Pontus de TYARD à Bissy-sur-Fley

A droite, le château de Tyard, à Bissy-sur-Fley près du Creusot.
A droite, le château de Tyard, à Bissy-sur-Fley près du Creusot.
A Bissy-sur-Fley près du Creusot en Bourgogne se dresse un beau château qui est la demeure natale de Pontus de Tyard (ou de Thiard), qui naît ici en 1521. Les cieux se sont penchés sur son berceau et lui apportent noble lignée, santé et dons intellectuels.

Raconter sa vie, c’est parcourir une belle période de la poésie française, celle de la Pléiade, et une sombre période de l’histoire de France, celle des guerres de religion.

Sa famille appartient à la noblesse bourguignonne. La vingtaine passée, il écrit ses premiers vers. Ses Erreurs amoureuses paraissent à Lyon en 1549 et seront suivis par d’autres recueils. Ses sources d’inspiration sont son ami Maurice Scève et Pétrarque. Son Chant en faveur de quelques excellens poëtes de ce tems célèbre en 1551 du Bellay, Marot et Ronsard.

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Il est un des fondateurs de la Pléiade (premier mouvement littéraire de notre histoire), groupe auquel son éloignement de la capitale l’empêche de participer autant que d’autres membres. C’est aussi parce qu’il préfère se consacrer à ses Discours philosophiques, qui paraîtront anonymement jusqu’en 1557.

Ses intérêts s’étendent encore au-delà : aux mathématiques, à l’astronomie, à la musique, aux sciences… Il est aussi conseiller d’État auprès du roi Henri III.

Évêque de Chalon-sur-Saône à partir de 1578, il s’investit pleinement dans cette fonction et prêche courageusement la modération aux uns et aux autres. Aux États de Blois en 1588, il défend l’autorité du roi contre les Ligueurs.

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En 1589, Pontus abandonne son évêché au profit de son neveu Cyrus de Tyard. Il se retire au château de Bragny-sur-Saône, où il décède en 1605.