{"id":99,"date":"2003-08-19T22:50:37","date_gmt":"2003-08-19T20:50:37","guid":{"rendered":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/francis-jammes-a-orthez\/"},"modified":"2021-06-25T20:28:55","modified_gmt":"2021-06-25T18:28:55","slug":"francis-jammes-a-orthez","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/francis-jammes-a-orthez\/","title":{"rendered":"Francis JAMMES \u00e0 Orthez"},"content":{"rendered":"<p>Fort de quelques po\u00e8mes et encore sous le choc du d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re, Francis Jammes arrive \u00e0 Orthez en d\u00e9cembre 1888 avec sa m\u00e8re et sa soeur.<br \/>\n<br \/>Il y vivra trente trois ans. Si une tante les accueille quelque temps 52 rue Saint-Pierre, c&rsquo;est surtout la Maison Sarrailh, qu&rsquo;ils occupent au 16 rue Saint-Pierre jusqu&rsquo;en 1897 (sauf sa soeur, mari\u00e9e en 1890), qui voit la conception de plusieurs recueils de po\u00e8mes et les d\u00e9buts de la renomm\u00e9e de Jammes, \u00e9paul\u00e9 par Hubert Crackanthorpe, un jeune \u00e9crivain anglais qui l&rsquo;a pris en amiti\u00e9 et se charge de sa promotion litt\u00e9raire en adressant en 1893 un recueil \u00e0 Andr\u00e9 Gide, St\u00e9phane Mallarm\u00e9 et Henri de R\u00e9gnier. Le po\u00e8me Un jour est ainsi \u00e9dit\u00e9 en 1895 gr\u00e2ce au soutien d&rsquo;Andr\u00e9 Gide. 1895 est aussi l&rsquo;ann\u00e9e du premier s\u00e9jour de Jammes \u00e0 Paris, un an avant son voyage en Alg\u00e9rie aux c\u00f4t\u00e9s de Gide. Sa renomm\u00e9e croissante lui permet de collaborer \u00e0 quelques journaux et revues.<br \/>\n<br \/>\u00c0 la mort du propri\u00e9taire de la Maison Sarrailh en mai 1897, Francis et sa m\u00e8re doivent trouver un autre logis. Ils habiteront la Maison Chrestia jusqu&rsquo;au mariage de Jammes en 1907. Claudel, de retour de Chine, vient s\u00e9journer \u00e0 la Maison Chrestia en 1905. Jammes a continu\u00e9 de publier de nombreux po\u00e8mes et des oeuvres en prose, qui trouvent leur inspiration dans la m\u00e9lancolie du po\u00e8te ou dans la nature qui, alentour, retentit de ses coups de fusil. En juin 1907, une admiratrice de vingt-quatre ans lui \u00e9crit. En octobre, elle devient sa femme et lui apportera sept enfants entre 1908 et 1918. La Maison Chrestia, trop grande pour Francis et sa m\u00e8re, devient trop petite pour les d\u00e9buts d&rsquo;une famille. La derni\u00e8re \u00e9tape de l&rsquo;\u00e9crivain \u00e0 Orthez (peut-\u00eatre la plus heureuse ?) est, \u00e0 partir de d\u00e9cembre 1907, la Maison Major, chemin La Peyr\u00e8re. Elle doit son nom, selon Jammes, \u00e0 sa vocation militaire du temps o\u00f9 Alfred de Vigny \u00e9tait soldat \u00e0 Orthez. Elle aussi a droit \u00e0 d&rsquo;illustres visiteurs : Alain-Fournier, Darius Milhaud, Fran\u00e7ois Mauriac et d&rsquo;autres viennent visiter celui qui n&rsquo;est ni un propri\u00e9taire terrien ni un parisien qui se croit \u00e0 la campagne, mais qui est juste \u00ab\u00a0cet \u00e9trange Francis Jammes qui \u00e9crit de petites choses si troublantes, l\u00e0-bas, seul dans une ville des Pyr\u00e9n\u00e9es\u00a0\u00bb (\u00c9mile Faguet).<\/p>\n<p><strong>Autres demeures de l&rsquo;auteur<\/strong><\/p>\n<p>Le po\u00e8te est mort le 1er novembre 1938. Son corps repose au cimeti\u00e8re d&rsquo;Hasparren, o\u00f9 il a v\u00e9cu \u00e0 partir de 1921.<\/p>\n<p><strong>Pour visiter le lieu<\/strong><\/p>\n<p>La Maison Chrestia est \u00e9galement le si\u00e8ge de l&rsquo;Association Francis Jammes : 7 avenue Francis Jammes, 63400 Orthez (t\u00e9l. : 05 59 69 11 24, fax : 05 59 69 08 34). Elle est ouverte tous les matins de 8h45 \u00e0 12h45 et, en juillet et ao\u00fbt, \u00e9galement de 14h \u00e0 18h. Des visites pour groupes peuvent \u00eatre organis\u00e9es sur rendez-vous. <\/p>\n<p><strong>Quelqu&rsquo;un \u00e0 contacter ?<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;Association Francis Jammes a son si\u00e8ge Maison Chrestia, 7 avenue Francis Jammes, 64300 Orthez (t\u00e9l. : 05 59 69 11 24, fax : 05 59 69 08 34). Elle g\u00e8re un fonds d&rsquo;archives sur le po\u00e8te, ouvert aux chercheurs, et peut \u00eatre contact\u00e9e par courrier \u00e9lectronique. <\/p>\n<p><strong>\u00c0 voir aux alentours<\/strong><\/p>\n<p>Quelques \u00e9crivains sont des voisins de Francis Jammes :<br \/>\n&#8211; Edmond Rostand \u00e0 Cambo-les-Bains,<br \/>\n&#8211; Th\u00e9ophile Gautier et Jules Laforgue \u00e0 Tarbes,<br \/>\n&#8211; Pierre Loti \u00e0 Hendaye,<br \/>\n&#8211; Eug\u00e9nie et Maurice de Gu\u00e9rin au ch\u00e2teau du Cayla. <\/p>\n<p><strong>Petite bibliographie<\/strong><br \/>\n&#8211; <em>Ecrire o\u00f9 l&rsquo;on vit<\/em>. Article de Pierre Lious, dans la revue <em>Vieilles Maisons Fran\u00e7aises<\/em> n\u00b0123.<br \/>\n&#8211; <em>Les Pyr\u00e9n\u00e9es de Francis Jammes<\/em>. M. Suffran. \u00c9ditions \u00c9disud, 1985.<br \/>\n&#8211; Bulletin semestriel de l&rsquo;Association Francis Jammes. R\u00e9dacteur en chef : Michel Haurie, Maison Chrestia, avenue Francis Jammes, 64300 Orthez (t\u00e9l. : 05 59 69 11 24).<br \/>\n&#8211; <em>Les demeures de Francis Jammes<\/em>. Association Francis Jammes, 1991, 80 pages, 50 :F.<br \/>\n&#8211; <em>Francis Jammes, po\u00e8te<\/em>. Ouvrage collectif sous la direction de Christine Andreucci et Yves-Alain Favre. J. et D. Editions.<br \/>\n&#8211; <em>Itin\u00e9raire Francis Jammes<\/em>. D\u00e9pliant propos\u00e9 par l&rsquo;Association Francis Jammes, d\u00e9crivant les lieux habit\u00e9s ou visit\u00e9s par le po\u00e8te en B\u00e9arn et au Pays basque.<br \/>\n&#8211; <em>Le tryptique pyr\u00e9n\u00e9en de Francis Jammes<\/em>. Article et photographies de Raymond Ritter, in <em>Demeures inspir\u00e9es et sites romanesques<\/em>, tome III, \u00e9ditions de l&rsquo;Illustration.  <\/p>\n<p><strong>A voir aussi :<\/strong><br \/>\n&#8211; <a href=\"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/2003\/08\/19\/francis-jammes-a-hasparren\/\">98<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fort de quelques po\u00e8mes et encore sous le choc du d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re, Francis Jammes arrive \u00e0 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99"}],"collection":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=99"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3349,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99\/revisions\/3349"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=99"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=99"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/terresdecrivains.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=99"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}