVIe si\u00e8cle les orphelins de Paris, habill\u00e9s d\u2019un uniforme rouge et accueillis \u00e0 l\u2019h\u00f4pital des Enfants-rouges qui se trouvait entre 1534 et 1772 \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 l\u2019angle de la rue des Archives et de la rue Portefoin. Au <strong>90 de la rue des Archives<\/strong>, dans la cour \u00e0 gauche, subsistent des vestiges du mur de la chapelle de l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n<p>8) Dans la partie de la <strong>rue Charlot<\/strong> situ\u00e9e entre les rues de Bretagne et de Poitou, les Balzac ont un pied-\u00e0-terre lorsqu&rsquo;ils regagnent Villeparisis au printemps de 1824.<\/p>\n<p>9) <em>Le Cousin Pons<\/em> habite, avec son ami Schmucke, dans une maison de la <strong>rue de Normandie<\/strong>. Ne nous y engageons pas et poursuivons en remontant la rue Charlot.<\/p>\n<p>10) A <strong>l&rsquo;angle de la rue Charlot et du boulevard du Temple (n\u00b027 actuel)<\/strong>, se trouvait le restaurant du Cadran Bleu. A c\u00f4t\u00e9, au n\u00b029 actuel (annexe de la bourse du travail), se trouvait le Caf\u00e9 Turc, rendez-vous des \u00e9l\u00e9gants et des \u00e9l\u00e9gantes. On retrouve ces deux \u00e9tablissements dans plusieurs endroits de <em>La Com\u00e9die Humaine<\/em>. Balzac note bien qu\u2019ils sont \u00e0 la mode jusque dans les ann\u00e9es 1820, \u00e9poque \u00e0 laquelle le boulevard des Italiens commence \u00e0 d\u00e9tr\u00f4ner le boulevard du Temple.<\/p>\n<p>En face, on aper\u00e7oit le n\u00b042 du boulevard, qui sera la demeure de Flaubert entre 1856 et 1869.<\/p>\n<p>11) Au <strong>48 boulevard du Temple<\/strong> se trouvait le th\u00e9\u00e2tre du Panorama-Dramatique, o\u00f9 joue Coralie et o\u00f9 Lucien de Rubempr\u00e9 fait sa connaissance dans <em>Les Illusions perdues<\/em>. Aux 68 et 70 du boulevard se tenait le th\u00e9\u00e2tre de la Gaiet\u00e9, de moindre renomm\u00e9e, o\u00f9 l\u2019on va souvent dans <em>La Com\u00e9die humaine<\/em>.<\/p>\n<p>12) Amoureuse (pour sa gloire et sa perte) de Lucien, Coralie habite <strong>rue de Vend\u00f4me<\/strong> (devenue B\u00e9ranger), au premier \u00e9tage d\u2019une belle maison (qui pourrait ressembler au 5, o\u00f9 d\u00e9c\u00e8de le po\u00e8te B\u00e9ranger en 1857\u00a0?). Lucien s\u2019installe dans une autre maison de la rue lorsqu\u2019ils font vie commune tout en souhaitant sauver les apparences.<\/p>\n<p>La gloire de la rue se trouve aujourd\u2019hui au n\u00b011, avec le si\u00e8ge du quotidien <em>Lib\u00e9ration<\/em>. Entre le 16 et le 18, le passage Vend\u00f4me rappelle l\u2019ancien nom de la rue.<\/p>\n<p>Nous nous engageons ensuite dans la longue rue de Turenne, fruit de la r\u00e9union en 1865 de deux rues\u00a0: celle du Val-Sainte-Catherine (au sud de la rue des Francs-Bourgeois) et la rue Saint-Louis-au-Marais.<\/p>\n<p>13) Dans un h\u00f4tel \u00e0 l\u2019angle de la <strong>rue Vieille-du-Temple<\/strong> (au 110\u00a0?) et de la rue Debelleyme (autrefois appel\u00e9e rue Neuve-Saint-Fran\u00e7ois \u2013 c\u2019est encore grav\u00e9 dans la pierre \u00e0 l\u2019angle de la rue de Thorigny) vivent le comte et la comtesse de Granville dans Sc\u00e8nes de la vie parisienne. La rue Vieille-du-Temple est sans doute la rue du Marais la plus fr\u00e9quent\u00e9e par les personnages de <em>La Com\u00e9die humaine<\/em>.<\/p>\n<p>14) Les Balzac habitent <strong>7 rue du Roi Dor\u00e9<\/strong> entre fin 1822 et d\u00e9but 1824.<\/p>\n<p>15) Au <strong>5 rue de Thorigny<\/strong>, l&rsquo;h\u00f4tel Sal\u00e9 abrite aujourd\u2019hui le mus\u00e9e Picasso. En 1815, il h\u00e9bergeait l&rsquo;Institution Ganser et Beuzelin, dont Balzac est pensionnaire apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la pension Lep\u00eetre.<\/p>\n<p>16) Dans <em>Splendeurs et mis\u00e8res des courtisanes<\/em>, Nucingen est conduit au 4e \u00e9tage d\u2019un immeuble de la <strong>rue Barbette<\/strong> par les complices de Vautrin. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il peut enfin rencontrer Esther Gobseck, dont il est tomb\u00e9 amoureux en l\u2019apercevant dans son fiacre. Aujourd\u2019hui, les immeubles n\u00b03 ou 9, ou les n\u00b012 \u00e0 22 conviendraient assez bien au d\u00e9cor.<\/p>\n<p>17) Apr\u00e8s le suicide d\u2019Esther, Vautrin et Rubempr\u00e9 sont conduits \u00e0 la prison de la Force avant d\u2019\u00eatre transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 la Conciergerie. De 1780 \u00e0 1845 environ, la prison de la Force s\u2019est tenue <strong>entre l\u2019h\u00f4tel de Lamoignon, 24 rue Pav\u00e9e, et la rue du Roi de Sicile, entre le 12 et le 22 rue Pav\u00e9e<\/strong>. En 1853, la rue Malher est perc\u00e9e sur l\u2019emplacement de la prison d\u00e9truite. Seul vestige qui en demeure aujourd\u2019hui\u00a0: le pan de mur que l\u2019on voit s\u2019avancer dans la rue Pav\u00e9e \u00e0 droite de l\u2019h\u00f4tel de Lamoignon.<\/p>\n<p>18) La pension Lep\u00eetre, <strong>37 rue de Turenne<\/strong> (ancien 9 rue Saint-Louis), accueille Honor\u00e9 en 1814, lorsqu\u2019il entre au lyc\u00e9e Charlemagne, situ\u00e9 rue Charlemagne. Le directeur de la pension est royaliste. On dit qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 des complots visant \u00e0 faire \u00e9vader Marie-Antoinette de la prison du Temple, non loin. Mais le jeune Honor\u00e9 et ses camarades sont alors plus fervents de Napol\u00e9on que de l\u2019ancien r\u00e9gime.<br \/>\nLe d\u00e9but du <em>Lys dans la vall\u00e9e<\/em> d\u00e9crit la jeunesse de F\u00e9lix de Vandenesse et a un moment pour cadre la pension Lep\u00eetre.<\/p>\n<p>19) <strong>Rue de B\u00e9arn<\/strong> (alors chauss\u00e9e des Minimes) se trouve vers 1831 l&rsquo;h\u00f4tel de l&rsquo;usurier\/marchand de tableaux Elie Magus qui, en 1845, parvient \u00e0 s\u2019introduire chez le cousin Pons et \u00e0 acheter pour une bouch\u00e9e de pain des \u0153uvres de ma\u00eetres.<\/p>\n<p>20) Les Balzac, qui viennent de quitter Villeparisis, habitent <strong>7 rue de Turenne<\/strong> \u00e0 partir de novembre 1822. Ils regagnent Villeparisis au printemps 1824.<\/p>\n<p>21) L&rsquo;immeuble du <strong>9 rue Lesdigui\u00e8res<\/strong> de l&rsquo;\u00e9poque a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9 par le percement du boulevard Henri IV. Honor\u00e9 occupe ici une pauvre chambre d&rsquo;ao\u00fbt 1819 \u00e0 janvier 1821. Il a obtenu son baccalaur\u00e9at de droit en janvier 1819 mais a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 ses parents quelques semaines plus tard qu\u2019il voulait \u00eatre \u00e9crivain. Les revenus de son p\u00e8re s\u2019amenuisant (la paix revenue apr\u00e8s les guerres napol\u00e9oniennes, l\u2019arm\u00e9e commande moins de fournitures), ses parents s\u2019installent \u00e0 Villeparisis pour mener une vie plus \u00e9conome que dans la capitale. De guerre lasse \u2013 et sans doute ce projet aventureux ne d\u00e9pla\u00eet-il pas enti\u00e8rement au p\u00e8re, les parents c\u00e8dent devant l\u2019ent\u00eatement d\u2019Honor\u00e9, qui s\u2019isole dans sa chambre.<\/p>\n<p>Il \u00e9crit une trag\u00e9die sur Cromwell qui ne pla\u00eet \u00e0 personne, m\u00eame pas \u00e0 ses proches. Il vit ensuite avec ses parents \u00e0 Villeparisis en 1821-22, faisant des escapades r\u00e9guli\u00e8res jusqu\u2019au 17 rue Portefoin, le pied-\u00e0-terre familial. Ensemble, ils emm\u00e9nagent \u00e0 nouveau \u00e0 Paris, 7 rue du Roi-Dor\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le quartier du Marais est le premier visage que le jeune Honor\u00e9 d\u00e9couvre de la capitale. Except\u00e9es les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[18,27],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/973"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=973"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/973\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5141,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/973\/revisions\/5141"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=973"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=973"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=973"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}