{"id":98,"date":"2003-08-19T22:49:57","date_gmt":"2003-08-19T20:49:57","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/francis-jammes-a-hasparren\/"},"modified":"2021-06-25T20:28:55","modified_gmt":"2021-06-25T18:28:55","slug":"francis-jammes-a-hasparren","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/francis-jammes-a-hasparren\/","title":{"rendered":"Francis JAMMES \u00e0 Hasparren"},"content":{"rendered":"<p>Une malheureuse n\u00e9cessit\u00e9 et un hasard bienheureux ont conduit Francis Jammes \u00e0 finir sa vie \u00e0 Hasparren. Fin 1919. Le po\u00e8te a cinquante et un ans et sept enfants. Il a quelques mois devant lui pour remettre les cl\u00e9s de la maison Major \u00e0 <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/francis-jammes-a-orthez\/\">Orthez<\/a>, qu&rsquo;il loue depuis 1907 mais que les propri\u00e9taires ont mise en vente.<\/p>\n<p>C\u00e9l\u00e8bre et pourtant d\u00e9sargent\u00e9, il ne peut s&rsquo;en porter acqu\u00e9reur. Lui qui a toujours \u00e9t\u00e9 locataire, il doit maintenant rechercher \u00e0 nouveau un toit capable d&rsquo;abriter neuf personnes&#8230; Il va passer d&rsquo;Orthez \u00e0 Hasparren, du B\u00e9arn au Pays basque cher \u00e0 Loti. C&rsquo;est un p\u00e8re b\u00e9n\u00e9dictin qui, avec Paul Claudel, a assist\u00e9 en juillet 1905 \u00e0 sa conversion, qui lui permet de devenir propri\u00e9taire&#8230; par h\u00e9ritage ! <\/p>\n<p>Il pr\u00e9sente en effet la famille Jammes \u00e0 l&rsquo;une de ses parentes, veuve et sans descendance : Madame Gille. Apr\u00e8s plusieurs rencontres pendant le printemps 1920, Madame Gille d\u00e9cide de faire de Francis Jammes son l\u00e9gataire universel, et l&rsquo;invite \u00e0 d\u00e9couvrir Eyhartzea (\u00ab\u00a0du c\u00f4t\u00e9 du moulin\u00a0\u00bb), sa propri\u00e9t\u00e9 situ\u00e9e \u00e0 Ayherre, pr\u00e8s d&rsquo;Hasparren, qui se compose d&rsquo;une vieille m\u00e9tairie et des ruines du ch\u00e2teau de Belzunce. Le 7 avril 1921, elle meurt accidentellement. En ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e, apr\u00e8s quelques travaux, les Jammes s&rsquo;installent \u00e0 Eyhartzea et le po\u00e8te devient propri\u00e9taire. Il y vit jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1938.<br \/>\nCarr\u00e9e, un peu aust\u00e8re, faite pour le travail et la m\u00e9ditation \u00e0 l&rsquo;ombre de ses hauts murs, la maison donne sur les pentes de l&rsquo;Ursuya -tout comme, \u00e0 quelques kilom\u00e8tres, la villa Arnaga d&rsquo;Edmond Rostand- et sur des paysages que Jammes parcourt en marchant, en herborisant, en p\u00eachant ou en chassant. <\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>Sauf pour de brefs s\u00e9jours \u00e0 Paris ou \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, ses cinquante et une premi\u00e8res ann\u00e9es n&rsquo;ont pas men\u00e9 Francis Jammes bien loin du B\u00e9arn :<br \/>\n&#8211; Il est n\u00e9 dans la maison Cazabat \u00e0 Tournay-en-Bigorre le 2 d\u00e9cembre 1868.<br \/>\n&#8211; Ses parents, sa soeur et lui habitent six ann\u00e9es \u00e0 Tournay (\u00e0 partir de 1871 environ, dans la maison Mailhou).<br \/>\n<br \/>La famille habite Pau en 1875-1876 : 3 passage Serviez, devenu rue Alexandre Taylor.<br \/>\n&#8211; Non loin de Pau, \u00e0 Assat, son oncle maternel qui a fait fortune aux Am\u00e9riques le berce de ses histoires d&rsquo;aventurier. C&rsquo;est dans cette maison que Jammes d\u00e9couvre la po\u00e9sie.<br \/>\n&#8211; De 1876 \u00e0 1879, un nouveau poste du p\u00e8re de Francis Jammes conduit sa famille \u00e0 louer la maison Loubet, 41 rue du Palais de Justice \u00e0 Saint-Palais.<br \/>\n&#8211; C&rsquo;est \u00e0 Bordeaux &#8211; o\u00f9 les Jammes r\u00e9sident de 1880 \u00e0 fin 1888 au 196 cours des Foss\u00e9s (15 cours Pasteur) &#8211; que Francis vit un amour platonique et compose ses premiers po\u00e8mes.<br \/>\n&#8211; Apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re en d\u00e9cembre 1888, Francis, sa soeur et sa m\u00e8re se r\u00e9fugient chez une tante, 52 rue Saint-Pierre \u00e0 Orthez.<br \/>\n<br \/>Entre 1889 et 1921, ils louent, toujours \u00e0 Orthez, trois autres maisons :<br \/>\n&#8211; la maison Sarrailh (16 rue Saint-Pierre),<br \/>\n&#8211; la maison Chrestia (situ\u00e9e maintenant 7 avenue Francis Jammes), \u00e0 partir de 1897, et<br \/>\n&#8211; la maison Major (rue Lapeyr\u00e8re), \u00e0 partir du mariage de Jammes fin 1907.<br \/>\n<br \/>Sa soeur s&rsquo;est mari\u00e9e en 1890. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, il publie certains po\u00e8mes. Ce sont les d\u00e9buts de sa renomm\u00e9e, encourag\u00e9s en particulier par Andr\u00e9 Gide et Alfred Vallette, qui sera son \u00e9diteur au Mercure de France (comme il est, entre autres, celui de Georges Duhamel et d&rsquo;Alfred Jarry).<br \/>\n<br \/>Le po\u00e8te est mort le 1er novembre 1938. Son corps repose au cimeti\u00e8re d&rsquo;Hasparren. <\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><\/p>\n<p>Eyhartzea, restaur\u00e9e, s&rsquo;est ouverte au public en 1984. Les visites sont possibles du 15 juin au 15 septembre, entre 10h et 12h, et 14h30 et 18h30 (et sur demande le reste de l&rsquo;ann\u00e9e). T\u00e9l. : 05 59 29 60 22. <\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;Association Francis Jammes a son si\u00e8ge Maison Chrestia, 7 avenue Francis Jammes, 64300 Orthez (t\u00e9l. : 05 59 69 11 24, fax : 05 59 69 08 34). Elle g\u00e8re un fonds d&rsquo;archives sur le po\u00e8te, ouvert aux chercheurs, et peut \u00eatre contact\u00e9e par courrier \u00e9lectronique. <\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><br \/>\n<br \/>Quelques \u00e9crivains sont des voisins de Francis Jammes :<br \/>\n&#8211; Edmond Rostand \u00e0 Cambo-les-Bains,<br \/>\n&#8211; Th\u00e9ophile Gautier et Jules Laforgue \u00e0 Tarbes,<br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2017\/10\/30\/pierre-loti-a-hendaye\/\">Pierre Loti \u00e0 Hendaye<\/a>,<br \/>\n&#8211; Eug\u00e9nie et Maurice de Gu\u00e9rin au ch\u00e2teau du Cayla. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n<br \/><em>Ecrire o\u00f9 l&rsquo;on vit.<\/em> Article de Pierre Lious, dans la revue Vieilles Maisons Fran\u00e7aises n\u00b0123.<br \/>\n<br \/><em>Les Pyr\u00e9n\u00e9es de Francis Jammes<\/em>. M. Suffran. \u00c9ditions \u00c9disud, 1985.<br \/>\n<br \/>Bulletin semestriel de l&rsquo;Association Francis Jammes. R\u00e9dacteur en chef : Michel Haurie, Maison Chrestia, avenue Francis Jammes, 64300 Orthez (t\u00e9l. : 05 59 69 11 24).<br \/>\n<br \/><em>Les demeures de Francis Jammes<\/em>. Association Francis Jammes, 1991, 80 pages, 50 :F.<br \/>\n<br \/><em>Francis Jammes, po\u00e8te<\/em>. Ouvrage collectif sous la direction de Christine Andreucci et Yves-Alain Favre. J. et D. Editions.<br \/>\n<br \/><em>Itin\u00e9raire Francis Jammes<\/em>. D\u00e9pliant propos\u00e9 par l&rsquo;Association Francis Jammes, d\u00e9crivant les lieux habit\u00e9s ou visit\u00e9s par le po\u00e8te en B\u00e9arn et au Pays basque.<br \/>\n<br \/><em>Le tryptique pyr\u00e9n\u00e9en de Francis Jammes<\/em>. Article et photographies de Raymond Ritter, in Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques, tome III, \u00e9ditions de l&rsquo;Illustration.<\/p>\n<p><strong>A voir aussi :<\/strong><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/francis-jammes-a-orthez\/\">99<\/a> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une malheureuse n\u00e9cessit\u00e9 et un hasard bienheureux ont conduit Francis Jammes \u00e0 finir sa vie \u00e0 Hasparren. Fin [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3348,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98\/revisions\/3348"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}